BenRiach 12 ans Horizons

50% alc./vol.

RV 82%
Uncork and sniff. Parce qu’à peine une minute suivant l’ouverture, le petit côté intéressant de bière et d’agrumes s’éclipse, échangé pour du sucre et de la cassonade qui dissimule toute trace de grain. Heureusement, en bouche il est plus végétal, avec des saveurs de navet et de carotte sucrée. Phantomatique en gorge, on ne le sent descendre ni en ressent l’aftertaste. Dommage, ce sprinter avait bondi si spectaculairement de son stalle.

Old Malt Cask Allt-A-Bhainne 1993-2011 18 ans

50% alc./vol.

RV 88.5%
Cafe Depot, StarBucks, Allt-a-bhaine. Très fruite de raisin pas mur, il est intriguant comme son petit frère ne en 95, encore plus car pour 18 ans, l’âge ne se fait pas sentir. Plus marque en bouche, le bois est rempli de sève puis de café et enfin de raisin sucre, une bouche très bien construite. La finale pousse un peu fort sur le café noir, ne fait pas de compromis et s’élance pendant longtemps.

Patrick 80%
OMG! Je n’ai jamais détecté d’abricots si peu subtils dans un whisky! Est-ce plutôt un brandy? En bouche ,l’impression que nous avons affaire à un brandy d’abricots se dissipe à peine. On dirait plutôt que le brandy a été versé dans un verre mal rinsé qui avait auparavant contenu du whisky! La finale s’étire longuement sur l’alcool, ce qui est plutôt une surprise compte de l’âge du whisky. La texture demeure agréable, mais je ne suis pas certain d’apprécier « l’originalité » de ce whisky à sa juste valeur.

Arran Tokaji Aszu Wine Finish

55% alc./vol.
Vieilli premièrement pendant une période de 8 ans dans d’ex fût de bourbons, cette expression est par la suite porté en d’ex fûts de vin Tokaji Aszù. Ce vin à lequel on attribut le surnom de « Vin des rois, roi des vins » avait préalablement vieilli 3 ans dans ces fûts (fabriqué du plus fin chêne Hongrois, le Quercus Petraea & le Quercus Robur) qui donnent la finition typée au Arran wine finish. Présenté encore une fois, non filtré à froid et embouteillé à la force du fût. Édition limitée de 7320 bouteilles.

André 88%
Vanille. Rond et très amoureux. L’apport du vieillissement en fût de vin apporte des dimensions très enveloppantes, se succédant avec harmonie. De part son côté fortement sucré, le plaisir s’atténue à mesure qu’on enligne les gorgées. Sans aucuns doutes, c’est un scotch à savourer en petite quantité, comme digestif. Le haut taux d’alcool est paralysé par l’apport de sucre, ce qui le rends sournoisement traitre à boire…

RV 83%
Pruneaux jaunes & fruits confits, sirop de cerise de marasquin passé date et légère pointe d’acier. Au goût: Fruits suivi de fumée. Les pruneaux sont de retour en finale accompagnés par des cerises de terre. Finale courte et légèrement vineuse.

Patrick 88%
Riche parfum épicé et fruité, avec un bon fond d’orge. En bouche, les épices et le chêne, bien équilibré avec les fruits et un beau sucre d’orge. Belle finale sucrée qui s’étire agréablement. Belle balance, un bon goût classique.

Buffalo Trace

45% alc./vol.

André 84%
Au nez; vieille « shed » de bois entourée de vigne de raisins. En bouche; POW !!!!! une explosion fruitée, à l’image des bonbons Poprocks qui font « pop » dans la bouche.. Finale moyenne, rétro superbement sucrée et fruité, suave mais malheureusement trop sèche.

RV 85%
Savon à vaisselle, boules a mites et cire, déjà olfactivement il me surprend part sa particularité. Fruité et cendreux en bouche, et il finit sur un goût prononcé de Triaminicol DM pour enfants. Il se termine tranquillement, de manière plus fumée. Malgré ses notes bizarres de savon, il se démarque de la moyenne.

Patrick 85%
Seigle épicé et vineux. Au goût, on semble aussi détecter des agrumes au niveau du palais… Fruité, gras et sec tout à la fois, définitivement plus complexe que les bourbons de la même catégorie. Un excellent placement.

Martin 87%
Orange foncé très automnal serait le meilleur descripteur coloré dont je peux l’affubler. Nez: Présence très assurrée au nez. Vanille et sirop d’érable. Une touche de poivre et de menthe. Maïs, toffee et fruits des champs viennent compléter le bouquet. Bouche: Crémeux et robuste tout à la fois. Caramel, vanille, érable, pointe de mélasse. La gorgée se termine sur des notes de cinq poivres et de cuir. Finale: Toutes les saveurs goûtées précédemment traînent longuement en bouche pour une final des plus chaudes et plaisantes. Équilibre: Pas le plus grandiose des bourbons, mais offre somme toute un rapport qualité-prix béton.

Johnnie Walker Black Label 12 ans

40% alc./vol.
Un blended d’une quarantaine de whiskies de 12 ans d’âge, marqué par une maturité plus importante. Ce blend aurait été le Scotch préféré de Winston Churchill.

André 83%
Beaucoup plus rond que le Red, plus peaufiné avec un grain plus discret sur fond vanillé. Bouche de croustade de pommes et crème vanille accompagné de douce fumée. L’intensité du grain est encore notoire mais définitivement plus arrondi, plus agréable. La bouche et la finale se confondent et la fin de la bouche et le début de la finale s’estompent mutuellement, donnant l’impression qu’Il manque un ou l’autre. Mieux que le Red mais encore une fois, pas assez pour me convertir aux blended.

Patrick 85%
Au nez, pointe de fumée et de tourbe. Soupçon de sel. Au goût, la fumée et le sel évoluent vers les algues. Un petit fruit vient donner une dimension supplémentaire. Bien équilibré, facile à boire, et une belle personnalité. L’un de mes blends favori.

Martin 86%
Orange vif, ambre de feu. Beau blend. Nez: Un délicat côté médicinal sur le cuir frappe d’entrée de jeu. Par la suite le coeur est de tarte aux pommes et sucre d’orge, pour compléter avec une touche de fumée. Bouche: Moins fumé qu’au nez. Miel sucré et canne à sucre. Juteuses épices avec un fini de crème brûlée. Finale: Chaude et épicée. Pourrait durer d’avantage, surtout qu’on se délecte des subtils arômes sucrés qui reviennent à la fin. Équilibre: Un rapport qualité-prix d’une robustesse impressionnante. Churchill avait du goût. Mais ça on le savait déjà…

RV 79.5%
Un peu n’importe quoi, sans direction ou ligne forte, le strider de JW aurait besoin d’un GPS. En général, grain et fruité, avec un peu de peinture à bois séchée, et du vieux fer de métal agricole rouillée écarlate. Sur la langue, les planches de cèdres laissent tranquillement leur place au fruité qui tend aussi vers la noisette. La finale est plus fumée que le reste, mais elle aussi un peu monotone. Un autre blend à mix.

Tomintoul with a Peaty Tang

40% alc./vol.

André 74%
Tourbe florale (le même floral de Glenlivet) mélangé avec de l’herbe tout juste coupée… Toutes les odeurs que je déteste chez un whisky en même temps… Wrong start. La bouche n’est guère mieux; chique d’herbe et de menthol, de la tourbe bizarre et on découvre une épice pas plus agréable que le reste. Le grain est plus perceptible en finale, mêlé avec la tourbe et c’est la partie qui est un minimum agréable dans ce whisky. J’ai lu un commentaire des Ballantruan qui sont des éditions tourbées de la même distillerie que j’ai moi aussi goûté et il faut avouer que le Ballantruan botte le cul solide à cette édition de merde.

Patrick 89%
Nez: Fumée grasse de tourbe et suie. Bouche: Fruité et agressivement tourbé et bois brûlé. Finale: La suie d’un feu de camp, le lendemain de la veille. Balance: Une pointe de subtilité, tout ce qu’il faut pour dire que j’aime.

Martin 79%
Nez: Tourbe timide, herbe et crème, léger caoutchouc. Un peu de citron et de fleurs. Pas mauvais. Pas décidé non plus. Bouche: Sucre en poudre, tourbe, citron, touche de crème anglaise. Bois et épices sur la fin. Ça tire relativement dans tous les sens, ça cherche encore son identité, un peu comme les gens qui portent des lunettes sans prescription. Finale: Courte et timide. La tourbe est fraîche, presque mentholée. Accents de chêne et d’épices. La fraîcheur perdure un peu comme de la gomme à mâcher. Équilibre: Un whisky qui semble se chercher encore. Quelques belles notes, mais je ne suis pas certain de pouvoir pleinement recommander un achat comme celui-ci.

RV 80%
Au nez, très très très prometteur, avec le peaty tang d’Islay qui surpasse toute chose, néanmoins on peut tout de moins détecter une légère pointe de céréale et de lait. En bouche, l’expectative d’un superbe mélange sucré et sûr (sweet and sour) s’effondre trop rapidement, avec une finale pas très longue. Comme quoi la sauce Islay ne se mélange pas à tous les plats.

1792 Ridgemont Reserve

46.85% alc./vol.

André 89%
Très agréable et dangereusement attirant. Le taux d’alcool, un peu plus haut que la moyenne, est noyé par le sucré et le vanillé, permettant ainsi de s’éclipser sans trop qu’on s’en rende vraiment compte. Très doux et liquide en finale avec une touche de miel et une avalanche de fruits sauvages. L’ensemble est bien balancé et vraiment plaisant. à 26$us la bouteille, c’est plus que du bonbon.

Patrick 88%
Nez : Puissant chêne, un peu de cerises et de vanille. Bouche : Un beau mélange de seigle et de chêne. Le tout marié par un beau mélange d’épices et de fruits murs. Finale : Cassonade brûlée et épices. Balance : Simplement bon. Le whisky de tailgate qu’on voudra partager jusqu’à ce qu’on constate que la bouteille est sur le point d’être vide…  A ce moment, on cachera le restant jalousement!

Martin 89.5%
Ça doit se trouver ça dans la palette Sico chez Rona, « orange bourbon »… Nez: Seigle et chêne, miel et menthe. Enrobé d’un doux ballet de cassonade et vanille qui ne trahit étonnamment en rien son taux d’alcool plutôt généreux. Bouche: Un gros front de miel sucré attaque en premier pour prestement battre en retraite devant les épices et la menthe. Finale: Un fond boisé de chêne fait office de scène pour un duel de longue haleine entre la vanille et le chocolat. Équilibre: Le bourbon parfait pour se planter sur la véranda en attendant de pied ferme l’orage épique qui nous libèrera du joug de cette canicule infernale.

RV 87%
Un whiskey tranquille mais très bien ficelle. Grain et jute, un vieux câble de corde d’étable, tout en restant sirupeux et agréable. Belle finale d’abord chocolat, puis long aftertaste de bois et de vanille.

Las Vegas Distillery Nevada Whiskey

45% alc./vol.

André 84%
Un transylvanien qui distille à Las Vegas ? Wtf ?!? Nez rectiligne de whisky bonbon; sucre, fruits confits – oranges, livré sur un canevas au feeling légèrement savonneux. Malgré tout, bien ficelé mais sans trop d’excentricité. La menthe en finale étonne un peu. Un whisky simple mais difficile à décortiquer, j’opte pour le mi-figue, mi-raisin. Le conventionnel trouve toujours sa place et ce même à l’ombre de la « city of sins ».

Patrick 89%
Parfum léger et fruité (cerises au marasquin). En bouche, épices et cerises… Comme un bourbon, mais meilleur. Plus complexe en fait. Avec une pointe de vanille, de peau d’orange et de chêne brûlé. La finale s’étire sur la vanille et les épices. Bien balancé, moins sucré qu’un bourbon, bref, j’aime.

Martin 67%
Dans un esprit de collaboration, allons-y avec un esprit ouvert. Nez: Un peu agrumeux, un peu de bourbon savonneux. Des cowboys dans le bain. Comme la beuverie de Jackie Chan et Owen Wilson dans Shangai Noon. Aussi ennuyant que le film d’ailleurs. Bouche: Fruité, carameleux, pas très ample. Sans émotion. Finale: Rares sont les occasions où l’on apprécie que la finale ne dure pas trop. Équilibre: J’ai essayé, mais je ne suis vraiment pas impressionné. Le Nevada c’est décevant. Le Tullibardine des bourbons. C’est ça qui arrive quant tu achètes des alambics saisis au casino. Ça me donne envie de pleurer, donnez-moi une flute, je me sens comme Démétan sur la brosse.

RV 92.5%
À quelques kilomètres de la Strip, les déserts, les paysages et la végétation qui entourent Las Vegas est loin d’être kitsch. Une créature bizarre mais aussi une top modèle olfactive: parfait mélange de bourbon mais aussi du fruits, un nez rempli de cerises fraîches. Piquant en bouche, la recette de grains est intriguante, avec des élans de maïs mais sans tomber dans le corn whisky. Finale vanillée à saveur de blé, difficile à croire qu’il s’agit d’un première essai; avec cette bouteille, cette distillerie prouve elle aussi (après Woodstone Creek et Balcones par exemple) qu’avait de la passion, on peut atteindre un excellent, excellent résultat.

Armorik Double Maturation

46% alc./vol.
D’un partenariat avec un tonnelier local, la Distillerie a tiré des fûts uniques en chêne de Bretagne. Vieilli au moins 5 ans dans les traditionnels fûts de chêne du parc d’Armorique, puis affiné en reposant quelques mois en fûts de xérès.

André 82.5%
Singularité… Agrumes, pommes, poires, framboises, caramel salé, terre mouillée et fumée évanouie. Premières impressions en bouche, les bonbons de mon enfance, celui avec l’emballage ayant de la poudre dedans que l’on trempait avec un bâton en sucre mouillé, peut-être même floral aussi, sherry, framboises, agrumes, oranges, fumée de tourbe terreuse près de la mer. Après quelques petites lapées, cannelle et anis et noix de coco, grains de café moulus. Finale de miel et de sel de mer, sherry épicé.

Patrick 84%
Un bon whisky avec un peu de tout ce que j’aime. Nez : Parfum subtilement sucré et fruité, avec une petite touche boisée. Bouche : Beau parfum de xérès, avec une touche de bois brûlé, voire de fumée. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et une touche discrète de fumée.

Martin 82%
Nez : Singulier, quoiqu’il éveille facilement notre curiosité. Miel et céréales, petite vanille, pâte de fruits rouges. Vent de jeunesse fougueuse. Bouche : miel et fruits rouges en puissance, soulignés par des notes de baies de genévrier, d’orge et de raisin rouge. On reconnaît bien ici l’influence du sherry finish. Finale : très sèche et pas pour tous. On reste sur les petits fruits et le chêne mais pas grand chose d’autre. Un peu de céréales s’étirent. Équilibre : on aime ou on n’aime pas. Dans le style whisky Breton, Warenghem ne livre pas souvent de produits exceptionnels et malheureusement celui-ci n’échappe pas à la tendance. Même son petit côté xérès ne parvient pas à le sauver.

RV 84.5%
De la hauteur supplémentaire d’un baril, ce whisky atteint un nouveau barreau à l’échelle du goût. Surpuissance du malt dans les narines, pas un mauvais départ même si le baril de finition semble un peu diffus. L’arrivée est plus éparpillée alors que je m’attendais à la suite du malt, c’est le grain et le foin poussièreux qui suivent. Aussi aggrémenté de mûres trempées dans le poivre, ce whisky assez long pour son âge et expansif marque une grosse coche bien en haut de l’édition originale.

Jack Daniel’s White Rabbit

43% alc./vol.
Une édition limitée de la marque Jack Daniel’s No. 7, White Rabbit célèbre le 120ème anniversaire de la fondation du Saloon du même nom, le tout premier bar au monde à proposer Jack Daniel’s à ses clients. Avant que Lynchburg ne devienne un « dry county », Mr Jack ouvrait en 1892 deux bars: le White Rabbit Saloon & le Red Dog Saloon. Le White Rabbit Saloon était un lieu où les clients côtoyaient Mr Jack et ses amis, dans une atmosphère détendue. Lem, le neveu de Mr Jack, reprit le bar de son oncle et perpétua la tradition en ouvrant d’autres saloons dans les villes environnantes jusqu’au début de la Prohibition, où il fut contraint de cesser ses activités. Fermé en 1909, le White Rabbit n’a jamais ré ouvert. Cette version sera suivie d’une deuxième, Red Dog, créée pour célébrer l’histoire d’un autre saloon fondé par Jack Daniel.

André 81.5%
Vanille et caramel, bananes, un peu d’épices. Bouche d’une extrême douceur, la vanille en avant-plan, le miel aussi et la banane qui s’était pointé au nez. Les épices et l’alcool se ressentent bien en bouche aussi, la texture par contre manque de consistance et de cohésion. Finale bizarre de bacon à l’érable et de vanille. À la limite, pourrait passer pour un whisky aromatisé. Le lapin peut retourner dans son chapeau.

Patrick 86%
Nez : Huileux, cerises, cassonade et touche de chêne brûlé. Semble plus intense que le régulier. Bouche : Cerise, caramel maïs et chêne brûlé! Le tout avec une belle note de chêne et de toasts brûlé. Finale : Toast brûlées et quelques épices. Une belle longueur. Balance : Pas de doute, c’est du Jack! Très semblable à l’édition régulière, mais plus intense. Bref, j’aime un peu plus. A ce prix-là, aucune raison de s’en priver.