Bruichladdich Octomore Edition 09.3 Octomore Farm 5 ans

62.9% alc./vol.
52 tonnes d’orge tirés du Irene’s Fields sur la Octomore Farm de l’Ile d’Islay près du village de Port Charlotte et de la distillerie Bruichladdich ont produit 134 fûts de spirit distillés en 2012. Maturation pendant 5 ans en divers types de fûts : combination de 1st fill ex-American whiskey (25%), 2nd fill ex-bourbon (10%), 3rd fill virgin oak (25%), 2nd fill Rivesaltes (20%) et 2nd fill Syrah casks (20%). 18000 bouteilles, 133 ppm.

André 91.5%
Nez plus franc que l’édition 9.1. Beaucoup de céréales fumées au nez, pommes poires, miel, vanille, d’ananas, jus de citron, tourbe puissante presque médicinale, surtout en fond de bouche, genre diachilons. La bouche est dominée au départ par les céréales fumées. On devine par la suite les saveurs de fruits tropicaux qui émergent lentement du nuage de tourbe; poires, pêches, pommes poires, ananas. S’ajoutent ensuite de savoureuses notes sucrées de miel et de crème fouettée à la vanille. La texture offre beaucoup d’onctuosité en bouche, côté huileux intéressant aussi qui nappe bien la bouche et qui aide les saveurs secondaires à souvrir comme une queue de pan. Remonte ensuite en bouche des accents salins, le gingembre fraichement râpé, notes maritimes et légèrement terreuses. Finale punchée sur le poivre broyé et la fumée médicinale. Quand la force de l’alcool rencontre la délicatesse et le raffinement des saveurs et arômes, on a droit à un malt d’exception.

Patrick 93%
De la grosse grosse tourbe intense, mais qui présente tout de même une certaine complexité. Un drink pour adultes vaccinés! Et oui, c’est excellent. Nez : Belle fumée de tourbe huileuse, avec une touche de vanille et de caramel et du bruyères subtil. Bouche : Toujours la belle fumée de tourbe huileuse, sel de mer, bruyères et chêne brûlé. Finale : D’une superbe longueur, marquée par la fumée et le chêne brûlé.

Martin 94%
Nez: Malt grillé et tourbe fruitée typiques de ces embouteillages. Chêne poussiéreux qui ouvre le chemin pour le taux d’alcool, zéro sournois, qui arrive sous tambours et trompettes. Bouche: Eau de rose, melon au miel, épices, fruits rouges, chêne et grains d’orge. Finale: Puissante, soutenue et déli-fucking-cieuse. Mûres, bois, tourbe et caramel. Poivre et sel. Équilibre: Un grand, grand, grand Octomore qui, aime ou aime pas, ne laissera personne indifférent. Je suis en amour.

Bruichladdich Octomore Edition 09.1 Dialogos 5 ans

59.1% alc./vol.
Distillé en 2012, maturation en Ex-American whiskey cask ; 51% Jim Beam, 26% Jack Daniels, 15% Clermont et 8% Old Grand Dad. Édition de 42,000 bouteilles. 156 ppm.

André 86.5%
Agrumes et citron, tourbe persistante bourrée d’herbe verte, terre mouillée après la pluie, ananas et vanille. La bouche est sur les céréales, le jus de citron et les fruits tropicaux. La tourbe est franche, puissante et herbacée, poivrée par moment et aussi sur le bois de chêne carbonisé, réglisse noire. La texture par contre est digne de mention, belle souplesse et onctuosité sont au rendez-vous. La finale est sur les fruits à chair au départ, avant d’être balayés par une vague de tourbe puissante, des notes phénolique, salées et de bois calciné. Rétro-olfaction de feu de bois sur la plage et de terre mouillée. Pas mauvais mais ça manque de hook et de raffinement en général.

Patrick 93%
Gros, intense, savoureux, bien construit. Yep, les Octomore se sont grandement améliorés dernièrement. J’adore! La tourbe a son meilleur!! Nez : De la fumée tourbe riche et envoûtante, du chêne, de la vanille, du caramel et des notes terreuses. Bouche : Oh que c’est bon. De la grosse tourbe fumée, du chêne, de la terre et un peu de caramel, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 88.5%
Nez: Coup de poing de tourbe en pleine tronche. Un peu de poire, de fruits tropicaux, vanille et citron. Le tout reste bien contrôlé malgré la sauvagerie de la tourbe. Bouche: Ananas, banane, crème, sucre d’orge, épices, bois. Feu du cask strength. Finale: Longue et franche, sur pas mal toutes les notes susmentionnées, Bois et touche de minéralité. Équilibre: Encore un beau coup sûr. Bémol, Octomore a une nature tellement puissante que les différents fût de bourbon sont presque impossibles à isoler.

Bruichladdich Port Charlotte MC:01 Marsala Casks 2009

56.3% alc./vol.
Produit à partir d’un mélange de 48% de whisky de 6 ans d’âge vieillis en French Oak Casks et 52% vieillis en fûts de American Whiskey Cask, ensuite affinés pendant plus de 2 ans en fut de Marsala. Une édition à 40ppm.

André 86%
Grosse tourbe grasse, sale et herbacée, chocolat noir amer, cendre de feu de foyer, caramel, vanille et fruits tropicaux. L’attaque de bouche est herbacée et poivrée, puis se stabilise dans des notes de fruits tropicaux (poires, oranges, bananes et mangue), pommes nappées de chocolat noir amer fondu, saupoudrés de sel marin et d’algues de mer séchées. Quelques accents de viande rouge aussi et de cuir mouillé. C’est puissant et musclé en bouche, le tout avec un taux d’alcool relevé et une sécheresse un peu mordante. Finale poivrée et fumée, sèche et épicée. J’aurais probablement aimé un eproportion moins importante de French Cask que j’aurais troqué pour du bourbon cask, question d’amadouer cette bête de tourbe un peu sauvage. Je ne sais pas si c’est ma mémoire qui me trouble mais cette édition manque de nuance et de raffinement. La tourbe est en coup de poing et la présentation est relativement uniforme. La majorité des fruits et des saveurs secondaires sont écrasées par la tourbe pas subtile en formule coup de poing. J’ai vu mieux comme édition Port Charlotte. Les amateurs hardcore de tourbe aimeront probablement mais l’amateur en quête de subtilité et de détails ne se laissera probablement pas berner de façon si facile. Et ce n’est pas parce que l’on présente de la tourbe puissante que l’on ne peut pas faire dans la complexité, pensez aux Édition Octomore…

Patrick 93%
Wow, ça c’est mon genre de whisky! J’adore, c’est tout ce qu’il faut à la bonne place. Nez : Oh wow. Mon mélange favori de fumée de tourbe et de fruits. Aussi des abricots, du caramel salé, de la vanille et… Du goudron! Bouche : Wow, de la tourbe, du goudron, des fruits mûrs, du caramel salé, de la vanille, du bois brûlé. Miam miam miam. Finale : D’une belle longueur, fruitée et légèrement fumée.

Martin 88%
Nez: Hyper vineux et ultra fruité. La tourbe est très discrète et subtile, mais ô combien agréable. Fruits rouges et tourbe is the name of the game. Céréales voilées. Bouche: Chaud et salé, presque astringent. Texture légère, avec de fortes influences du fût de vin. Fruits des champs, cuir, tourbe verte, citron et sel. Finale: Bois, épices, citron et framboise. Tourbe et feu de camp. Équilibre: Un superbe whisky, mais on dirait que le fût de marsala sied moins à un malt particulier comme le Port Charlotte. -2 points pour Gryffondor…

Bruichladdich Port Charlotte 10 ans Heavily Peated

50% alc./vol.

André 90.5%
Pour amateur de tourbe avertis, ce whisky est un must! Tourbe agricole, ananas frais, purée de bananes, grosse gousse de vanille, jus de citron, minéral aussi genre galets avec du sel de mer séchés dessus au soleil, varech, sel de mer. J’aime beaucoup le fait que même si ce whisky est tourbé, celle-ci n’efface pas les odeurs plus discrètes et fines. Du beau travail au niveau équilibre général. Texture grasse en bouche, mouth coating, sur les saveurs de salade de fruits, d’ananas et de poires, jus de citron, oranges ou mandarines, fumée de tourbe maritime, algues et sel de mer. Finale camphrée, herbeuse et poivrée.

Patrick 90%
Tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un whisky d’Islay. De la tourbe, de la fumée et un ensemble de saveurs assemblées de manière magistrale. Nez : Belle grosse tourbe pas subtile pantoute, avec une touche herbeuse et crasseuse comme j’aime mes whiskys tourbés. Bouche : Belle tourbe fraîche, chêne brûlé deux fois plutôt qu’une, présentant globalement une saveur de feu de camp et de tourbe. Et une discrète note sucrée qui rends l’ensemble hyper agréable à boire. Pas subtil, mais très efficace. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe, le bois brûlé et une touche herbeuse.

Martin 91.5%
Nez: Superbe tourbe, végétale, agricole et feutrée à la fois. Herbe, citron et sucre en poudre. Vanille, agrumes, chêne et crème. Bouche: Miel et vanille, tourbe et fleur de sel. Caramel, fruits mijotés et malt grillé. Douces épices, fruits tropicaux accompagnés d’une juste minéralité. Finale: Longue et posée, sucre en poudre, chêne et poivre rose. Douce tourbe omniprésente. Équilibre: Exquis, avec Port Charlotte difficile de rater la cible.

Bruichladdich Black Art 26 ans 1990 Edition 06.1

46.9% alc./vol.
Cette 6ème édition de la série cryptique Black Art de Bruichladdich a été élaborée à partir d’une combinaison de fûts distillés en 1990 dont l’origine est confidentielle. Élevé pendant 26 ans et embouteillé à 46,9 degrés, ce single malt d’Islay est une édition limitée à 18 000 bouteilles, numérotées individuellement.

André 92%
Superbe nez; ananas, bananes, poires, miel, abricots, confiture de fruits rouges, raisins secs, dattes, prunes, pommes Granny Smith, chocolat noir. Onctuosité en bouche, très riche en saveur et texture; raisins secs, sherry, melon au miel, mangue, ananas, prunes, poires. Belles notes herbacées bien dosées et tourbe discrète avec un accents de wine cask intriguant. Légère touche de souffre très passagère à la première gorgée. Finale de tango endiablé de poivre, épices, de fruits et de saveurs maritimes. Un whisky à la fois délicat et affirmé sur ses origines. On reconnait bien l’enseignement du Maitre McEwan dans son jeune Padawan Harnett.

Patrick 92%
Un whisky d’une complexité que j’ai rarement vu, le tout magistralement balancé. Impressionnant. Nez : Parfum très fruité, avec des mûres, du caramel, du chocolat, du raisin. Alléchant ! Bouche : Très fruité et sucré, avec du chocolat et du caramel, un peu de bois brûlé. Aussi, du miel, de la vanille, du tabac, du gingembre… Wow, impressionnant ! Finale : D’une belle longueur, d’une complexité incomparable.

Martin 93.5%
Nez: Soyeux et fruité. Raisins et fruits rouges, tabac à pipe, musc, fruits des champs et chêne humide. Bouche: Compote de fruits rouges, bois, épices, pruneaux, dattes, cacao, muscade et cuir. Incroyable texture. Finale: Épices, longue descente toute en douceur. Cuir, tannins, raisin, planche poussiéreuse, réglisse noire. Équilibre: Équilibré, complexe, bonheur. Un grand malt avec comme pratiquement seule imperfection son prix.

Bruichladdich Single Cask Evolution Vintage 2006

64.3% alc./vol.
KWM bottling, Distilled 28-11-2006, Bottled 23-01-2018, from Riversaltes Cask #3307, 269 bottles. Distillé à partir d’orge Chalice, cultivée sur l’Ile d’Islay et vieilli en fût de vin Riversales.

André 89%
Le nez offre de solides notes de confiture de fruits, de fraises et framboises mais présenté en version très polie et arrondie. On détecte rapidement l’utilisation du wine cask qui apporte un rendu fruité bien différent de sherry ou porto. Donc, fruits; framboises et fraises, vin rouge, sensation un peu poreuse et ronde, miel et chocolat, un peu terreux aussi, genre terre mouillée. La bouche est fruitée et mielleuse, réglisse rouge, oranges et chocolat. Le wine cask a pleinement intégré les saveurs de céréales douces, tout comme les épices. La finale est longue et douce, sur les fruits rouges, les fruits sauvages nappés de miel. Une présentation unique comme Bruicladdich peut le faire, faut encore que cela tombe dans votre palette de goût.

Patrick 86%
Un gros whisky intense et pas très subtil. Mais ça reste quand même un whisky très le fun! Nez : Parfum très fruité, très vineux, avec quelques oranges et une note discrète de caramel et de chêne. Bouche : Intense à tous les points de vue : D’abord à cause de l’alcool, puis à cause du vin rouge et enfin à cause qu’il est très chaleureux. Aussi, une petite touche de caramel. Finale : Très longue, marquée par le vin rouge.

Martin 90%
Nez: Vin chaud, belle rondeur. Fruits mijotés, sel marin, chêne et cuir. Framboises et brin de scie. Bouche: Superbe texture, sirop de table, fruits rouges, miel et vanille. Épices, porto, sherry, bois et raisins. Sublime, mais avec un taux d’alcool qui n’est pas pour les néophytes. Finale: Longue, chaude et épicée. Encore les oranges, les raisins et le chêne sec. Équilibre: Excellent whisky, grande complexité, comme bien d’autres impossibles à retrouver…

Bruichladdich Port Charlotte Islay Barley 2011

50% alc./vol.
Port Charlotte réinvente sa gamme et son packaging en 2018. Toujours fabriqué à partir de 100% d’orge venant de 3 fermes (Dunlossit, Kilchiaran et Sunderland) et d’eau de source provenant d’Islay, cette édition justement nommée « Islay Barley » est un single malt ultra tourbé (40 ppm). Distillé en 2011 à partir d’orge récolté en 2010, il est ensuite vieilli sur Islay à 75% dans des fûts de whiskey américain de premier remplissage et à 25% en fûts de merlot et de syrah de second remplissage.

André 88%
Le nez est jeune et vif même s’il y a beaucoup de délicatesse sous ce 2×4 clouté de tourbe. Tourbe terreuse puissante remplie d’enbruns salés, herbe verte mouillée, citron et agrumes, fruits tropicaux, grains de céréales au miel, grosse vanille pulpeuse… mais faut passer au travers du filtre de tourbe assez opaque. La bouche est puissante et huileuse, tourbée et fumée, un peu crasseuse, morceaux d’ananas, de fruits tropicaux, agrumes, oranges et citron, une pincée de sel de mer, poignée d’amandes, céréales maltées. Notes médicinales impressionnantes, camphre et feu de bois encore mouillé. Ensemble un peu agricole dans la présentation. Finale sur le charcoal et le poivre broyé, terre mouillée, fumée sale et souvenirs maritimes, chocolat noir amer. Une belle édition, à mi-chemin entre les Octomore et les Laphroaig.

Patrick 93%
Que c’est bon. Menoum, wow, miam miam miam. T’aime la tourbe? Poses-toi pas de questions, tu vas adorer. Genre, les Laphroaig d’il y a 15 ans rencontrent les Bowmore de la même époque! Et en plus, beau bonus, on ne ressent pas du tout la force de l’alcool. Nez : Oh la belle fumée toi! Fumée de tourbe fraîche, gazon jauni, avec une subtile touche maritime. Bouche : De la fumée de tourbe subtilement sucrée, du créosote et un peu de poivre et pas mal de sel. Oh que c’est bon ça! Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et avec du bois très brûlé.

Martin 91%
Nez: La tourbe y est bel et bien, mais est masquée par la délicatesse des fruits présents. Algue et sel de mer viennent accompagner le tout, suivi de chêne mouillé et de miel, sucre en poudre et vanille. Bouche: Superbe texture, la tourbe est terreuse, mais elle sait bien s’éclipser pour montrer le miel, les fruits, le bois et la vanille. Finale: Poivre, cacao, bois et cendre. Tout en douceur comme retombée. Équilibre: Un grand scotch tourbé. Degré d’alcool à point, saveurs bien cernées et équilibrées, un dram qui nous garantit une belle soirée.

Laphroaig Cairdeas 2018 Fino Sherry

51.8% alc./vol.
Édition Fèis Ìle 2018, maturation en first fill ex-bourbon cask et affinage en Fino sherry cask.

André 86%
Impression initiale de tourbe phénolique médicinale intense, miel, fruits tropicaux, ananas, purée de bananes, vanille, pincée de fruits rouges défraichis, oranges. La texture en bouche est un peu molasse, mais les saveurs punchées; oranges, cendre refroidie, tourbe en sourdine mais définitivement phénolique et médicinale, sensation de poussière de pierre et de sel de mer séché sur des galets, ananas et abricots, fruits tropicaux, poivre noir broyé, maritime dans l’ensemble. Lors de la dégustation à la table, le mot d’ordre était ‘’minéral’’ et l’association était unanime. La fumée de tourbe se diffuse très rapidement et le whisky peine à tenir la note. Finale un peu terne et effacée, ananas et fruits tropicaux, sel de mer, fumée de tourbe très en retrait. Un bon whisky mais un Laphroaig en deçà de la moyenne habituelle. Après le Select, le Lore et le pénible 27 ans, la descente commence à être raide chez Laphroaig.

Patrick 91%
Un beau Cairdeas, le genre que je souhaiterais voir comme produit régulier, car c’est exactement dans ma palette de goût. Nez: La belle fumée de tourbe sale et salée de Laphroaig, avec une petite note fruitée/sucrée, avec des fruits des champs et des bananes. Bouche : La bouche s’ouvre sur de la fumée de tourbe d’une belle intensité, du goudron et du sel. Puis, on détecte aussi des fruits tropicaux, une touche de sucre blanc et une bonne dose d’épices. Finale: D’une belle longueur, fumée, fruits et épicée.

Martin 91%
Nez: Tourbe fruitée et fortement affirmée, quoique moins médicinale que ce à quoi Laphroaig nous a préparés. Bois fumé et vin chaud. Caoutchouc et cerise. Bouche: Tourbe et asphalte, presque Ardbeggien. Fruits rouges et avalanche d’épices et de crème fraiche. Finale: Épicée sur la tourbe et le chêne. Semble s’estomper, mais revient sur de belles pointes salées et iodées. Équilibre: Belle réussite. J’étais sceptique au nez, mais la finale complexe a su me ramener à l’ordre. Superbe édition!

Bruichladdich 1989 Bourbon Cask #44

53.5% alc./vol.
Cask #44

Patrick 89%
Le nez discret m’a complètement fourbé! Tout explose une fois en bouche, pour notre plus grand plaisir! Bref, quelques points en moins pour le nez qui a fait son difficile, mais en bouche, si tous les scotchs étaient fait sur la même recette, je ne m’en plaindrait même pas! Nez : Chêne, discrets fruits tropicaux et vanille subtile. Bouche : Oh oh! C’est ici que ça se passe! Fruits tropicaux, tonne d’épices du chêne et surtout, une belle touche de fumée discrète, mais impressionnante! Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne brûlé, l’orge et une touche de fumée.

Laphroaig 28 ans

44.4% alc./vol.

André 93%
Malgré le prix légèrement plus élevé que son frère de 27 ans (1750$), ce whisky livre la marchandise. Rapidement au nez, on constate que le whisky a de l’âge et une rondeur sensuelle envoute rapidement les narines de nuages de tourbe phénolique tendres et pulpeux, hôpitalesque, d’herbes verte mouillée, céréales fumées, d’agrumes citronnées, poires passées à la poêle, miel chaud. Bouche onctueuse et sensuelle, phénolique à souhait, beaucoup d’agrumes rafraichissantes et de cosses d’oranges fraiches, jus de citron, poivre noir moulu, une touche de fruits secs, xérès et réglisse rouge, fumée de tourbe diaphane qui fond dans la bouche. Longue finale, persistante mais très douce, la fumée de tourbe phénolique s’éteint lentement en laissant une sensation de plénitude et d’air frais maritime. Du grand Laphroaig, à plus de 1700$ la bouteille, nous en attendions rien de moins.

Patrick 94%
Un Laphroaig apprivoisé par 28 longues années en fût. C’est excellent, le genre de whisky qu’on boit à tous les jours… quand on est milliardaire! Nez : La tourbe typique (c’est-à-dire, crasseuse) de Laphroaig est grandement adoucie par du chocolat et du miel. Bouche : Superbe fumée de tourbe crasseuse et sucrée tout la fois, avec des notes de chocolat, de miel de fruits mûrs et de bruyères. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe, un peu de chêne brûlé et une vanille sucrée.

Martin 89.5%
Nez: Tourbe verte et herbeuse, plus végétale que Laphroaigesque. Bois et boucane, poussière et citron. Pierre lavée. Bouche: Tourbe et pneu, cuir et fruits tropicaux. Chêne et épices légèrement astringentes. Finale: Longue, sèche, fumée et boisée, à peine minérale. Équilibre: Fort agréable, on comprend le parcours dans le temps de ce whisky, mais a t-il perdu un peu de son mordant avec le temps?