Bruichladdich Islay Barley 2011

50% alc./vol.
En édition limitée, ce Single Malt non tourbé Bruichladdich Islay barley 2011 rend hommage au travail du terroir de l’île avec sa production à partir d’orge 100% d’Islay, cultivée dans 6 fermes de l’île. Distillé sur Islay à partir d’orge récoltée en 2010, ce whisky est également vieilli sur l’île à 75% dans des anciens fûts de Bourbon de 1er remplissage, 10% dans des fûts de Rivesaltes de 1er remplissage et 15% en fûts de Sauternes et liquoreux autrichiens de 2nd et 3ème remplissage. Embouteillé à la distillerie avec de l’eau de source d’Islay, non filtré à froid et sans colorant.

André 82%
Belle fraicheur fruitée, beaucoup moins sur les céréales que je croyais. Pommes vertes, poires, abricots et agrumes, zeste de citron, miel, vanille. La bouche est huileuse, incroyable texture moelleuse. Le liquide est par contre jeune côté maturation et ça se ressent. L’alcool est vif, et développe des notes d’huile à moteur souillée qui se mélange à la salade de fruits frais. Les notes de céréales sont aussi plus prononcées. Les notes d’abricots et de citron sont juteuses et intenses, auxquelles s’ajoutent les oranges, le melon au miel et les pêches, les raisins verts et les pommes vertes. Finale un peu brute et musclée, avec une touche salée qui rappelle ses origines.

Patrick 89%
Le nez ne laissait rien présager, mais une fois en bouche, c’est vraiment très bien! Non seulement très bien, mais j’en veux encore! Nez : Plutôt floral, avec une bonne dose de chêne et une discrète note de pommes jaunes et d’agrumes et de cigare mouillé. Bouche : Du chêne, des fleurs, le sucre du malt, de l’abricot, de la mangue et de la vanille et un petit quelque chose de brûlé. Finale : D’une belle longueur, pleine de bois croquant.

Martin 84.5%
Nez: Poires, pommes vertes croquantes et touche de vanille. Sucre en poudre, chêne et fleurs blanches. Un brin gazonné. Bouche: Sucre à glacer, bois, fleurs et agrumes. Bonne dose de malt grillé et fumé. Texture plus ou moins au rendez-vous, mais le taux d’alcool compense en intensité des saveurs. Finale: Poivre rose, raisin vert, bois, melon et sirop simple. Belle longueur, mais avec la texture décevante de la bouche qui ne tient pas la route. Équilibre: Bien qu’il comporte quelques trous ici et là, on est jamais vraiment déçu quand on a le plaisir de se gâter d’un Bruichladdich.

Bruichladdich Links 15 ans Valhalla

46% alc./vol.
Bouteille #7483 de 18000

André 83.5%
Petits fruits rouges, blood oranges, fruits tropicaux, sherry, chocolat noir, petite fumée discrète en toile de fond qui s’accompagne d’un filin de sel de mer. L’arrivée en bouche s’exprime via une texture huileuse, le sherry fruité est très épicé, à la limite aiguisé et franc. Mélange de fruits tropicaux, de sherry épicé, d’oranges avec une finale de bouche fumée, poivrée et salée. La sensation poivrée et épicée s’accroche au palais et non sur la langue. Le whisky migre par la suite sur des notes de caramel desquelles s’extirpent de bonne vagues d’épices(cannelle et muscade) poivrées sans se départir de son écharpe de sherry.

Patrick 84%
Un bon dram riche, savoureux et surtout très chaleureux. Mais qui ne me jette pas non plus en bas de ma chaise. Nez : Parfum riche et profond, avec des notes vineuses assez intenses, recouvrant l’orge, le chêne et un peu de glaçage de gâteau à la vanille. Bouche : Fruits mûrs, épices, chêne brûlé, orange, vanille brûlante et pointe subtile de caramel. Finale : Longue, savoureuse et intense.

Martin 86.5%
Beau brun orangé, été indien. Nez: Exquis d’entrée de jeu. Orange sanguine, raisins, sherry, vin et chocolat noir. Légère fumée. Bouche: Texture huileuse et savoureuse. Raisins, toffee, épices et caramel. Cuir et fruits bien rouges, enveloppé par de la tourbe et du poivre. Muscade et cannelle. Finale: Chaude et longue, en gardant toutes les notes classiques du sherry cask, sans toutefois être trop sèche. Équilibre: Un dram très solide, qui encore une fois n’est qu’une édition limitée. Parfait autour du feu.

Bruichladdich Octomore 10 ans 2016 Ochdamh-Mòr 2nd Release

57.3% alc./vol.
167 ppm, limited edition of 18000 bottles.

André 86.5%
Grappe de raisins mauves, fruits tropicaux nappés de vanille et de miel, tourbe un peu animale et industrielle, graisse industrielle, nez un peu tranchant et sur l’alcool. Texture huileuse en bouche, duquel explose une salve toubée et phénolique aux accents industriels et bruts très intense, Chili Flakes, huile brute, sensantion industrielle presque que vieille cheminée crachant de la fumée noire sur l’album Animals de Pink Floyd, chocolat noir, terre mouillée parsemée de racines mortes. La finale est poivrée et sèche, l’alcool puissant, encore cette sensation industrielle et brute. Je m’attendais à une version plus posée et ronde. La présentation manque de fini et d’attention.

Patrick 90%
Complexe, superbement balancé et intense… Eh bien… Pas aussi intense que les autres Octomore. L’âge a définitivement fait son effet en adoucissant la bête… Dont il faut tout de même toujours se méfier de la morsure! Nez : Probablement la fumée la plus subtile (mais encore…) que je n’aie jamais senti venant d’un Octomore. Le tout avec une note subtile de fruits, d’épices et de poivre. Bouche : Ah ah! C’est ici que la fumée se cache! Fumée hyper intense, poivre de feu et, après quelques gorgées, les notes de céréales sucrées typiques d’Octomore font une discrète apparition. Finale : D’une belle longueur, savoureuse, fumée et épicée.

Martin 89%
Nez: Un vent de tourbe nous réveille avant même que nous plongions le nez dans le verre. Fruits rouges et grappes de raisin. Crème pâtissière et grains de céréales. Fraise. Bouche: Belle texture et beau poids en bouche. Épices, raisins et miel, le tout enveloppé dans une tourbe crasseuse. Finale: Assez solide et aggressive, sur à peu près les mêmes notes retrouvées en bouche. Longueur à la hauteur des attentes générées par son caractère et son taux d’alcool. Équilibre: À l’image du reste de la série, sombre, fumé as fuck et sans compromis.

Bruichladdich Octomore 10 ans 2018 Dialogos 3rd Release

56.8% alc./vol.
167ppm. Optic barley, vieilli dans une proportion de 37% First-Fill Port Pipes, 31% First-Fill Cognac Barrels, 20% Second-Fill Bourbon Barrels et de 12% vieillis pour une période de 3 ans en First-Fill Bourbon Barrels puis 2 années supplémentaires en Virgin Oak Casks et finalement 6 années dans des Ex-Bourbon Barrels. Édition limitée de 12,000 bouteilles.

André 93%
Fruits rouges séchés, cerises noires trempées dans le caramel brûlé. Fumée cendreuse bien puissance mais élégamment équilibrée, tourbe médicinale, feu de plage, tarte aux pommes. La bouche est au départ bien douce mais s’accentue sur d’importantes notes de poivre noir et de tourbe médicinale s’élevant dans un cresendo cendreux. L’utlisation des fûts de Coganc et de Port donnent un aspect un peu twiky aux fruits, on perçoit qu’on est pas dans l’utilisation des sherry ou port cask classiques. Avec le temps, la fumée cendreuse prend des tournures de cuir mouillé et de poivre noir, l’alcool est devenu plus soyeux malgré sa force. La bouche est maintenant ronde et chaleureuse, bien fruitée et tourbée, notes de fruits secs et de caramel chauffé. Savoureux! Finale hyper fruitée, la tourbe s’arondit de plus en plus mais demeure évidente, influences senties du bois de chêne et du Cognac cask. Une superbe édition ou l’influence de la variété de fûts donnent toute l’importance à la palette de saveurs singulière.

Patrick 94%
Nez : Assis sur le bord d’un feu de camp, je mange des biscuits à la costarde tout en buvant du thé noir avec une pincée de sel. Bouche : De la fumée de tourbe intense, mais tout de même bien balancée, beaucoup de sel, du chêne, du poivre, du cuir, des noix et de discrets abricots. Finale : Loooooooongue, très longue, fumée et salée.

Martin 94%
Nez: Jerky fumé et sel marin en puissance. Tourbe, cendre et fruits rouges. Pommes caramélisées et cassonade. Bouche: Sel marin, tourbe et fruits bien gorgés. Assez doux, le feu roulant du degré d’alcool prend son temps avant de nous atteindre. Belles céréales, caramel soyeux, texture moelleuse à souhait, j’adore! Finale: Planche de chêne cendrée, vent de la plage au coucher du soleil. Panier de fruits et de céréales. Tout est en douceur, feutré même. Cuir, cuir et re-cuir derrière. Incroyable! Équilibre: Les variations du Octomore sont toujours excellentes, variant dans les mentions d’âge depuis les premiers embouteillages autour de 5 ans, mais ici à 10 ans sa force tranquille nous décoiffe pas à peu près! Ça va être quoi à 12, 15 et 18 ans!

Bruichladdich Octomore 12 ans Château Yquem Finish

61% alc./vol.
Cask #2, Distilled 16/12/2005, Transféré en fût d’Yquem le 04/04/2012, Sample from the cask at the distillery warehouse. Maturation initiale de 7 ans en ex-bourbon cask et affinage de 5 ans en fût de Château Yquem.

André 88%
Lorsque deux passions se rencontrent, mais qu’il faudra consommer après beaucoup de patience… un bon 20 minutes dans le verre pour atteindre son apogée sensorielle. Immédiatement au nez, on est plongé dans les effluves de vin licoreux, presque résineux, une onctuosité qui dompte la fougue sauvage du jeune Octomore. La tourbe puissante et brute transperse ce nuage de saveurs opaques. Au départ, on décelle les poires et les abricots, du citron confit, des oranges, puis une tourbe phénolique et maritime version 2×4 avec des clous. Étonnamment, la bouche est beaucoup plus soyeuse que l’on pourrait s’attendre du whisky hyper tourbé version 61% d’alcool, merci à la conjonction sucrée et licoreuse du bourbon cask et du fût de Sauternes. La texture est grasse et huileuse, s’amorce sur les fruits tropicaux et confits, le sirop de poires, les sucres résiduels puis migre vers une traversée épique de champs de tourbe phénolique, médicinale, saline, terreuse et maritime. Belle livraison de céréales mielleuses et citronnées, de vanille et de sucres caramélisés. La finale est pulpeuse sur les saveurs et tranche habilement avec la sensation de cendre refroidie en fond de bouche laissée par la tourbe. Un peu bizarre comme approche mais une expérience qui met à l’épreuve la dégustation.

Patrick 95%
Je ne sais pas quoi demander de plus. Tout y est. Dans les proportions idéales, et équilibré avec perfection. Spectaculaire! Nez : OK, ça sent presque autant le vin qu’un verre de vin… Posé sur la table à côté d’un verre de whisky très tourbé! Bref, une tonne de beaux fruits sucrés et une délicieuse fumée de tourbe envoûtante. Bouche : Oh que c’est bon ça! De la fumée de tourbe à profusion, du sel en quantité, quelques épices et une belle grosse vague fruitée. Et, malgré l’intensité des différentes saveurs, l’ensemble demeure admirablement équilibré. La plus grande surprise provient probablement de la douceur relative du whisky qui fait qu’on ne sent presque pas la force de l’alcool. Finale : D’une superbe longueur, salée, tourbée et fruitée.

Martin 90.5%
Nez: Un vieux cuir tanné. Raisins, tabac, la tourbe y est, mais s’efface devant les autres arômes. Vanille et chocolat. Agrumes, viande fumée et vin rouge. Le taux d’alcool élevé semble aussi inoffensif qu’un chaton. Bouche: Raisins secs et chêne, xérès poivré, tourbe gracieuse et pointe de cuir. Un superbe assemblage de la tourbe et des fûts. Wow, c’est déboussolant! Tabac à pipe et cacao, orange et réglisse, chêne et poivre, tourbe, tourbe et tourbe. Le degré d’alcool encore une fois nous laisse une surprenante chance. Finale: Longue, pleine de caractère et affirmée. Chêne et épices bien sûr, mais avec une bonne dose de tourbe à la fois maritime et phénolique. Équilibre: Avec un affinage presque aussi long que la maturation initiale, on a tendance à un peu perdre de vue la ligne entre les deux, quoique ce ne soit pas nécessairement une mauvaise chose. Un grand malt, mais s’attendait-on à moins de la part d’un Octomore? Indétrônable.

Bruichladdich Octomore Edition 05.169 Ochdamh-Mòr 5 ans

59.5% alc./vol.
Le whisky le plus tourbé au monde devient plus tourbé encore : Octomore, dans sa cinquième version, est tourbé à un niveau extraordinaire de 169ppm. Ceci est un autre Octomore classique, et encore une fois le niveau de tourbe monte, maintenant mesuré à 169 ppm. Mais à ce degré de tourbe il ne s’agit pas d’une quête absolue de puissance, il s’agit de parvenir à l’équilibre exceptionnel entre la puissance de cette orge incroyablement tourbé et la finesse et l’équilibre de l’un des spiritueux les plus élégants et sophistiqués du monde. Et de fait, distillé avec grand soin, la tourbe ne se montre pas aussi envahissante qu’on aurait pu se le représenter, laissant s’épanouir les arômes de ses 5 années passées en fûts de chêne.

André 88%
Créosote, huitres et beaucoup de tourbe mais pas de la tourbe sale et crasseuse, sel. Passablement fruité et ça crée une ambivalence agréable. En bouche il est une vraie soie, très doux, avec une texture huileuse, offrant à la fois des notes de tourbe et de suie et de biscuits sablés légèrement salés. Une autre vague apporte des fruits (ananas) et des saveurs de citrons maritimes. La finale est soutenue par l’alcool mais disparait aussi passablement rapidement, laissant des nuages de fumée de tourbe et une rétro-olfaction salée.

Patrick 80%
Pour les amateurs de moonshine tourbé, c’est l’idéal! Bref, un whisky qui aurait pu être impressionnant si on avait patienté quelques années de plus. Pas grave, on a plutôt investit dans le marketing et tout le monde est tombé dans le panneau. Nez : De la belle fumée de tourbe avec de la vanille, du sel et du chêne. Simple et efficace. Bouche : La fumée de tourbe se marie bien avec le chêne, la vanille, les biscuits sablés et le sel. L’ensemble paraît toutefois un peu trop jeune. Finale: D’une belle longueur, avec de la fumée, du sel et le new make qui n’est pas trop loin.

Martin 91%
Oubliez toutes mes blagues de whiskies distillés au Mordor, ils ne sont rien comparés au Octomore, son taux de PPM jumelé à son emballage en font un whisky somptueusement sinistre. Un jaune pâle témoigne de son 5 ans de vieillissement. Nez: Belle tourbe, iode, une promenade au Canadian Tire un samedi matin à l’ouverture. Des vagues d’eau de mer s’écrasent sur les murs. Un bon feu de tourbé d’herbe, de foin et de goudron. Bouche: Fumée. Explosion de tourbe. Fumée. Sucré. Fumée. Citron et fruits tropicaux tentent une percée. Mais les sombres nuages de fumée ne laissent rien s’échapper. Finale: On sent la puissance de l’alcool épicé et cendré descendre en douceur. Équilibre: Un symbole imposant de noirceur et de design épuré.

Bruichladdich Octomore Edition 06.1 Ochdamh-Mòr Scottish Barley

57% alc./vol.

André 85%
Hormis les prévisibles vagues de tourbe et de sel de mer, cette version affiche un superbe nez très sucré et céréalé, vanille et chocolat blanc, puis huile en spray. Le bourbon cask est omniprésent, crémeux et doux. Texture huileuse mais bien épicée en bouche, le gingembre, le poivre noir,  même si vanillé, est puissant et je dois dire que ça limite le développement de certaines autres saveurs. L’effet du bourbon cask est indéniable mais les saveurs sont relativement limitées. Finale sur les poires fumées, un peu salées et la tourbe. Pas le meilleur Octomore mais une qualité que bien des distilleries ne font juste espérer pour un de leurs embouteillages. Balancé et équilibré tant au nez qu’en bouche, la tourbe salée et terreuse, influencé par les saveurs maritimes, air salin de la mer, agrumes et citron confit. La tourbe est plus domestiquée que l’on aurait pu le croire même si la ligne directrice est définie et affirmée. En bouche, grosse sécheresse inattendue, le whisky est musclé, un peu trop à mon goût… les notes de poires et de vanille sont presque terrassées par les notes d’épices et de bois sec. La finale est épicée et pointue, la conjonction épices et alcool rend le whisky très masculin, maritime et perd de son charme, les nuances du whisky sont un peu trop aplanies. Cette édition n’a pas le charme des éditions précédentes et manque de nuance et de tonalités.

Patrick 85%
Super ensemble de saveurs bien équilibrées. Par contre, la texture lui fait perdre de nombreux points, celle-ci trahissant son jeune âge et faisant en sorte que le prix demandé est du pur vol. Nez: Tourbe terreuse et poivrée. Petit fond fruité. Bouche : Très épicé et poivré. Chêne brûlé qui dégage toujours une forte fumée. Toutefois, à ma grande surprise, la texture est plutôt aqueuse. Finale : Longue, fumée et épicée.

Martin 86%
Assez pâlotte, ce à quoi on est en droit de s’attendre de la part d’un jeune tourbé comme celui-là. Nez: Tourbe herbeuse et florale entrelacées avec de belles céréales sucrées-salées ainsi qu’une légère pâte d’amande. Bois brûlé. Bouche: Texture assez huileuse sur des notes principales de poivre et de vanille. Un peu de chêne, de pommes et de noix se développent tranquillement ensuite sur une douce vague épicée. Finale: Encore un peu de chêne fumé et de vanille poivrée. C’est agréable et raisonnablement long, mais ça reste limité au niveau de la complexité et de l’éventail des saveurs. Équilibre: Manque malheureusement de profondeur. Est-ce dû à son taux d’alcool? À son jeune âge? À son fût de bourbon? Qui sait? Difficile d’y cerner autre chose. Le contenu est aussi opaque que sa bouteille.

Bruichladdich Octomore Edition 06.2 Ochdamh-Mòr 5 ans

58.2% alc./vol.
 
André 91.5%
En vieillissant, les Octomore s’arrondissent tant au nez qu’en bouche. Couleur huile d’olive un peu verdâtre. La porte s’ouvre sur du peat très distingué et galbé,  elle demeure grasse et huileuse, odeur de suie de cheminée tout juste ramonée et brouillard sous-jacent d’un cask finish quelconque. Poires, fin sucré et fruits de la passion, pommes rouges. Bouche texturée, huileuse et crémeuse, portée sur les fruits et le sel, la tourbe (évidemment). Belle cohabitation de l’alcool robuste et des fruits, mélangés de sel et de tourbe. C’est fancy et complexe, raffiné. Finale longue et la fumée de tourbe est éternelle, le sel aussi. Intrigant de faire un whisky qui peut à la fois présenter des saveurs si fines et avoir un aftertaste et une pérennité en bouche si impressionnante. Rare sont les embouteillages Duty Free exclusive qui nous auront autant impressionné.

Martin 92%
Assez pâle, voire même prestone avec sa touche iridescente presque verdâtre. Nez: Bien qu’une tourbe grasse soit à l’accueil, un côté jeune et très herbeux a aussi été invité au cocktail. Une arrière-scène sucrée et fruitée chuchote au fond du verre. On fait fumer de l’herbe, lol. Bouche: Tourbe bien sûr, doublée de miel et de gazon, de fruits des champs et de poires, de sel et d’épices qui veulent mettre le feu au taux d’alcool. Définitivement over-proof, comme diraient les vieux pirates. Finale: Longue avec une fumée de tourbe qui s’étire proprement. De belles notes salées et fruitées nous attirent vers un vent de céréales qui étaient absentes jusqu’ici. Équilibre: Un dram étonnamment complexe pour son âge. Dommage que ce ne soit qu’une exclusivité du marché hors-taxes. On a eu l’impression que la gamme s’essoufflait depuis quelques moutures, mais cet embouteillage nous prouve hors de tout doute qu’Octomore is back!

Bruichladdich Octomore Edition 07.2 Ochdamh-Mòr 5 ans

58.5% alc./vol.
Affichant un incroyable 208 ppm au compteur de la tourbe, et toujours élaboré à partir d’orge 100% écossaise, l’Octomore 7.2 est cette fois-ci, élevé en fût de chêne américain et en fût de Syrah des plus grands vignobles de la vallée du Rhône septentrionale. Édition habituellement destinée au duty-free.

André 91%
Fumée puissante et contrôlée, notes de fruits rouges et de vin rouge, d’oranges, sensation cendreuse, cerises noires, vanille crémeuse. Le nez est fin et raffiné malgré le haut taux de ppm et le taux d’alcool décoiffant. En respirant, les notes de vin rouges sont encore plus présentes. En bouche, équilibre et dualité de saveurs divergentes ; fruits rouges, vanille, fumée de tourbe fruitée et encore cette sensation cendreuse en texture de bouche. La finale est sèche et on ressent presque les notes tanniques du vin rouge. Une belle expression encore une fois. Le savoir-faire de McEwan est indiscutable et lui seul a le talent de nous faire visiter des contrées inconnues de cette façon.

Patrick 91%
Un superbe Octomore, frais et intense, qui m’a mis un grand sourire béat sur le visage. Nez : Beau parfum frais, avec de la savoureuse fumée, des notes d’orange, de subtils fruits rouges, de la vanille, du cuir et un petit quelque chose me rappelant une écurie. Bouche : Grosse vague de fumée, épices chaleureuses, quelques fruits rouges, cendre, agrumes, vanille très sucrée et évidemment, autant de tourbe qu’on peut en souhaiter ! Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la fumée et les agrumes.

Martin 92%
Nez: Que serait un Octomore sans sa tourbe signature? Fumée légendaire, un peu d’orange, de cerise et de vanille. Son taux d’alcool est d’une sournoiserie. Bouche: Cuir et fruits rouges, bois et épices, petit punch d’alcool pas trop piqué des vers. Vanille et tourbe. Superbe duel qu’on ne retrouve que parfois chez Ardbeg, et encore! Finale: Belle longueur, marquée par les épices, la fumée de tourbe et les agrumes. Équilibre: La tour noire d’Islay a encore frappé. Rares sont les Octomore qui ne nous jettent pas sur le derrière.

Bruichladdich Octomore Edition 07.3 Islay Barley 5 ans

63% alc./vol.
169ppm. Octomore 7.3 est donc un pur produit d’Islay distillé en 2010 à partir d’une orge récoltée sur le champ Lorgba. Ses 5 ans de maturation ont été effectués à la fois dans des anciens fûts de bourbon mais aussi dans des fûts ayant contenu du vin espagnol de Ribera del Duero.

André 93.5%
Superbe nez onctueux, belles agrumes juteuses, poires, miel, vanille crémeuse, tarte au citron et meringue, sel de mer et fumée de tourbe musclée. Wow, la texture unique en bouche, moelleuse et souple, salade de fruits, agrumes et poires nappées de cuierrées de vanille fraiche. L’intensité de l’apport du fût de chêne arrondit passablement le whisky, tant au niveau alcool qu’au niveau tourbe, la morsure du phénol est douce et l’affinage en fût de vin embrasse l’ensemble des saveurs et rend le whisky goulu et très appétissant. Les céréales aussi jouent un rôle prédominant et servent de toile de fond aux saveurs plus corsées. Encore une fois, une nouvelle gorgée développe d’agréables saveurs de fruits et de poires dans leur jus, de céréales aux accents agricole, de paille séchée et de vanille fumée, d’agrumes et de citron. La finale, presque éternelle, est salée et tourbée et pleine de salade de fruits. Une superbe présentation, des nuances de saveurs exceptionnelles, une texture d’une désarmante voluptée. Buy!

Patrick 94%
Un extraordinaire whisky, complexe et superbement balancé. Une superbe réussite qui mérite qu’on la pourchasse! Nez : Parfum de tourbe fumée et étonnement sucrée, et de belles notes de céréales savoureuses. Bouche : Fumée de tourbe épicée, avec des céréales sucrées et de subtils petits fruits. Finale : Longue, fumée et épicée.

Martin 93%
Nez: Étonnant. Tourbe particulièrement fruitée. Agrumes, dont pamplemousse, miel, rosée du matin, pommes, feuilles vertes. Bouche: Texture mielleuse, notes tourbées bien sûr, mais extrêmement fruitées et florales aussi. Finale: Longue et chaleureuse, portant bien des notes de butterscotch, de vanille et de cacao sur une trame de fond de céréales, de tourbe et de melon au miel. Équilibre: Incroyable. Complexe, bien structuré. Modéré dans son approche, mais pas dans sa personnalité.