Connemara Turf Mor

58.2% alc./vol.
Le Connemara est un whisky tourbé irlandais produit par la distillerie Cooley. Leur collection « small batch » avait débuté avec le Connemara Xérès et le Turf Mor est le 2eme opus de la série. Vous avez déjà deviné c’est une version tourbé – autour de 58 ppm qui est de l’ordre de Ardbeg et bien au-dessus Lagavulin ou Laphroaig. Le Connemara ordinaire contient environ 20 ppm de phénols.

André 91.5%
Après tant d’années passées de déception en déception à découvrir l’univers des Irish whiskies, voici la bombe qui fera exception. Les Connemara étaient déjà dans mes révélations Irish whiskies, mais cet embouteillage atteint des sommets qu’envieraient même certains single malts de l’île d’Islay, tant par son nez de tourbe très prononcé que par ses saveurs maritimes. Une petite perle, du nez à la finale, finement balancé et livré avec un tsunami d’alcool décoiffant. Rien de bien nouveau dans l’univers des whiskies en général, mais provenant du Irish whisky, c’est comme si on découvrait que les Irlandais avaient finalement découvert l’art de la distillation…

RV 90.5%
Enfin, après des années d’évaluation, un whiskey irlandais qui brûle le 90%. Le tout commence avec un nez doux, un peu d’huile et une tourbe tranquille. En bouche, c’est le grain d’abord, puis arrive le feu carbonique et la tourbe. L’expérience se coiffe ensuite d’une finale très longue, remous d’une très puissante vague. Définitivement, une bouteille irlandaise surprenante, impossible à ignorer.

Patrick 89%
Parfum de tourbe humide avec une petite pointe de fruits. Intriguant. En bouche, d’abord de la terre, puis la tourbe et enfin la fumée. Heeeee, il y aussi une petite note fruitée. La finale s’étire longuement sur la fumée. Wow, une belle bête!

Connemara Peated

40% alc./vol.
Lancé en 1995 par la distillerie Cooley, ce single malt fut le premier Irish tourbé. 75% de l’orge maltée employée est tourbée.

André 81%
Au nez; menthe & miel, peat vert, accompagné d’une fumée rappelant un feu de camps sur le bord de la mer. Végétal et vert, une pointe de fumée et un mentholé marin très agréable. Très honnête comme qualité prix.

Patrick 86%
Menthe, feuillu; peat vert, bonne initiation à l’Irlande. Très bon. Très frais, tourbeux et herbeux. J’appellerais presque ça du peat vert! Un peu de fumée. Globalement: Wow! Vraiment délicieux!.

Martin 83.5%
Bronze cuivré. Nez: Tourbe présente mais douce, malt crémeux, chêne, miel et une touche du cuivre de l’alambic. Sel marin. Loin de l’Écosse, on est dans la tourbe irlandaise. Bouche: Miel, sucre et cuivre. Herbe et épices. Tourbe gênée et menthe. Texture légèrement aqueuse. Finale: Belle descente mentholée parsemée de chêne, de timide fumée et de verdure. Le côté cuivré est un peu déplaisant. Équilibre: Une belle surprise, pas un gros cogneur comme les scotchs d’Islay, mais en effet une maudite belle surprise rafraîchissante.

Kim 81%
Nez : Tourbe presque florale, fruits tropicaux (ananas, mangue). C’est franchement envoutant, printanier. Bouche : Sans être mauvais, il est un peu quelconque. La tourbe disparait rapidement, très sucré, finale super courte. Je passerai donc ma soirée à le renifler, sans nécessairement le boire.

Clontarf 1014 Classic Blend

40% alc./vol.
La distillerie tire son nom d’une célèbre bataille ayant eu lieu sur les champs de Clontarf près de la ville de Dublin, le Vendredi Saint, au printemps de 1014. Le grand roi irlandais Brian Boru et ses hommes ont alors repoussé les vikings et permis à l’Irlande telle que nous la connaissons d’exister. Ce whisky est vieilli exclusivement en ex-bourbon cask.

André 79%
Vite comme ça, la première gorgée me fesait penser à un whisky Canadien. Le côté céréales et alcool de grain ou d’alcool neutre, très passif au nez commes autre saveurs sans être agressif ou mal conçu. Au nez, notes de céréales maltées, de vanille et de miel, d’épices tout de même douces. Rien pour casser la barraque mais rien qui nous ferait dire qu’on a ici droit à une erreur de confection mais plus à un manque d’originalité. La bouche est soutenue, les épices rendent la sensation un peu acérée, éventail de saveurs limitée avec les notes de céréales et de grais divers, la poire, le miel et la vanille, la salade de fruits. Le whisky est a little bit oaky en bouche, légèrement sec et épicé. La finale est moyenne et n’est ponctuée que par les épices et les notes du bois de chêne.

Patrick 83%
Au nez, les noisettes comme dans les Frangelico… Frais, malt, herbe fraîchement coupée, avec quelques fleurs au travers. En bouche, malt doux, herbes, et fleurs qui prennent de plus en plus de place au fur que l’on se rapproche de la finale. La finale présente de légères épices qui sont rapidement enveloppées par un sucre herbeux et doucereux comme les yeux de ma blonde.

Martin 83.5%
Nez: Grain, acétone, vanille et sucre doré. Lointains fruits rouges, touche d’alcool assez présente. La douceur classique des whiskeys irlandais me semble manquer à l’appel. Ou du moins arriver en retard. Herbe et poivre. Bouche: La douceur arrive ici. Miel, malt, caramel et vanille. Léger poivre noir, planche de chêne et petits fruits. Bien savoureux tout ça. Finale: Un peu relevée, sur des notes de poivre, de cannelle, de fruits et de vanille. Le chêne sec boucle le tout. Équilibre: Je suis agréablement surpris par ce blend. Je m’attendais à du bottom shelf de fond de tonne, mais wow. De belles saveurs, rien d’extravagant, mais une douceur qui ferait de cet embouteillage un bon Irish de semaine, on va se le dire.

Bushmills 1608 400th Anniversary Edition

46% alc./vol.
Spécialement élaboré pour célébrer le 400e anniversaire de la licence de distillation accordée à la région de Bushmills en 1608, ce blend est distillé 3 fois conformément à la tradition irlandaise. Embouteillé à 46% pour garantir un épanouissement aromatique optimal, il a été conçu à partir d’une orge maltée très particulière, le malt cristal, obtenu grâce à un séchage à haute température des grains encore humides qui entraîne la caramélisation des sucres.

André 81%
Frais et aérien; sent les herbes, la lime. L’arrivée en bouche est très discrète et gênée, mais la vague qui suit est vraiment unique et inusuelle, à saveur principalement de mangue et d’agrumes est malheureusement trop courte laisse rapidement la place à une rétro plus qu’ordinaire. Globalement: nez décevant, bouche particulière mais éphémère et une finale sans personnalité.

RV 81.5%
Chlorophylle et café amer excessivement torréfié. Timide présentation mais vaut la peine d’attendre une certaine transformation quasi fleurie, avec wave sur la vanille tout juste extraite, or la finale se veut bien ordinaire, avec un petit retour sur le café. Une curiosité, une autre de ces bouteilles qu’on est content de goûter mais pas nécessairement de payer.

Patrick 89%
Nez riche, malté sucré et fruité. Frais. Agrumes? Au goût, agrumes, agrumes agrumes, pommes fleurs et un peu de malt. Enveloppant, exquis et délicat tout à la fois. En finale, les fruits rouges reprennent un peu de place, mais subtilement.

Windsor Canadian Blended Whisky

40% alc./vol.

André 76%
Seigle, canneberges et léger brûlé. En ventilant, ces mêmes arômes laissent rapidement la place à l’alcool qui domine un tapis d’épices. La bouche est nulle à chier, sauf le mélange de cerises et de compote d’orange jumelé au seigle très rêche. La finale, sèche, est aussi sans exubérance ni surprises.

RV 80%
Sait ce qu’il est et ne se prend pas pour un autre: Windsor est un canadien cheap au nez, avec plein de vanille et de caramel, rien de très fancy. Avec le temps, les agrumes émergent mais le rye demeure en puissance, or j’apprécie que son nez passe du ouash à bien correct. Si moelleux qu’on voudrait presque le croquer, avec un petit goût de noix de Grenoble. La finale est un tout en rye un peu aigre et l’aftertaste est très ordinaire. La bouteille en plastique et l’étiquette old style sont peut-être très ordinaires, mais au moins Windsor ne se vente pas d’être une grande marque ou d’être la plus reconnue contrairement au Schenley OFC à qui je le juge plus balancé, donc supérieur.

Patrick 60%
Au nez, vodka bon marché, vanille, caramel et agrumes. Au goût, eurk. Me fait penser à du new make de whisky de seigle et maïs qui aurait été vieilli quelques semaines… Finale de sucre de canne carbonisé. A éviter.

Wiser’s Red Letter 2012 Release

45% alc./vol.
Embouteillé à 6000 exemplaires, non filtrée à froid et à fin de vieillissement de 150 jours (pour célébrer les 150 de Wiser’s) en barils de chêne blanc vierge.

André 76.5%
Beau fruité accompagné d’un rye piquant la langue, légèrement épicé. Assez unidimensionnel en bouche. Je n’aimes personnellement pas la finale, on dirait un whisky brut, qui n’a pas terminé sa maturation. Gagne à respirer afin qu’il s’arrondisse en bouche mais globalement, une énorme déception personnelle surtout pour le prix déboursé.

Patrick 81%
Cassonade typique d’un canadien. Goût très sucré de cassonade épicée aussi très typique. Léger fruité (cerises?) qui lui permet d’aller se chercher quelques points de plus. Pas de surprises, pas de déception, une valeur sure. Manque toutefois un peu de finish, ce qui lui fait perdre 4 à 5 points.

RV 91.5%
Une fois de plus, la grande Classe Canadienne. Au nez, cuir, cuivre, vanille et traces de confiture à la citrouille, La citrouille ouvre en bouche mais ensuite le cuir monte avec des épices, pour mourir sur une finale très longue. En seconde gorgée, le piquant d’alcool sort davantage, et d’autres épices se présentent, un signe pour moi d’un excellent Whisky. La plus longue finale canadienne, de loin. Définitivement, très élaboré. Un prix élevé, peut-être, mais côté sophistication, au main d’une superbe représentante du peuple canadien, je mettrais au défi la plupart des Scotches et Scots d’en arriver a un aussi beau résultat.

Wiser’s Very Old 18 ans

40% alc./vol.
Bouteille #2871 de 3500.

André 87%
Le nez est très représentatif et est à l’image de Wiser’s. Un goût de réglisse rouge et de sherry, à l’odeur généreuse et épicée. L’arrivée en bouche est ronde et collante, sans réelle surprise par rapport à la présentation précédemment livrée par le nez. La wave est près de celle des bourbons, le sucré et l’extra-fruité en moins. La rétro est légèrement épicée, fruitée et moyenne en longueur. Celle-ci s’asséchant progressivement à mesure qu’on le savoure. Un bon achat !

Patrick 84%
Céréales omniprésentes enveloppant un fruité typiquement canadien. Au goût, une légère épice s’ajoute pour donner une dimension supplémentaire au whisky. La finale est relativement longue. Un très bon rapport qualité/prix qui démontre encore que les acheteurs de la SAQ préfèrent se faire offrir un voyage en France plutôt qu’un voyage de l’autre côté de la rivière des Outaouais…

Martin 87%
Encore une fois on enrichit l’orange par rapport aux autres Wiser’s. Nez: Caramel au beurre, genre Werther’s. Crème glacée à la vanille, noix, poivre et céréales. Plutôt complexe. Bouche: Miel et pâte d’amande, citron, épices et fruits confits. Toffee, vanille et chêne carbonisé. Assez surprenant et doux à la fois. Finale: Longue pour son taux d’alcool. Prend son temps pour s’assécher, sur des notes sucrées de xérès et de bois. Équilibre: Encore un bon coup de Wiser’s. Un bel exemple de whisky canadien vieilli, mais qui tombe encore un peu trop facilement dans le piège du faible taux d’alcool.

Kim 85%
Nez : Cuir, grains de cumin, sucre d’orge, on aime bien. Bouche : Érable, doux, juteux, sucre à la crème. Plutôt simple mais très agréable, mais un petit kick d’épices. Il est quand même un peu aqueux, ce qui lui enlève quelques points par rapport à d’autres produits.

RV 81%
Appréciable, une bonne réserve spéciale dans le style canadien, mais décevant pour un vieux whisky. À l’ouverture, Crazy Glue appliquée sur du latex fraichement peint. À force de respirer, le grain et le rye vert frayent leurs chemins au travers des produits de quincaillerie. Présentation timide sur le même thème de peinture, mais le grain prend le dessus avec un rye orangé, très Canadian-like. On dirait un blend de Century Reserve et un Wiser’s toutefois inintéressant.

J.P. Wiser’s Deluxe

40% alc./vol.
Le slogan original était « Wiser and Older ». En effet, ce whisky contient en grande partie du whisky de 10 ans.

André 81%
Light. Rye et bonbons en forme de poissons rouges et blancs mais de façon très diffuse. L’épine dorsale de Wiser’s y est bien mais sans personnalité et raffinement. Sirupeux en bouche, viscosité intéressante. La finale de bonbons casse grippe aromatisés au miel. Correct, sans plus.

Patrick 86%
Au nez, rye, agrumes, fruits. Très bien. au goût, maïs, sucre, fruits. La finale est un peu amère, toffee, fruits! Commentaire final : Complexe. Très bien. Une valeur sure, un des meilleur rapport qualité/prix disponible au Québec. Idéal pour s’initier aux whiskies canadiens pour pas cher.

Martin 85%
Orange pâle et doré, tournesol avec jambes qui prennent leur temps. Nez: Vanille, banane et érable. Grains de céréales assez proéminents. Quelques herbes et épices, mais rien ne crée de grandes attentes. Bouche: Fruits des champs, vanille avec très peu de bois et d’épices. Bonnes doses de caramel et de pouding chômeur. Très léger et sucré. Finale: On continue sur une courte vague de chêne et d’épices. Une petite amertume vient nous agresser vers la fin. Équilibre: Pas mauvais du tout, le plus grand des canadian whiskys de semaine.

RV 84.5%
Probablement excellent en cocktail, avec une personnalité à bon quotient d’adaptabilité. Blé vert et carreau de moulée un peu malté. Chaud sur les papilles et un peu vanillé, rarement rencontré dans les whiskies canadiens. Finale trop calme mais juste assez sucré. Agréable et à bon prix.

Schenley Golden Wedding

40% alc./vol.

André 80%
Nez discret, plutôt sucré à la vanille et de meringue flambée. Trop passager en bouche sauf un p’tit kick d’alcool. La finale est uniforme et uniquement à saveur de toffee. Un divorce à l’amiable ?

Patrick 84%
Pas de surprises, nez de whisky canadien très jeune. Au goût, jus de fruits rouges chimiques sur l’acide! Finale plutôt courte et sèche, mais quand même agréable. Pas un whisky qui révolutionnera quoique ce soit, mais qui ne devrait pas vous décevoir.

Martin 74%
Teinte à la hauteur de son nom. Nez: Peu surprenant, touche bien la plupart des notes attendues d’un whisky canadien d’entrée de gamme. Vanille, bois, alcool, léger rye, à peine quelques fruits rouges. Bouche: Fruits et rye épicé qui veulent racheter le nez, suivis d’un duo vanille-caramel qui se noie malheureusement dans une mer de térébenthine. Finale: Courte et sèche, sans être trop désagréable, mais sans être trop mémorable non plus. Fortes notes de toffee et d’épices. Équilibre: Pas trop cher pour ce que c’est, malgré que 40oz c’est long à passer en maudit. Morale de l’histoire, si vous vous cherchez un whisky pour cuisiner, c’est un choix plus que judicieux.

RV 81.5%
À l’image de sa couleur, moins de vanille mais plus de caramel que le OFC. On sent encore le bonbon cheap, mais plus loin dans le plat de bonbon en bois. L’arrivée est très proche du OFC, mais il faut attendre la finale pour que le Golden Wedding se démarque et que le peppermint du de sa cousine soit remplacé par un caramel assez fortement boisé (bois de chauffage d’érable mouillé). Ce n’est pas un grand whisky, ,qui goûte un peu la production industrielle, mais qui au moins passe le seuil de n’être servi qu’en mix. Un digestif que l’on prend après un dessert et qui fitte bien, mais si le dessert est délicieux c’est peut-être plus de l’assiette qu’on se souviendra que du verre. Peut-être aussi un petit point en plus pour la bonne odeur de cassonade qui s’en dégage après avoir respiré longtemps.

Schenley OFC

40% alc./vol.
Un 8 ans qui serait le whisky canadien le plus décoré.

André 78%
Très visqueux, enrobant et collant. En bouche; pommes vertes et un petit goût de « rip pressée ». Finale absente ou disons plutôt bien ordinaire. Difficile d’effacer de sa mémoire la grande qualité des single malt à laquelle on ne peut manquer de comparer celui-ci. La subtilité et la générosité sont manquantes ici. Mais pour le prix, une valeur sûre où on a pas l’impression de s’être fait flouer.

RV 77%
J’aurais aimé mieux coter ce produit local, mais il faut toutefois rester objectif: je vais le garder pour faire des mix. Couleur paille. Alcool très présent au nez, avec bonbon cheap d’halloween, forte essence de chêne et menthe sucrée, qui vire au vanille une fois qu’il a un peu plus respiré. Odeur de fluor de salle d’attente de dentiste, mais il n’y a pas d’arrivée en bouche. Peu ou pas de développement en bouche, mais c’est au finish que les goûts finissent par sortir, principalement la vanille, suivie de chêne et de menthe, trop puissants en aftertaste. Pas très impressionnant, sans être mauvais.

Patrick 85%
Au nez, mélange de bonbons au « fruits » d’Halloween. Le goût rappelle la pâte servir à polir les dents avec un « fraise » chez le dentiste. N’ayant jamais eu de caries, cette saveur me rappelle de bon souvenirs, ce qui explique probablement la note que je décerne à ce whisky versus André et RV. Sucré et fruité, finale un peu courte qui nous donne hâte à la 2ème gorgée.