Isle of Jura Rare Vintage 1989

53.5% alc./vol.
Distillé le 11 Avril 1989. Embouteillé en 2019. Maturation en Ex-Bourbon American White Oak Barrels pendant plus de 30 ans, bouteille #1306 of 1500.

André 88%
On est sous les tropiques rapidement au nez qui est délicat et raffiné. Les saveurs découlant de l’utilisation du bourbon cask sont évidentes. Sirop de poires, miel, bananes, pommes vertes, oranges, ananas. Pincée de cannelle fraiche en arrière-plan. Texture divine en bouche, presque licoreuse et grasse. Ananas et bananes, sirop de poires, miel, cosses d’oranges, éclisses de bois tombées du rabot, cannelle. L’alcool se dévoile beaucoup plus en finale et s’allie d’épices afin d’offrir un kick beaucoup plus soutenu que le nez et la bouche avaient livrés. Le bois sec est aussi passablement plus présent.

Patrick 91%
Un whisky de dessert pour ceux qui sautent habituellement cette étape d’un repas! Délicieux, et surtout, il m’a mis un sourire dans la face! Nez : Oh, ça sent bon, ça! Du miel, des poires, des ananas, des bananes très mûres et du chocolat au lait. Bouche : Une fondue au chocolat débordant de fruits mûrs: des pommes, des poires et des ananas. Et aussi un peu de miel et une petite note de bois sec. Finale: D’une belle longueur, fruitée, mais surtout boisée.

That Boutique-Y Whisky Company Balblair 7 ans

49.9% alc./vol.
Batch #1, Limited Edition of 1305 bottles

André 84%
Étrangement maritime, pourrait probablement passer pour un blend d’Islay à la limite. Fine tourbe médicinale et maritime, touche d’eucalyptus, crème à saveur de vanille, éléments verdâtres, miel, orange et sirop de poires. La bouche est légère mais avec un twist poivré. Crème glacée à la vanille, sel de mer, cocottes de pin, algues salées, Crème Soda. Finale souple, fruits de mer, sel de mer, lointaine fumée de tourbe avec une rétro-olfaction sucrée et vanillée. Très loin des Balblairs originaux mais un beau détour hors des sentiers connus.

Patrick 77%
Un Balblair comme j’e n’en ai jamais bu. Si les gens de TBYWC avaient été plus patients avant d’embouteiller ce whisky, ça aurait pu être impressionnant. Là, c’est plutôt un fail. Nez: Ouh, ça sent le new make ça. Après quelques minutes, j’y retrouve aussi de notes maritimes, voire médicinales. Pour l’instant, je ne suis pas enthousiaste. Bouche: Je suis pas mal d’accord avec André : Je jurerais avoir affaire à un blend d’Islay… Fait principalement à base de new make. Finale : Plutôt courte, salée.

Martin 84%
Nez: Un peu d’herbe, de céréales, de caramel et de mélasse. Vanille, sel de mer, un peu de menthe. Agréable sans toutefois parler trop fort. Bouche: Sucre à glacer, vanille, poivre et cannelle. Bois sec, malt et fruits tropicaux. Un peu de gros sel. Finale: Poivre, bois, céréales et vanille crémeuse. Peu longue, on oublie assez rapidement. Équilibre: Un beau p’tit dram intéressant, qui flirte avec la tourbe maritime comme seul un vrai scotch sait le faire.

That Boutique-Y Whisky Company Inchmurrin 20 ans

51% alc./vol.
Batch #3, Limited Edition of 669 bottles

André 76%
Fruits secs et chocolat au lait, framboises sauvages, caramel, raisins secs et pommes. La bouche est bizarre… et pas nécessairement dans le bon sens du terme. Les fruits rouges sont dilués et semblent pas naturels, le bois est omniprésent, parfumée de gingembre, purée de pommes et de bananes. La texture par contre est vraiment bien, huileuse et souple. Aux gorgées subséquentes, de petites notes de soufre apparaissent et se mélangent de poivre broyé. Finale moyenne en longueur, sur les framboises et les épices boisées. Pas un fan de Inchmurrin et ce n’est pas aujourd’hui que cela va changer.

Patrick 55%
Dégueu. Un whisky qui aurait dû être redistillé en vodka. Goûte littéralement le vomi. Probablement le pire whisky de 20 ans et plus que j’aie goûté. Quelqu’un mériterait de perdre son job pour avoir mis un tel produit sur le marché. Nez: Heu… A priori, ça rudement bon, mais après quelques minutes à y plonger le nez, j’ai l’impression d’y retrouver quelque chose de bizarre. Bref, fruits secs, chocolat au lait et… vomi de bébé? Shit, plus le temps passe, plus le vomi prends de la place. Ark. Bouche: Chêne épicé, fruits mûrs et un peu de vomi de bébé frais. Yaaaaaaaaaark. Finale: Trop longue, s’étire sur un mélange de bois épicé, de fruits et de vomi de bébé.

That Boutique-Y Whisky Company Ledaig 19 ans

46% alc./vol.
Batch #4, Limited Edition of 1121 bottles

André 85%
Immédiatement au nez, ces odeurs de tourbe très unique de Ledaig alliant le terreau d’empotage mouillé et des accents de fermette en été, le bacon brûlé et l’air salin. La bouche est superbement douce et léchée, la texture malheureusement est un peu trop diluée. Tourbe terreuse intense, tarte aux pommes, embruns maritimes, bbq sur la plage, viande fumée et poivrée, chocolat noir amer. Finale sur la fumée de tourbe terreuse assaisonnée de cannelle et de poivre. Ledaig n’est pas dans mes distilleries préférées mis à part quelques embouteillages rarissimes qui valent le détour. Encore une fois, celle-ci me laisse ambivalent mais cette édition trouvera public dans les amateurs de ce whisky singulier qui respecte la ligne directrice de la maison côté saveurs.

Patrick 65%
J’avais un échantillon de 20 ml, dont la moitié a fini dans l’évier. Oui, un Ledaig de 19 ans dans l’évier, c’est un exploit, bravo TBYWC. Nez: Fumée de tourbe, air salin et touche de chlore. Bouche: De la grosse fumée de tourbe, du sel, des pommes jaunes, du chocolat noir… Et un je-ne-sais-quoi de chimique qui rends le tout très désagréable. Chaque gorgée est de plus en plus pénible. Finale: Trop longue, chimique, fumée et salée. Je me suis empressé de rincer le tout avec un grand verre d’eau.

SMWS 42.51 Tobermory 14 ans

56.1% alc./vol.
« Dark and Filthy » – 5 octobre 2006, Refill ex-bourbon barrel, 213 bouteilles

André 90%
Étrangement discret et posé pour des saveurs si puissantes. Feu de plage, fruits de mer, huile souillée, sel de mer sur des coquillages, vanille, zeste de citron. Wow, quelle texture en bouche, douce et soyeuse, moelleuse. Crème à la vanille et zeste de citron, raisins verts, suie de cheminée ramannée et huile à moteur souillée, sel de mer, sensation cendreuse bizarre. Alcool hyper bien contrôlée. Fianle un peu crasseuse et fraiche à la fois, définitivement maritime où le bourbon barrel est bien ressenti. Un superbe embouteillage Tobermory pas trop funky.

Patrick 90%
Intéressant, un single cask où l’on retrouve autant les influences de Tobermory et de Ledaig. Le genre de whisky que j’ai tendance à cacher quand il y a de la visite, hahaha! Nez: La mer n’est pas loin! Ou plutôt, un beau plateau de fruits de mer, servi dans un garage où c’est la saison des changements d’huile et une cheminée mal nettoyée. Bouche: Une grosse tonne de sel, de cendre et de fumée, avec une touche fruitée discrète et surprenante et un zeste d’agrumes. Finale: D’une belle longueur, avec du sel, du bois sec et un soupçon d’agrumes.

Martin 92%
Nez: Zeste de citron, pain chaud de la Chope Gobeline, sel marin et pâte d’amande. Un beau plateau d’huitres. Bouche: Texture légèrement huileuse, sur les noix grillées, la cire d’abeille, le gingembre confit et une fine touche de tourbe bien végétale. Sucre à glacer avec un brin d’eau de rose. Finale: Longue, sèche, poivrée, avec un retour salin et une trace de bois sec. Vanille crémeuse en fin de parcours. Équilibre: Un single malt vibrant et nuancé, qui exprime avec précision la signature brute et raffinée de Tobermory. Superbe, absolument superbe.

SMWS 68.34 Blair Athol 10 ans

59.6% alc./vol.
« Roasty-Toasty-Tasty » – Distillé le 17 juin 2009, Re-charred hogshead, 264 bouteilles. Embouteillage du 2020 Highland Whisky Festival.

André 89%
Nez rempli de framboises sauvages, cannelle éventée, aspect vineux intéressant mélangé de vanille et de cheesecake. Alcool totalement absent au nez. La bouche est musclée et sucrée, saveurs oscillant entre les petits fruits sauvages et le vin rouge, onctuosité moelleuse, cannelle, gingembre, gâteau framboises, chocolat noir, pointe de terre mouillée, sucre brun. Finale relevée par les épices qui s’allient à l’alcool, sur les jujubes aux framboises et le vin rouge.

Patrick 92%
Un whisky superbe, riche et débordant de saveurs. Un sherry cask de compétition, catégorie poids lourd ! Nez: Un parfum superbement intense avec une tonne de fruits, dont des fraises, du chocolat au lait mais aussi quelques épices. Alléchant. Bouche: Superbe, avec un beau panier de fruits avec des fraises et des pommes, du chocolat au lait et une touche de caramel. Finale : D’une superbe longueur, chaleureuse et pleine de fruits mûrs.

Martin 89%
Nez: Un beau nez qui penche vers des arômes un peu plus frais qu’à l’habitude. Herbe, bois vert, menthe, fruits à chair blanche, cacao, poignée de fruits des champs, touche de cinq-poivres. Bouche: La texture est quand même bien, on surfe sur des saveurs de chocolat, de caramel, de bois, d’agrumes et de poivre rose. L’influence du fût se fair beaucoup plus voir qu’au nez. Finale: Longue et épicée, portée sur des accents de bois, de poivre, de raisins secs et de sucre brun. Le chocolat au lait domine l’expérience. Équilibre: Un solide dram. L’alcool est un peu agressif à mon goût, mais quelques hérétiques gouttes d’eau ouvriront bien des horizons ici.

SMWS 125.78 Glenmorangie 15 ans

56.3% alc./vol.
« Refined rancio » – Distillé le 8 février 2005, 1st Fill Ex-Pedro Ximenez Barrique Finish, 187 bouteilles.

André 93%
Prunes et dattes, raisins secs, abricots et poires, oranges et cerises. Sensation licoreuse au nez, visqueuse et collante qui rappelle le vin de dessert. Texture hallucinante, mielleuse et onctueuse. Miel, abricots, sirop de poires, pêches, fruits séchés, cerises, notes terreuses aussi comme dans un vieux chai de terre battue. Les fruits rouges émergent par la suite et sont plus présentes en finale de bouche et s’accompagnent d’une touche épicée tirée du fût de chêne. La finale est beaucoup plus relevée que le nez et la bouche, un peu franche, crème glacée à la vanille et amandes, miel et fruits secs, le tout saupoudré de poivre concassé.

Patrick 96%
Ça fait des années que je dis que cette distillerie produit probablement le plus beau whisky « sans artifices » au monde, et j’en ai ici la confirmation. Dans le top 10 des meilleurs whiskys que je n’aie jamais goûtés. Désolé, mais je manque de mots pour le décrire! Nez: De beaux fruits très mûrs, une touche de tabac encore humide, des fleurs, des noix et une goutte de vanille. L’ensemble est relativement sucré. Bouche : Incroyable, sublime, extraordinaire, exceptionnel ! L’ensemble est d’une douceur étonnante, avec de beaux fruits mûrs et sucrés, des figues, du tabac épicé, du vin blanc, des abricots, quelques fines herbes, un zeste de citron et une goutte de miel. Finale: D’une superbe longueur, chaleureuse, envoûtante, magique.

Martin 94.5%
Nez: Malt grillé, vanille et fruits des champs bien mûrs. Dattes, raisins et feuille de tabac aromatisée. Caramel, xérès et bois. Légèrement fumé et poivré. Bouche: Superbe texture. On reste sur les fruits du xérès, oranges, dattes et raisins secs frais. Oh c’est de la qualité ici. Noix et poivre, vanille et chêne. Rien de trop puissant. Finale: Douce et suave, elle ne représente pas l’agressivité attendue du taux d’alcool. Raisins secs, pelure d’orange, miel, chêne et poivre noir. Équilibre: On parle souvent et on encense aussi souvent ces fameux « sherry bombs », mais quand on dépose les lèvres sur le bord d’un dram qui a vraiment saisi l’essence de l’équilibre, on s’en souvient longtemps.

Dalmore Gran Reserva

40% alc./vol.

André 76%
Nez très approchable. Miel et oranges, sherry effacé, sucré et une pincée de cannelle. La bouche est anonyme et quelconque, raisins secs, prunes et oranges, petite touche boisée, xérès et chocolat. La texture est mince et pauvre, pas désagréable mais sans plaisir aucun également. Finale très courte, saveurs éphémères, mis à part le caramel et quelques épices bien timides.

Patrick 72%
Plutôt décevant. Un scotch single malt qui me fait plutôt penser à un blend cheap qui essaie de compenser au niveau marketing le fait qu’ils aient utilisés des fûts cheaps. Merci tout de même à P2L pour l’échantillon et l’aide à écrire cette évaluation. Nez : Pelure de prune jaune, fruits rouges et un peu de chêne. Au premier abord, c’est plutôt intéressant, mais il ne faut pas s’y arrêter trop longtemps. En fait, plus il respire, moins il me semble plaisant, avec des notes métalliques. Bouche : Pelure de prune jaune, bois brûlé… Et du métal. L’ensemble n’est pas vraiment excitant. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la pelure de prune jaune toujours présente.

Dalwhinnie Distiller’s Edition 2003-2018

43% alc./vol.
Maturation en American Oak casks et affinage en Ex-Oloroso sherry casks.

André 83%
Nez crémeux et onctueux. Miel, poires, abricots séchés, vanille, petits fruits sauvages et une fine touche herbeuse. La bouche est douce, un brin poivrée et épicée, herbeuse aussi sur les fruits à chair, le citron et le caramel. Je cherche les notes de fruits rouges. Les épices sont beaucoup plus prononcées en bouche qu’au nez. Courte finale sur les abricots et les poires nappées de miel épicé.

Patrick 90%
Un superbe scotch, probablement le meilleur Distillers Edition que j’aie vu de cette distillerie. Un whisky où le plaisir croît avec l’usage. Nez: Du xérès sucré, ou en fait du chocolat aux fruits, quelques gouttes de miel et un peu de chêne. Bouche: Un beau xérès chaleureux, un peu de chocolat, du chêne épicé, voire même trèèèès subtilement fumé (ça m’a pris plusieurs gorgées pour trouver ça!). Yep, c’est très bon ça, en fait meilleur de gorgée en gorgée. Finale: D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de xérès et de chêne.

Martin 85%
Nez: Beau nez des highlands, céréales, crème, herbe, chêne, fleurs blanches et pommes croquantes et sûrettes. Bouche: Texture soyeuse, pommes vertes acides, miel, poivre blanc et planche de chêne. Touche de vanille et de fleurs. Finale: Chaude, longue et accentuée par le poivre. Pointe de cacao pour assaisonner le tout. Équilibre: Un beau dram à savourer, qui cherche à avoir un peu plus de tripes que le Dalwhinnie 15 ans régulier.

Hunter Laing’s Old & Rare Ben Nevis 15 ans

58.6% alc./vol.
Distillé en juin 1998 et embouteillé en avril 2014. Bottle 286 of 360.

André 87%
Prunes et cerises noires intenses, grains de café trempés dans le chocolat noir, un brin de cassonade. Le whisky gagne grandement à respirer afin de calmer les ardeurs du xérès hyper compact, presque pâteux. Superbe texture en bouche, très ronde et pulpeuse. Le xérès est intense mais bien contrôlé, les épices filtrent doucement au travers cet édredon de fruits tissé très serré. Les mêmes notes de chocolat noir et de café expresso reviennent également en bouche, xérès pâteux, fruits secs et une touche de soufre qui ouvre la finale soutenue par des notes de poivre et d’épices bien relevées.

Patrick 89%
Un gros scotch d’une rare intensité. Le xérès y est tellement puissant, que je suspecte que le fût n’était pas tout à fait vide lorsqu’on y a versé le whisky ! Nez : Un envoûtant parfum de xérès bien fruité et sucré, avec du chocolat au lait et de la vanille. Très alléchant ! Bouche : Du xérès très intense et très chaleureux, avec des fruits très mûrs et un peu sucrés, de la viande grillée, du bois brûlé et un peu de chocolat noir. L’ensemble est presque astringent. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 86%
Nez: Un caractère plus qu’affirmé. Gros xérès poussiéreux, presque rance. Raisins secs, bois et ballot de foin. Vanille, poivre et chocolat. Attirant certes, mais avec une mise en garde dictée par la puissance de son fût et de son degré d’alcool. Bouche: Un peu cireux. Caramel et cerise, poivre rose et chêne sec. Avalanche de fruits rouges et de tannins secs. Le xérès est un peu surpuissant à mon goût ici. Finale: Les mêmes saveurs qu’en bouche nous présentent un ballet semblable ici, malgré que je me retrouve agréablement surpris devant la subtilité de son taux d’alcool. Équilibre: Un cask strength qui pique la curiosité, mais qui tombe un peu à plat pour moi devant l’exubérance de son côté sherry.