Arbikie 1794 Rye Single Grain Original

48% alc./vol.
Pour cette édition, l’alcool de base a été élaboré à partir d’un mélange de 60 % de seigle d’hiver, 25 % d’orge maltée de printemps et 15 % de blé d’hiver. Cet alcool tourbé a ensuite vieilli dans des fûts neufs de chêne américain carbonisés.

André 63%
Le nez est très spécial mais pas dans le bon sens du terme ici. Rye herbacé teinté d’accents de pastilles à l’eucalyptus, de Pinesol, les cerises et le bois calciné. Notes qui rappellent aussi une vieille brouette rouge sous la pluie dont le fer est rouillé. Très Canadian rye whisky artisanal dans le style. En bouche, l’ensemble est marqué par une sensation artificielle presque chimique, les pastille casse-grippe à l’eucalyptus, grosses notes de cannelle cireuse, la sève de arbres de pin tout juste coupés, la cerise chimique et une pincée de poivre. Le rye est très évident et très organique aussi. Aux gorgées suivantes, ça goûte l’alcool bon marché vieilli mais loin d’être à point. Finale chimique de cannelle, cerises et d’eucalyptus. C’est pas bon, pas loin d’être dégueulasse. Note de 60% pour avoir eu l’audace d’embouteiller et 3% pour l’effort.

Patrick 80%
Voici un whisky auquel je suis revenu plusieurs fois avant de me décider à écrire cette évaluation. Ma première impression en ouvrant ma bouteille en a été une de déception : Le seigle était dilué dans le blé et l’orge, et le whisky ne semblait pas avoir passé suffisamment de temps en fût… Comparativement à la compétition (Ryelaw d’Inchdairnie et Teaninich), il désappointe… un peu. Car je dois admettre d’en prendre afin de le « comprendre », j’ai fini par l’apprécier un peu. Mais sans plus. Nez: Le parfum me fait penser un peu plus à du gin que du rye… Énormément d’herbes aromatiques, du zeste d’orange, un peu d’épices, de subtiles baies sauvages et des biscuits de malt. Le tout présente aussi un feeling de jeune spiritueux, ce qui accentue mon impression d’avoir affaire à un gin. Bouche : Les épices et les herbes se battent ici pour la première place, et sont finalement mariées ensemble par un trait de caramel et des baies sauvages. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et surtout marquée par le bois cramé.

Martin 80%
Nez: Pain de seigle chaud, poivre doux, miel, pomme rouge, bois toasté, nuance prononcée d’aneth. Bouche: Texture adéquate et souple, caramel brun, gingembre, orange confite, céréales grillées, clou de girofle, épices franches qui s’étendent sur le palais. Finale: Assez longue, sur menthe fraîche, chêne sec, noix grillée, avec une légère chaleur poivrée. Un bon restant de sandwich au smoked meat et à l’aneth. Équilibre: Un dram au profil épicé affirmé, avec un grain bien mis en valeur et une structure quand même nette et cohérente. Pas top, mais je ne peux lui en vouloir.

Kim 58%
Nez : Un « newmake » qui sort de l’alambic a habituellement une bien sympathique odeur; un whisky affiné suffisamment longtemps en fût développe une belle complexité aromatique. Entre ces deux phases, on a souvent affaire à un solide « yark » au nez. Et c’est le cas ici. Mélange de vernis à meuble, de décapant à l’acétone, de bois résineux traité. Bouche : Malgré tout, le newmake est intéressant, le seigle apporte une belle touche épicée et une rondeur en bouche, mais ce n’est pas prêt à boire. Je suppose que si je mettais suffisamment de sucre dans une bouteille de Pine Sol, ça ressemblerait. À regoûter dans quelques années.

Old Pulteney 25 ans

46% alc./vol.
Vieilli d’abord en fûts de chêne américain, puis en fûts de chêne espagnol ayant contenu du sherry Oloroso.

André 89%
Pour un whisky côtier de type Balblair, ce Pulteney est plus fidèle à ses racines. L’apport de sherry est plus discret que dans le Balblair 25yo, ce qui laisse plus de place à la typicité du whisky de trouver sa place. On perçoit bien la provenance géographique du whisky. Nez d’agrumes et de citron, une touche d’iode, melon au miel, oranges, ananas, vieilles planchettes de chêne. LA bouche est à l’image du nez, à la fois maritime et tropicale, un accent discret de fruits rouges en addition. De la vielle réglisse rouge éventée peut-être. Belle texture huileuse et gourmande tout en étant charpentée par les épices. La finale surprend par sa livraison d’épices ; cannelle, poivre et gingembre, fruits tropicaux nappés de chocolat au lait fondu, sel de mer. Belle découverte.

Gordon & MacPhail Ardmore 1981

40% alc./vol.
Bottled 1996.

André 83%
Première fois que je goûte un Ardmore si peu fumé. Le nez s’ouvre sur les fruits du verger – pomme verte, poires, melon au miel – avant que s’intalle une fumée de tourbe terreuse et poivrée distante accompagné de fruits rouges séchés. La bouche est tropicale et finement maritime. Melon au miel, oranges, sirop de poires, iode, terreau d’empotage humide, pommes et poivre moulu. Après 2-3 lapées, j’ai des notes de réglisse rouge et de cannelle qui s’ajoutent. Malheureusement, la texture est un peu disparate et effacée. Les flaveurs du whisky s’évaporent rapidement et le tout vient ‘’flat’’ à vitesse grand V. La finale s’étire sur des tonalités de fumées de tourbe terreuse, sécheresse poivrée importante et notes d’oranges et de muscade.

Balblair 25 ans

46% alc./vol.
Après un premier vieillissement en fûts de bourbon, il bénéficie d’une longue seconde maturation en fûts de chêne espagnol ayant contenu du sherry Oloroso.

André 85%
Superbe nez, vraiment. La longue maturation en sherry est apparente. Fruits séchés, raisins, cerises, abricots, caramel et bois toasted. La bouche est grandement influencée par la longue maturation, sensation vieillotte et poussiéreuse, vieux livre avec couverture de cuir, oranges sanguines, réglisse rouge, chocolat noir amer. Un peu trop de tannins à mon goût. Texture un peu décevante, pas trop de corps ou d’huile. Finale de vieux bois vernis et poussiéreux, tonne de fruits pâteux séchés, raisins, cerises, prunes, grosse amertume remplie de tannins et de caramel.

Cadenhead’s Authentic Collection Glen Esk 14yo

64.8% alc./vol.
Distilled 04/1982, Bottle 04/1997. Glenesk a débuté comme moulin à lin avant d’être transformée en distillerie de malt en 1897. Elle a été rééquipée pour produire du whisky de grain aux autour de la Seconde Guerre mondiale, puis reconvertie à la production de malt dans les années 1960 et agrandie dans les années 1970. Ce whisky a été distillé en 1982 à Glenesk, deux ans seulement après que la distillerie ait changé de nom (anciennement Hillside). Traditionnellement, Glenesk était un composant important du whisky d’assemblage Vat 69, mis en bouteille à South Queensferry, près d’Édimbourg, par William Sanderson, anciennement une filiale de Distillers Company Limited (DCL). La distillerie fut finalement fermée en 1985 et démantelée en 1996.

André 82%
À ce taux d’alcool, j’ai laissé respirer une bonne heure avant de me lancer pour la dégustation officielle. Étonnamment, c’est relativement doux en bouche, mais la finale demeure relevée. Nez de miel et de céréales séchées, tarte au citron, oranges, vanille. Saveurs classiques. La bouche est huileuse et grasse même avec l’importante livraison d’épices. Pastille casse-grippe au citron, pommes vertes, vanille, cire d’abeille, fruits tropicaux à chair, mangue, notes herbacées en fond de scène. En finale, beaucoup d’épices du bois de chêne, poires, raisins verts, herbe mouillée, vanille pétillante. Bizarre et sans trop de ligne directrice.

Signatory Vintage Glen Albyn 20 ans Vintage 1977

43% alc./vol.
Distilled 12/8/1977, Bottled 7/1998 from Cask #1954, Bottle #262 of 380.

André 86%
Compote de bananes nappées de miel, zeste de citron, vanille et assaisonné d’une légère touche herbacée en fond de scène. La bouche est sucrée, encore la compote de bananes, notes de cannelle et de poivre concassé, cosses d’oranges, miel, zeste de citron, bois de chêne sec. Aux gorgées suivantes, grosses notes épicées et boisées. Finale moyenne-longue, merci aux épicés, bien sucrée et garnie de fruits tropicaux, sensation effervescente bizarre sur la langue.

Highland Park 10 ans « Ten Years of the Highland Park Appreciation Society » 2024 Release

65.5% alc./vol.
Distilled 11/2013, Bottled 08/2024 from First Fill European Oak Sherry Puncheon, cask #3655 Limited Edition of 663 bottles.

André 88%
Miel, abricots et une tonne de sirop d’érable et de canne à sucre, oranges et notes de bois toasted intenses. Les notes de fruits rouges et de cerises se présentent sous une légère couche de soufre et de bois calciné. Avec un taux d’alcool si puissant, une texture si huileuse et souple est impressionnante. En bouche, beaucoup d’oranges et d’abricots, ananas, de petits fruits sauvages séchés, fumée de tourbe mielleuse, de cassonade et bois brûlé… une touche de soufre également. La fumée de tourbe est plus intense qu’au nez. Demande beaucoup de temps pour s’équilibrer pleinement. La finale est un mélange de miel, d’abricots, de cassonade, sel de mer et de tourbe de bonne force. Pas le whisky qui est le plus représentatif de la distillerie, désorientant pour un fan de HP…

Patrick 90%
Un Highland Park comme je n’en ai jamais eu! J’ai éprouvé énormément de plaisir à l’analyser. Nez : Eh bien, j’ai été valider l’étiquette de mon échantillon pour confirmer qu’il s’agissait bien d’un Highland Park : Le parfum déborde de caramel et de sirop d’érable, avec de subtils petits fruits rouges et des notes d’oranges encore plus discrètes. Bouche : Abricots, ananas, oranges, bois sec, vanille, caramel, miel et un soupçon de sel de mer. Après quelques gorgées, je remarque aussi une subtile fumée de tourbe. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fruitée, mielleuse et boisée.

Glencadam 25 ans 1996 Single Cask Sauternes Barrel

58.7% alc./vol.
Distilled 25/3/1996, Bottled 9/6/2121, Cask #9746, Bottle 7 of 307.

André 90%
J’ai bien pensé que le Tomintoul serait l’accord parfait pour le Sauternes mais force de constater que Glencadam sied beaucoup mieux. Présentation tropicale ; ananas, citron, miel d’acacia, cantaloup et melon au miel, abricots, mandarines. La bouche surprend par ses notes de fruits secs et de petits fruits sauvages, thème plutôt nordique que tropical. On y retrouve tout de même de la compote de bananes, du citron et de l’abricot. L’ensemble est beaucoup plus équilibré que dans le Tomintoul Sauternes 1997, plus nuancé que contrasté. La bouche est moelleuse et sucrée, bien mielleuse. La finale est longue et poivrée, avec un retour sur les fruits tropicaux et une belle vanille pâtissière.

Glencadam Riserva Di Amarone

46% alc./vol.
Amarone Wine Cask Finish.

André 79%
Mélange de prunes, raisins mauves et de framboises sur fond tannique, Fun Dip au raisin, gomme savon. À l’aération, notes d’oranges et de confiture de cerises. La bouche est sèche et poussiéreuse et offre un parfum de gingembre et de cerises roulées dans le poivre accompagné de bons tannins du bois. Oranges, cerises, prunes, gingembre, poivre, sucre à glacer et gomme balloune. Pas de ligne directrice précise. Les épices et le coté bois tannique gagnent en force au fil des gorgées. Finale sur de timides notes rougeâtres, du bois tannique et du poivre puissant. Après ce qu’on a vu Arran faire avec l’utilisation du Amarone, c’est plus qu’ordinaire ici.

Patrick 80%
Un superbe scotch… Si j’en prend rapidement une autre gorgée avant d’arriver à la finale. La finale de ce scotch lui fait perdre près de 10 points, passant du statut de « très bon, presque excellent » à « ok, sans plus ». Nez : Parfum de confitures de raisins et cerises (ça existe, ça?) avec une petite note de chocolat au lait, de vanille et de bois sec. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par de la confiture raisins, cerises et fruits des champs. Puis, j’y retrouve du bois grillé, du cacao, du poivre et du gingembre. Finale : D’une belle longueur, celle-ci fait toutefois perdre plusieurs points à l’ensemble par ses notes tanniques et quelques peu débalancées.

Martin 85%
Nez: Cerise noire, framboise compotée, miel, pâte d’amande, cacao, avec une délicate empreinte vineuse qui reste élégante. Bouche: Une texture crémeuse soutient des saveurs de prune mûre, caramel, orange sanguine, chocolat noir et cannelle, avant que le chêne épicé et une légère note de noix ne prennent doucement le dessus. Finale: Persistante, sur les fruits noirs, le cacao, les épices douces et une pointe de café amer. Équilibre: L’influence de l’Amarone est bien dosée, apportant une richesse que j’aime bien.

Arran 18 ans (embouteillage 2025)

46% alc./vol.
Cette édition est principalement vieillie en Sherry Casks de premier et second remplissage.

André 90%
Un whisky plénitude sur le bord de la mer. Nez rempli d’abricots, d’oranges, cerises, de miel et de framboises effervescentes. En bouche, les fruits rouges se drapent d’une couche de chocolat au lait, un doux drap d’épices pétillants se joignent à la fête. Oranges, abricots, cerises, fraises-framboises, zeste de citron, chocolat au lait, le tout nappé de caramel et d’épices frivoles. L’équilibre est exquis, la texture divine. Une petite pointe salée accompagne les fruits rouges en finale de bouche, finale planante et calme. Pink Floyd version whisky.

Patrick 90%
J’adore ce type de whisky à la fois simple et complexe : Il semble conçu pour le boire en ayant une conversation animée avec un ami, ou encore le boire seul, en passant des heures à essayer de décortiquer tous les arômes qu’on y retrouve. Nez : Abricots et oranges, nappés de miel chaleureux et d’une goutte de vanille. Bouche : De beau petits fruits des champs, bleuets, framboise et fraises encore un peu vertes, du chêne sec, des abricots, du chocolat, une petite note discrète de bois brûlé et une goutte de caramel. Belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.