SMWS 121.88 Arran 15 ans

53.8% alc./vol.
Licking the wooden spoon – Distillé le 20 avril 2000 – 227 bouteilles – Ex-bourbon

André 82%
Une soirée au cinéma : Popcorn au beurre, vanille, sucre à glacer, menthe fraiche, miel. Le nez est un peu déroutant, on ressent l’apport de l’influence maritime mais les céréales mêlent la donne. La bouche est légèrement salée, encore le popcorn au beurre. Le mélange avec la menthe surprend un peu et tranche encore plus avec le mélange de vanille fraiche et de miel. Saveurs de bois de chêne séché en finale et de sucre à glacer, sensation un peu sèche malgré les saveurs dans l’ensemble sucrées. Bizarre à tout point de vue.

Patrick 86%
Un très bon whisky, idéal pour débuter une soirée de dégustation de whiskys cask strength. Nez : Parfum mielleux, avec du popcorn au beurre. Bouche : Très boisé, avec une bonne dose d’épices et un peu de beurre. Finale: Longue et épicée.

Martin 84.5%
Nez: Miel, fleurs blanches, sel et orge. Beurre et subtilité. Approche toute en douceur. Bouche: Plus agressif qu’au nez, miel et sel, beurre et fleurs. Légère amertume de new make. Finale: Boisée, épicée et amère, ce qui vient un peu couillonner l’expérience. Équilibre: Un bel embouteillage somme toute, mais la SMWS nous a habitués à mieux.

SMWS 121.81 Arran 15 ans

55.2% alc./vol.
Intense, lively and delicious – Distillé le 2 décembre 1999 – 286 bouteilles – Ex-bourbon.

André 88.5%
Vanille, sucre à glacer, miel, melon au miel, petit twist avec des aromates maritimes, agrumes, une pointe de citron, oranges. La texture est incroyablement duveteuse en bouche et les saveurs intenses; cerises marasquin, agrumes, oranges, citron, pommes vertes, toffee. Le tout se termine par des épices soutenues en finale de bouche, cannelle, fruits rouges, réglisse, gâteau aux épices. Cette jeune distillerie n’a définitivement pas fini de nous surprendre.

Patrick 90%
Un superbe Arran, présentant de surprenantes saveurs compte tenu de son « CV ». J’adore, complexe et superbement équilibré. Nez : Mmmm… Sucré, avec des notes de miel, de gaufres belges, des fleurs, des guimauves, de la rhubarbe et un peu d’épices. Bouche : Intense et relativement complexe, avec du bois, de la cannelle, des noix de Grenoble et un peu de raisin enrobé de chocolat. Finale : D’une belle longueur, marquée par les raisins dans le chocolat.

Highland Park Valkyrie

45.9% alc./vol.

André 89%
Superbe nez, riche et généreux, beaucoup plus tourbé que le 12 ans d’âge, plus sur le sherry également. Fruits séchés, tourbe terreuse, chocolat noir, sherry et cerises, toffee, caramel, prunes, dattes et bonne dose d’épices également. La bouche est corsée et épicée, bien tourbée (étonnant), salée. Ensemble poivré et épicé, du gingembre râpé, notes de réglisse noire, de terre mouillée et de chocolat noir, cerises noires, dattes séchées, oranges. La finale est épicée, poivrée et salée, intense et relevée. J’adore cette nouvelle version, l’intensité des saveusr, le taux d’alcool, l’apport de la tourbe et des épices. Un mélange du Dark Origins et du 12 ans d’âge… sans le mielleux du bruyère.

Patrick 89%
Une belle complexité, une bonne balance, j’aime! J’ai vu mieux comme rapport qualité / prix venant de cette distillerie, mais ça demeure un très bon whisky. Nez : Parfum typique d’un Highland Park, avec une fumée florale subtile, des épices orientales, des fruits subtils, du miel et une touche de sel. Bouche : La belle fumée de tourbe florale et mielleuse d’Highland Park,, de la vanille, des épices, quelques pommes vertes et du sel. Finale : D’une belle longueur, épicée et salée.

Martin 89%
Nez: Le superbe mariage de l’orge et de la tourbe de bruyère unique à HP. Miel, fleurs, fruits et xérès. Caramel doux et cerise. Bouche: Miel, orge, cerise, épices boisées et fleurs de bruyère. Puissant gingembre, xérès. Finale: Les épices nous redescendent en douceur sur des notes restantes de cacao, de miel et de biscuits. Équilibre: Un bel embouteillage, malgré que pour une poignée de change de plus on peut se procurer un supérieur Dark Origins.

Arran The Bothy Batch #2

55.2% alc./vol.
Embouteillé en juin 2016. Maturation initiale en first fill ex-bourbon cask pour ensuite un affinage de 18 mois en quarter cask. Édition limitée de 12000 bouteilles. Hommage aux cottages appelés « Bothy » très présents sur les îles d’Écosse.

André 78%
Nez presque efface, maritime et s’exprimant au travers de notes citronnées et de fines agrumes, poires, ananas, vanille. Donc, somme tout, le nez est attirant. Après la texture de l’évaluation de Pat, je m’attendais à pire… au nez du moins… La bouche est malheureusement trop influencée par le fût, le quarter cask peut-être, forte tangente de bois ressemblant à du virgin oak. On y retrouve bien les mêmes saveurs senties mais elles sont diluées dans les saveurs de bois verdâtre bizarre, la banane verte peut-être, les oranges, présenté sur un coussin poivré, une pincée de sel de mer et de l’alcool un peu agressif. La finale est débalancée, démontre peu de subtilité. Mauvais choix de fût peut-être mais le rendu final est discutable.

Patrick 75%
Considérant l’excellence de la batch #1, mes attentes étaient élevées. N’empêche, lorsque que ma première réaction en sentant le whisky est de grimacer et de m’en verser un autre verre (au cas où le problème viendrait du verre), ça ne regarde pas bien. Nez : Bobettes sales. Et une subtile note de vanille et de fruits, qui pourraient nous laisser deviner ce que la personne qui portait les bobettes avait mangé pour le lunch. Au cas où ça nous intéresserait… Bouche: Épices sucrées, biscuits au beurre et vestiaire pas propre. Finale : Longue, épicée et pas propre.

Lost Distillery – Jericho Christmas Pudding Blended Malt Whisky

46% alc./vol.
Blended Malt – Sherry finish.

Patrick 88%
Un très bon whisky, surtout pour l’amateur de finition en fûts de xérès que je suis en train de devenir! Nez : Wow, ça sent le bonheur ce whisky-là! Un beau parfum marqué par le xérès, avec de belles notes de sucre et un peu de bois. Bouche : Fruité et sucré, avec quelques épices, un peu de poivre et une touche boisée. Finale : D’une belle longueur, sucrée et boisée.

Glengoyne 25 ans

48% alc./vol.
Élevage principalement en fût de chêne européen de premier remplissage ayant contenu du sherry Oloroso.

André 94.5%
Raisins séchés, dattes, prunes séchées, oranges, résineux et compact mais avec une souplesse de la texture du nez (et de la bouche) tout fait unique, sherry onctueux. La douceur et la distinction version liquide. Le whisky coule en bouche comme une rivière tranquille, texture bucolique, un fil de soie de sherry. Chocolat noir à l’orange, sherry, cerises noires, dattes, prunes, gâteau aux fruits, pâte de fruits avec une finale de bouche finement épicée et boisée. L’onctuosité du sherry est déroutante, la texture onctueuse et moelleuse, pleine et qui se donne avec passion. La finale est plus relevée mais le sherry soutient agréablement bien les saveurs de poivre noir concassé, des bâtons de cannelle, de gingembre râpé, réglisse, fine couverture résineuse et pâteuse. Avec le 21 ans, Glengoyne avait établi un haut niveau de qualité et mes attentes étaient très élevées mais force de constater que l’on a livré la marchandise de façon magistrale avec ce sherry cask d’exception.

Patrick 94%
Quand je pense à un whisky de 25 ans, c’est exactement ce que j’ai en tête. Définitivement le genre de whisky qui te laisse dans un état contemplatif à chaque gorgée. Si j’avais un sceau « approuvé par Patrick », ce whisky y aurait définitivement droit! Nez: Riche et profond xérès, avec des notes d’oranges, de chocolat noir et d’un subtil caramel. Le parfum d’un scotch peut difficilement être meilleur. Bouche : Riche et chaleureux, avec du chocolat noir, un peu d’orange et du raisin. L’ensemble fait penser en fait à du gâteau au fruit avec un trait de chocolat. Finale: D’une superbe longueur, marquée par le chocolat et le raisin et une subtile note de bois brûlé.

Martin 94%
Ooh, la belle couleur foncée. Ça donne soif. Nez: Raisins, fruits séchés, agrumes, cuir, chêne, caramel, cerises, poivre et xérès. Beaucoup de trucs à assimiler. Le nirvana à l’horizon. Bouche: Cuir et raisins goulus, dattes, fumée, chêne poussiéreux. Poivre noir, cerises, gâteau aux épices, cacao en poudre, marmelade d’orange de Séville. Finale: La planche de chêne gorgée de xérès est notre plateau de base ici sur lequel repose oranges, raisins secs, cannelle, gingembre, muscade, poivre, caramel et vanille fumée. Équilibre: Un grand scotch comme on en voit peu. Un exceptionnel grand cru sherry cask. Je ne voudrais pas non plus passer sous silence le fait qu’on a embouteillé un whisky de 25 ans à 48%, comme quoi on n’a pas peur de créer un peu de rareté.

Tomatin 25 ans

43% alc./vol.
Le nom Tomatin signifie “la colline des genévriers“, un arbuste très apprécié des distillateurs clandestins, car il brûle sans répandre d’odeurs particulières, ce qui favorisait leur discrétion. Le lieu a donc probablement abrité de tels distillateurs, bien avant que la distillerie ne soit créée par trois investisseurs en 1897, en plein boom du scotch whisky. Tomatin a été la première distillerie écossaise à s’équiper pour le brassage d’un lauter mash tun, c’est-à-dire d’une cuve possédant un système de couteaux verticaux pour mieux mélanger le grain et l’eau. Ce système s’est révélé plus performant que le précédent qui comporte un simple agitateur situé à la base de la cuve. En évitant la formation de gros grumeaux, l’extraction du moût est ainsi améliorée. Les malts de Tomatin ont avant tout servis à élaborer des blends, notamment à sa grande époque J&B, Chivas Regal ou Johnnie Walker, et maintenant Antiquary et The Talisman.

André 88%
Nez à l’approche trèes fruitée, mais l’ensemble des saveurs sont légères mais soutenues. Oranges confites, poires passes à la poêle, raisins secs, miel, jus de salade de fruits en conserve. Bel équilibre en bouche, la salade de fruits et une touche herbeuse, style herbe verte mouillée le matin, raisins verts que souligne une touche d’épices et de poivre. Après 10 minutes dans le verres, onctueuses notes de miel et d’ananas, fruits séchés, beaucoup d’oranges, d’agrumes. Les gorgées succéquentes libèrent des salves de gingembre frais assez pointues. La finale est épicée, un peu sèche. Un superbe whisky, du style que plusieurs amateurs boudent à torts. Un single malt qui livre la marchandise sans grande pompe et sans trop de saveurs tape-à-l’œil mais qui mise sur un bel équilibre et une agréable simplicité.

Patrick 86%
Un succulent whisky auquel j’aurais sûrement fait passer la barre des 90% s’il avait été moins dilué. Une faute difficilement excusable pour un whisky de 25 ans si dispendieux. Nez : Poires et oranges très mûres, avec une touche de raisins et une note épicée rappelant vaguement des conifères. Alléchant! Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par les poires et les oranges, mais la sève des conifères vient rapidement engloutir le tout. L’ensemble est enrobé d’un succulent miel riche et complexe. Finale : Marqué par du chocolat à l’orange, mais un peu trop courte pour être sublime.

Martin 88.5%
Nez: La pelure d’orange est à l’honneur. Raisins, dattes et muscade. Chêne, léger cuir et avalanche d’agrumes dans un sirop vanillé. Un peu d’herbe mouillée à la réception, mais je ne m’en plains pas. Bouche: Miel dilué, salade de fruits, ananas, poivre rose, cuir et bois. Herbe séchée et vanille. Cacao. J’aime bien. Un peu raide pour un 25 ans, mais bon. Finale: Longue, poivrée, supportée par le chêne, le sherry, le cuir et le poivre. Équilibre: Tel que susmentionné, je suis étonné de l’agressivité que dégage un malt de cet âge, mais c’est quand même solidement savoureux. Si le prix vous convient, ce qui n’est pas donné à tous, c’est un excellent achat.

Aberfeldy 16 ans

40% alc/vol.

André 84.5%
Image d’une prairie calme en fin de journée ensoleillée, un bol de fruits secs nappés de miel sur la table en bois, pincée de cannelle, pelure de pommes rouges, raisins séchés, cosses d’oranges, caramel. Paisible, ça invite au calme et à la relaxation, laisser le bon temps rouler… La déception viendra de la texture diluée en bouche, on a été trop gourmand et abaissé le taux d’alcool trop bas, fort probablement filtré aussi, aucune texture grasse ou huileuse qui aurait amoureusement tressé ces saveurs ensemble; sherry, pelure de pomme rouge, oranges, miel. Belle et douce finale fruitée, savoureuse mais sans texture. Dommage.

Patrick 87%
Le nez discret ne laisse pas présager le très bon whisky que nous retrouvons en bouche. Une belle surprise. Pour ceux qui n’aiment pas ça trop intense, je ne mais tout de même savoureux. Nez : Parfum très léger marqué par l’orge, un caramel subtil et des fruits qui le sont encore plus. Bouche : Savoureuse, marquée par des fruits mûrs, du caramel, de l’orge et une touche de bois sucré. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices du bois.

Martin 86%
Nez: Malt et vanille mielleuse, très proche de son petit frère de 12 ans, même la bouteille peut porter à confusion. Quelques fruits et fleurs. Bouche: Légèrement fade mais doux. Encore vanille et miel en puissance, mais son long sommeil et fût lui donne un petit punch épicé. Finale: D’une durée plutôt moyenne mais plaisante, portée sur le bois et les épices. Équilibre: Très bon, quoiqu’un peu surfait. Le 12 ans fait superbement la job, et pour juste $50 en plus!

Tullibardine The Murray 2004-2016

56.1% alc./vol.

André 86%
Au nez, bizarre… Bois vert, orge verte encore mouillée, herbe verte, vanille crémeuse, a quelques flaveurs qui rappellent le virgin oak, chêne séché, fruits rouges, ananas. L’onctuosité du nez cache bien le coup de pelle ronde d’alcool qu’on recevra en pleine face à la première gorgée; la bouche est franche, maltée et céréalée, le bois vert, la lime et le citron, les oranges. Personnellement, je trouve l’apport du bois de chêne un peu trop prédominent. La finale est fraiche, citronnée, beaucoup d’épices et de poivre, petits fruits rouges en confiture, céréales maltées et gingembre. Je suis un peu ambigüe par rapport à cet embouteillage. L’alcool et le bois vert dénature beaucoup la douceur habituelle des saveurs composant l’épine dorsale de la distillerie. Le whisky est très franc et tranché. Pour le prix, un bon whisky qui diffère de beaucoup avec les embouteillages habituels de la distillerie.

Patrick 94%
Une incroyable surprise que ce Tullibardine! Probablement le whisky le plus raffiné que j’aie goûté cette année! Je m’en suis d’ailleurs acheté une bouteille sur-le-champs, oui oui oui, un Tullibardine! Nez: Délicieux parfum sucré de céréales, avec du caramel et une touche de fumée hyper subtile. L’un des meilleurs parfum (et subtil) que j’aie senti depuis longtemps. Bouche: Un mélange hyper agréable de céréales sucrées, de fruits exotiques et de fumée. On ne sent presque pas la force de l’alcool. J’adore! Finale: Longue et épicée.

Martin 89%
Nez: D’une douceur assez traître, vu le taux d’alcool. Orge et fruits rouges. Bois et cannelle. Herbe verte sous-jacente. Un joli caramel se présente en fin de nez. Bouche: Texture épaisse et hyper crémeuse. Caramel épais, raisins, dattes, orange, cannelle et poivre rose. Gorgé de plaisir. Bien que puissant, il est peu agressif en bouche. Finale: Chêne, épices et caramel. Raisins, orange et cacao. Équilibre: Solide édition spéciale pour une distillerie qu’on gagne à découvrir.

Arran 10 ans Private Cask LCBO

55.4% alc./vol.
First Fill Bourbon Cask, cask #2005/800228

André 80%
Poires fraiches, vanille, caramel, miel et pommes vertes, céréales maltées. Après environ 15 minutes, notes d’herbe verte mouillée, eucalyptus et un fond de bas de laine plein de sueur. La bouche étonne par sa douceur, mais est ennuyeusement rectiligne; saveurs verdâtres, puis céréales nappées de miel et de vanille et parsemé de cosses de pommes vertes. Y’a encore dans ce whisky une touche organique bizarre pas super agréable, genre de bas que tu sors de tes bottes de randonnées après t’être tapé l’Acropole des Draveurs. La finale est insipide et lassante, pelure de pomme verte, céréales maltées, caramel et vanille avec même un léger fond chloré. Très décevant de la part de cette distillerie qui nous a habitué à beaucoup plus de qualité et d’équilibre.

Patrick 80%
Un whisky pas mauvais, mais tout de même bien ordinaire. Genre, ça ne vaut pas le détour par l’Ontario, et si vous y êtes déjà, ça vaut pas le détour jusqu’à l’allée des scotchs. Nez : Sucre blanc, chêne, vanille, miel, pommes. Bref, sucré et légèrement fruité. Bouche : Cassonade, bois brûlé, un peu agrumes et des épices. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et les épices.