Balblair 1990-2017

46% alc./vol.

Patrick 90%
Le gars de la SAQ a dit que c’était bon… Et il avait raison! Nez : Agrumes, bois frais et quelques fruits trempés dans la vanille. Bouche : Un maelström de saveurs, avec un nom mélange de fruits, de bois frais et brûlé (les deux), d’épices, de vanille, d’agrumes et de xérès. Finale : Longue et épicée, avec quelques notes de xérès.

Hankey Bannister 12 ans Regency Blend

40% alc./vol.

Patrick 90%
Wow, ça c’est mon genre de blend. Facile à boire et tellement satisfaisant! Nez : Chêne qui baigne dans la vanille, l’ensemble étant léger, sucré et légèrement fruité. Bouche : Chêne, vanille, fruits subtils et caramel. Finale: D’une longueur moyenne, avec de belles épices.

Ileach Islay Single Malt Cask Strength

58% alc./vol.
Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Lagavulin… De plus, il s’agit de la distillerie représentée sur l’image de la boîte.

André 89%
Fort probablement du Lagavulin, jeune et en version Cask Strength. Tourbe féline et musquée, oranges sanguines, chocolat noir amer, cannelle ou brown sugar, sel de mer, noix concassées, pitch à toiture et asphalte chaude. En bouche, le whisky est musclé, beaucoup de poivre noir broyé, de tourbe animale, chocolat noir amer, réglisse noire, asphalte. Belle texture huileuse qui enrobe bien la bouche. Après avoir animé une dégustation Laphroaig cette fin de semaine, la finale de bouche rappelle aussi le bois vert et légèrement agressif du Quarter Cask, cette présence finement austère accentuée (peut-être) par la jeunesse de ce whisky (6-8 ans?). Au fil des gorgées, de jolies notes de fruits apparaissent; raisins mauves, prunes et un gros feu de plage avec du bois gorgé de sel de mer, notes d’agrumes et d’oranges aussi. Belle et longue finale, salée et poivrée, accents de tourbe félines très prononces, chocolat noir et asphalte, effluves médicinales et maritimes. Un whisky riche et généreux, peut-être un peu trop jeune par contre, mais les amateurs de whisky tourbé d’Islay seront comblés. Mais question de comparer des pommes avec des pommes, mon cœur va directement au Lagavulin 12 ans Cask Strength, surtout de par sa complexité irréprochable et sa structure sans reproche, même si au double du prix de ce Ileach.

Patrick 94%
Incroyablement savoureux et délicieux. Les rumeurs disent qu’il s’agit d’un Lagavulin, et au goût, c’est très vraisemblable. Ce qui explique aussi qu’il soit si exceptionnel. Ce dram m’a fait penser au Lagavulin 12 ans cask strength, mais où on aurait utilisé une petite dose de fûts de xérès. Bref, c’est excellent. Et au prix demandé, c’est l’un des meilleurs deal sur le marché. Nez : Incomparable parfum de tourbe sucrée et fruitée. Si c’est pas du Lagavulin, ça sent comme du Lagavulin en tout cas! Bref, une délicieuse fumée de tourbe enrobée d’embruns maritime et présenté sur du beau chêne sec. On se croirait définitivement sur Islay! Bouche : De la fumée de tourbe presque agressive, mais adoucie par l’eau de mer et le chêne. J’y retrouve aussi une discrète note fruitée et sucrée me faisant penser qu’on a probablement utilisé une petite quantité de fûts de xérès dans le vatting. Tonne de tourbe poivrée, quelques fruits mûrs et sucrés. Finale : Longue et savoureuse, avec de la fumée et du poivre.

Martin 92%
Nez: Tourbe sèche et minérale, sel marin, goudron de corde et une touche d’agrumes confits. Bouche: Dense et vigoureuse, sur la fumée d’embruns, le cuir souple, le poivre noir et une nuance de chocolat amer. Finale: Longue et épaisse, saline et légèrement cendrée, avec un retour de malt grillé. Équilibre: Un dram brut et percutant, réservé aux amateurs de tourbe marquée, capable de livrer des sensations fortes mais peut sembler un peu ostentatoire pour ceux qui privilégient la subtilité. Bien aimable comme on dit par chez nous.

Johnnie Walker Red Label 1954

40% alc./vol.
Vieille édition du fameux Red Label.

André 72%
Grains de céréales très présents au nez. Réglisse, cannelle, oranges, légère sensation cireuse. La bouche est intense, beaucoup d’épices et de bois de chêne. Cannelle, terre, un brin de cornichon, oranges, réglisse, pommes, cannelle et poivre. Texture qui a du coffre et du corps. La finale est plus longue qu’espérée, très boisée et épicée avec un twist de saveurs bizarre frisant les produits industriels mélangés de cannelle.

Martin 74.5%
Nez: Voile initial de chêne sec gorgé d’alcool. Cède le passage aux grains et à la vanille. Retombe rapidement dans les fruits rouges et le solvant à peinture. Bouche: Solvant, épices, bois, fruits rouges. Un peu de vanille perce, mais trop peu trop tard. Finale: Reste en bouche un goût de caoutchouc brûlé, de térébenthine et de métal. Équilibre: Habituellement on trouve toujours que les whiskys d’antan sont supérieurs, mais dans ce cas-ci on préfère pas mal plus le Red Label moderne.

Laphroaig 25 ans édition 2017

48.9% alc./vol.
Embouteillé en 2017

Patrick 93%
Un Laphroaig 25 ans qui répond à toutes les attentes, ce qui n’est pas peu dire. Excellent, intense, bien balancé comme un coup de pied circulaire de Chuck Norris. Nez : Fumée de tourbe sale et intense typique de Laphroaig avec des notes de goudron, de charbon et d’iode. Et un peu de vanille, rapport que le whisky a tout de même passé 25 ans en fût. Bouche : Fumée intense, épicée et légèrement sucrée, mais surtout salée. Un peu de vanille complète agréablement le tout. Finale : Longue, intense et marquée par les épices du bois brûlé et la fumée.

Teeling 33 ans

42.9% alc./vol.
Bottle #214 of 275 from Ex-Bourbon cask. Tiré de seulement 2 barils Ex-American Oak Bourbon Barrels distillés en 1983, ce Teeling est le 2eme plus vieil embouteillage de la distillerie, après le 34 ans d’âge paru en février 2018. Une bouteille à 3300 euros (environ 5000$) pièce.

André 87%
Face à un whisky si emblématique, on ne peut pas outrepasser les hautes attentes qui peuplent déjà notre tête avant même d’avoir plongé le nez dans le verre et d’avoir osé se prendre une lapée. C’est pourquoi j’ai décidé, oui, d’y goûter sur place mais surtout d’en rapporter un bon échantillon afin de le décortiquer à tête reposée de retour à la maison. Je dois aussi avouer que mes premières impressions étaient plus du côté de la déception dans l’expectative inassouvie d’un moment de pur bonheur. Au nez, le bois de chêne crémeux et vanillé, pelure d’oranges, la purée de poires, fruits tropicaux et une touche d’épices boisées. Nez très invitant mais je m’attendais à un rendu plus fondu au nez. La bouche est épicée et franche, le bois domine le whisky et c’est triste, mais c’est le piège des whiskies plus âgé. La texture du whisky est un peu fade aussi, peut-être avec l’anticipation des saveurs goulues livrées au nez. Poires, oranges, fruits tropicaux, raisins verts, miel, ananas, vanille, chêne. Finale dominée par le bois de chêne, bien épicé et de bonne longueur. À ce prix, je préfèrerais de loin avoir 10 bouteilles de 24 ans Sauternes plutôt qu’une seule de 33 ans…

Deanston 14 ans Spanish Oak – Batch 2

57.9% alc./vol.
Limited edition of 1400 bottles

André 86%
Nez oscillant entre les fruits séchés et les fruits tropicaux, un peu réservé. Prendre une première gorgée et revenir au nez aide passablement. Citron, cerises et framboises, poires, malt mielleux, purée de bananes. La bouche est très franche et sèche, à la limite sur les tannins du bois de chêne aussi. Le taux d’alcool n’aide en rien cette baffe en pleine gueule. Celle-ci est maltée et mielleuse, parsemée de fruits rouges et de fruits à chair, une touche d’oranges aussi. La finale est très épicée et chaude, gingembre, fruits tropicaux et séchés. Bouche un peu trop brutale pour le nez si doux.

Patrick 92%
Un excellent whisky qui m’a vraiment surpris! Un peu comme Glenlivet dont les éditions « commerciales » sont plutôt fades, à l’image des Nàdurra, ce whisky joue dans les Ligues Majeures. J’en veux encore svp! Nez : Oh boy, ça sent bon ça mesdames-messieurs! Du miel, de la vanille, du chocolat blanc et une touche de bois bien sec. Bouche : D’une grande intensité, avec toujours le miel et la vanille, mais ici le côté boisé est plus dominant alors que le chocolat blanc est plutôt discret. Finale : D’une belle longueur, boisée et vanillé.

Bully Boy – American Straight Whiskey

42% alc./vol.
Batch 167

Patrick 84%
Un beau whiskey intéressant, avec une superbe intensité, mais qui manque d’un petit quelque chose. Peut-être d’un peu plus de temps en fûts? J’y reviendrai dans quelques années… Nez : Parfum présentant le sucre du maïs, les épices du seigle et quelques notes de cerises. Bouche : Cerises, maïs, épices, bois brûlé. L’ensemble est un peu jeune, mais présente tout de même une intensité. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 84%
Nez: Maïs, vanille, touche de rye. Assez classique comme bourbon à date, rien de surprenant ou d’insolite. Chêne. Bouche: Maïs, chêne, épices, quelques fruits. La touche de seigle est bien. Finale: Le maïs sucré pend plus de place ici. La dégustation s’étire sur des notes poivrées de chêne brûlé, de vanille et de cerises. Équilibre: Pas méchant, classique dans tous les sens du terme. Agréable à boire, bien que ce soit un dram qui ne prend aucun risque.

Cadenhead Dailuaine-Glenlivet 12 ans 2004 KWM 25th Anniversary

55.9% alc./vol.
From Refill Hogshead.

André 81%
Floral, vanillé et avec une touche de chocolat blanc, bel amalgame fruité de melon au miel, nectarines, abricot, poires. La bouche est plus musclée, l’alcool aidant et livrant en plus un mélange de sel et de poivre assez franc. Gummy bears, poires, ananas, abricots, melon au miel, vanille et épices pour mariner la viande et le poivre moulu en finale. La finale est longue, très épicée et poivrée. Un bon whisky mais définitivement pas dans ma palette aromatique.

Patrick 90%
Un whisky super surprenant et très agréable à boire. Wow, j’aimerais en découvrir des comme ça plus souvent! Nez : Céréales, agrumes, pommes McIntosh et vanille sucrée. Plutôt simple. Bouche : Wow, la bouche est complètement différente du nez et ce, à un niveau que j’ai rarement vu! Tout d’abord un boisé intense, puis une surprenante touche de tourbe et une grosse dose d’épices poivrées. Les agrumes sont toujours là, mais c’est à peu près la seule chose qui fait le lien entre la bouche et le nez. Finale: D’une belle longueur, marquée par les épices du bois.

Martin 85%
Nez: Sucre en poudre, colle à bois, chêne et chocolat blanc. Cantaloup, pomme verte et poire mûre. Le taux d’alcool se laisse tranquillement deviner. Bouche: Épices, bois et pomme croquantes. Vanille, poivre en puissance, abricots et nectarine. Finale: Assez musclée du haut de ses 55.9% d’alcool. Longue et puissante sur des notes de chêne, de poivre moulu, de pêches, de fruits mûrs et de vanille. Ultra-puissant. Équilibre: Bien agréable, de belles qualités, mais parfois le taux d’alcool semble plus ou moins bien contrôlé.

St George’s Distillery – The English Smokey

43% alc./vol.

André 79%
Nez très porté sur l’alcool au départ. Notes de solvant ou de peroxyde, bananes, poires, malted barley au miel, oranges, cannelle et poivre. Feu de foyer mal allumé avec des mottes de tourbe encore trop humides, agrumes. Texture bien ordinaire en bouche, qui manque de structure et d’éléments gras. Belles notes d’agrumes et de fruits tropicaux, notes de tourbe un peu crasseuses et végétales, poivre broyé, oranges, miel, ananas flambé sur le bbq, vanille. Très court en bouche, le nez et les saveurs s’affadissent rapidement et deviennent complètement banales. Rétro-olfaction de fumée agonisante, sel de mer, fumée de tourbe distante. Pas la meilleure expression de cette distillerie.

Patrick 87%
Un très bon whisky, qui serait probablement excellent si ce n’était qu’il a été un peu trop dilué. Nez : Fumée de tourbe, agrumes, vanille et une touche de bois frais. Bouche : Telle que le nez le laissait présager, avec une touche d’épices et de poivre en plus. Au niveau de la texture, le whisky semble malheureusement un peu trop aqueux, probablement à cause d’une trop grande dilution. Dommage, sinon ça serait excellent! Finale : D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 80.5%
Nez: Pommes, fruits des champs, pointe timide de tourbe herbeuse. Céréales, vanille et bûches de chêne fraîchement fendues suite à une averse. Intéressant. Bouche: Texture aqueuse mais sucrée et hyper douce. Melon, cantaloup, sucre à glacer, bois et touche de vanille. Poivre rose timide qui mène vers une tourbe verte affirmée. J’aime bien. Finale: La tourbe un peu herbeuse un peu cendreuse est à l’honneur à cette étape. Un peu de bois et de sucre blanc. Les saveurs me rappellent agréablement un Ardbeg 10, mais c’est comme si j’y avais dompé assez d’eau pour ramener le dram à 25% d’alcool. Manque de torque c’est certain. Équilibre: Les saveurs y sont, mais l’intensité y est cruellement absente. Sorry not sorry.