Mackmyra Den Första Utgåvan (1st Edition)

46.1% alc./vol.
Élevé en fûts de chêne suédois, cette version de Mackmyra se révèle particulièrement douce et agréable. Une expression sans une once de fumée. Inaugurée en 1999, la distillerie de Mackmyra fut construite sur le site éponyme – Mackmyra Bruk mill – au coeur de la région du Gästrikland en Suède. Établie à l’origine en tant que distillerie « pilote », Mackmyra est devenue au printemps 2002 une distillerie à part entière en augmentant sa capacité de production. Fabriqué à partir de la recette nommée « Elegant » et mûrie en fûts de bourbon de premier remplissage entreposés dans la mine Bodas à 50 mètres de profondeur.

André 89%
Un panier de fruits. Ample et bien chargé comme nez; citron, miel, bananes, poires. J’adore la variété des éléments du nez. Il s’adoucit par contre un peu trop en bouche, l’effet du miel peut-être, un souffle de chocolat aussi et ces mêmes fruits du nez. Finale un peu courte, bien sucrée mais aussi sans dépaysement. Un jeune whisky avec une maturité surprenante .

Patrick 92%
Nez tout à fait unique, boisé de chèvrefeuille avec des fines herbes fraiches, marié par un malt sucré. En bouche, agrumes, fruits, toujours le boisé étrange et les fines herbes fraiches. La finale s’étire sur une note fraiche de dentifrice. Une belle complexité, qui gagnera à vieillir un peu pour gagner en profondeur.

Martin 93.5%
Nez: Salade de fruits avec un peu de vanille dans son sirop. Au deuxième nez, la vanille prend le dessus, accompagné d’un bon coup d’alcool curieusement pas désagréable. Une touche florale à la fin. Très plaisant. Bouche: Encore sucré et vanillé. On peut y goûter ensuite le fût de chêne et les épices. Ça pète en bouche, les petits fruits sucrés, les baies schtroumpfantes. Finale: Tout ce qui se passe avant s’étire joyeusement ici. Ça pourrait durer encore un peu plus, mais bon… On a juste à en prendre un autre verre. Équilibre: Si on se sent la dent sucrée, c’est un whisky excessivement dangereux. Si vous prenez un verre et qu’on vous annonce une excellente nouvelle (du calibre “tu vas être papa”), c’est garanti que la bouteille y passe.

RV 83%
Première édition mais édition phare, non. Le premier nez est à éviter, rébarbatif avant que l’orge monte tranquillement. À l’image du Montana Roughstock, sans le punch de l’alcool. L’arrivée est poivrée, de manière agressive, puis l’alcool à tempérament de genièvre se fait goûter. Avant la finale, l’orge est mélangé au feutre cuivré de la finale chimique qui gâche un peu la sauce. Comme première tentative officielle ça passe, mais pour en faire leur sélection de basse, j’en suis moins sûr..

Isle of Jura Superstition (ancien embouteillage)

45% alc./vol.
L’île du Jura fait face à l’île d’Islay. Sa seule et unique distillerie produit habituellement un single malt non tourbé. Cette version, légèrement marqué par la fumée, déroge à la règle car une partie du malt a été tourbée.

André 85%
La bouteille juste à elle seule est quelque chose mais le scotch nous entraine lui dans des sentiers jamais explorés. Un monde de mystère ce scotch. En fait on a pas encore réussi à mettre les mots exacts pour le définir avec précision. Alors lancez vous, et achetez en une sans attendre !

Patrick 80%
Au nez, fumée, peat et chêne. Mais semble jeune. Au goût, , un peu de pin, mais beaucoup moins que dans le 10 ans ( ce qui fait que je préfère le 10 ans pour son originalité), fumée, un peu de sel. Globalement un bon scotch, mais je reste déçu…. Peut être étais-ce une mauvaise bouteille? Globalement, c’est un scotch réchauffant, parfait pour impressionner la visite!

Martin 86%
Orange bruni alléchant. Nez: Céréale mielleuse des îles, légère tourbe fumée plaisante mais qui sait rester à sa place. Vanille, fleurs et fruits des champs. Bouche: Texture moyenne et agréable. Miel, vanille et orge. Le bois de chêne et les épices prennent avec mérite l’avant-scène. Quelques signes nous révèlent j’espère l’influence de quelques fûts de xérès. La tourbe se fait plus discrète pour laisser briller le reste. Finale: Un brin de fumée, un tsunami d’épices, de cannelle en particulier, et de chêne. Belle longueur qui sait tout de même quand c’est l’heure de quitter. Équilibre: Ça réchauffe, comme son embouteillage plus récent, bien qu’on ressente une complexité légèrement supérieure.

RV 85.5%
Que la croix ajoute ou non au mystère, physiquement une superbe bouteille, énigmatique dans son goût impossible à décrire complètement.

Lagavulin 16 ans

43% alc./vol.

André 94%
Si la perfection existe, c’est ce qui peut s’en rapprocher de très près. Le Dieu de la tourbe, la force digne mais puissante. Nez très peaty, fumé, tourbe phénolique, sel de mer, pulpeuse notes de sherry et de fruits rouges, café, chocolat noir… Ce qui étonne ici, c’est l’équilibre des éléments et la maitrise de la force sous-jacente de chacune des saveurs qui constituent l’épine dorsale de ce whisky. La bouche offre des saveurs puissantes mais une texture moelleuse hyper agréable, la bouche confirmera les saveurs du nez, avec de plus un crescendo d’épices et de poivre bonifiant le tout. J’aimes beaucoup les saveurs de sherry manquantes dans le 8 ans 200th anniversary. Feu de plage avec du bois de cerisier, fumée phénolique marine, c’est très sexy comme texture et comme finition. La finale est longue mais bien domptée, tourbe herbeuse avec accents verdâtres, bois de cerisier, orange, cerises, poivre, avec un résidu de sel de mer. Choisir entre ça et une soirée avec Christy Turlington, j’hésite…

Patrick 96%
Simplement le meilleur. Nez: Riche, océanique, peat, fumée. Légère réglisse. Goût: Peat, fumée, poivre, chocolat noir, poudre de fusil, huileux. Global: Riche, fantastique, simplement le meilleur.

Martin 95%
Nez: Tourbe, mousse, fumée, cuir, air salin. On s’imagine en train de tanner du cuir au pied d’un phare sur une côte de la tundra… L’Islay, quoi… Si on le laisse s’ouvrir, de fortes effluves d’iode s’en dégagent. Je pourrais y rester le nez dedans pendant des heures… Bouche: Cuir, un peu de caramel, un peu d’orange, particulièrement doux et sucré pour un Islay… Probablement dû à son vieillissement en fûts de sherry/xerès. Finale: Fumée, lichen, le nord. Interminable, j’adore. Équilibre: Une belle complexité, et surtout une belle progression. Toutes les étapes de la dégustation s’enchaînent et se complètent à merveille. Tout semble exactement à sa place, on dirait presque un rituel.

RV 96%
I am Alpha and Omega. Un des seuls whiskies sans site web mais qui en a pas besoin, tout comme de représentant; aucune autre publicité que le bouche à oreille n’est nécessaire, et on ne change pas une recette gagnante. Au nez, la tourbe, les algues et un soupçon de sel. En bouche, sans égal, avec la tourbe et un je-ne-sais-quoi d’animal et d’épices, franchement magique. Finale longue, dans le même thème; l’excellence sans paraître forcée. Et le genre qu’on se souvient de l’endroit et de l’occasion ou l’on a eut son premier, et celui qu’on prend comme dernier verre avant d’entamer un carême alcoolique.

Glen Breton Rare

43% alc./vol.
Le single malt original de Glenora, maintenant remplacé par le 10YO.

RV 83%
Promesses de belles réalisations à venir. Paille vieillie, malt et vanille. Belle arrivée en bouche, assez franche et propre. Se développe sur groseille et fruité intéressant mais finale un peu trop courte. Bel effort, un premier single malt canadien qui ne fait pas honte, mais surtout un bon départ comme version de base. Les années et les différents casks pourraient lui être bénéfique.

Patrick 85%
Au nez, douceur de miel et bruyère, légère fumée, gingembre. Au goût, chêne brûlé, amandes, caramel. La finale est ronde, avec une douceur persistante, et une douce fumée. Commentaire final : Compte tenu de sa relative proximité, la visite de la distillerie est un must pour tout amateur de whisky.

Martin 77%
Nez: Fleurs et vanille. Miel et gingembre. Une touche d’érable (peut-être dans ma tête, une suggestion subconsciente du fait que ce soit un single malt canadien)… Bouche: Butterscotch syrupeux. Un peu savonneux. Rondeur intéressante. Finale: Herbe légèrement fumée… suivi d’une pointe d’eau d’érable. Malheureusement trop courte… Équilibre: Après l’avoir bu, on croirait entendre au loin le bruit de la paille qui aspire le fond de glace d’un verre de Coke. C’est un whisky triste… Il s’en va trop vite. Il paraît qu’ils en font une version vieillie en fûts de vin de glace. C’est un Cask Strength typiquement d’ici que j’aimerais bien essayer un jour…

Belgian Owl New Make Spirit

46% alc./vol.
C’est en 2004 que se concrétisait le rêve de 3 partenaires, le distillateur Étienne Bouillon, le cultivateur Pierre Roberti et le financier Luc Foubert. Des débuts modestes pour cette micro-distillerie situé dans la région de Hesbay en Belgique, mais mûe par une énergie et une détermination sans frontière. Utilisant un vieil alambic Suisse du 19eme siècle et des produits du terroir local, la philosophie de Bouillon se rapproche drôlement des principes forts à Jim McEwan de Bruichladdich… Des produits de qualité, un respect du terroir et des gens qui contribuent à la création d’un whisky.

André
À être considéré comme un new make. Très céréalé, avec des notes de poires et de beurre. Nez éthéré, accents de beurre froid, de fruits secs et de cannelle. Finale très agréable au goût de bonbons au beurre et caramel, vagues de céréales sèches et d’orange. Un produit bien balancé d’une grande finesse, d’une belle pureté et d’une agréablement maturité pour un new make spirit.

Macallan Fine Oak 15 ans

43% alc./vol.

André 84%
Frais et aérien. Très vanillé et sucré, fin et d’une simplicité très amicale. Floral, menthe verte, précédé d’un relent de beurre fondu légèrement refroidi. Finale sur des volutes de blague à tabac (vide) en vieux cuir. Un scotch estival qui gagne peut-être à être savouré lorsque l’hiver aura définitivement plié bagages..

RV 75%
Ne pas servir après un whisky qui a de la personnalité parce que ce drabe whisky semble trembloter derrière le peu qu’il a à livrer. Plus goûteux en bouche, la texture en bouche est bonne mais c’est le genre de whisky qui nécessite une double-gorgée pour réellement le goûter. Un élégant malt certes, super propre oui, mais tout juste de quoi se rappeler qu’on l’a bu… ça et le trou de 130$ dans un budget. C’est beau la classe, mais la prestance ne devrait jamais servir de raison à la retenue superflue.

Patrick 83%
Au nez, vanille, malt et chêne. Légers fruits. Au goût; cassonade fruits et épices. En finale la vanille et les fruits se marient, mais se sauvent trop rapidement ensemble vers la chambre nuptiale pour aller dormir.

Wiser’s Small Batch

43.4% alc./vol.

André 90%
Salade de fruits extra cerises et raisins à l’odeur de jus de raisins Welch. Les céréales sont là mais attendent le signal du départ en arrière plan, pour se lancer à 100 miles à l’heure, comme dans une course de street racing. Se développe agréablement en bouche et l’accord dosé des fruits et du rye est merveilleusement bien contrôlé… mais le rye gagne en finale et est jumelé d’Une rétro-olfaction à saveur de cacao. Commentaire global: “Aussi doux que la chatte d’une stripteaseuse” (Stephen King – Duma Key 2009)

Patrick 86%
Au nez, nectarines, chaudes épices Louisianaises. Au goût, typiquement canadien, mais en plus riche. Plastique brûlé? Sherry? Figues?

Martin 86.5%
Un autre canadien au cuivre très roux et profond. Nez: Un nez typiquement canadien, avec vanille, seigle, butterscotch, crème brûlée, mais avec un petit raffinement de plus. Chêne, cannelle et zeste d’orange avec une goutte de fruits des champs ne sont pas sans rappeler certains fûts de xérès. Bouche: Assez velouté, avec une bonne présence et texture en bouche. Encore une fois fortement canadien sur des notes de vanille, de fleurs, de fruits et de seigle. Caramel crémeux, menthe poivrée ainsi qu’une infime poussière de pierre. Finale: C’est en finale que toutes les propriétés du tonneau se révèlent pleinement. Sèche sur des accents d’amande, de pruneaux et d’épices pour ne laisser que des vapeurs de vanille qui perdurent. Équilibre: Pour le prix et la disponibilité, c’est un embouteillage à ne pas rater. Peut-être bien qu’il n’est pas le plus grand des Canadian Whiskies, mais ça torche quand meme un Crown Royal ou un Canadian Club Premium.

RV 81%
Papier mâché humide d’un restant de sirop de pêche, avec une pincé d’épices diverses style “mélange italien”. Légèrement velours, au goût le sirop sort à nouveau, presque surit. Très sucré, presque trop, manque de personnalité, trop goody two shoes comme trop de Canadiens, mais tout de même bien. Mais tout de même juste bien.

Glenfiddich Snow Phoenix

47.6% alc./vol.
Dans un écrin de métal, cette brillante version limitée commémore un hiver écossais 2009-2010 particulièrement rude. Après des semaines de températures très basses, sous le poids de la neige, quatre toits des chais de Glenfiddich se sont effondrés. Pour rendre hommage au travail effectué par les artisans de la distillerie durant cette période difficile, le Malt Master Brian Kinsman a sélectionné un certain nombre de fûts de sherry Oloroso et de chêne américain âgés de 14 à 16 ans provenant des chais détruits pour créer une version qui tel le Phoenix renaît de ses glaces.

André 83%
Agrumes et prunes, jumelé d’orge maltée. Très frais et convivial. Bouche axée sur les fruits dont principalement le raisin et le jus en poudre avec un retour à saveur de Sprite. Finale camphrée qui rafraichissante avec une vague d’oranges et d’agrumes. J’appellerais plutôt cet embouteillage « Les oiseaux se cachent pour mourir… ». Mais la présentation du produit est vraiment très classy. Meilleur à regarder qu’à boire.

Patrick 88%
À ma surprise, il semble y avoir une touche de fumée, avec un caramel et un fruit mur plutôt agréable. En bouche, une approche épicée-sucrée très agréable, qui évolue vers le raisin caramélisé et qui disparaît en prenant tout son temps. Un très bon scotch, mais je ne peux que me laisser influencer par le fait que j’étais présent à Glenfiddich, coincé par la neige, en ce jour fatidique de janvier 2010.

RV 81%
Ce ne sont pas toutes les occasions qui sont bonnes. Et les constructeurs de warehouse doivent être bien payés en Écosse. Chardon et fleur de lys de marais mélangé à l’odeur de bière. Au fil des minutes, il a beau s’adoucir, il reste malgré tout un petit côté aigre agaçant au travers d’un bois plus franc, conclut par une finale ordinaire et moyenne. Somme tout, un vulgaire trip de marketing sans âme.

Wannborga 3 ans

44.3% alc./vol.
Cette distillerie produisait déjà une variété de spiritueux mais ce n’est qu’en 2007 qu’elle débuta la production de whisky. Les alambics de cette distillerie proviennent d’Allemagne et ne produisent que 150 litres. Annuellement, cette distillerie produit environ 2000 litres… Elle est présentement (2012) la plus petite distillerie Suédoise. Son whisky est vieilli dans des ex-bourbon barrels. La bouteille évaluée ici est la seule à avoir été importée en Amérique du Nord.

André 85%
Quelque chose d’agricole, du sirop de maïs peut-être ? En bouche offre un feeling poudreux, genre poussière de craie. Alcool passablement fort au nez mais étrangement, en bouche il est plus que discret portée sur une lancée de chlorophylle ou de menthe. Un whisky remplis d’ambiguïté et je dois avouer très humblement qu’il ne me laisse pas indifférent mais que je ne sais pas trop pourquoi précisément.

RV 83%
Un apprenti talentueux mais en début de carrière. Whisky très gêné avec un aspect funky bizarre, un peu trop d’ailleurs. Arrivée de gruau, posée et minutieuse mais ultimement pas la plus spéciale. Finale davantage herbeuse, très crémeuse (peut-être trop pour moi). Finale de bonne longueur, c’est un bon début hormis le nez. Bonne finale, vraiment surprenant, l’originalité y est, ne manqué plus que la balance et l’expérience.

Warmbrechies Single Malt Whisky

40% alc./vol.
Distillerie Wambrechies, France.

André 78%
Sous-vêtements pas lavés. Pommes pourrîtes. Le nez se stabilise après une dizaine de minutes mais ne s’améliore pas vraiment., je dirais plutôt qu’il “désempire” ! La rétro-olfaction est sucrée et vanille mais c’est à peu près tout ce qu’il a à nous offrir. Un “passez GO et ne réclamez pas 200$”.

RV 76%
Malt. C’est tout. Plus intense en bouche qu’au nez, mais toujours aussi banal. La finale, son meilleur point, donne des tons de grains à peine fumée, sans longueur réellement intéressante. Anodin, sinon inutile.

Patrick 80%
Nez de malt, goût absent, finale un peu tourbée et fumée. Le whisky que j’apporterais en cachette dans mon flasque à un match de football : il n’est pas mauvais, mais le même si je n’y goûte pas, je n’ai pas l’impression de manquer quoi que ce soit.