Crown Royal Northern Harvest Rye

45% alc./vol.
90% Rye Whisky

André 86%
Goûter à ce rye et le comparer avec des parutions semblables de compagnies concurrentes Canadiennes lancées récemment, c’est comme comparer le jus d’orange congelé du Super C avec le Minutes Maid Original… Le rye plein et généreux versus le rye dilué et insignifiant. Au nez, le rye à plein nez, toute-épice, les oranges et les agrumes, les pommes rouges, la vanille, le toffee et le caramel. En bouche, superbe texture, le rye un peu poussiéreux, les épices, les agrumes et beaucoup d’orange en arrivée, balayées par la pomme rouge, la cannelle et le poivre noir moulu. Après un 15-20 minutes dans le verre, de belles notes de chocolat au lait nappant du zeste d’orange. Finale douce et crémeuse, le rye est bien en évidence, beaucoup de fruits rouges et de pomme, d’oranges et d’épices éventées. Un rye très agréable, représentatif sans tomber dans l’excès. Comme les rye whiskies ne sont pas à portée de tout le monde, l’équilibre des saveurs de cette expression réussira à rejoindre bien des amateurs, novices et connaisseurs. Bel ajout au portfolio de cette marque.

Patrick 87%
Un bon rye goûteux comme je les aime. Complexe et savoureux, on se demande bien pourquoi ils ont attendu si longtemps pour nous l’offrir. Bon, then again, il est disponible aux USA avant le Canada… Nez : Épices, seigle, caramel, encore plus de céréales et quelques pommes. Bouche : Dessert aux épices et aux pommes, avec sucre et miel floral. Le tout est complété par des notes de poivre subtil, d’herbe et une touche de chêne. Bon, finalement, après quelques gorgées, le poivre se révèle ne pas être si subtil que ça, au contraire. Finale : D’une belle longueur et agréable.

Martin 87%
Ambre nettement plus jauni que le Crown Royal Deluxe. Nez: En voulez-vous du seigle? En v’là! Ne fait pas dans la subtilité et ouvre le bal avec seigle, vernis, seigle, fruits rouges et re-seigle derrière. Outre le rye en vedette, on y retrouve probablement le reste du mashbill du Crown Royal au prorata, parce qu’en-dessous de tout ça, ça sent définitivement le Crown Royal. Pommes-caramel. Bouche: Rye, miel, sucre en poudre et poivre rose. Peut-être un tout petit peu trop sucré à mon goût versus les épices du seigle qui auraient pu être un peu plus présentes. Texture fort juteuse et plaisante. Finale: Le seigle et le poivre blanc nous tiennent agréablement en haleine pendant un bon bout, malgré que l’expérience soit persillée ici et là de pointes de vernis à ongles et de solvant à peinture. Équilibre: Considérant le reste de la gamme Crown Royal, c’est une sacrée belle réussite. Idéalement il faudrait que ça demeure une édition régulière.

Old Pulteney Vintage 1990

46% alc./vol.

André 88%
Nez attirant et bien présenté; bananes, les poires, le coconut, les pommes coupées nappées de miel, la vanille livrée sur un drap de tourbe feutrée terreuse et finement maritime avec un twist de sherry fruité. L’élément qui souligne la bouche, c’est le sel et les influences maritimes. Étrangement, quand on garde le whisky un peu plus longtemps en bouche, les saveurs de miel sucré prennent le dessus. On ressent bien l’Influence des fûts de sherry par l’apport des saveurs fruitées en bouche, mais le sel maritime est si présent que le rendu n’est peut-être pas optimal. Heureusement, une fumée de tourbe revient en bouche et se marie superbement bien avec le sherry. Finale de longueur appréciable, axée sur le sel de mer et la tourbe mélangée de fruits sauvages et de xérès. Une variation très intéressante de Pulteney, hors du scope habituel de la distillerie. Juste pour ça : Respect!

Patrick 90%
Un excellent dram avec toute la complexité et la balance qu’on est en droit d’exiger d’un scotch de ce prix. Nez : Xérès, sel de mer, chêne, orge et touche de vanille. Bouche : Très savoureuse, avec une touche de xérès, de chêne brûlé, de sel de mer et de sucre d’orge. Ca donne soif! Finale : D’une longueur moyenne, présentant un mélange de sel de mer et de sucre d’orge.

Lake George Distilling Bullhead Bourbon 3 ans

50% alc./vol.

André 80%
Axé sur le rye, ce bourbon se livre sans artifice dès les premières volutes respirées. Très épicé, les bonbons ronds rouge et blancs qui ressemblent aux base drums des White Stripes, les épices musclées et un taux d’alcool relativement bien dissimulé. Fruits secs, miel, sucre et céréales concassées, fortes épices dans la ligne directrice habituellement livrées par l’utilisation des céréales de seigle. Je ne sais pas le % de rye mais celui-ci écrase littéralement les saveurs du maïs. En bouche, le clou de girofle, les noix nappées de miel, les fruits séchés et les sugar candy. Les épices remontent en surface après chaque gorgée. L’ensemble est sec et bien épicé. Sa finale est longue mais douce, sucrée et épicée à la fois.

White Oak Akashi Single Malt Whisky

46% alc./vol.

André 76%
Même si le whisky offre une approche plutôt feutrée, on ressent très rapidement les épices et le chêne et surtout de très présentes notes de vanille, de miel et de céréales. Cela me rappelle certain craft whiskies américains, presque certain corn whiskies. Pas que les arômes sont désagréables mais plutôt que celles-ci ne tombent pas dans ma palette de goût personnel. La texture en bouche est vraiment agréable et d’une belle souplesse. Les arômes sucrés et doux se présentent en bouche au départ, puis quelques notes fruitées de xérès feront la transition avec la vague d’épices boisées relativement forte qui balaiera ensuite la bouche. Bien que cela n’est pas désagréable, je trouve que cela déséquilibre la bouche. La finale est puissante, fortement épicée à saveur de gingembre, on donnerait au whisky un 46 à 48% d’alcool à l’aveugle. Pas convaincu du tut par cette expression. Le résumé au dos du livre était prometteur mais on décroche dès les premières lignes de l’histoire.

Patrick 89%
Ma première expérience avec cette distillerie, et elle confirme le préjugé que j’ai envers les whiskys japonais : Ils sont tous très bons, ou simplement excellents! Nez : La mer, ses embruns et … son chêne, ses fruits et sa vanille! Bouche : Belle arrivée salée, avec une touche de charbon de bois, de tourbe, de fruits et de vanille. L’ensemble est agréablement épicé. Finale : Longue, salée et épicée.

Martin 74%
Nez: Assez direct sur la colle à timbres et la crème anglaise. Épices et chêne se cachent derrière tout ça, aidés par vanille, fruits et vin rouge. Insolite, mais pas déplaisant. Bouche: Sucré et épicé, quoique la texture laisse plutôt à désirer. Chêne et poivre ont tôt fait de prendre toute la place, avant de nous laisser dans un bain de cuivre. Finale: Très épicée, trop même. Un arrière-goût cuivré et acide prend toute la place, laissant entrevoir un tout petit peu de vanille et de bois. Équilibre: Donne vraiment plus l’impression d’une expérience artisanale plutôt que d’un fin whisky japonais. Je passe.

Booker’s Batch #2014-05

63.4% alc./vol.
7 ans, 5 mois

André 92%
Nez beaucoup plus posé que l’édition C06-B-15. Les saveurs et arômes découlant du maïs sont à l’avant-plan, les cerises plus discrètes contrairement aux épices plus affirmées. Toujours les fruits rouges et la cannelle, la réglisse fraiche et les notes de fût brûlé. Hallucinante texture visqueuse et collante en bouche qui cache bien les épices du seigle en rôle de soutien. L’alcool semble plus prononcé dû aux fortes épices. Je trouve ce whisky plus équilibré que l’édition C06-B-15 et au niveau texture, celui-ci gagne haut la main. La bouche est fruitée et fortement épicée, très textural comme whisky…wow… Finale en flèche, direction épices en mode Formule 1, arrivée soyeuse et douce, tendre, puis une volée de cul d’épices. Longueur incroyable. Superbe !

Patrick 93%
La quintessence du bourbon, du moins parmi ceux que le commun des mortels peut espérer raisonnablement acquérir. Nez : Parfum un peu plus sucré que les autres Booker’s, mais sans perdre le style de vue : Maïs, seigle, épices, bois brûlé et subtile note de cerise. Bouche : Ici, le sucre est toujours aussi intense, mais les épices le sont tout autant. Ces deux comparses laissent à peine un peu de place aux notes boisées et fruitées, sans toutefois nuire à l’équilibre de l’ensemble. Finale : Longue et délicieuse. Laisse enfin apparaître quelques notes boisées au travers des épices et de la cassonade brûlée.

Martin 91%
Très foncé, presque comme un scotch sherry cask. Nez : maïs, sucre et vanille. Épices et chêne grillé. Bouche : très doux pour son pourcentage d’alcool. Épices, feuilles autour de l’épi de maïs, vanille et chêne. Finale : longue et chaude sur de belles notes d’épices, de vanille et de gomme balloune. Cassonade et bois. Équilibre : belle complexité, reste longuement en bouche. Comme la plupart des embouteillages de Booker’s, on est pas déçu.

Booker’s Batch #C06-B-15

63.55% alc./vol.
7 ans, 3 mois

André 91.5%
Définitivement un des meilleurs bourbons sur le marché. Salade de fruits rouges, maïs sucré, réglisse, cerises rouges, cassonade, sucré chauffé légèrement caramélisé. En bouche; les cerises rouges dans leur jus, fruits séchés, raisins secs, beaucoup de cannelle et d’arômes de brûlé du fût, vanille, éclisses de bois. Sensation astringente en finale de bouche, presque tannique, vieux cuir, beaucoup de fruits. L’alcool est bien apprivoisé par les pulpeuses saveurs très aromatiques et enveloppantes. Finale très persistante, par l’intensité des saveurs, portée sur le maïs, les cerises, la réglisse à la cannelle, le vieux cuir un peu brûlé.

Patrick 92%
Booker’s demeure l’une de mes marques de whisky favorite « toute catégorie ». Un whisky kick ass qui justifie à lui seul ma passion envers ce liquide! Nez : Comme une tonne de brique, version bourbon. On reconnaît l’arôme caractéristique de Jim Beam, à la puissance 10! Maïs, mélasse, cassonade légèrement caramélisée, épices du bois et une touche de cerise. Bouche : Toujours le maïs, la mélasse et la cassonade brûlée, mais avec aussi une sensation globale de boire du bois épicé liquide. L’ensemble offre une bataille sucrée-épicée, arbitrée par une touche de cerise. Finale : Très longue et savoureuse, d’abord sucrée, puis épicée.

Clan Denny Strathclyde 25 ans Vintage 1989

56.2% alc./vol.
Fût #10446

André 87%
Nez équilibré, dose et balance parfaite de sucre et d’épices, très liché et raffiné… Classy. Caramel brûlé ceinturant de paisibles épices, oranges sanguines, bois vanillé, cannelle. Le taux d’alcool frappe pas mal en bouche après la douceur du nez, de fines aiguilles d’alcool entrent dans la langue et accompagnent la vanille et le caramel et le miel et un peu brûlé du fût. Tout comme l’édition Girvan, je retrouve aussi du poivre noir en background et cela apporte une dimension plus punchée aux autres saveurs relativement douces. Agréable montée des épices en crescendo pour finale de bouche menant sur la vraie finale linéaire mais soutenue. Un grain whisky d’une superbe balance avec une dualité des saveurs et arômes intéressante, une texture juste. Une belle expérience de dégustation, si vous aimez cette catégorie de whisky.

Patrick 89%
Un whisky qui saura unir les amateurs de whisky de chaque côté de l’océan, qu’ils soient fans de bourbon ou de scotch! Nez : Si vous avez déjà visité un entrepôt de fûts de bourbon, c’est exactement ce que ça sent! Chêne, vanille, sous-bois après la pluie et réglisse rouge à la cerise, avec une touche d’épices de bourbon subtils. Bouche : Caramel, chêne brûlé, vanille, cerise, chocolat au lait et une touche d’épices qui vient relever le tout. A mi-chemin entre un bourbon et un scotch. Finale : D’une belle longueur et portée par le caramel et la vanille.

Martin 86%
Couleur de l’influence d’un bois assez riche. Nez: Doux butterscotch, céréales, crème anglaise. On perçoit plus ou moins son âge, tristement. Bouche: Douceur assez marquante pour un cask strength. Chocolat, vanille et caramel entament la danse, suivis de d’autres céréales, mais c’est ici que ça se termine. Finale: Longue et épicée quoique peu aggressive, voire même passive. Équilibre: Une réussite notable pour un whisky de grain, mais un peu trop domestiqué à mon goût. 25 ans serait-il trop long? Blasphème!

Grand Old Parr 12 ans

40% alc./vol.

André 89%
Céréales trempées dans une solution de citron et d’agrume, fruits secs roulés dans le caramel, oranges et douce vanille. Le whisky a presque des odeurs de virgin oak (sans le côté pourri et p’tit bas dans le fond de la benne de lavage). Miel dans lequel des grains d’épices se seraient mélangés. La bouche est tendre, la texture exquise, beaucoup de miel en avant plan suivi de fruits tropicaux et d’une portion d’épices bien dosée rehaussant l’ensemble du whisky qui est globalement doux. Mélange de cannelle et de fruits épicés réchauffant maintenant la bouche. Avec le temps, les notes de caramel sont plus soutenues. La finale est plus épicée mais se couche sur un lit de miel et de caramel un peu brûlé. Une bataille d’éléments aux saveurs opposées mais qui au final gagnent chacune de l’autre. Un superbe blend, consistant et savoureux avec une qualité que ferait l’envie de bien des single malts.

Patrick 90%
Un bel exemple de la supériorité des scotchs face aux autres spiritueux. Idéal pour une fin de semaine de pêche. En fait, il en faudrait au moins deux bouteilles! Nez : Surprenant parfum agréable et complexe. Vanille, céréales, orange, fumée subtile, chêne cuir, sucre à la crème… Tout y est! Bouche : Ici encore, la complexité est au rendez-vous, avec une prédominance des épices, puis du chêne, de la fumée et d’un peu de caramel. Pour compléter le tout, on a ajouté une touche d’herbe et de fruits mûrs. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 88%
Coucher de soleil ambré. Nez: Vanille, caramel écossais, crème anglaise et miel. Orge et cuir viennent compléter le tableau. Un assemblage fortement réussi. Bouche: Cuir et miel, orge et crème, citron et vanille, meringue et chêne. Très complexe et bien construit. Finale: Vanille et épices. Une douce chaleur reste avec nous sur de timides notes de cuir fumé. Les touches du whisky de grain ressortent ici. Équilibre: Un brillant exemple d’un blend réussi. Pas arrogant, ni présomptueux. Comme j’ai toujours dit, quand un blender passe autant de temps et d’effort sur un assemblage, ça doit bien valoir quelque chose.

Clan Denny Invergordon 21 ans Vintage 1993

51.1% alc./vol.
Fût #10445

André 86%
Nez vraiment tricky pour un grain whisky… Avoir autant de fruits dans un whisky vieilli en bourbon cask est très singulier. Salade de fruits nappée de miel et d’un soupçon d’épices. En bouche, céréales au miel, sensation douce et soyeuse, beaucoup de miel et une texture de beurre fondu, chocolat blanc et croustade. Finale relevée, plus épicée et les céréales séchées concassées. L’alcool est plus approprié dans ce cas-ci et donne une chance aux notes d’agrumes un peu acide de se révéler doucement. Un whisky de grain singulier et de belle conception.

Patrick 90%
Un excellent whisky qui saura convertir ceux qui demeurent sceptiques face aux whiskys de grain. Nez : Parfum intense de caramel sucré et suave, avec de belles notes de fruits rouges et une touche de gâteau blanc qui sort du four. Bouche : Toujours le caramel sucré, au point où le whisky nous fat presque penser à un vieux rhum. Vanille et crème anglaise viennent compléter le tout. Finale : Longue et savoureuse, portée sur la vanille, la crème anglaise et une touche de chocolat au lait.

Martin 87%
Ambre à peine plus profond que le Girvan de la même série. Nez: Le grain est en vedette ici. Blé? Belles touches de caramel chauffé et de fruits séchés. Maïs? Bouche: Plutôt doux et mielleux, surtout fruité, avant que les épices du cask strength ne nous dévorent l’âme. On décèle une belle pointe de céréales derrière le tout. Finale: Les épices font perdurer les saveurs et les arômes précédents, sans toutefois les étouffer. Équilibre: Au contraire du Girvan, le taux d’alcool ici soutient à merveille les flaveurs proposées.

Clan Denny Girvan 20 ans Vintage 1993

56.7% alc./vol.
Fût #10439

André 83%
Nez copieux de miel et de cannelle, d’oranges très épicées et bien porté sur le grain. La bouche est puissante et offre une livraison d’épices assez solide que tentent d’adoucir le butterscotch, le miel et la vanille qui en devient presque poivrée. La finale est musclée par les épices omniprésentes jumelées aux grains de céréales séchés. La texture est sèche et épineuse, avec des soupirs ennuyés de vanille et de miel. Un bon grain whisky, un peu trop rectiligne et prudent. Habituellement, les notes pour ce genre de whisky sont plus douces et de goûter de si fortes épices dans un grain whisky est presque inhabituel. Personnellement, le whisky me laisse un peu indifférent.

Patrick 83%
Un produit assez orginal en termes de saveurs, qui nous sort de notre zone de confort. Nez : Vanille et chêne avec une touche épicée et feuillue. Bouche : Donne l’impression de mordre dans une planche de chêne sur laquelle on aurait versé un trait de vanille. Le tout est complété par un délicieux caramel, une note d’oranges assez puissante et une pointe de miel. Finale : Longue et portée sur un mélange de vanille et d’orange.

Martin 85%
Doré à souhait. Nez: Vanille crémeuse et caramel onctueux. Légère vague affirmée de grain agressif ou du moins pas trop subtil. Bouche: L’attaque du cask strength décuple les épices. Cannelle et gingembre. Le miel et le caramel finissent par percer. La seconde gorgée est pas mal plus douce, sur des notes marquées d’orange, de beurre et de caramel écossais. Finale: Soutenue, sur de belles épices, avec encore l’orange et le miel qui veulent un peu de soleil eux aussi. Équilibre: Bon grain whisky, mais qu’en serait-il à un taux d’alcool moins élevé? On croirait que le cask strength se bat contre les saveurs au lieu de les supporter.