Bunnahabhain 2010 Mòine Amontillado Finish – Fèis Ìle 2020

56.9% alc./vol.
Embouteillage Fèis Ìle 2020. 9 ans d’âge. 1658 bouteilles.

André 90%
Pâte de fruits, raisins secs, prunes, figues dans le jus, abricots, chocolat noir, tourbe terreuse docile, anis, gummy bears, quelques cosses d’oranges, cannelle. Bel agencement de saveurs hétéroclites. Superbe texture de bouche, gras de bacon cuit sur le feu de tourbe, le fond du warehouse humide avec le sol de terre, vieux cuir, figues et prunes séchées, cerises noires, chocolat noir amer, poivre, cannelle. La provenance maritime se dévoile un peu plus en finale avec des tonalités de sel de mer discrètes qui s’entremêlent aux fruits rouges épicés et poivrés.

Patrick 93%
Dans la catégorie des whiskys les plus intenses, avec toutes les saveurs que j’aime. Si on vous en offre une bouteille, la seule question est de savoir si vous en avez les moyens, car vous ne regretterez pas votre achat. Nez : Fumée de tourbe intense, huileuse, voire crasseuse (comme on aime), avec une légère touche fruitée et sucrée. Alléchant. Bouche : Oh wow! L’arrivée en bouche est très sucrée et fruitée, puis une grosse vague de fumée de tourbe huileuse vient tout emporter. Finale : D’une superbe longueur, fumée, subtilement fruitée et de plus en plus sucrée à mesure que le temps passe.

Martin 91%
Nez: Malt salé et bacon fumé! Incroyable, allumez le fumoir! Belle tourbe puissante, crottée, huileuse et fumée. J’espère que la texture est au rendez-vous. Fruits rouges en compote. Bouche: Texture juteuse et fruitée, tourbe épicée, bois caramélisé, dattes, raisins bien gorgés. Belle touche de sécheresse et de poussière. Finale: Chaude et longue, supportée par son taux d’alcool adapté. Bois gorgé de xérès, poivre noir et cinq épices. Grosse cuillère de cassonade. Équilibre: Un superbe embouteillage qui, malgré son jeune âge, sait marquer des points où il le faut. Si vous en avez la chance, c’est un achat enivrant.

Bunnahabhain 2013 Feis Ile 2021 Moine Bordeaux Finish

59.5% alc./vol
Édition limitée de 5166 bouteilles.

André 89%
Gros raisins mauves juteux pataugeant dans un nuage de fumée de tourbe, prunes trempées dans le chocolat noir, presque des notes de bleuets, caramel salé. Je m’attendais à une tourbe beaucoup plus présente au nez alors que c’est plutôt en bouche quelle prendra place. Les influences du Bordeaux cask explosent en bouche. Raisins mauves trempés dans le caramel puis le chocolat noir, une fine touche iodée, fumée des cigares au raisin. Avec le temps sensation sucrée intensément gourmande, bleuets et prunes. Finale de gras de bacon, de raisins mauves et de tartinade aux bleuets.

Patrick 93%
Un whisky comme je les aime, avec un superbe mélange d’épices, de fumée et de fruits. La recette gagnante! Nez: Un sublime mélange de fruits mûrs, de fumée de tourbe, de chocolat au lait et de cendre. Wow! Bouche : Des épices, du bois, de la fumée de tourbe, de la cendre… Puis, on goûte la délicatesse d’un beau vin fruité et sucré. Finale : D’une belle longueur, le vin prends ici plus de place, mais la fumée reste tout de même tapie discrètement sous les épices pour notre plus grand plaisir.

Martin 90%
Nez: Tourbe maritime et médicinale. Fruits rouges et pommes croquantes, vanille, cuir et cassonade. Chêne poussiéreux. Feu de camp sur la plage. Bouche: Raisins secs juteux et tourbés, épices, chêne astringent. La texture est agréable et laisse bien des saveurs fumées et fruitées en bouche. Finale: La texture et le degré d’alcool font une belle job pour garder les saveurs précédentes bien marquées et bien longtemps en bouche. Impression cendreuse durable. Équilibre: Les amateurs de tourbe et de wine finish ne seront pas déçus ici.

Bunnahabhain 25 ans

46.3% alc./vol.
Au nord d’Islay, en bordure de mer, Bunnahabhain se prononce « bouna’hav’n et siginifie, en gaélique, « bouche de la crique ». Sur son étiquette figure un farouche capitaine écossais barrant son navire tout en regardant on ne sait quelle lointaine destination…

André 90%
Un pur sang nourri au sherry. Le nez est une bombe de sherry un peu poudreux, saupoudré de gingembre et d’épices. Le sherry est boisé, oaky, très bold and thick, massif, à la limite rustique et un peu austère. Ça sent aussi le bois mouillé, le sous-bois une journée d’automne pluvieuse. La bouche est plus ronde et amicale, abondante et fruitée, un brin chocolatée, les épices et les cerises prédominent, avec un twist poussiéreux et vieillot en prime. Cela me rappelle certaines versions de vieux Glendronach. La finale livre quand à elle des embruns de sels et des notes maritimes qui surprennent dans cet amalgame fruité plutôt champêtre. Il gardera tout de même sa ligne directrice de sherry vieillot poussiéreux, auquel s’ajouteront le miel et le caramel salé dans un style mi-maritime, mi-champêtre.

Patrick 83%
Nez: Léger xérès et beaux fruits. Pointe de fruits trop mûrs. Bouche: Fruité, caramélisé. Finale: Une belle longueur, chaleureuse, envoûtante même! Balance: Bien, sans plus.

Martin 89%
Orangé-roux presque rubis. Petite pluie de jambes grassouillettes. Nez: Vénérable ancêtre de xérès. Chêne poussiéreux gorgé de raisin et de cuir. Feuille de tabac, caramel salé et poignée de dattes. Une impression de maturité qui ne ment pas. Lointaine feuille de menthe. Bouche: On nous prend par la main et on nous dépose doucement sur un lit de fruits rouges épicés, de chêne et de cuir bien tanné. Finale: Moins longue que je ne l’aurais souhaité, mais ces solides notes de vieux fût de xérès nous offrent un discours on ne peut plus clair. Équilibre: Toujours un grand 25 and, et loin de moi l’idée de me plaindre, mais on retrouve un rapport qualité/prix plus équilibré avec le 18 ans.

RV 88.5%
En Gucci, Prada et Versace elle est vraiment sexy, mais ne dépasse pas vraiment l’attirance que j’ai pour la petite Bunna en habits normaux de l’édition standard. Sherry aux allures salé vraiment exacerbé au travers de l’aspect huileux des whiskies de la souvent-négligé d’Islay. L’alcool est surprenamment piquant sur la langue, mais le malt s’installe confortablement dans un petit nid de poivre et sel. La finale est toute une aventure, d’abord du beau grain puis l’inéluctable sherry monte de la gorge dans une longueur qui ne fait de doute sur les 25 ans passé en baril. Un excellent whisky certes mais au prix que commande ce type d’excellence le nouveau 12 ans demeure un meilleur achat.

Bunnahabhain American Craft Ale – Hand Filled Exclusive Warehouse Edition

50.5% alc./vol.

André 93%
Le nez est définitivement unique et les papilles et le cerveau cherchent avidement à faire des liens avec quelque chose de connu mais, c’est impossible. L’image primaire que j’ai est des céréales bien sucrées, une sensation presque licoreuse, des bananes nappées de caramel et de crème à saveur de vanille, de miel et de sucre à glacer, de poires, saveurs qui rappellent le bourbon cask un peu tweaké… Après deux petites lapées et un peu de temps passé dans le verre, notes d’oranges, de pâtisserie à la vanille et amandes, pommes vertes fraiches, poires dans leur jus et des notes festives de citron nuancées par de gros grains de poivre frais broyés et du gingembre râpé. L’alcool est plus ressenti en finale de bouche surtout avec les ponctuations d’épices en ajout. C’est salement bon cette bouteille, à la fois simple mais qui cache une complexité surprenante et un hyper bon challenge de dégustation.

Martin 92%
Nez: Arômes vifs, verts et frais. Pomme croquante, cidre pétillant, caramel, fleurs blanches et céréales. Touche de sucre en poudre. Poire et vanille sur fond de cèdre. Bouche: Céréales et planche de chêne, orange, citron, herbe, crème, vanille et légère vague de cuir. Salade de fruits frais saupoudrée de sucre à glacer. Les épices, surtout la cannelle, enveloppent le tout sans toutefois éclipser le reste du tableau. Finale: Franche, juteuse et épicée à point. Une agréable amertume probablement reliée au tonneau de bière utilisé nous fait un petit coucou. Bois, crème, vanille et Poivre noir, l’ensemble ponctué par le pétillant de ce petit cidre décelé au début. Équilibre: Un embouteillage superbement balancé, dans lequel le taux d’alcool est juste assez bien dosé pour faire briller ses saveurs particulières. Une autre licorne…

Bunnahabhain Aonadh Warehouse 9 – 2021 Edition

56.2% alc./vol.
Distilled 07/02/2011, Bottled 22/04/2021, Limited Edition of 14088 bottles

André 84%
Ouf… bizarre de nez maritime, terreux et humide à la fois. Confiture de bleuets et purée de prunes, raisins secs, sel de mer, bois mouillé. Bouche insipide, diluée et sans éléments gras, raisins poivrés, soufre, sel de mer, warehouse humide, caramel et vieux cuir. En respirant, on merge plus sur les notes de chocolat et de caramel un peu crâmé, les raisins macérés dans le rum et les prunes poivrées. Finale marquée par le sel de mer, le poivre broyé et des notes de raisins trempés dans le soufre des têtes d’allumettes. Je suis un peu perdu pour être franc. 2e Tasting: 87%
Mélanges de fruits sauvages, bleuets et framboises, Glosettes aux raisins, caramel. Attirant. La bouche est iodée et poivrée et offre la même livraison de fruits sauvages que le nez. Mélange de chocolat et de caramel, touche herbeuse, beaucoup de notes de raisins secs, de cerises et framboises, prunes. Forte montée de poivre en bouche, s’accompagnant d’une petite touche de soufre et de terreau d’empotage. Longue finale, alcoolisée, chocolatée et poivrée et très influencée par les notes de vin.

Patrick 91%
Le genre de whisky qui donne faim, qui donne le goût de manger une belle grosse pièce de viande rouge! Délicieux! Nez : Un beau parfum débordant de caramel, de fruits sucrés, du chocolat au lait et des noisettes. Bouche : Le caramel les fruits sucrés, le chocolat au lait et les noisettes y sont toujours, mais dominés par les chaleureuses épices du chêne. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale: D’une belle longueur, sucrée, fruitée et légèrement épicée.

Martin 82%
Nez: Xérès mi-sucré, raisins, oranges cacao, cuir, et malheureusement… pointe de soufre? Bouche: Fruité, épicé, quand même agréable. Caramel, vin chaud. La puissance du xérès masque une légère tourbe trop discrète qu’on aurait aimé rencontrer pleinement. Finale: Longue, légèrement fumée, mais bien fruitée. Bois et épices, cuir et notes sulfureuses et terreuses. Équilibre: Un autre dram qui est affecté par une dosette de soufre non-désirée. Dommage.

Bunnahabhain Ceòbanach – Batch 01

46.3% alc./vol.
En Gaélique Céobanach (qui se prononce Chio ba nac) veut dire « brume fumée ». Il s’agit d’une référence au XIXème siècle, lorsque la communauté insulaire était dépendante de la tourbe afin de se chauffer ou pour commercer. A cette époque les volutes de fumée provenant des feux extérieurs se mêlaient à l’air marin et créait ce « brouillard enfumé » que l’on pouvait sentir et presque goûter.

André 89%
J’ai l’impression de découvrir une nouvelle distillerie. La tourbe est prononcée et maritime. Cela me rappelle les petits biscuits au beurre et la tarte à la meringue dégustée sur le port de mer. La vanille est omniprésente et tranche avec le sel de mer en arrière-plan. Texture moelleuse en bouche, la fumée de tourbe est tout de même très approchable. La vanille attendrit beaucoup les notes de poivre moulu et de sel de mer, la fumée affirmée. La texture est huileuse et très agréable et même à une finale tourbée et poivrée à souhait, maritime, ou le sel de mer se mélange à la perfection à la tourbe poivrée et à la vanille. Tout en étant un whisky tourbé d’Islay, cette présentation n’effraiera pas les non amateurs du style et ravira les habitués et amateur de tourbe distinctive. Définitivement un must !

Patrick 90%
On a ici un excellent contrôle de la tourbe, avec un beau contraste de saveurs bien maîtrisé. Nez : Fumée de tourbe envoutante avec une belle note de suie et un petit quelque chose de frais ou plutôt rafraichissant. Bouche : Texture huileuse et belle arrivée en bouche, rapidement subjuguée par une vague de fumée de tourbe intense et de suie. Une touche de fraicheur portée par des agrumes rend l’ensemble complexe et très agréable. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 87.5%
Jaune assez pâle merci. Nez: Fumée de tourbe bien dosée et pas trop assumée comme les autres Islay. Vanille et crème fraîche. Herbe et sel de mer. Bouche: Doux et moelleux. Vanille, tourbe et poivre. Citron et gros sel. Un petit délice. Finale: Longue et fumée. On reste sur un lot de belles épices qui nous ont manquées aux étapes précédentes. Équilibre: Un bel embouteillage qui emprunte de bons trucs à gauche et à droite. Parfait pour une terrasse ensoleillée. Un point de plus pour les NAS de qualité.

Bunnahabhain Eirigh Na Greine – Batch #3

46.3% alc./vol.

André 81%
Une belle expression de Bunna, ligne directrice de la distillerie respectée, bel équilibre, palette de saveurs attrayante mais un manque d’attrait en général sans avoir de défaut d’exécution. Au nez, belle vanille crémeuse, une touche de bois de chêne, soupçon de fruits sauvages ou de sherry peut-être, tourbe terreuse, fumée mélangée de sel marin. La bouche est plus étoffée, belle puissance ; cannelle, gingembre ou clou de girofle, mélange de tourbe et de poivre noir moulu, enrobé d’une étoffe de fumée de tourbe maritime et terreuse. Menthe poivrée et bonbons casse-grippe, vanille et toffee en finale de bouche. Quelques points en moins pour la texture un peu disparate et les saveurs un peu trop volatiles. La finale est peut-être aussi un peu trop envahie par les saveurs de caramel et de toffee, qui masquent même une bonne partie de la tourbe saline et poivrée. Les fruits semblent aussi avoir disparu en milieu de bouche.

Patrick 88%
Un très bon Bunnahabhain, en tout cas pour ceux qui aiment les finitions en fûts de vin. On pourrait facilement en abuser, alors c’est une bonne chose qu’il vienne en format de 1 litre! Nez : Délicieux parfum de vin fruité, avec quelques noix grillées et du caramel onctueux. Bouche : Du bon vin chaleureux, une agréable dose de sel, de la marmelade, des épices chaleureuses et une note subtile de cacao. Finale : Longue et chaleureuse, marquée par le sel, le vin et le cacao.

Martin 82%
Ambre rosé. Nez: Tourbe fruitée, vanille et vin rouge. Caramel et pacanes. Bouche: Sel marin et vin, tourbe et fruits. Retour du caramel, chêne, xérès et chocolat blanc. Finale: Chêne épicé, pastilles pour la toux, toffee et fumée. Équilibre: Bien que tout semble avoir été mis en place pour créer une expression extraordinaire, la somme de ses éléments demeure malheureusement décevante.

Bunnahabhain Moine – Sweden Exclusive

46.3% alc./vol.

André 81.5%
Nez de tourbe verdâtre et herbeuse, huile industrielle, sel de mer, terre mouillée qui rappelle l’ancien Bunnahabhain de v’là 10 ans, sensation de vieux bonbon peppermint de ma grand-maman avait dans un plat proche de sa chaise berçante, mentholé ou d’eucalyptus. La bouche est légèrement diffuse, on croirait le whisky plus dilué, saveurs de bois de chêne séché, ananas et banane, vanille épicée, tourbe terreuse et fumée industrielle huileuse, bonbons case-grippe, sel de mer. On comprend rapidement que le whisky est bien jeune avec ses expressions un peu vives et presque incontrôlées, cette vivacité que l’on associe aussi parfois à une texture un peu déficiente et malhabile. La finale est courte mais les saveurs de tourbe industrielle s’accrochent en bouche et laissent une sensation rafraichissante mentholée et verdâtre un peu bizarre. Patrick écrivait qu’il y avait ressemblance avec un new make et il avait raison. Pas le meilleur Bunnahabhain évalué dernièrement, beaucoup trop jeune et manquant de complexité.

Patrick 83%
Un bon whisky tourbé, avec un bel ensemble d’épices. Un peu jeune toutefois. Nez : Fumée de tourbe intense et légèrement sucrée. Mais tsé, vraiment légèrement sucrée. Bouche : Belle fumée intense et épicée et poivrée. Aussi de belle notes de bois brûlé. Un bon whisky, mais avec un petit quelque chose qui me fait penser à du new make. Finale : Courte, mais épicée et poivrée.

Martin 83%
Nez: Un vent lointain de tourbe nous appelle, même si le verre est plus loin sur la table. Sans être trop crasseuse, cette tourbe est très fruitée et épicée, on a même l’impression que le degré d’alcool est supérieur à ce qui est indiqué sur la bouteille. Menthe, framboises et cendre. Bouche: Cuir et tourbe, caramel et vanille, touche de pain aux bananes. Cannelle et poivre noir. Fruits tropicaux et pastille Halls. Finale: La texture adéquate laisse les saveurs s’accrocher pour un petit bout. Chêne poivré et tourbé, menthe et eucalyptus. Équilibre: On reconnait bien la marque de la distillerie, mais ici on est un peu dans le jeune et l’agressif, et ce n’est pas toujours les saveurs qu’on veut conserver qui sont les saveurs qui restent.

Bunnahabhain Moine Bordeaux Red Wine Cask Matured

58.1% alc./vol.
Distilled 18/12/2008, Bottled 26/02/2018, Bottle #4444 of 4536

André 92%
C’est comme si toutes les planètes du système solaire étaient bien enlignées précisément dans le ciel, cette conjonction de saveurs fruitées hyper intenses et cette écharpe dorlottante de fumée de tourbe terreuse puissante, un genre de tango de saveurs endiablé. Au départ, beaucoup de fruits séchés dont une grande part de raisins mauves, les cerises, la compote de pommes, une tourbe très intense bien terreuse, presque agricole, le caramel cramé. Déjà au nez, on perçoit rapidement une belle onctuosité, presque veloutée aussi couvrant les notes de tourbe terreuse offrant presque des notes de chocolat noir et d’expresso. La bouche est très texturée. J’adore la mixture de saveurs; avalanche de fruits secs, raisins mauves, caramel, sel de mer, fumée de tourbe terreuse, cerises noires, prunes, café expresso, le tout saupoudré de poivre. Sensation crémeuse et épicée à la fois, très singulière. La finale est légèrement sèche surtout de par les notes de poivre. La fumée de tourbe se disperse lentement en laissant progressivement la place aux fruits secs, raisins et prunes. Légère amerture et une rétro-olfaction finement salée. Du GRAND Bunnahabhain, je craque.

Martin 91%
Nez: Doux raisins fumés et fruités, vanille, oranges. Fruits au sirop, chêne, tourbe et terre humide. Miel et poivre. Bouche: Belle texture, fruits, miel, tourbe et bois. Oranges, poivre noir, sel de mer, terre et cannelle. Dattes et café. Finale: Puissante et unique, Fumée de tourbe restante dans un fond de baril encore humide de jus de pruneaux et de vin. Équilibre: Un solide scotch d’Islay, à l’image des whiskys d’antan. Cask strength, vieillissement en fûts de bordeaux, un mariage on ne peut plus réussi.

Bunnahabhain Moine Port Pipe Finish – Fèis Ìle 2017

55.6% alc./vol.
Bunnahabhain de 13 ans d’âge au total, les 10 premières années en fût de bourbon et de shery oloroso cask et puis ensuite transférés pour un affinage de 3 ans en Port Pipes.

André 91%
Fruits séchés, raisins secs, fumée de tourbe fruitée, beaucoup d’épices, poivre, figue, prunes, chocolat noir. Le nez est bold et très compact, une brique de saveurs intenses mais les saveurs travaillent en parfaites harmonies. La texture est sirupeuse, ça goûte définitivement les barres aux fruits, les prunes séchés, les prunes et les dattes, le chocolat noir et le caramel chauffé, la fumée de tourbe et les raisins secs sur un fond de viande fumée et d’hichory. La finale est longue, douce et affirmée, très fruitée, sirupeuse et fumée. J’adore l’approche inusuelle, les saveurs inattendues, la texture divine. Définitivement une distillerie à surveiller!

Patrick 95%
Un whisky extraordinaire! Bunnahabhain a su gâter ses fans lors du Feis Ile! Hyper savoureux, avec tout ce qu’il y a de meilleur dans le whisky réuni dans un dram et ce, avec brio. Nez : Parfum extraordinairement savoureux, marqué par la fumée de tourbe et le fruit du vin de porto, sans qu’aucun des deux ne domine l’autre. Sucré, chocolaté, une fondue au chocolat au bord d’un feu de tourbe? Bouche : Fumée de tourbe intense, poivre, jerky de boeuf et porto servi dans un cup de chocolat. Finale : Longue, intense et tellement savoureuse. Marquée par la fumée et les épices du bois.

Martin 93%
Nez: Raisins secs, dattes, légère tourbe, fruits rouges, orange sanguine. Arômes puissants mais habilement contrôlés. Bouche: Fruits rouges, caramel, miel et vin rouge. Raisins, dattes et pruneaux. Cannelle et chêne. Finale: Tourbe salée, pierre lavée à l’eau de mer, fruits rouges et secs. Cacao et tabac. Équilibre: Une grande complexité, est-ce une réussite voulue? Dans tous les cas, il faut en profiter pendant que ça passe. Si je me fie à mon rythme de publication… Trop tard…