Compass Box Orangerie

40% alc./vol.

Patrick 80%
Nez : Puissant zeste d’orange qui nous vient sans surprise compte tenu du nom. Et encore! Le zeste est vraiment intense! Donc, zeste d’orange, clou de girofle et un peu d’écorces qui commencent à moisir. Bouche : Zeste d’orange, chêne… Goûte un peu l’eau. Finale : Longue, mais aqueuse. Balance : Pffff… Je crois qu’il s’agit d’un bon produit, mais je ne suis pas amateur du genre, et je ne fais pas partie du public cible. Je n’ai pas été capable de finir mon verre d’une demi-once. Bof.

Martin 76%
Couleur jaune assez pâle, et surtout assez bien dissimulée par le brun de sa bouteille. Nez: Vague d’Orange Crush en pleine face. C’en est presque pétillant.Touche de bois mouillé et de clou de girofle, mais ça reste envahi de liqueur (dans le sens de soda) à l’orange. Bouche: Doux au début, avec une légère vanille qui se fait rapidement étouffer par un zeste d’orange qui, allié au taux d’alcool, nous replonge net-sec dans l’orangeade. On aurait d’ailleurs aussi bien pu appeler ça Orangeade et non Orangerie… Finale: Gâteau à l’orange qui s’estompe dans le fond d’un gallon de Sunny-D. Je ne déteste pas l’orange dans la vie de tous les jours, mais là c’est un peu trop toquant à nom goût. On dirait des vitamines pour enfant. Équilibre: Je peux comprendre que ça irait bien avec un bout de chocolat ou de gâteau Opéra au dessert, mais je ne peux vraiment pas appeler ça un whisky, et personne ne le peut non plus, légalement du moins. C’est ce qui explique un peu aussi mon ambivalence face à quelle note conférer à l’Orangerie. Je ne peux pas lui donner une bonne note pour la même raison que je ne peux pas lui donner une note de merde, ce n’est pas du whisky. Point final. Expérience tout de même amusante.

Compass Box Great King Street Experimental Red Batch #00-V4

43% alc./vol.
Embouteillé le 9 mars 2013, bouteille 2784 de 3439. Fait à partir de 28% grain et de 72% malt whisky.

André 91%
Sherry prédominant, fruits rouges divers, confitures de fruits, d’oranges mûres. Nez élégant mais un peu trop volatile. Texture soyeuse en bouche, presque pulpeuse, au départ sucrée puis affichant un soupçon d’épices. Le sherry n’est pas du type vieillot mais me fait plutôt penser à un bol de salade de fruits rouges, texture très douce et silky en bouche. Les oranges et le toffee apparaitront une fois les épices évaporées ce qui récompensera les plus patients à décortiquer leur whisky. Pour un blend whisky, la texture est hallucinante. Finale longue, étrangement les épices sont plus évidentes et les fruits se mélangent finement à celles-ci, mais la douceur de l’ensemble restera la clef de voûte de ce blend whisky de superbe conception.

Patrick 83%
Nez: Au travers de l’orge juteuse, se profile une note de bleuets et de caramel chauffé. Bouche : Céréales et fruits discrets, bleuets, prunes, oranges. Sucre et épices. L’alcool neutre de grain de la base de l’assemblage est un peu trop perceptible. Finale : Épicée et fruitée. Assez intense. Balance : Les saveurs sont bien équilibrées entre elles, mais l’alcool neutre de grain utilisé comme base est trop perceptible.

Martin 85%
Un ambre doré profond nous fait presque deviner son vieillissement tirant du côté du sherry. Nez: Nez plutôt faiblard pour une expérience de sherry. Raisins, corn flakes et marmelade à l’orange ressortent mais sans faire trop de boucan. Bouche: Un peu plus juteux à l’arrivée, mais les saveurs tombent rapidement et tristement un peu à plat. Tout de même plus goûteux que ce que le nez annonçait. Petits fruits, raisins et prunes plus particulièrement. Finale: Moyennement étirée avec quelques épices qui soulignent des pointes de différentes céréales. Un peu comme quand on a pas mis assez de confitures sur sa rôtie. Équilibre: Je m’attendais à plus, c’est malheureusement pour moi un peu un pétard mouillé. Comme quoi il ne faut pas toujours se fier à l’étiquette de la bouteille. Vaut-il éviter parfois certaines expériences? Pas à ce point-là, ne vous en faites pas.

Compass Box Great King Street Experimental Blue Batch #TR-06

43% alc./vol.
Embouteillé le 9 mars 2013, bouteille 2558 de 3805. Fait de 33% Lowland Grain whisky et de 67% Malt de l’Ile d’Islay, Highlands et Speyside, dont la moitié provident de la distillerie Clynelish.

André 90%
Nez de tourbe crasseuse et terreuse, un brin citronnée, salé et maritime, background fruité. Il y a une force tranquille dans le nez de ce whisky qui se reflètera en bouche. Même si ce whisky est intensément tourbé, il n’en demeure pas plus d’une douceur féminine et sexy. Le sel et les fruits tropicaux se mélangent agréablement en bouche, la texture est belle et soutenue, belle longueur et finale de chocolat noir et de toffee, caramel salé. Du beau, bon, pas cher !

Patrick 91%
Nez: De beaux arômes fumés et maritimes, avec une pointe de sel et de fruits des champs. Bouche : Belle fumée bien arrondie par une touche de fruits des champs et de vanille. L’ensemble présente aussi un fond de sel et d’algues. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par le sel. Balance : Une réussite sublime, exactement ce que j’aime aller chercher dans un blend : une grande complexité, une balance impeccable des différents arômes, que demander de plus?

Martin 88%
Teinte assez foncée pour une expression tourbée. Paille humide et foncée. Nez: Nez principalement composé, bien sûr de tourbe, mais aussi de tarte aux pommes, de citron et de popcorn au beurre. Assez intéressant. Son haut point. Bouche: Sel de mer, pommes et caramel salé. Légèrement plus fade que ce à quoi je m’attendais. C’est ici qu’encore une fois on a l’impression qu’on aurait mieux été servi à 46% d’alcool. Finale: Boisée et tourbée, bien que cette aura de tarte aux pommes nous colle à la peau. Équilibre: Quand même un dram fortement agréable, mais il ne faudrait pas toutefois le considérer tout-à-fait comme un peated des ligues majeures.

Compass Box Flaming Heart 4th Edition 2012

48.9% alc./vol.

André 91.5%
Le nez est plus posé que l’ancienne édition, l’ajout de fût de sherry aura su domestiquer la fugue un peu imprévisible de la tourbe islayesque assez puissante. Au départ la tourbe est étrangement effacée mais il ne faudra pas bien longtemps pour que n’émerge les flaveurs distinctives de la tourbe huileuse et maritime, entre le Ardbeg et le Laphroaig, ceinturée de fruité des fûts de sherry. En bouche la tourbe prend définitivement le lead, mais l’apport sucré est impressionnant et arrondit beaucoup la texture et apprivoise l’alcool. Les fruits enrobés de cire, une touche de citron, pastilles Fisherman’s Friend, menthol épicé et tourbe. J’adore la retenue de la tourbe et de l’alcool mais la montée en puissance des éléments. Finale un peu courte, belle tourbe salée, maritime avec un twist fruité.

Patrick 90%
Nez : Ooooooh yessss! Une belle tourbe, de la vanilla, des épices et une touche de fruits. Tout y est! Bouche : La fumée de tourbe, très intense, prends presque toute la place à la première gorgée. A la seconde gorgée, des notes épicées apparaissent… Puis un beau chocolat noir… Finale : Longue et intense, marquée par les épices et le chocolat noir. Balance : Une superbe bête! Pourrait-on se tanner d’un tel whisky ?

Martin 92%
Teinte pas tout-à-fait dorée mais qui devient plus pâle une fois versé. Nez: On commence sur une douce touche d’orge, trempée d’essence de vanille. On passe gentiment sur quelques raisins secs, quelques baies schtroumpfantes pour finir sur un ensorcelant soupçon de fumée de tourbe. Bouche: Tourbe juteuse et fruitée, vanille et cannelle. De belles notes de sherry cask émergent: feuille de tabac, dattes, zeste d’orange, épices, muscade. Ce n’est pas sans rappeler un délicieux Loch Gorm. Finale: Tout en élégance. S’estompe sur des notes de chocolat noir à l’orange, pour laisser les épices mourir à petit feu. Équilibre: Construction des plus efficaces, de surcroît avec des bases qui sont vraiment à mon goût en partant. Détente absolue. De quoi enflammer les coeurs.

Mackinlay’s Shackleton Rare Old Highland Malt – 2e édition

47.3% alc./vol.
La reproduction d’un whisky pris au piège dans la glace de l’antarctique pendant presque cent ans, Mackinlay’s Shackleton est un whisky rare et exceptionnel, le fruit du travail et recherche de l’un des plus grands maîtres assembleurs écossais, Richard Paterson de Whyte & MacKay.

Suite à la découverte en 2006 de trois caisses de whisky Mackinlay dans la cabane du célèbre explorateur sir Ernest Shackleton au pôle sud, le groupe Whyte & MacKay, propriétaire de la marque s’est vu confier, en vue d’en extraire les secrets, quelques échantillons du précieux liquide. L’une des caisses fut libérée de la glace et méticuleusement décongelée dans des conditions de laboratoire au musée Canterbury à Christchurch, afin de préserver les bouteilles et le whisky de la meilleure façon possible. Méticuleusement ouverte pour révéler au final onze bouteilles de scotch datant de 1896/1897 enveloppées de papier et de paille pour les protéger contre les rigueurs d’un rude voyage orchestré par Shackleton en 1907, trois bouteilles ont été expédiées par avion privé depuis la Nouvelle-Zélande vers Glasgow – où siège Whyte & MacKay – par le propriétaire de la société, Vijay Mallya accompagné de Richard Paterson.

Paterson a ensuite rigoureusement assemblé une variété de malts pour créer une réplique de ce whisky centenaire. La réplique du Mackinlay contient du whisky issu d’une large variété de malts des Highlands, y compris de Glen Mhor, qui était la distillerie de Mackinlay, avant de fermer en 1983.

André 85%
Fond herbeux, vanille, poires, un peu oaky, pommes vertes et fruits épicés. Bouche sèche et pointue, toujours ces mêmes notes herbeuses, un filet d’orange et de gingembre. Les épices s’additionnent en couche à chaque gorgée. Il offre une dualité intéressantes entre les saveurs douces et sucrées (vanille, sucre, caramel) et les saveurs plus puissantes (gingembre et autres épices), une fine fumée poivrée en fond de scène. Un whisky avec une histoire plutôt qu’un whisky qui fera l’histoire.

Patrick 90%
La première édition de ce whisky ayant été mon coup de cœur de 2012, mes attentes sont plutôt élevées. Nez : Oui, tout y est! Les herbes, les fruits frais, les fleurs, les poires, l’orge, la crème et la meringue. Quelle complexité! Bouche : Fumée et tourbe, puis l’herbe, les fleurs, le chêne, les fruits frais, la vanille, un peu de miel épicé et une touche de foin séché. Finale : Épicée et malheureusement moins intense qu’on la souhaiterait. Balance : Un whisky extraordinairement complexe, avec une balance exemplaire. Son seul défaut, qui lui coûte quelques points (surtout en le comparant à la première édition) : le manque d’intensité de la finale.

Martin 84.5%
Son teint de vin blanc très frais révèle une dignité issue de son fût américain. Nez: Toffee, bois et sherry fumé. Malt caramélisé et grillé. Noix et céréales. Fond de canne à sucre brûlée. Il s’en passe des choses ici. Bouche: Continuité agréable du nez. On reprend la canne à sucre et on vogue vers cassonade, pomme verte, malt fumé, noix. Épices et orange viennent ficeler le tout. Finale: Caramel, toffee et léger cuir s’étendent sur des notes d’épices langoureuses. Équilibre: Très bon et tout de même bien équilibré, mais on le préfère pour son histoire plutôt que pour son goût. Je ne m’en achèterais pas une bouteille, mais si j’étais en Antarctique et que c’était tout ce que j’avais, je me fermerais la gueule en tabarnac.

Cutty Sark Prohibition Edition

50% alc./vol.

André 87.5%
Un nez de gangster, brut et musclé. Alcool poivré et fruité, on ressent bien le fût de chêne au nez et encore plus en bouche. La bouche est poivrée et épicée, le taux d’alcool décoiffe un peu, l’astringence des épices, jumelé au taux d’alcool et au poivre, assèche beaucoup la finale de bouche. Avec le temps, le poivre disparait progressivement au nez et une vague sucrée prend le relais, mais la bouche demeure tout aussi musclée et punchée. La fumée sort aussi de nulle part en finale de bouche et le poivre s’accroche sur les lèvres en les picotant avec ferveur. Un blend qui vient mêler les cartes du style et qui saura déstabiliser tout amateur de par son caractère et sa consistance unique.

Patrick 93%
Nez : Malt, fruits, vanille, miel, chêne fumé, délicieux. Bouche : Un blend comme je les adore! Fruité, poivré et épicé, avec des notes de malt, de caramel , de chêne et de fumée. A la seconde gorgée, les notes d’agrumes et de miel se laissent mieux deviner. Finale : Très longue, surtout lorsqu’on songe au fait qu’il s’agit d’un blend. Balance : Est-ce plutôt un vatted? Tellement intense, tellement complexe! Le meilleur rapport qualité/prix que j’aie vu depuis trèèèèèès longtemps. A l’aveugle, un excellent whisky! Quand on réalise qu’il s’agit d’un blend qui se détaille à 32$ (A New York, donc si la SAQ nous l’offre un jour, le prix sera probablement entre 45 et 50$), on demeure stupéfait. Depuis longtemps je cherchais un dram de tous les jours à moins de 40$, je pourrais peut être l’avoir trouvé ici.

Martin 88.5%
Nez: Léger poivre derrière l’alcool. Le malt, le miel et les grains parviennent sans trop de difficulté à percer le solide taux d’alcool. Un doux brouillard de fumée reste présent derrière le tout. Bouche: Très épais et mielleux sur le palais. Boisé, légèrement sûrette et acide, comme une pomme verte. Impression huileuse de révolution industrielle. Finale: Poivre blanc sur une vague de miel amer. Un voile de fumée persiste au loin devant un caramel et un toffee huileux. Équilibre: Beaucoup plus de poids et de caractère que le Cutty régulier. Ce choix audacieux, autant au niveau du design de la bouteille que du taux d’alcool, a rapporté. Un vrai whisky de gangster, pas cher en plus.

Kim 90%
Cette édition «fancy» du Cutty Sark dégage des effluves de pommes caramélisées, de miel et de sake. On sent aussi la chaleur de l’alcool, sans que ça ne soit agressant. La bouche tout d’abord un peu sèche fait ensuite place à des saveurs très sucrées : miel, compote de pomme, pacanes caramélisées avec un soupçon de beurre vanillé. Une touche de poivre vient pimenter le tout. En somme, un beau whisky, bien équilibré, et à ce prix-là tout le monde devrait en avoir une bouteille dans son bar.

Johnnie Walker Double Black

40% alc./vol.

André 87%
Nez très agréable, fruité avec un fond de réglisse noire, du sucre, de la vanille et du charbon de bois froid. Épices latentes, s’alourdissant avec le temps. Le nez aussi devient plus pointu en s’aérant. Arrivée pauvre et diluée, très liquide, mais suivant cette livraison ordinaire, une belle apparition à saveur de Lagavulin diluée avec de l’eau, bien relevée en arômes de tourbe. C’est surprenant et inattendu. Un peu trop volatile, mais les belles effluves de tourbe avec un d’accent maritime, jumelées d’épices à saveur de gingembre servent de pont vers la finale. Dommage que l’ensemble soit un peut trop diaphane car le punch de la bouche et la tourbe de la finale sont très intéressantes.

Patrick 85%
Nez : Puissante tourbe fumée étonnante pour un blend. Un bon mélange d’épices à steak et de bois brûlé. Bouche : Très fumé et tourbé, et toujours les épices à steak. Finale : La fumée s’étire très longuement. Vraiment très longuement. C’est impressionnant. Balance : Manque un peu de balance, mais demeure très bon. Je préfère toutefois le « Black » régulier. Mais ca reste une très bonne idée!

Martin 84.5%
Ambre foncé +1 sur un JW Black régulier. Nez: Caramel et beurre salé, chêne brûlé. Traces de fleurs, de cuir et de charbon. Semble timide comparé à l’aspect sinistre de la bouteille. Le emo des Johnnie Walker? Bouche: Peu de corps, plutôt léger, voire même insipide. Oignons caramélisés et cassonade brûlée. Cendré mais à peine terreux et tourné. Finale: Une fumée amère transporte des notes de pneu brûlé et d’écorce d’orange. Équilibre: Un bel effort ici encore une fois, mais je m’attendais à beaucoup plus. Dans mon livre à moi, le JW Black original est supérieur. Montez-moi ça à au moins 43% d’alcool et on va peut-être retourner à la table des négociations.

RV 84%
Pas un gros profil olfactif mais le côté brûlé s’installe confortablement bien par rapport aux éditions régulières. Très fort au palais avec pas autant de caramel que je m’attendais, mais bien de la fumée. Par contre, même pour un blend, je trouve la finale trop courte, ce qui autant plus triste pour un Johnnie Walker qui sort enfin du lot.

Black Grouse

40% alc./vol.

André 74%
Un nez ordinaire qui surf sur les céréales et les scones au beurre un peu secs et quelques filaments fumés et tourbés. La bouche est du même acabit auquel s’ajoutent les notes de caramel surchauffé et de vanille. La texture est ordinaire quoiqu’agréable, trop liquide et trop abattue à mon avis. Les oranges frémissent bien en fond de bouche en s’additionnant de poivre noir et de chocolat au lait, mais la texture est si pauvre… Par chance les épices, la tourbe fine et le poivre noir aident un peu à prolonger la finale. Mais bon, à ce prix-là, fallait pas s’attendre à réinventer le monde…

Patrick 90%
Tout ce qu’on peut désirer d’un blend au niveau de la complexité et de la balance.  Nez : Tourbe, fleurs fumées, notes de fruits, caramel, chêne et épices.  Bouche : Tourbe fumée, épices, fruits des champs et chêne brûlé.  Finale : D’une longueur moyenne et marquée par les épices fumées.

Martin 75%
Sa belle couleur d’un ambre absolu nous attire tel le chant d’une sirène, mais est-ce là que s’arrête le conte de fées? Nez: Légèrement fumé et tourbé, mais une bourrasque d’iode prend violemment le dessus. Suit une ambiance un peu florale et à peine fruitée. On m’a souvent vanté le penchant Islay du Black Grouse, mais dans le même ordre de qualité, il me fait moins voyager que le McClelland’s Islay. Bouche: Huileux, légère vanille étouffée rapidement par une pelletée de tourbe. Se termine par une touche terreuse. Finale: Tourbe et épices. Les médicaments s’étirent un peu trop à mon goût. Équilibre: Quand même un bon blend, mais toutefois pas mon favori. Beaucoup trop médicamenteux pour moi. Je me ferme les yeux et je vois du vert hôpital. Je suis encore tiraillé à savoir si je l’achèterais, il est quand même juste 35 dollars…

RV 82%
Belle tourbe, mais on dirait que le sucré du Highland Park veut un peut trop prendre le contrôle, ce qui fait qu’on ressent que ce whisky ne peut s’exprimer comme il le veut. Bonne sensation au palais, mais manque de finale pour être totalement appréciable. Sans être désagréable, il se fait meilleur dans le style vatted & peated et comparé à son frère le Gold Reserve, il n’arrive à la cheville.

Duncan Taylor Big Smoke

60% alc./vol.

RV 81%
Si Ronda Rousey peut se débarasser du sobriquet « one trick poney », ce n’est pas le cas de tous. « B » comme dans Bonjour tourbe qui s’estompe un peu trop rapidement dans le sel, mais sans être trop pressée. Manque un peu de profondeur par contre (si on le compare au Michel Couvreur Candid par exemple). Fleur de violettes africaines avant l’alcool qui frappe à l’image des octomores, sans finesse, avec une recette plus efficace qu’originale. Aftertaste presque déficient hormis l’alcool. Un one-line punch sans plus.

Johnnie Walker Green Label 15 ans

43% alc./vol.
Un vatted issu d’une quinzaine de single malts de 15 ans dont on reconnait entre autre le Talisker, le Cragganmore, le Linkwood et le Caol Ila.

André 82%
Nez riche et quand même plus attirant que ses consœurs; tabac, chocolat, épices, miel que l’on retrouve aussi en bouche malheureusement de façon trop éphémère pour moi, cédant la place à l’orge. Cette belle orchestration tombe à plat trop rapidement, même si l’orge déserte assez rapidement pour laisser le retour au chocolat, au miel et à la fumée pour la finale. Un patchwork d’arômes, livrés avec humilité mais ne comblant pas le vide laissé par le manque de texture en bouche et par l’attente inassouvi présentée au nez.

RV 75%
Agace. D’abord avec un manque de direction olfactive, une fois qu’il a respirer il est plus concerté, et m’étonne un peu avec de la pierre de lichen. Il y a plus de profondeur en arrivée avec un caramel fumé, mais la finale d’oignons sales, terreux et rances font dérailler le train.

Patrick 84%
Nez suave de lichen épicé et de caramel. Au goût, les épices, les fruits mûrs, le sel, la fumée et un léger caramel sont bien assemblés. En finale, le sel est omniprésent et les algues font surface. L’ensemble est bien équilibré, mais manque de l’effet « wow » que je me souviens d’avoir déjà vu dans cette bouteille.

Martin 87.5%
Le verre montre une belle robe d’un cuivre riche près de la châtaigne ou du marron. Non Steve, pas la couleur. En fait oui je parle de la couleur, mais celle du whisky, pas du marron. Nez: Tout-de-go, impression surette avec un côté sec. Un air de citron, lime et pamplemousse à l’avant-plan, supporté par des effluves de feuilles de tabac et de terre humide. En-dessous de tout cela, on croit percevoir d’infinitésimales traces d’amande et de vanille. Bouche: Riche et onctueux. De jolies notes de citron s’effacent derrière un mur de crème glacée à la pistache. Le fait que cette expression titre à 43%, et non pas 40% comme bien d’autres blends, aide particulièrement à lui fournir un corps qu’elle n’aurait pas eu en d’autres circonstances. Finale: Retour de la vanille et du citron, enrobés d’une belle mais pas trop affirmée dose de fumée de tourbe. Équilibre: Éblouissante complexité pour un blend. Ses quinze ans lui vont à merveille. J’adorerais pouvoir trouver cette expression en sol québécois…