Rittenhouse Straight Rye 100 Proof Bottled in Bond

50% alc./vol.
Rare et remarquable version de ce Rye embouteillée à 50 %.

André 88.5%
Une belle viscosité associée à un taux d’alcool puissant nous habite durant un long moment. Les arômes typiques de fruits cerisés et de framboises s’allient à la cannelle & les épices (poivre noir), menant sur une finale de caramel brûlé d’une persistance et d’une longueur plus qu’appréciable. Le nez est plein et la bouche assouvie dès les premières gorgées.

Patrick 92%
L’appelation « bottled in bond » livre sa promesse d’excellent rapport qualité/prix un fois de plus. J’adore, idéal en toutes circonstances, dans la catégorie « si j’avais droit à seulement une douzaine de bouteilles sur une ile déserte… ». Nez : Bois, caramel, guimauves, épices et quelques fruits subtils. Bouche : Superbe texture en bouche, délivrant un whisky admirablement épicé et boisé, avec des notes de caramel, de miel brûlé et de fruits. Finale : S’étire longuement sur les notes boisées.

Martin 89%
Nez: Bien sûr seigle poivré, vanille, caramel brun, pain grillé et une vague d’orange confite. Bouche: Puissante et imposante, sur le seigle vif, la réglisse noire, la cannelle et un soupçon de chocolat au lait. Finale: Longue, sèche, épicée, avec un retour de chêne grillé et de clou de girofle. Équilibre: Un rye robuste et classique, bien bâti, qui plaira aux amateurs de grain marqué, tout en conservant une buvabilité adaptée aux nouveaux explorateurs.

Kim 77%
Nez : Poudre de cari, gâteau aux fruits, poivre noir et meuble en bois vernis. Bouche : Party de seigle et ses invitées VIP les épices, en mode indien (carvi, fenouil, poivre en grain, nigelle), soupçon de cerises au marasquin. C’est vraiment étrange, j’arrive difficilement à dire si ce trip d’épices est agréable ou non. Pas convaincue.

RV 83.5%
Au nez c’est le miel sableux et la confiture de citrouille, sucrée mais avec un background légèrement âcre. Lent développement en bouche mais il faut attendre la wave d’épices. La finale est toutefois un peu courte, bien vinaigrée, assez intéressante. Passe bien, mais on dirait qu’il manque un peu de maturité ou de caractère de baril pour être remarquable.

Roseisle 12 ans Special Release 2023

56.5% alc./vol.
Fruit d’une maturation provenant d’une combination de first-fill ex-bourbon casks et refill casks.

André 89%
Nez très tropical; ananas, poires dans leur sirop, compote de banane couronnée de crème à la vanille, touche herbacée et une goutte de jus de citron. La bouche est sucrée, sucre en poudre de confiserie et sucre à glacer, texture huileuse et effervescente. Pomme poire, mangues, poires, vanille, ananas et miel, sucette en poudre Lollies. Belle finale de longueur respectable, sucrée et pleine de fruits à chair.

Patrick 85%
Un bon scotch classique, le genre de single malt idéal comme base pour n’importe quel blend, ce qui est pas mal l’idée de cette distillerie anyway! Nez : Un beau parfum frais et léger, avec un peu de bois, de la riche vanille et des fruits confits. Bouche: Le bois est ici beaucoup plus présent et épicé. Il vient avec de la vanille, du chocolat blanc et de discrets fruits des champs. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, boisée et avec un peu de chocolat blanc.

Kim 83%
Nez : Fruits jaunes, poire, melon de miel, fleurs blanches, foin sec. Bref, l’impression de se balader dans un champ, en août, avec un panier de fruits frais à la main. Bouche : Au lieu du panier de fruit, il semblerait qu’on ait décidé de pique-niquer en mangeant les fleurs et un peu de foin. Impression de gomme savon. Les saveurs sont un peu quelconques, sans cependant être mauvaises, mais l’alcool apporte une profondeur intéressante.

Rossville Union 6 ans Straight Rye – Bottled in Bond

50% alc./vol.

Patrick 89%
Un whiskey savoureux et qui mets de l’avant les saveurs les plus authentiques des whiskeys de seigle. Bref, pas pour tout le monde, mais maudit que c’est bien fait! Nez : Un mélange d’herbe fraichement coupée, de malt sucré de chocolat et de cuir tanné. Bouche : Oh boy! Une grosse tonne d’herbe fraichement coupée, du raisin, du cuir, une touche discrète de chocolat noir et des pommes vertes. Finale : D’une belle longueur, épicée, herbeuse et sucrée.

Kim 71%
Nez : Pâte à tarte dorée, cassonade, pacanes caramélisées, graines de carvi et un fond de vieux caoutchouc. Bouche : Raisin vert, un peu râpeux, finale sur le poivre noir en puissance. Pas totalement mauvais, mais les saveurs manquent d’harmonie.

Rossville Union 7 ans Straight Rye – Barrel Proof

58.5% alc./vol.

Patrick 90%
Un superbe whiskey de seigle dont on ne ressent presque pas la force de l’alcool. Ce qui est évidemment un compliment. Mais dangereux! Nez : Un beau mélange d’épices et d’herbes, avec une touche de chocolat et de caramel qui donnent faim! Bouche : Oh boy, ça c’est un beau mélange de saveurs, avec du chêne brûlé, des herbes, du caramel, du chocolat au lait et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, avec de belles épices savoureuses.

Kim 80%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Curcuma, pelure d’orange, petite fumée mais pas de tourbe, alcool très présent. Bouche : Oh boy l’alcool, soupçon d’aneth, caramel salé et une généreuse dose de gomme savon. Je ne sais pas si j’adore ou si je déteste, ça tire un peu partout.

Scallywag – The Winter Edition

53.9% alc./vol.
Affiné en fûts de vin orange d’origine espagnole, ce whisky écossais de malt du Speyside est embouteillé à son degré naturel de 53,9%.

André 86%
Confiture d’oranges, zeste de citron, pommes et petits fruits rouges sauvages, miel, sherry légèrement épicé. La texture est vraiment hallucinante, grasse et huileuse, wow. La lancée des oranges se poursuit en bouche mais s’accompagne désormais de notes de poires et d’agrumes, de fruits rouges séchés, de citron, cassonade, miel chaud et un sursaut d’épices. La finale prend une autre tangente et livre des notes de cannelle poivrée sur un édredon d’alcool plus ressenti. Hors norme, différent mais très bien construit. Un whisky dessert…ou de déjeuner!

Patrick 89%
Un délicieux whisky riche et savoureux. J’étais un peu appréhensif face à l’utilisation du fût de vin orange, n’ayant pas souvent croisé de tels vins que j’ai apprécié, mais on l’a utilisé ici avec brio. Nez : Parfum de marmelade à l’orange, de caramel, de miel crémeux et de sirop de fruits tropicaux. Bouche : Épicée et sucrée, j’y retrouve du zeste d’orange, du miel floral, du sucre caramélisé, de la cannelle, du chêne carbonisé et une goutte de vanille. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, marquée par les oranges et le chêne carbonisé.

Martin 87%
Nez: Raisin sec, chocolat noir, écorce d’orange, miel, bois toasté avec une impression pâtissière rappelant un gâteau aux fruits. Bouche: Texture ample dès l’arrivée, caramel profond, figue, cacao, cannelle, noisette grillée, épices chaudes qui évoquent pain d’épices et marmelade. Ça évoque tout de même bien des caractéristiques d’un sherry cask, pourtant… Finale: Longue, chêne épicé, café, fruits noirs persistants, chaleur enveloppante. Équilibre: Dense et gourmand, influence du fût bien maîtrisée, puissance convaincante. Un dram certes singulier, mais bien agréable aussi!

Kim 84%
Du vin orange, c’est funky, oxydatif. En gros, c’est faire un vin blanc à la manière d’un rouge, c’est-à-dire en laissant les peaux, pépins et parfois même la rafle durant une partie de la fermentation. Je suis donc bien curieuse de voir ce que ça apporte à un whisky. Nez : Méli-mélo de fruits confits, pétales de rose, cosse de cardamome verte, vif et frais, mais d’emblée rien qui crie « vin orange ». Bouche : Je décèle enfin l’oxydatif, le petit funk du vin orange. Il faut savoir que selon la durée de contact avec les peaux (de quelques jours à plusieurs mois), le goût et l’intensité du vin varient. Dans ce cas ça amène une sécheresse presqu’austère, sur le poivre et la cannelle en bâton, mais heureusement compensée par un caramel riche.

Scapa 10 ans

48% alc./vol.

Patrick 91%
Scapa est de retour! La distillerie a été fermée de 1994 à 2004, et il semble que l’équipe en place ait eu beaucoup de difficulté à apprivoiser l’équipement unique et particulier de la « 2ème » distillerie des Orcades. A goûter ce whisky, il semble que ces difficultés soient maintenant choses du passé : Depuis que je me suis acheté cette bouteille (à un prix assez raisonnable à la SAQ), je m’en prends un dram presque à chaque jour! En d’autres mots, j’adore! Nez : J’ai l’impression d’être à quelques coins de rues de la mer et d’humer un bol de fruits tropicaux nappés de miel contenant entre autres des ananas, de la mangue, des bananes et des agrumes. Alléchant. Bouche : Toujours les fruits tropicaux nappés de miel, mais aussi des pommes cuites, une bonne dose de bois grillé, des épices, de la crème anglaise à la vanille et un soupçon de chocolat au lait. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, boisée et avec une impression fugace d’embruns marins.

Martin 88%
Nez: Tout commence sur l’ananas frais et la pomme jaune. Le miel arrive doucement, bientôt rejoint par de la vanille, du citron et une touche de banane. En arrière-plan, le malt conserve une belle présence. Bouche: Plus crémeuse que prévu, elle offre pêche, crème anglaise et céréales avant que le chêne grillé ne vienne casser cette douceur. Une texture légèrement cireuse s’installe au passage, avec cannelle et agrumes pour relever l’ensemble. Finale: Le fruit tient bon, surtout la pomme et le citron, puis laisse place aux épices et à une sécheresse boisée modérée. Équilibre: Simple dans sa construction, mais particulièrement agréable. Les 48% lui donnent suffisamment de corps et permettent au caractère fruité de ce dram de pleinement s’exprimer.

Kim 82%
Nez : Melon de miel, grain malté, raisin vert, aiguilles de pin séchées dans une forêt par une fraiche balade d’automne. Bouche : Mes papilles sont tiraillées entre du raisin vert concentré, comme en préparation pour du vin de glace, du gruau à la cannelle et aux… raisins secs. On sent la trame de fond, mais à ne pas confondre avec le gout de raisin chimique que j’ai souvent dans des whisky immatures. Le grain reste un peu trop présent pour que je raffole de la chose, mais sinon c’est doux, léger et plutôt bien balancé.

Seagram’s VO

40% alc./vol.

André 86%
Nez discret et diaphane. Rye avec un mélange de fruits rouges et de cerises s’étirant sur les notes d’orange, autant en bouche qu’au nez. Poivre ouvre la marche en bouche, puis un mélange d’épices suivie des fruits. Finale un peu trop courte, ce qui l’ampute de quelques points. Ensemble bien bâtit, équilibre vraiment bien, j’aime bien la présentation via la simplicité de la livraison.

Patrick 84%
Un whisky d’une belle présentation, bien bâti mais avec une texture qui le dessert un peu mal. Nez: Un parfum où les céréales (seigle, maïs…) et les petits fruits se mélangent agréablement avec une petite note boisée. Bouche : Du bois brûlé, du seigle et de la cerise. Savoureux, mais porté par une texture un peu aqueuse. Finale : Un peu courte, avec des saveurs en continuité avec l’impression initiale en bouche.

Kim 84%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Jus d’orange fraichement pressé, dulce de leche, poivre blanc. Bouche : Encore le poivre, très doux, notes d’érable. Facile à boire, un peu trop aqueux, mais pas gênant à servir. J’en ferais volontiers des cocktails.

Seagram’s VO Select Whisky

40% alc./vol.

Patrick 84%
Un bon whisky canadien assez classique, mais plus épicé que la norme. Un nouveau classique sur lequel il ne faudrait pas lever le nez. Nez : Le parfum est sucré, avec de la cassonade, du caramel et aussi du blé. Simple et efficace. Bouche : De belles épices s’ajoutent au sucre, ainsi que chêne craquant et de subtils petits fruits des champs. L’ensemble est chaleureux. Finale : D’une longueur moyenne, boisée, épicée, chaleureuse et subtilement sucrée.

Kim 90%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Me rappelle la vielle prune ou l’armagnac, ces alcools que je bois rarement mais que je trouve délicieux. Un peu poussiéreux, boisé, vineux, riche, avec un côté tropical de noix de coco, voire de pina colada. Ça sent tellement bon que j’ai peur d’être déçue, mes attentes sont élevées. Bouche : Belle épices, c’est riche et profond. Fidèle au nez. La finale s’étire, sucrée et épicée. Au 2e tour j’ai encore ce même plaisir, c’est délicieux, équilibré, riche.

Sean’s Bar Luain Edition

40% alc./vol.
Distillé pour le plus ancien pub d’Irlande (fondé en 900 après J.-C.), le whisky irlandais Sean’s Bar Specially Blended est vieilli dans d’anciens fûts de bourbon. Ce blend de 3 ans est composé à 25 % de whisky irlandais single malt et à 75 % de whisky irlandais de grain.

André 66%
Avec un pauvre mélange de 3 parts de grain whisky pour une part de single malt, ça partait mal… Alors y’a aucune surprise lorsque l’on sent et goûte le whisky et que c’est juste mauvais. Quel nez bizarre, genre légumes fermentés, alcool de poires et zeste de citron. La bouche est… difficile à décrire. C’est rance, du genre reflux gastrique après avoir vomi, et ça mélange de saveurs alliant l’alcool à peine vieilli et les fruits du verger, le sirop de maïs, le caramel. Des notes de bois de chêne vert complètent cette palette aromatique déstabilisante. La texture est intéressante, quelques éléments gras malgré la forte dilution. Aucune pérennité des saveurs et arômes pour la finale, évidemment courte, sucrée et souhaitée.

Patrick 78%
Pour un whisky trop jeune, ça demeure quand même bien… Genre, je serais capable de la boire en shot si je voulais impressionner une fille (sérieux, est-ce qu’il y a encore du monde qui font ça?). Anyway, j’en prendrai volontiers quand j’aurai la chance de visiter le Sean’s Bar, mais d’ici là, je vais m’abstenir. Nez : Alcool de grain où on aurait fait tremper du bois pendant quelques minutes. Bouche : Alcool de grain, bois, caramel, pommes jaunes et de fugaces petits bonbons aux fruits. Finale : D’une longueur moyenne, avec un mélange d’alcool et d’épices.

Kim 64%
Nez : Choux de bruxelles poêlés, tombée d’épinards aux lardons, brocoli chinois sauté. On comprend le principe? Ça sent le légume vert cuit à pleines narines. On ajoute à ça un peu de nectar de pêche et ça fait un mélange franchement déplaisant. Bouche : Alors qu’au nez c’était dégueulasse, là c’est simplement déplaisant. Patates crues, encore du légume vert cuit, métal, impression de faire des shooters douteux dans un bar un peu crasseux.

Seaweed & Aeons & Digging & Fire & Sherry Casks & Cask Strength – 10 ans

56.4% alc./vol.
Batch 03.

Patrick 94%
Cette bouteille, avec son étiquette si particulière, m’intriguait depuis longtemps. Et bien, je n’aurais pas dû attendre, me fier à mon instinct et sauter dessus! Nez : De beaux fruits mûrs à la perfection et sucrés, du chocolat au lait, du sel de mer et le tout discrètement enveloppé d’une belle fumée de tourbe évanescente. Bouche : La fumée est ici plus présente, mais se présente tout de même bras dessus – bras dessous avec un beau xérès fruité et sucré (mais pas trop, juste assez!) et du chêne brûlé. Le tout est complété par de belles notes de cannelle, une touche poivrée et un peu de chocolat. Finale : D’une très belle longueur, débordante de fruits mûrs, et avec une touche salée et fumée.

Martin 89%
Nez: Braise humide, chocolat noir, algue séchée, datte et une pincée de cuir mouillé. Bouche: Huileuse et percutante, sur la tourbe grasse, la confiture de prune, le caramel brûlé et une touche de café torréfié. Un vent de fruits tropicaux conclut cette étape de la dégusttion. Finale: Longue, saline et cendrée, avec un retour de fruits secs et d’épices. Équilibre: Un dram tourbé-fruité puissant, profond, légèrement sauvage, mais habilement structuré, avec un caractère maritime assumé.

Kim 88%
Nez : Pâte de coing et papaye séchée apparaissent sous l’alcool proéminent, jus de citron, cassonade. Je capte quelques arômes, puis une vague d’alcool vient submerger le tout. Bouche : Encore ici les fruits tropicaux aux saveurs concentrées, fleurs de mélilot séchées, poivre blanc et sucre de palme. L’alcool offre une belle trame structurée pour ces saveurs qui, sans être très complexes, me plaisent bien.