Catoctin Creek Dia De Las Muertos

46% alc./vol.
Limited Release, bottle B16AT/172/313. Bière Stout provenant de la brasserie Adroit Thery, distillée et vieillie pendant une période de 2 ans dans des new charred oak barrels.

André 87%
Intenses notes de rye floral, genre lilas en fleur, gingembre râpé, poivre broyé, pelure de pomme rouge, anis, réglisse rouge, beaucoup d’épices aussi. L’ouverture de bouche se présente sous les notes de rye typiques (épices, réglisse, pelure de pomme), puis de langoureuses notes de chocolat noir un peu amer calment la donne bien épicée, quelques cosses d’orange aussi. Y’a une finale de bouche qui me fait penser à une bière IPA, le houbon et quelques notes de céréales un peu verdâtres, beaucoup de fruits rouges aussi. La finale est bien épicée, le rye est hyper présent avec une légère robe cireuse enrobante et une rétro-olfaction poivrée et pleine de gingembre. Approche intéressante sur le rye se baladant aux bras des notes de chocolat, twist small batch et un soupçon sur la bière. Un whisky qui pourra paraitre un peu déboussollant et atypique pour certains mais qui rejoindra les amateurs voulant sortir des sentiers battus. Belle présentation aussi dans la boite de bois et bouteille signée à la main.

Patrick 84%
Un whisky non orthodoxe s’il en est un! Je sais pas si j’aime ça, mais ça mérite des points pour l’originalité! Nez : Étonnant parfum de rye fruité, avec un puissant fond de pâte à modeler PlayDoo. En fait, plus il respire, moins je suis capable de voir autre chose que de la pâte à modeler. Bouche : Toujours la pâte à modeler, avec de la pâte de fruits et de la pâte de céréales. Mais c’est tout sauf pâteux comme texture, c’est même tout le contraire. Finale: Les épices du rye et d’une bonne IPA!

Martin 84%
Nez: Extrêmement fruité, cannelle épicée, cerise noire, épices de type rye whisky. Brownies au chocolat et feuilles vertes. Bouche: Céréale et houblon, texture effervescente, café, menthe poivrée et cacao. Finale: Cannelle, orange et chêne. Vent de bière brune. Équilibre: Superbe expérience, qui n’est pas sans rappeler le Wiser’s Hopped.

Catto’s Gold Label

43% alc./vol.
Bouteille datant des années ’70. Merci Pierre-Luc Lachance!

André 77%
Nez pas nécessairement attirant au départ mais une bouche généreuse et varié niveau goûts. Nez de blend axé sur les céréales diverses, le maïs sucré se présente en premier suivi de notes d’oranges et de miel vanillé, saupoudré d’épices. Après environ 15 mins, le verre respire le toffee chauffé à plein nez, cela me rappelle les blocs de toffee emballés sous vides. En bouche, forte présence des grains de céréales et une dose de toffee et de miel épicé, d’agrumes en boite. Finale ronde, mielleuse et texturée, avec une montée tout en épice et de grains de céréales sur une mer de toffee chauffée. Pas le whisky qui marquera votre expérience au niveau découverte mais un blend honnête sans grand raffinement.

Patrick 69%
Peut être est-ce à cause des 30-40 ans qu’ils a passé en bouteille, mais ce whisky ne présente aucune balance. Berk. Nez : Genièvre, épices, caramel et une touche de tourbe. Intéressant, mais ne déplace pas les montagnes. Bouche : Chêne, épices, genièvre, caramel et une pointe de fumée sale. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par le bois brûlé.

Martin 75.5%
Nez: Notes de caramel et de miel, de sucre en poudre et de vanille. Très porté sur les sucres divers à l’avant-plan, suivi de quelques pointes de céréales épicées. Bouche: C’est ici que ça se corse un peu. Sucre à glacer, épices à steak, bois et touche d’acétone. Finale: Grains plus ou mins contrôlés, chêne sec et arrière-goût métallique. Le poivre est un peu plus violent ici. Équilibre: Vraiment un blend de bas-étage. Quelques bonnes notes s’y retrouvent tout de même, et vous ne virerez pas aveugles, quoique vous ne récupèrerez jamais les précieuses minutes que vous aurez passées avec ce dram.

Cedar Ridge Iowa Bourbon – Batch #331

40% alc./vol.

André 81%
Le piège dans le monde du bourbon, c’est que la recette de base, si on ne fait pas preuve d’un peu d’originalité, peu donner l’impression qu’on a souvent goûté le même whisky des dizaines de fois. Un bourbon d’environ 4 ans d’âge, pour 90$… disons que la table est mise et l’on espère que le repas sera généreux et un minimum singulier. Au nez, ça respire un peu le jeune whisky, presque du new make, malgré une texture duveteuse et une belle structure aromatique. On dirait presque que l’on retrouve aussi quelques saveurs de virgin oak au nez, ce côté craft distilling et d’odeurs d’agrumes citronnées, de sucre et de miel. Personnellement, je trouve le nez plutôt absent et hyper réservé. Heureusement, la texture en bouche est exquise, belle générosité, pulpeuse et bien duveteuse. Saveurs qui n’étonnent pas beaucoup, prévisibles et typiques dans le style ; fruits sauvages, confiture de fruits, quelques notes de chêne frais, une touche de rye épicé et une pincée de poivre en toute finale de bouche. Les épices et le poivre sont très persistants une fois le whisky avalé. Un bourbon prévisible avec un p’tit twist de micro-craft-distillery.

Patrick 84%
Un bon whiskey, intense sur les épices et les fruits. Ce whiskey semble encore un peu jeune, mais il est définitivement prometteur. Nez : Tonne d’épices, de chêne, de maïs et de seigle. Après avoir respiré quelques minutes, on sent aussi des notes sucrées et fruitées. Bouche : Belle arrivée en bouche boisée et fruitée, suivie par une vague d’épices et de bois brûlé. Le tout est complété par le sucre du maïs et les épices du seigle. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 85%
Nez: On sent le maïs attendu, mais ici l’influence du rye dans le mashbill est indéniable. Un peu de vanille, de chêne, de menthe et de bois épicé. Bouche: Belle texture grasse et sirupeuse, pleine de seigle, de fruits et de bois pulpeux. Finale: Fruitée, longue à souhait, boisée. Souligne l’importance du seigle. Équilibre: Impression un peu jeune, c’est certain que j’ai hâte de revenir à ce bourbon dans 3 à 5 ans…

Chatoe Rogue Oregon Single Malt Whiskey

40% alc./vol.

André 81%
Bubble gum, cigarettes Popaye et fleur sucrée. Un nez de whisky pour enfant, rappelant les bonbons de notre enfance. Le nez est agréable et joyeux. La bouche s’effondre sur elle-même, la texture est molle et très sucrée, ça me fait penser aux bananes en bonbons qui se vendent encore dans les confiseries. Finale diluée et fluide, vraiment courte. Un whisky dessert facile d’approche et qui n’effrayera personne.

Patrick 80%
Nez: Céréales mouillées aromatisées à la cerise. D’accord avec André pour ce qui est des cigarette Popeye. Bouche : Cerises et céréales. La texture est un peu trop marquée par l’eau. Finale : Courte et sucrée. Balance : Bien, mais gagnerait à être embouteillée à au moins 46% (40%, %#@, c’est quoi l’idée???) et surtout vieillit plus que 3 mois.

Martin 79%
Coloris d’un beige ambré un peu fade, trempant presque dans le bas-collant taupe. Nez: Orge et gomme balloune, herbe et fleurs, vanille, miel et retour de la gomme balloune. Définitivement l’univers de la Bubble-Yum. Bouche: Légèrement plus agressif en bouche que le laisse présager son taux d’alcool. Ample et floral avec des notes prononcées de savon et de houblon. Finale: Courte et un peu amère avec une touche sucrée et métallique mêlée à un vent de pêche. Non Steve, le fruit, pas le sport. Équilibre: Pas si mauvais que ça, mais il tombe un peu à plat à mon goût. Ce n’est pas sans rappeler de drôles d’expériences telles le Nevada Whiskey.

Chichibu The First – Ichiro’s Malt

61.8% alc./vol.
Distillé en 2008 et embouteillé en 2011, bouteille #446 de 7400. Fondée en 2007 par Ichiro Akuto, petit-fils du fondateur de la distillerie Hanyu, Chichibu produit du distillat depuis février 2008. Avec seulement deux alambics – fabriqués sur commande en Ecosse par Forsyth’s – c’est non seulement la première distillerie de single malt japonais depuis Hakushu, mais aussi la plus petite et la plus confidentielle. Ayant mis en vente depuis 2008 plusieurs cuvées de whisky très jeunes – nommé « newborn » -Ichiro lanca enfin son premier « vrai » whisky, un brut de fût de trois ans d’âge, à l’occasion du Whisky Live Paris 2011. La distillerie héberge également les derniers stocks de Karuizawa, Kawasaki et Hanyu.

André 85%
Nez de céréales maltées fortement appuyées par l’importante présence du citron et d’un sac de sucre en addition. Le nez sait si bien s’affubler de ses beaux atours que seul la texture en bouche trahira son jeune âge. On ne ressent presque pas la fougue de l’alcool et le léger manque de direction du jeune whisky, l’aspect « work in progress », la maturité et la complexité non atteinte. L’alcool demeure relativement discret en bouche, à la limite, on pourrait croire à un grain whisky. En bouche, il surprendra par son côté fruité qui est inexistant au nez. Finale soutenue, portée par l’alcool et ce même si passablement sucrée.

Patrick 85%
Nez rappelant un whisky de grain sucré. En bouche, on découvre un whisky très jeune, sucré, rappelant presque un whisky canadien. La finale s’étire sur les épices. Un whisky intéressant que j’ai hâte de redécouvrir dans quelques années, lorsque le goût de « new make » sera moins distinct.

Martin 84%
Reativement pâle, et vu qu’il n’est pas tourbé, on se dit soit il est jeune, soit il a vieilli en fûts de bourbon. Nez: Une fois que l’on parvient à passer au-delà d’un petit côté spiritueux, une céréale maltée se révèle, accompagnée de beurre, de mélasse « new make », de vanille, de caramel et même d’une touche de purée de pommes. Bouche: Voile de caramel salé, suivi de fleurs, d’herbe, de poivre et de malt. Finale: Longue, épicée et sucrée. On croirait finir sur une fleur de cerisier. Honnêtement je m’attendais à une sensation plus forte au niveau alcool. Équilibre: À siroter doucement en automne-hiver. Son taux d’alcool je dirais a tendance à « fesser en simonaque ». Très jeune, mais une expression avec tout qu’un potentiel. À surveiller.

Chivas Regal 12 ans

40% alc./vol.
Ce célèbre Scotch Whisky comprend dans son assemblage des single malts en provenance de plusieurs distilleries, notamment Strathisla, Longmorn, Glen Keith, Benriach, Braeval etc… Parmi les multiples whiskies qui composent Chivas Regal 12 ans, figure Strathisla, un joyau du Speyside issu de la plus vieille distillerie encore en activité.

André 77%
Un des premiers scotchs que j’ai goûté. Offre un nez évoluant sur les fruits de la passion, la gomme balloune Bazooka rose et le melon d’eau. Très fruité et doux; approchable. En bouche, eee…c’est…plat ?!? Une mini vague de pêches et d’oranges peut-être et c’est tout. Je me suis demandé le pourquoi de la notoriété allouée à ce produit et j’ai lu la critique de Murray (car je m’engageais vers une critique destructrice mais que j’avais un doute si minime soit-il) et je dois dire que j’aborde entièrement dans son sens (ce n’est pas toujours le cas). Bien correct pour agrémenter une soirée, mais pas celle que tu ramènes à la maison pour bai**r ou pour marier.

RV 80%
Un beau standard d’étalonnage, la mesure sur laquelle je juge les autres blends mais ne fracasse rien. Petit fruité d’oranges sucrées, mais toutefois assez mélangé, avec la menthe du Strathisla. L’orange se poursuit sous le palais, cette fois-ci fumée, avec un peu de noix, avec une longueur adéquate pour l’aftertaste malgré un goût qui n’est pas des plus palpitant.

Patrick 82%
Léger et légèrement fumé… En bouche, huileux, fumé, phénol, assez riche. Pomme au caramel. Finale peu intense, mais relativement longue.

Martin 71%
On dit que le Chivas aurait été le whisky préféré de Frank Sinatra et de Tom Waits. Ont-ils du goût? C’est le moment de s’en assurer. Nez: La couleur d’un ambre léger le rend très alléchant. Au nez il est boisé, vanillé. Ça m’évoque la pomme de tire d’Expo Québec derrière un voile d’épices. Il finit par s’ouvrir sur une touche de décapant à saveur de mûres. Chaotique mais étrangement tentant. Bouche: Tout de suite lorsqu’il me tombe sur la langue il me remémore avec violence ces paroles de Lyne la pas fine: « C’est pas que c’est pas bon… C’est juste dénué de saveur. J’vais me faire un sandwich à la place ». Je le tourne et le retourne en bouche quelques secondes pour enfin trouver quelque chose. Petits fruits, chêne sucré et savonneux, rien de grandiose. Tombe un peu à plat, surtout comparé au nez. Finale: Menthe sucrée, chêne grillé. Excessivement succincte et je ne m’en plains pas. Équilibre: Chute vertigineuse. Le nez m’a fait oublier tout préjugé que j’aurais pu avoir, mais la dure réalité m’a giflé lors de l’arrivée en bouche. En plus avec sa brève finale, je comprends pourquoi ils en ont jeté 6000 gallons dans les égoûts la semaine dernière. Une chance qu’ils produisent d’autres expressions plus agées qui sont saluées par la critique, tout n’est pas perdu. Mais aujourd’hui pour 20$ de moins je recommande à la place un blend canadien de qualité supérieure au service de Sa Majesté, Crown Royal bien entendu.

Chivas Regal 18 ans

40% alc./vol.
Il a obtenu l’excellente note de 9/10 de Whisky Magazine ! La richesse des saveurs de Chivas Regal est le fruit du mariage par Colin Scott, le maître assembleur, d’une sélection des meilleurs whiskies de malt et de grain d’Ecosse.Ce véritable artiste, à la manière d’un nez qui marie les essences pour donner naissance au parfum, assemble les différents whiskies pour réaliser l’accord parfait. Chivas Regal 18 ans d’âge a reçu en 2005 la médaille d’or dans la catégorie Blend Deluxe 18 ans d’âge, dans le cadre de l’International Wine & Spirits Competition.

André 79%
Très riche et velouté au nez. Soyeux et posé. Chocolat noir amer suivi d’une légère fumée. Chocolats After Eight. Finale en guimauve en forme de cône avec du sucre rouge dessus à saveur de fraises et de framboises.

Patrick
La toute première bouteille de whisky que j’ai eu en ma possession!!! Nez riche et délicat, fruité et très légèrement épicé. Très délicat et raffiné au goût. Tout comme une superbe bourgeoise au sourire facile, mais dont les conversations tournent exclusivement autour de la météo et qui semble toujours habillée en pyjama et qui s’en accommode très bien. Bref, une belle bouteille à mettre sur une tablette pour impressionner les gens de passage, mais qui ne saura épater ceux qui s’y arrêteront vraiment.

Martin 84.5%
Nez: Cuir, herbe, malt et légère tourbe. Touche de pelure d’orange et nuage de crème. Ma foi appétissant. Bouche: Sucre blanc, miel, herbe, touche de tourbe. Les épices sont plaisantes, même si la texture laisse à désirer. Finale: Pointe de bois et de poivre timide. Raisins et orange, tourbe et malt. Assez l’fun. Équilibre: Un bon p’tit dram pour prendre sul’ coin du bar. 18 ans ça parait bien aussi.

RV 81%
Fruité du 12 mais un peu plus fancy, et plus herbeux. Les prunes sortent à force de reposer dans le verre, mais la bouche est beaucoup moins variée que le nez et la finale qui a davantage de texture. On voit qu’elle est plus travaillée, est légèrement meilleure, mais on reste assis bien calme sans se pitcher dans le sapin de Noël.

Chivas Regal 21 ans Royal Salute

40% alc./vol.

André 87%
Panier de fruits bien garni, relevé par des notes de vanille et de chocolat. Très soyeux et velvety au nez. Raisins secs. Bouche extra douce, orangée où les céréales sont très présentes et aident à procurer un feeling aux accents de rye Canadien. Finale plus relevée, cannelle et bonbons durs et secs.

Patrick 88%
Un très bon blend, très complexe et dont la balance est maîtrisée avec brio. Très bon, la qualité des whiskys utilisés pour le créer nous donne presque l’impression qu’il n’a pas été dilué. Bravo! Nez : Raisins secs, crème, grains, planche de bois, vanille et chocolat… Rien ne domine, tout est en balance. Bouche : Chocolat épicé, oranges, notes fruitées et caramel. Finale : D’une belle longueur, s’étire plus longtemps en bouche que l’intensité des saveurs pouvait le laisser présager.

Martin 84%
Doré et ambré digne de son âge par rapport à son degré d’alcool. Nez: Fraises et vanille, bois et orge. Plutôt affirmé pour un 40% d’alcool. Attribuons cela à son âge. Fruits et épices. Bouche: Fraises et encore réglisse noire. Bois de chêne, gingembre et herbe. Très fruité, crème fouettée. Par contre sa texture est beaucoup trop diluée et n’offre aucune ligne directrice. Finale: Plus ou moins longue, mais trop simple. Chêne, épices et fruits des champs. Équilibre: Avec son emballage cossu et sa réputation, on comprend pourquoi cet embouteillage est populaire. Si seulement les gens savaient à quel point il se fait de meilleurs trucs sur le marché!

RV 88%
Une belle profondeur qui ne devient pas trop mélangeant comme trop de blends. Crème, beure et fond de grain au nez, avec une bouche de prune et de melon, assez fruitée. En finale, on s’étire sur le grain tout en demeurant en équilibre. Difficile à passer par dessus un prix aussi onéreux pour un blend, mais bien compensé par un whisky qui se boit et s’analyse aussi bien qu’un single malt.

Chivas Regal Ultis

40% alc./vol.
Premier blended malt écossais élaboré par la maison Chivas Regal, Ultis est un assemblage de cinq single malts en provenance des plus prestigieuses distilleries de la région du Speyside. Il met à l’honneur les cinq générations de Maîtres assembleurs qui ont contribuées à la création de l’empire Chivas depuis 1909.

André 85%
Nez savoureux de miel, vanille, cannelle, sucre à glacer, poires, oranges, chocolat noir. À sentir le whisky on a immédiatement le goût d’en prendre une gorgée… mais on déchante rapidement. La texture de bouche est diluée, la couverture de saveurs est usée, on voit à travers… nectarines et oranges, agrumes, cannelle et beaucoup de gingembre, poires, fruits rouges. La finale est sur le chêne sec et les épices soutenues, la pelure de pomme rouge. Tout comme un peintre avec des couleurs exceptionnelle qui peint sur une toile de mauvaise qualité, ce whisky livre un arc-en-ciel de saveurs exceptionnelle mais une texture qui fait défaut. Un p’tit 3% d’alcool supplémentaire aurait aussi probablement aidé l’ensemble.

Patrick 91%
Un superbe whisky très complexe et superbement construit. Exactement ce qu’on est en droit d’attendre d’un blended malt de qualité. Nez : Miel, pêche, orge, très aromatique. Appétissant! Bouche : Orge, bois sec, agrumes et quelques épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et complexe.

Martin 90.5%
Nez: Doux et fruité, bien construit, smooth… fruits tropicaux, pêches et melon au miel. Bouche: Malt, caramel, vanille, bois et fruits dans une danse plutôt bien orchestrée. Agrumes. Finale: Boisée et épicée, quoique courte, mais avec plein de couches de saveur, comme une pâte phyllo. Équilibre: D’une grande complexité, un beau Chivas commémoratif. On a l’impression qu’il fait plus que son 40%, bravo!

Clan Denny Dumbarton 46 ans 1964

47.4% alc./vol.
Dumbarton était une distillerie située à Dunbarton, dans le West Dunbartonshire. Avec la distillerie d’Inverleven, également démolie depuis, elle forma le complexe de distilleries de whisky de grain de Dumbarton. La distillerie fut fondée en 1938 par la compagnie Hiram Walker & Sons dans la ville écossaise de Dumbarton. Elle produisait du whisky de grain. Après plusieurs changements de propriétaires, la distillerie entra dans le giron du groupe Pernod Ricard qui arrêta la production en 2002. Les bâtiments furent démolis en 2005. L’eau nécessaire à la production de Dumbarton provenait du Loch Lomond. La distillation s’effectuait dans un coffey still. Le whisky de grain de Dumbarton était destiné à l’élaboration de blends. Il n’existe pas d’embouteillage officiel. Dumbarton faisait partie des principaux fournisseurs de Ballantine’s.

André 84%
Orienté sur le bourbon cask, miel et vanille crémeuse, céréales. Passablement de belles aromes relativement rectilignes. De passer 46 ans en fut de bourbon aide à former un couple tissé serré avec l’alcool, l’ensemble est donc très doux et agréable mais ça manque un peu de rondeur en bouche. Les saveurs sucrées cachent d’ailleurs très bien l’alcool. Finale d’amandes, de miel épicé et de beurre crémeux où les céréales montrent bien l’importance de leur apport à un blend de qualité.

RV 84%
Immédiatement, au nez ça semble être évident qu’il s’agit d’un grain whisky. Avec beaucoup de vanille mais moins de profondeur que d’autres grain whiskies, il offre au moins des bonnes saveurs de bois d’érable brûlé. Rien d’exceptionnel, je m’attendais à plus, mais ça reste un beau dram d’après-midi.

Patrick 85%
Nez frais et fruité. Notes de chêne, d’épices et de cerise rappelant le bourbon. En fait, au nez, on pourrait croire un bourbon hyper-light. Bouche: Bourbon light, avec une bonne dose de caramel, de chêne et de vanille. Finale: Longue et savoureuse. Balance: Un whisky sans complexes, que l’on savoure en pensant au temps qui passe et au fait que bien peu de choses sont immuables. Dumbarton, qui fût en son temps la plus grosse distillerie d’Écosse, est disparue probablement bien avant son temps et dans l’indifférence de la plupart des amateurs de scotchs.

Martin 75%
Couleur d’un ambre riche et doré rappelant certains whiskeys de maïs américains. Nez: Semble plutôt simple. Bourbon, chêne vanillé et petits fruits dans un sirop de maïs très sucré. Bouche: Vapeurs d’alcool assez fortes au départ, bien que le nez ne laissait rien présager de tel. Raisins blancs, touche de vanille. Cannelle et menthol avec des notes d’eau municipale non-filtrée vers la fin. Finale: Quand même chaude, à la hauteur de son taux d’alcool. De faibles vagues d’amande et de noisette sont rapidement étouffées par une avalanche désagréable de poussière de pierre. On croirait que le fût a été trop longtemps oublié au fond de l’entrepôt. Équilibre: Décevant pour un whisky de cet âge. Manque flagrant de complexité. Plutôt poche, surtout au prix demandé.