Pendleton Midnight

45% alc./vol.

André 78%
Brown sugar, fond de rye très discret, nez souple et dilué. Cannelle et clou de girofle, fruits secs. En bouche, le whisky est fortement dilué et la texture en souffre énormément. Vu le 45% d’alcool, je m’attendais à un whisky à une plus forte personnalité et des saveurs soutenues sans en amputer la souplesse générale. Encore une fois le caramel n’est pas subtil, la cassonade cache certaines subtiles saveurs. Fruits rouges, caramel et cassonade, une touche de chêne et une finale qui s’étire sur quelques épices presque muettes. J’avais bien aimé leurs autres whiskys, surtout le rye mais cette édition est un retour en arrière à tous les niveaux ; texture, saveur et équilibre. On retourne à la planche à dessin…

Martin 81.5%
Brun-rosé cachant une certaine iridescence. Nez: Caramel chauffé et cassonade bien attendus d’un Canadian Whisky. Le seigle est présent, mais en proportion très minime. Un second nez le révèle un peu plus. Raisins secs et autres fruits séchés. Bouche: Fortement sucré, les mêmes saveurs détectées au nez reviennent à la charge, malheureusement sans grande subtilité. Finale: Une fois le whisky en bouche, une planche de chêne gorgée de rye nous donne espoir pour une finale spectaculaire, mais hélas le tout s’effondre un peu dans un amas de solvant et d’épices diffuses. Équilibre: Comme le dit André, les attentes étaient élevées. Pas infect, mais comme certains disent, expected more…

Benromach Peat Smoke 2006-2015

46% alc./vol.

André 87%
Étonnant un whisky du Speyside si tourbé, de quoi ravir la course aux ppm de certains whiskies d’Islay. À l’aveugle, j’aurais misé sur un jeune Ardbeg. Tourbe intense, phénolique arrondie par une écharpe de vanille puissante. Poires, agrumes et une touche de poivre noir moulu. J’adore le nez, le côté velouté de la vanille, le crémeux que l’on retrouvera aussi en bouche. En bouche, les mêmes saveurs senties, belle texture un peu diffuse par contre. Il y a une petite touche de chlore en finale de bouche qui m’accroche, cela m’a pris une coupelle de gorgées avant de mettre le doigt dessus. Bel amalgame d’agrumes, de citron et d’orange par contre, cela féminise la bouche d’agréable façon. La finale est portée sur la tourbe, les phénols sont bien présents et s’amourachent des saveurs d’agrumes et de vanille poivrée.

Patrick 91%
Extraordinairement complexe, savoureux et balancé de façon magistrale. Si vous aimez la tourbe et les saveurs complexes, il s’agit d’un très bon rapport qualité/prix. Nez : Fumée ou en fait, viande fumée. Celle-ci est accompagnée de vanille, d’agrumes, de tabac légèrement humide et d’une touche d’anis. Bouche : Fumée de tourbe, poivre, miel, vanille, tabac, fraises, cacao et oranges juteuses. Quelques amandes et des abricots sucrés complètent le tout. Finale : S’étire délicieusement longtemps sur toute la complexité du malt. Vraiment une finale superbe.

Romeo’s Gin – Edition 01

46% alc./vol.
Montreal Dry Gin

Patrick 90%
Un très bon gin, original par ses notes de concombre (beaucoup plus marquées que le célèbre Hendrick’s). Grâce à ce gin, vos gins tonics seront les meilleurs qui soient! Nez : Concombre, genièvre, aneth et touche de lavande et d’agrumes. Bouche : Ici, les agrumes dominent légèrement, mais le concombre n’est pas bien loin et est aussi accompagné d’une touche d’aneth. Finale : D’une belle longueur et très fraîche.

Greenhook Ginsmiths

47% alc./vol.
Gin américain

Patrick 88%
Au risque de passer pour un puriste, cet alcool n’a de gin que le nom! Mais coudonc, ca reste tout de même délicieux et rafraichissant. Nez : Agrumes très puissantes. En fait, ça sent plus les agrumes qu’un verre de limonade! Je pourrais bien mentionner que je sens aussi quelques épices, mais elles sont si subtiles comparativement au citron qu’on s’en fout un peu. Bouche : Yep, on jurerait définitivement avoir affaire à une limonade, ou en fait à du limoncello. Finale : D’une belle longueur et marquée par quoi? Par le citron, pardis!

Compass Box – This is not a luxury whisky

53.1% alc./vol.
4992 bouteilles. Habituée à repousser les limites du monde du whisky et à casser les codes, la société indépendante Compass Box s’inspire de René Magritte et son célèbre « Ceci n’est pas un pipe » pour soulever le débat autour des idées préconçues sur le luxe dans le whisky avec son édition : « This is not a Luxury Whisky ». Recette : 79% de Glen Ord 19 ans first-fill sherry butt, 10.1% de Strathclyde 40 ans (grain whisky) tirés d’un refill American Oak Hogshead (ex-bourbon), 6.9% de Girvan 40 ans (grain whisky) refill American Oak Hogshead (ex-bourbon) et finalement, 4.0% de Caol Ila 30 ans vieilli en refill American Oaks Hogshead (ex-bourbon).

André 90%
Un beau mélange sexy et attirant ; cerises et sherry, grains de céréales moulus, épices soutenues, sur un discret édredon de fumée tourbée. Réglisse rouge et chocolat noir et les cerises de nouveau, gâteau aux fruits, vanille et ananas, fruits tropicaux. La bouche est élégante et finement fumée, beaucoup de fruits rouges roulés dans le chocolat noir et de sherry ainsi que de bonnes épices. La fumée est définitivement plus présente en finale de bouche. Abricots, raisins secs, sherry chocolat noir, ananas, figues, douce fumée, oranges. La texture est hallucinante, soyeuse et texturée, huileuse avec une sécheresse épicée et savamment tourbée en finale de bouche. Voici un whisky qui redéfinit la notion de blends. Magnifico!

Patrick 85%
Un Compass Box typique, bref complexe et bien balance. Toutefois, contrairement à son nom, s’il ne s’agit pas d’un « whisky de luxe », pourquoi en a-t-il le prix? Beau, bon, trop cher. Nez : Beau caramel fruité, avec des belles notes de chêne épicé et vanillé. Bouche : Caramel chauffé et fruité, avec une tonne d’épices, de la vanille et du chêne carbonisé. Finale : Longue et épicée, avec une petite touche de sucre brûlé.

Martin 90.5%
Beau scotch ambré d’un teint sherry vif. Nez: Céréales grillées et vanille, cannelle et cerise. Kinder Surprise et réglisse, magasin de bonbons. Fond hyper-discret de tourbe herbeuse. Bouche: Céréales, sucre d’orge, chocolat, raisins, cerise, vanille et cannelle. Vague de xérès épicé. Un gros contraste avec le nez, mais c’est tellement bon que je ne peux pas me plaindre. Finale: Cuir, fumée et épices. Plein de belles notes de sherry cask, ce dernier prenant aisément le dessus sur les autres fûts. Planche de chêne sèche. Équilibre: Qui a besoin de single malts avec des blends comme ça? Bravo Compass Box! Bullseye sur le taux d’alcool en plus!

New Holland Beer Barrel Bourbon

40% alc./vol.
Whisky âgé entre 3-5 ans provenant des chais de la distillerie MGP, affine en fût de leur bière Dragon’s Milk Stout pour une période de 3 mois.

André 81%
Raisins secs à plein nez, ça étonne beaucoup pour un bourbon, belle vanille onctueuse au nez, caramel & toffee. Somme toute, le nez est agréable mais très straight forward. Malgré toutes les saveurs de raisins secs, le nez évoque l’épine dorsale du typique bourbon américain, avec ses saveurs de fruits rouges, de réglisse, de pelures de pommes rouges, d’épices et de maïs sucré. La finale est sèche et légèrement astringente, épicée et fruitée. Bel essai, je souligne la volonté de présenter quelque chose qui sort de l’ordinaire mais le résultat final est discutable sans être désagréable.

Martin 83%
Nez: Sucre et vanille en commençant, pour virer ensuite dans le Kool-Aid à la cerise, le caramel épais et les raisins secs. Très peu de bois. Bouche: Pommes mijotées, caramel et cassonade. Le bois et le poivre font surface ici. Réglisse et fruits. Finale: La pomme cireuse et le caramel se sauvent avec le chêne et le poivre rose. La petite amertume de la bière noire se dessine tranquillement. Équilibre: Pas mauvais du tout, une expérience quand même audacieuse, bien que je trouve que ce traitement sied mieux au whiskey irlandais qu’au bourbon…

Teeling 21 ans – Batch #5

46% alc./vol.
Embouteillé le 22/07/2015, bouteille #1138

André 92.5%
Teeling est définitivement ma distillerie Irlandaise préférée. Même si le whisky présenté jusqu’à maintenant ne provient pas encore du nouveau site, il faut du savoir-faire pour livrer quelque chose d’une extrême qualité avec un twist inusuel qui nous réveille de l’univers ennuyeux des whiskies Irlandais traditionnels. Au nez ; bananes, poires, ananas, raisins blanc, liquoreux, melon d’eau, melon au miel. Une pléiade de saveurs de fruits exotiques hallucinante. Les bonbons en gelée à saveurs de fruits. En bouche, une vraie soie, très belle texture qui rappelle certains vins blanc fruités et onctueux, les bananes nappées de miel et une discrète touche poivrée. La finale est toute de finesse, livrant les éléments présentés au nez et en bouche.

SMWS 29.154 Laphroaig 23 ans

49.8% alc./vol.
« Camping with M*A*S*H » – Distillé le 12 octobre 1990, 253 bouteilles, ex-fût de bourbon.

André 93%
Approche de bouche légèrement minérale, puis odeurs de menthol et de tourbe phénolique et d’agrumes maritimes. Définitivement salé et maritime. Un hôpital sur le bord de la mer Atlantique par une journée de tempête ou les vagues se fracassent sur le quai. Melon au miel et poires poêlées. En bouche, le melon d’eau et les agrumes. Étonnant d’avoir autant de fruits tirés du bourbon cask. Saveurs de tourbe, de phénol et de saveurs médicinales. Superbe texture, huileuse et soyeuse. Finale de fumée de feu de foyer avec du bois mouillé, pansements et tourbe grasse. Encore une fois, beaucoup de saveurs de fruits tropicaux et d’agrumes. Magnifique, singulier et bien présenté.

Patrick 93%
Un cask strength de moins 50%… Ok, on parle pas d’un p’tit jeune ici : Distillé en 1990, l’année de la chanson de Jean Leloup, l’année où j’étais probablement le plus mêlé de mon adolescence mais où, au moins, j’ai commencé à apprendre l’anglais sur le sens du monde (no thanks to our separatist-driven school system). Mais bon, je m’égare, c’est un excellent whisky que vous pourriez boire pendant 23 ans sans vous lasser. Nez : Sucre d’orge, cuir, algues le tout sur le bord d’un feu de camp. Bouche : Beau sel de mer savoureux, fumée d’un feu de camp de tourbe sur un quai où sont amarrés des bateaux de pécheurs et toujours le sucre d’orge. Ah oui, et un peu de fruits qui sortent Dieu sait d’où. Finale : Sel, fumée de tourbe et touche de menthol.

Martin 94%
Encore un autre pâlotte peated bourbon cask. Mais il ne faut jamais se fier aux apparences! Nez: Caramel salé et fumée de tourbe gorgé de phénols. Sel de mer, pierre lavée, zeste de citron et d’orange. Une marche le long d’une plage par temps précaire. Bouche: Vanillé et mielleux au départ, malgré que sel, tourbe et citron nous rattrapent assez vite, de même que les épices du cask strength. Finale: Le chêne et la vanille prennent un peu plus de place en finale, quoiqu’ils n’ont pas peur de partager la scène avec la tourbe iodée et les agrumes saupoudrés de sel. Équilibre: Un remarquable Laphroaig, naviguant avec succès l’équilibre fin entre son âge respectable et son degré d’alcool impétueux. Un must.

SMWS 29.165 Laphroaig 20 ans

57.4% alc./vol.
“Cigar-smoking, parfumed nurse” – Distillé le 4 avril 1995, 214 bouteilles, ex-fût de bourbon.

André 94%
Délicatesse tourbée. Poires, agrumes, tourbe mélangée d’herbe verte, odeurs médicinales, un brin de citron. La bouche offre un amalgame de saveurs incomparable ; les fruits tropicaux, les agrumes et le citron, une pincée de sel de mer, la tourbe herbeuse un peu grasse et une sensation finale en bouche de cendre de feu de foyer mal éteint. Texture huileuse, maritime, soyeuse à souhait mais avec un p’tit kick de sel de mer et de poivre concassé. La finale est hyper douce, les agrumes de bonne force, la tourbe plus discrète, presque étouffée. J’adore le mélange d’agrumes, de poires et d’ananas dansant avec la tourbe et les cendres de la finale. Un mélange de saveurs incomparable comme seul Laphraoig peut jumeler ensemble sans détonner. Un whisky unique.

Patrick 91%
Laphroaig comme on l’aime. Non mais, est-ce possible de se tanner de cette distillerie? Dans la catégorie « Metallica avec l’orchestre symphonique ». Nez: Cuir fumé, vanille et bonbons au citron. Touche florale et un peu de malt. Bouche : Beau sel délicat, fumée de tourbe, orge, fruits exotiques, poivre et touche donnant l’impression de licher une pierre de rivière. Finale : Longue, marquée par le chêne, l’orge et surtout le sel, évidemment.

Martin 93%
Le chardonnay des fûts de bourbon. Nez: Tourbe fruitée, agrumes et vanille, citron, herbe et terre humide. Pansements et cendre. Saisissant. Bouche: Tourbe, sel et citron. Chêne et épices chaudes. Des agrumes continuent le party avec vanille, fumée et retour du sel. Finale: Curieusement douce pour un peated à ce degré d’alcool. La tourbe se fait un peu moins voir pour laisser place au sel et au citron. Équilibre: Un dram tout en beauté, un Laphroaig qu’on pourrait même qualifier d’épique. Je vais ramener Patrick à l’ordre et mettre cet embouteillage dans la catégorie « Rhapsody », parce que, pour bien des raisons que nous n’énumèrerons pas ici, S&M est malheureusement un exemple maladroit de métal symphonique.

SMWS 29.167 Laphroaig 20 ans

58.6% alc./vol.
“Wowf!” – Distillé le 4 avril 1995, 214 bouteilles, ex-fût de bourbon.

André 92%
Étonnant la ressemblance avec le 129.65, mais cette édition, plus forte en alcool est encore plus douce que son jumeau diabolique. Encore une fois ; ananas, fruits tropicaux, agrumes et poires, tourbe vraiment douce et cendreuse, suie de foyer. On dirait par contre que les odeurs et saveurs de vanille et de miel tirées du fût de bourbon sont encore plus intense. L’étiquette parle de meringue, je seconde. Les personnes qui n’ont pas goûté de scotch tourbé de plus de 20 ans auront un choc. Associer délicatesse et tourbe est difficile à croire mais c’est le cas ici. La bouche est nuancée, feutrée, sans se départir de sa tourbe médicinale typique. Les fruits arrondissent aussi passablement les saveurs masculine de tourbe sale et crasseuse, de feu de tourbe grasse et huileuse; les agrumes et le citronné un peu acide, l’ananas, la vanille, la banane. La finale est forte et soutenue mais aussi très contrôlée, la tourbe et les fruits s’unissant avec passion sans une valse fruitée d’agrumes mélangée de vanille et de miel au citron.

Patrick 90%
Laaaaaaaaphroaig! Un bon dram complexe et intense, où la fumée de tourbe qu’on aime tant est mise en vedette par un bouquet complexe, savoureux et si bien balancé. Nez : Fumée de charbon, fleurs, sel, cuir, banane, fruits sucrés et noix de coco. Complexe et surprenant. Bouche : Belle vague de sel, de fumée de tourbe et de charbon. Quelques fleurs, toujours les bananes et une touche subtile de fruits. Le tout est complété par du café dans lequel on aurait versé quelques gouttes de miel.

Martin 91%
Ambre trouble tirant sur le tournesol. Nez: Une légère tourbe timide cède aisément la place à miel, fruits tropicaux et noix de coco. Sel léger et cuir nous rappellent que nous sommes bien au bord de la mer. Bouche: Miel, herbe, charbon, chêne et épices. On détecte une touche de noix avant que le feu roulant de ses plus de 58% d’alcool ne nous enveloppe. Finale: Chêne, noix, cendres, épices et fromage vieilli. Grains de café aromatisés à la vanille française. Équilibre: C’est excessivement rare que la SMWS et Laphroaig ne fasse pas bon ménage. On peut aisément compter cette expression parmi les bons coups.