Cutty Sark

40% alc./vol.
Cutty Sark est une marque de blend qui a été créée le 20 mars 1923 par un marchand de vin et de spiritueux basé à Londres Berry Bros & Rudd. Le nom de la marque provient du fameux clipper Cutty Sark, lui même étant le nom d’une sorcière dans un poème de Robert Burns. Le fabricant a sponsorisé de 1973 à 2003 la Tall Ships’ Races, une compétition créée en 1956 à laquelle participent d’anciens grands voiliers, en l’honneur du Cutty Sark et pour perpétuer l’époque héroïque des courses de clippers. Durant ces trente années, la course porta donc le nom de Cutty Sark Tall Ships’ Race.

Patrick 80%
Un whisky agréable et facile à boire. Pas un whisky de compétition, mais définitivement un whisky de soif! Nez : Un beau mélange de whisky de grain et de vanille avec une touche de bois frais. Bouche : Du bois, de la vanille et des céréales qui ont trempées dans le lait. Finale : D’une longueur moyenne, marquée la vanille et le bois sec.

Martin 78%
Nez: Très fruité. Fraises et crème, shortcake même. Rayon de miel. Suit un léger côté médicinal qui ne prend pas trop de place. Un deuxième nez révèle un souvenir de petit caramel mou Kraft. Bouche: Encore frais et fruité. On remplace doucement la face sucrée par une vague de poivre blanc, pour terminer en douce sur le sel marin. On se croirait même sur le pont du Cutty Sark. Finale: Chaude et longue, voire même réconfortante. C’est ici qu’on décèle le malt, accompagné de poivre et de bois. Présence de chocolat. Équilibre: Belle surprise. Beau mixer, je dirais même beau blend de party. Au format disponible en SAQ, je n’aurais pas peur ni honte de laisser traîner la bouteille sur la table lors d’une fiesta.

Cutty Sark 12 ans

43% alc./vol.

André 81%
Nez de vanille crémeuse auquel s’additionne quelques notes fumées, ainsi que de pulpeuses notes de fruits tropicaux, de poires fraiches nappées de miel et d’écorce d’oranges bien mures. En respirant, le whisky affirmera avec plus de vigueur ses notes de grain whisky en dévoilant des notes épicées et plus pointues, céréales séchées, terre des champs brûlée par le soleil. La bouche est douce et approchable, mais l’éventail de saveurs est limité et on en fait le tour rapidement ; oranges et fruits tropicaux, miel et vanille, les poires pochées. Il faudra porter attention à la finale de bouche ou la sécheresse générale libèrera le chemin aux notes salées et épicées, fort soutenues d’ailleurs. On dirait aussi que des notes de sherry apparaissent progressivement. La finale est en dent de scie ; saveurs douces en contradiction avec les saveurs plus pointues d’épices et de poivre, ainsi qu’une certaine sécheresse apportée par le bois de chêne. Un bon blend, mais que je n’ajouterais pas à ma collection.

Patrick 90%
Un beau whisky riche et complexe, avec tout ce que j’aime dans un blend. Contrairement à André, oui, j’en garderais une dans ma collection. Nez : Un très bon parfum avec des notes de céréales sucrées, du miel et une touche de fumée. Appétissant. Bouche : Une belle fumée de tourbe délicate, un peu de fruits, des épices et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 82%
Assez doré et orangé. Nez : fruité, sur quelques notes de bois et de colle, vanille, fleurs et caramel. On dirait même un rye à l’occasion. Poire. Sherry. Bouche : assez doux, poire, punch aux fruits, épices, vanille et chêne. Peu complexe, il est difficile de s’y perdre. Melon au miel? Finale : assez relevée et affirmée, sur une longueur inattendue. On y décèle quelques fûts de sherry. Équilibre : un très bon blend, qui manque peut-être un peu de personnalité, mais qui mérite notre attention si on le trouve en spécial.

Cutty Sark 15 ans

40% alc./vol.

André 82%
Nez agréable, gentil et abordable. Notes de sherry et petits fruits, céréales au miel, agrumes, poires, oranges et d’évidentes notes de fumée. La bouche offre une sensation diluée et un peu diaphane, petite gifle de gingembre, calmée par des vagues de vanille crémeuse, pomme rouge, oranges, gros bloc de toffee avec des notes de chocolat ou de café au lait. La finale est sur le caramel brûlé et la vanille, très rectiligne et pas super varié comme éventail de saveurs. Rien pour casser la barraque mais un whisky agréable à consommer, sans se caser la tête.

Patrick 86%
Un vrai dessert, surtout pour ceux qui aiment le xérès dans leur whisky! Nez : Parfum délicat et subtil, avec un peu de vanille et de fruits des champs. Bouche : Xérès chaleureux d’une belle intensité, caramel, vanille et bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, avec du xérès et une discrète vanille.

Martin 84.5%
Semble légèrement plus pâlotte que le 12 ans. Nez : assez fruité, avec des touches d’orge et de xérès. Cerises noires, chêne et à peine de fumée. Bouche : texture un peu aqueuse. Note de céréales, de fruits rouges et tropicaux, de bois et d’épices. Légère fumée. Finale : longue et douce. Épicée sur quelques touches de bois et de sherry. On a l’impression de reconnaître la touche Macallan. Équilibre : pour un blend de 15 ans à ce prix, difficile de dire non.

Cutty Sark 25 ans

45.7% alc./vol.

André 87%
Belle onctuosité apportée par la vanille, jumelé d’une quiétude palpable apportée par le quart de siècle passé en fût. Dattes, gâteau aux fruits, caramel chauffé, vieilles cerises, pommes. L’intensité de la bouche déstabilise un peu avec l’arrivée puissante et ses notes de fumée de cendre de foyer, de poivre et de chocolat noir amer. Une fois ces saveurs assimilées, notes de fruits secs et de caramel brûlé, de sel et d’anis, moue de café bodum, oranges pour se refermer sur des tonalités de bois de chêne un peu sec et de cannelle, clou de girofle. Finale sèche et amère, chocolat noir et chêne sec. Merci à Éric pour avoir partagé cette bouteille.

Patrick 88%
Un très bon whisky… Si ce n’était pas du parfum que j’ai trouvé trop riche, je dirais même excellent. Intense, riche et puissant. Nez : Parfum riche, presque écœurant, de dattes très mûres, de caramel, de cerises et de pommes mûres. Bouche : Riche et intense, avec une tonne de fruits mûrs, de bois brûlé et de poivre. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chocolat noir et du chêne.

Martin 88%
Nez: Vanille et miel, fleurs et herbe, fruits rouge et sirop sucré. Belle richess du caramel, des dattes et des raisins secs, le tout bien ficelé et adouci par son âge vénérable. Bouche: Raisins secs, pruneaux et dattes. Cuir fumé, poivre noir et chêne sec. Pelure d’orange, poudre de cacao et casseau de framboises fraîches. Caramel salé sur la fin. Finale: Chocolat noir, orange et fruits rouges en purée. La planche de chêne ne nous lâche pas non plus. Touche de cannelle et de muscade. Équilibre: De belles saveurs rondes, une texture agréable, on passe un bon moment. Souvent les vieux blends sont d’une qualité étonnante. Une belle surprise que ce Cutty-Quart-de-Siècle.

Cutty Sark Prohibition Edition

50% alc./vol.

André 87.5%
Un nez de gangster, brut et musclé. Alcool poivré et fruité, on ressent bien le fût de chêne au nez et encore plus en bouche. La bouche est poivrée et épicée, le taux d’alcool décoiffe un peu, l’astringence des épices, jumelé au taux d’alcool et au poivre, assèche beaucoup la finale de bouche. Avec le temps, le poivre disparait progressivement au nez et une vague sucrée prend le relais, mais la bouche demeure tout aussi musclée et punchée. La fumée sort aussi de nulle part en finale de bouche et le poivre s’accroche sur les lèvres en les picotant avec ferveur. Un blend qui vient mêler les cartes du style et qui saura déstabiliser tout amateur de par son caractère et sa consistance unique.

Patrick 93%
Nez : Malt, fruits, vanille, miel, chêne fumé, délicieux. Bouche : Un blend comme je les adore! Fruité, poivré et épicé, avec des notes de malt, de caramel , de chêne et de fumée. A la seconde gorgée, les notes d’agrumes et de miel se laissent mieux deviner. Finale : Très longue, surtout lorsqu’on songe au fait qu’il s’agit d’un blend. Balance : Est-ce plutôt un vatted? Tellement intense, tellement complexe! Le meilleur rapport qualité/prix que j’aie vu depuis trèèèèèès longtemps. A l’aveugle, un excellent whisky! Quand on réalise qu’il s’agit d’un blend qui se détaille à 32$ (A New York, donc si la SAQ nous l’offre un jour, le prix sera probablement entre 45 et 50$), on demeure stupéfait. Depuis longtemps je cherchais un dram de tous les jours à moins de 40$, je pourrais peut être l’avoir trouvé ici.

Martin 88.5%
Nez: Léger poivre derrière l’alcool. Le malt, le miel et les grains parviennent sans trop de difficulté à percer le solide taux d’alcool. Un doux brouillard de fumée reste présent derrière le tout. Bouche: Très épais et mielleux sur le palais. Boisé, légèrement sûrette et acide, comme une pomme verte. Impression huileuse de révolution industrielle. Finale: Poivre blanc sur une vague de miel amer. Un voile de fumée persiste au loin devant un caramel et un toffee huileux. Équilibre: Beaucoup plus de poids et de caractère que le Cutty régulier. Ce choix audacieux, autant au niveau du design de la bouteille que du taux d’alcool, a rapporté. Un vrai whisky de gangster, pas cher en plus.

Kim 90%
Cette édition «fancy» du Cutty Sark dégage des effluves de pommes caramélisées, de miel et de sake. On sent aussi la chaleur de l’alcool, sans que ça ne soit agressant. La bouche tout d’abord un peu sèche fait ensuite place à des saveurs très sucrées : miel, compote de pomme, pacanes caramélisées avec un soupçon de beurre vanillé. Une touche de poivre vient pimenter le tout. En somme, un beau whisky, bien équilibré, et à ce prix-là tout le monde devrait en avoir une bouteille dans son bar.

Daftmill 2006 Winter Batch Release

46% alc./vol.
Distilled 16/12/2006, Bottled 2018, Limited Edition of 1625 Bottles. Daftmill est l’une des 9 distilleries actives des Lowlands. La distillerie a été mise en service en 2005 mais la production n’a réellement commencé qu’en 2006. Daftmill est la propriété de Francis et Ian Cuthbert dont la famille cultive les terres depuis les années 80. Ce qui rend Daftmill unique est sa méthode de production traditionnelle. L’ensemble de l’orge utilisé pour la production est cultivé par Francis Cuthbert dans les terres familiales (une seule autre distillerie utilise de l’orge provenant à 100% de son domaine, la distillerie Ballindalloch, mais leurs produits ne seront pas disponibles avant au moins 6 ans). Le whisky est distillé à la ferme pendant l’inter-saison, deux moi en été et deux mois en hiver. Daftmill est l’une des plus petites productions d’Ecosse avec seulement une moyenne de 100 fûts par an. C’est aussi la seule à pouvoir utiliser le terme « Single Estate Farm Distillery ». Troisième embouteillage officiel de la disillerie, fruits d’un assemblage de six fûts First Fill Ex-Bourbon Cask (Casks #080-2006 à #085-2006).

André 79%
Grains de céréales encore verts en processus de séchage, petits fruits sauvages, pommes vertes, herbe mouillée, aspect citronné qui me rappelle certains virgin oak casks, poires au miel, ananas nappés de crème vanillée onctueuse. La texture de bouche est cireuse et le chêne fait réellement penser à du virgin oak casks. Saveurs citronnées et de pommes vertes, grains de céréales mouillés, herbe verte mouillée tondue, une touche de gingembre et de cannelle. Finale douce, presque planante, citronnée et céréalée.

Patrick 82%
Un bon dram, tout ce qu’il y a de plus simple et efficace. Bon, je vais l’avoir oublié demain matin, mais ça demeure agréable. Nez : De belles céréales, un peu d’herbes, des agrumes et des poires vertes. Bouche : Du chêne sec, de l’orge, de l’herbe et un peu de gingembre et de cannelle. Finale : D’une longueur moyenne, avec une bonne dose de bois et d’agrumes.

Martin 80.5%
Nez: Grain humide, crème et citron confit. Petits fruits rouges et touche de caramel. Pommes cuites et bois sec. Quand même bien agréable. Bouche: Texture enveloppante, miel et melon, agrumes, épices et sucre blanc. Chêne et pommes vertes bien croquantes. Le bois et les épices prennent de plus en plus de place avant de nous diriger vers la finale. Finale: Épicée et de longueur dans la moyenne, elle conserve quelques saveurs boisées, sucrées et herbacée. Un peu de craie et d’agrumes. Équilibre: Bien que je n’en sois pas transporté outre mesure, somme toute ça demeure un dram de qualité raisonnable, un bon p’tit scotch.

Daftmill 2009 Summer Batch Release

46% alc./vol.
1790 bouteilles – Vieilli dans 4 ex-fûts de bourbon et 1 ex-xérès de premier remplissage. Pour créer ce single malt, la variété d’orge Optic a été cultivée dans les champs au sud de la distillerie et récoltée au cours de la dernière semaine d’août 2006. Elle a ensuite été stockée à la ferme pour être maltée à Alloa durant l’été 2007. Le fût d’ex-xérès et les quatre anciens fûts de bourbon utilisés pour cet embouteillage ont été distillés et remplis en juin et juillet 2009. C’est la première fois que la distillerie présente un whisky mûri à la fois dans des fûts de bourbon et de xérès. Fûts 016/2009, 020/2009, 022/2009, 023/2009 & 027/2009.

André 79%
Faudra vraiment cherche l’influence du sherry dans cette édition. Nez très jeune, agricole et céréalé. Grosses poires bien mûres, miel, citron, ananas au nez. La bouche est pointue pour le taux d’alcool livré, astringente et épicée même si démontre une certaine douceur. Céréales séchées, melon au miel, ananas, poires, vanille, chocolat blanc. Aspect à la fois tropical et agricole. Cela me rappelle un jeune Deanston en ex-bourbon cask et Virgin Oak. Finale de longueur surprenante, bien épicée et boisée, légèrement verdatre mais toujours céréalée.

Patrick 75%
Bon… Je lui ai donné le temps, j’en ai pris 4-5 shots dans des circonstances différentes… Et je le confirme, c’est un achat que je regrette. Nez: Du xérès… passé date? En cherchant, j’y trouve aussi de la vanille et des fruits tropicaux. Bouche: Du bois, des fruits tropicaux, un peu de xérès qui, dans être exactement frais, laisse une meilleure impression que le nez laissait présager. Finale: D’une longueur moyenne, avec un peu de fruits mûrs et une touche boisée.

Martin 79%
Nez: Herbe verte et miel dilué, touche de céréales, pâte de fruits, pointe lointaine de bois sec. Bouche: Miel et eau de rose, sucre à glacer. Fruits tropicaux, assez simple et droit au but. Finale: Sèche, courte et bien aiguisée. Notes de sucre doré, de vin fortifié et de chêne sec. Équilibre: Un dram pas mauvais, mais un peu trop drabe à mon goût, surtout si le prix ne convient pas…

Dalmore 12 ans

40% alc./vol.
Construite en 1839 par A. Matheson, la distillerie fut achetée en 1886 par la famille Mackenzie qui fit orner chaque bouteille d’un cerf 12 cors, emblème de son clan. Les Mackenzie, amis de James White et Charles Mackay leur revendirent finalement l’entreprise. L’eau utilisée pour la fabrication du whisky provient de la rivière Alness coulant à proximité. La distillerie possède des alambics aux formes bien particulières dont certains sont refroidis par ruissellement d’eau. Entrée de cette toute nouvelle gamme Dalmore, ce 12 ans issu d’un assemblage de fûts de bourbon et de Sherry oloroso. La plus grande partie de la production est utilisée dans les assemblages Whyte & MacKay et The Claymore.

André 88%
Un des premiers single malt que j’ai goûté, sous-estimé selon moi. Plus qu’un bon achat sans être trop bousculé afin d’entrer dans le monde des single malts. Fruité avec une légère touche de fumée. Superbe rapport qualité / prix.

Partick 85%
Moût de raisin et caramel brûlé au nez. En bouche, une saveur très riche de raisin mûr et de caramel très sucré. En finale, d’agréables épices apparaissent et complètent très bien le tout. Un peu trop riche à mon goût, mais avec un cigare, il sera parfait.

Martin 86.5%
Un verre levé nous récompense d’un bel ambre rosé foncé. Nez: Dattes. Fûts de sherry à coup sûr. Fruits au sirop. Notes de gomme de sapin, sirop de maïs, café et mûres. Bouche: À peine huileux. Sucré, raisins, dattes, orge à fond la caisse. Porto, cannelle, framboise et une infime touche de chocolat noir amer. Finale: Les fruits disparaissent rapidement avec un brin d’orge, de fumée et d’épice. Un echo de noisettes et de pruneaux séchés persiste. Équilibre: Un bon scotch avec une finale tombant malheureusement un peu à plat. Pas si pire pantoute.

RV 86%
Un whisky franc, qui n’essaie pas de jouer ce qu’il n’est pas. Cerise terreuse et caramel brulé un peu fort, mais en respirant le fruité devient plus présent, et le caramel pousse un peu vers la tire d’érable. Arrivée toffee puis pêches confites avec de belles nuances en bouche. Finale d’abord verte, puis de jus de cerise de marasquin un peu vineux. La cerise est assez longue et cuivrée en finale. 86%

Dalmore 15 ans

40% alc./vol.

André 75%
Un manque de personnalité épouvantable, du sherry mal présenté, un fût qui sent le pourris et les p’tits bas. Si cela se voulait un scénario pour démontrer l’effet du sherry, l’histoire est présentée de façon malhabile, prévisible et le punch est autant boring que d’écouter Titanic et de se demander si le bateau va couler à la fin du film.

Patrick 86%
Un très bon whisky, tout en retenue et si bien équilibré! Si ce n’était de la trop grande dilution, il serait excellent. Bref, pour ceux qui ont l’habitude d’ajouter de l’eau à leur whisky! Nez : Joli parfum suave et tout en retenue, présentant des notes de chocolat au lait, de vanille et de petits fruits des champs. Bouche : Toujours suave, plein de chocolat, de vanille et de petits fruits. Que demander de plus? Finale : Un peu courte, probablement à cause de la trop grande dilution.

Martin 84%
Nez: Assez racé? Malt, musc, noix et chêne. Fruits tropicaux et raisins secs. Chêne légèrement poussiéreux. Bouche: Miel chaud, raisins juteux, dattes, xérès, oranges, épices et bois. Très bon, mais très peu subtil à la fois. Finale: Bien ficelée, elle nous emmène sur la fin avec une belle progression représentative des saveurs énumérées précédemment. Équilibre: De belles saveurs, franches, mais sans se laisser désirer. Un bon scotch, mais pour le prix on repassera…

RV 78%
Je préfère encore Off Région Sauvage au gros cigare à 2 dollars pour éloigner les moustiques. Un sherry tellement surpuissant qu’il écrase la cerise et l’orange qui tentent de se faire sentir, accompagnés d’un caramel discret mais quand même agaçant. La finale commence avec un boom de caramel, puis le cigare prend place sans lâcher prise, d’une manière désastreuse. Mise à part pour son Dalmore Cigar Malt, cette distillerie a encore beaucoup à faire pour me convaincre de son bon goût, la piètre finale de cette exemple faisant tout le contraire.

Dalmore 18 ans

43% alc./vol.

Patrick 88%
Nez: Fruits moisis et chêne.  Bouche: Belle arrivée rappelant un vieux Macallan.  Beaux fruits chaleureux, chêne, vanille.  On a l’impression de mordre dans une planche de fût gorgée de vin de xérès.  Finale: Longue et chaleureuse.  Balance: À part le nez, tout semble excellent.

Martin 89.5%
Sa couleur est d’un bronze tirant sur la ganache au caramel. Nez: Un sherry bien affirmé. Pelure d’orange survient au second plan avec des notes de toffee brûlé collé au fond du chaudron. Flan au caramel avec une touche de toast de pain au raisin brûlée. Bouche: Chaud et mielleux, très rond en bouche. Un peu de vanille, de pomme et d’orge, tranquillement remplacés par un pneu ramolli sur l’asphalte lors d’une chaude journée de juillet 1953. Finale: Caoutchouc chauffé et épices. Je me vois en train de mâcher de la gomme à la cannelle au centre-ville de Saint-Basile-le-Grand. Équilibre: Bien que ce ne soit pas nécessairement le premier auquel on pense, le Dalmore 18 reste un splendide choix pour accompagner un dessert passionnément sucré.

RV 82%
Des hauts et des bas. Qui auraient besoin d’un tour sur la corde. Whisky trempé profondément dans l’anis, même s’il est très fruité, il en demeure aussi très uniforme dans une teinte florale violette comme sa boîte. Passant tout droit en bouche, rien au palais et à peine piquant sur la langue, on descend tranquillement en ligne droite, or je préfère la nage au sous-marin. Bel effort, mais le sherry bizarre des autres éditions revient en finale pour conclure une expérience ennuyeuse et sans dire regrettable, vraiment à la hauteur des 157$ demandés.