Bruichladdich Black Art 26 ans 1990 Edition 06.1

46.9% alc./vol.
Cette 6ème édition de la série cryptique Black Art de Bruichladdich a été élaborée à partir d’une combinaison de fûts distillés en 1990 dont l’origine est confidentielle. Élevé pendant 26 ans et embouteillé à 46,9 degrés, ce single malt d’Islay est une édition limitée à 18 000 bouteilles, numérotées individuellement.

André 92%
Superbe nez; ananas, bananes, poires, miel, abricots, confiture de fruits rouges, raisins secs, dattes, prunes, pommes Granny Smith, chocolat noir. Onctuosité en bouche, très riche en saveur et texture; raisins secs, sherry, melon au miel, mangue, ananas, prunes, poires. Belles notes herbacées bien dosées et tourbe discrète avec un accents de wine cask intriguant. Légère touche de souffre très passagère à la première gorgée. Finale de tango endiablé de poivre, épices, de fruits et de saveurs maritimes. Un whisky à la fois délicat et affirmé sur ses origines. On reconnait bien l’enseignement du Maitre McEwan dans son jeune Padawan Harnett.

Patrick 92%
Un whisky d’une complexité que j’ai rarement vu, le tout magistralement balancé. Impressionnant. Nez : Parfum très fruité, avec des mûres, du caramel, du chocolat, du raisin. Alléchant ! Bouche : Très fruité et sucré, avec du chocolat et du caramel, un peu de bois brûlé. Aussi, du miel, de la vanille, du tabac, du gingembre… Wow, impressionnant ! Finale : D’une belle longueur, d’une complexité incomparable.

Martin 93.5%
Nez: Soyeux et fruité. Raisins et fruits rouges, tabac à pipe, musc, fruits des champs et chêne humide. Bouche: Compote de fruits rouges, bois, épices, pruneaux, dattes, cacao, muscade et cuir. Incroyable texture. Finale: Épices, longue descente toute en douceur. Cuir, tannins, raisin, planche poussiéreuse, réglisse noire. Équilibre: Équilibré, complexe, bonheur. Un grand malt avec comme pratiquement seule imperfection son prix.

Bruichladdich Islay Barley 2004

50% alc./vol.
Kentraw Farm Foreland

André 87%
À comparer avec le Benromach Organic Golden Promises ? Gruau sucré, céréales avec accents de tarte au citron et meringue s’accompagnant d’une légère pointe salée. L’alcool est étrangement absent tant au nez qu’en bouche, passablement adoucit par la présence sucrée des céréales. En bouche; barre de chocolat Cadbury Fruits et noix, s’asséchant progressivement en toute finale. L’ensemble demeure incroyablement doux comparativement au Benromach Organic où les pointes de bois sec rendaient le tout très pointu en bouche. La finale est le point faible car trop unidimensionnel, mis à part les saveurs de caramel et de toffee.

Martin 86%
Nez: Pommes vertes et crème champêtre. Léger vent de céréales jeunes et humides. Gruau Quaker en sachet pommes et cannelle. L’impression de fraîcheur est particulièrement agréable. Bouche: Pommes vertes encore et canne à sucre. Bois vert et épices chaudes. Un doux miel enrobe le tout. Finale: Épicée et légèrement sucrée et fumée. Une belle pente déscendante. Équilibre: Un beau dram qui démontre la qualité du terroir écossais.

Patrick 80%
Touche de fruits, céréales et sucre… En bouche, fruits et céréales aussi… Plutôt léger. En finale, le sucre et les fruits demeurent, avec une intéressante touche de poivre. Bien équilibré, mais sans grand personnalité.

RV 85%
Du côté tranquille d’Islay, celui à l’abris de la brise. Étrange, on dirait de la tourbe sucrée mais pas nécessairement celle de Bruichladdich. Le tout avec une fumée cendreuse vraiment loin. L’arrivee confirme la tourbe et le foin, le poivre en bout de langue. La finale commence de manière très ordinaire mais s’étale bien jusqu’a l’aftertaste trop simple a mon gout. Bien fait, or ça manque de franchise pour être vraiment remarquable, me fait penser à un Islay de revendeur intéressant mais sans plus et peut-être pas assez distinctif de la distillerie.

Bruichladdich Islay Barley 2006

50% alc./vol.
Dunlossit Farm Ceannacroic

Patrick 79%
Le parfum est prometteur, mais ce scotch a définitivement été embouteillé trop jeune pour être bon. Du gaspillage, on aurait gagner à le garder en fût quelques années de plus. Nez : Savoureux parfum marqué par le sel et l’orge avec une touche subtile d’agrumes et de bois brûlé. Bouche : Sel, bois brûlé, épices, le tout dissimulant bien maladroitement la saveur de new make d’orge. Finale : S’étire sur les notes de new make et d’alcool.

Martin 84.5%
Jaune doré avec une teinte presque iridescente tirant sur le bronze verdâtre. Nez: Derrière un rempart de chêne et de mûres perce une orge généreuse. Très propre et franc. On passe par un petit côté minéral avec des notes de miel avant de faire un retour sur l’orge séchée. Bouche: Léger et délicat à l’arrivée. L’orge et le miel se contrebalancent bien. Chêne, épices, oranges et mangues viennent compléter le tableau. Finale: Longue, plaisante et herbeuse. C’est ici que son joli taux d’alcool nous réchauffe le dedans. Équilibre: Un whisky relativement jeune et peu compliqué, à l’aveugle il se mêlerait sans gêne à un juteux malt du Speyside, parfait pour les moments si rares ou on peut juste lâcher prise et profiter du moment.

RV 81%
Ils ont décidé d’ouvrir un anonyme quartier Speyside sur l’île d’Islay. Foin sucré qui a chauffé, l’ouverture a des accents d’herbe bizarre du Lowland, du côté trop doux de l’île. En bouche, très nul sauf la suite de grain très mais alors TRÈS anonyme, sans aucun impact sur la langue. Finale un peu plus sucrée de bonne longueur avec de l’orange gênée mais c’estr pauvre, trop pauvre. Un whisky qui ne passera pas à l’histoire dans mon cas.

Bruichladdich Islay Barley 2007

50% alc./vol.
Rockside Farm. L’orge ici est un digne représentant du terroir qui l’a vu naître et les hommes qui l’ont semé, soigné et récolté. Pour cette troisième édition limitée dans la série des Islay Barley, Bruichladdich a sélectionné l’orge premium « Optic » élevé à Rockside Farm à l’ouest d’Islay, tout au bord de l’océan, et plus particulièrement le champ du « Ministers field » – la « parcelle du révérend ». Ici le goût du terroir prend tout son sens ! Fruit d’un partenariat entre la distillerie et les agriculteurs locaux.

André 85.5%
Les céréales, évidemment, un brin poussiéreux, quelques arômes qui rappellent le virgin oak qui a vieilli dans un warehouse de terre humide, les agrumes, le citron, l’herbe verte tout juste coupée, la vanille et le miel. Sans être singulier, la présentation est agréable et le mélange de textures un peu pointues apportées par l’alcool et le gingembre combattant avec la sensation huileuse du whisky est étonnant. La bouche est huileuse et crémeuse, beaucoup d’agrumes et de saveurs maritimes, de zeste d’orange, d’ananas, de poires et de pommes vertes. L’ensemble est frais et aérien, maritime à souhaits. Même si le whisky est unpeated, je lui trouve tout de même quelques saveurs fumées et terreuses assez inusuelles. La finale est moyenne-longue, purée de fruits tropicaux, d’ananas et de poires et une fine fumée huileuse en background. J’aime beaucoup, sans en faire mon whisky de tous les jours.

Patrick 89%
Malgré que son parfum semble être un peu n’importe quoi, il se révèle un excellent whisky très complexe et balancé exceptionnellement. Nez : Orge mouillée, un peu de vanille le tout avec un panier de fruits qui traîne dans le fond de la salle. Bouche : Belles céréales épicées, quelques fruits et une complexité incroyable. Le tout est porté par une agréable texture huileuse et savoureuse. Finale : D’une belle longueur et complexe.

Martin 85%
Belle pâleur d’un champ d’orge. Nez: Céréales sèches, herbe et miel. Agrumes et bois sec. Vanille et fleurs. Soupçon de fumée à l’horizon. Bouche: Miel, sirop de table et épices. Gingembre et genévrier. Citron et chêne. Très affirmé, il offre en plus une richesse de texture étonnante. Finale: Vanille et citron, avec un reste de cannelle et de chêne qui s’estompe sur un longue période, dû à son taux d’alcool. Équilibre: Semble dans son ensemble un peu jeune, mais reste un solide exemple du style Bruichladdich. Je pourrais boire ça à tous les jours sans problème.

Bruichladdich Islay Barley 2010

50% alc./vol.

André 83%
Céréales au citron et assaisonné de poires, pommes vertes peut-être, vanille et guimauves. Basique et droit au but. La bouche développe des notes salines et ménérales et les influences du bourbon cask prévalent. Les céréales crémeuses du nez sont maintenant asséchées, des notes de poivre apparaissent progressivement et teintes les tonalités fruitées à saveur de poires, d’ananas, melon au miel et de citron. La finale est très céréalée, granuleuse et assortie des mêmes saveurs livrées au nez et en bouche.

Patrick 89%
La raison pour laquelle il ne faut pas snober les Islay non tourbés. Pour amateurs de scotchs des Highland, wow. Plein de chêne et d’orge en pleine gueule!! Nez : Orge sucrée, chêne et vanille. Bouche : Du chêne frais légèrement brûlé, de l’orge subtilement sucré et des épices à steak. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chêne et l’orge.

Martin 88%
Nez: Céréales, poires, vanille et citron. On part sur des chapeaux de roue au niveau intensité des arômes. Chêne et sucre blanc, presque guimauve. Bouche: Un peu de pierre lavée laisse place à une procession de saveurs telles vanille, agrumes, poivre rose, fruits rouges, orge et chêne. Pointe d’ananas. Finale: Bien poivrée et acérée, sur des accents d’épices à steakk, de vanille, de bois, de citron et de miel. Équilibre: Un beau mélange de saveurs bien orchestrées, un bel embouteillage. Je conseille à ceux qui en ont encore de le garder pour autre chose qu’un mercredi soir.

Bruichladdich Islay Barley 2011

50% alc./vol.
En édition limitée, ce Single Malt non tourbé Bruichladdich Islay barley 2011 rend hommage au travail du terroir de l’île avec sa production à partir d’orge 100% d’Islay, cultivée dans 6 fermes de l’île. Distillé sur Islay à partir d’orge récoltée en 2010, ce whisky est également vieilli sur l’île à 75% dans des anciens fûts de Bourbon de 1er remplissage, 10% dans des fûts de Rivesaltes de 1er remplissage et 15% en fûts de Sauternes et liquoreux autrichiens de 2nd et 3ème remplissage. Embouteillé à la distillerie avec de l’eau de source d’Islay, non filtré à froid et sans colorant.

André 82%
Belle fraicheur fruitée, beaucoup moins sur les céréales que je croyais. Pommes vertes, poires, abricots et agrumes, zeste de citron, miel, vanille. La bouche est huileuse, incroyable texture moelleuse. Le liquide est par contre jeune côté maturation et ça se ressent. L’alcool est vif, et développe des notes d’huile à moteur souillée qui se mélange à la salade de fruits frais. Les notes de céréales sont aussi plus prononcées. Les notes d’abricots et de citron sont juteuses et intenses, auxquelles s’ajoutent les oranges, le melon au miel et les pêches, les raisins verts et les pommes vertes. Finale un peu brute et musclée, avec une touche salée qui rappelle ses origines.

Patrick 89%
Le nez ne laissait rien présager, mais une fois en bouche, c’est vraiment très bien! Non seulement très bien, mais j’en veux encore! Nez : Plutôt floral, avec une bonne dose de chêne et une discrète note de pommes jaunes et d’agrumes et de cigare mouillé. Bouche : Du chêne, des fleurs, le sucre du malt, de l’abricot, de la mangue et de la vanille et un petit quelque chose de brûlé. Finale : D’une belle longueur, pleine de bois croquant.

Martin 84.5%
Nez: Poires, pommes vertes croquantes et touche de vanille. Sucre en poudre, chêne et fleurs blanches. Un brin gazonné. Bouche: Sucre à glacer, bois, fleurs et agrumes. Bonne dose de malt grillé et fumé. Texture plus ou moins au rendez-vous, mais le taux d’alcool compense en intensité des saveurs. Finale: Poivre rose, raisin vert, bois, melon et sirop simple. Belle longueur, mais avec la texture décevante de la bouche qui ne tient pas la route. Équilibre: Bien qu’il comporte quelques trous ici et là, on est jamais vraiment déçu quand on a le plaisir de se gâter d’un Bruichladdich.

Bruichladdich Links 15 ans Valhalla

46% alc./vol.
Bouteille #7483 de 18000

André 83.5%
Petits fruits rouges, blood oranges, fruits tropicaux, sherry, chocolat noir, petite fumée discrète en toile de fond qui s’accompagne d’un filin de sel de mer. L’arrivée en bouche s’exprime via une texture huileuse, le sherry fruité est très épicé, à la limite aiguisé et franc. Mélange de fruits tropicaux, de sherry épicé, d’oranges avec une finale de bouche fumée, poivrée et salée. La sensation poivrée et épicée s’accroche au palais et non sur la langue. Le whisky migre par la suite sur des notes de caramel desquelles s’extirpent de bonne vagues d’épices(cannelle et muscade) poivrées sans se départir de son écharpe de sherry.

Patrick 84%
Un bon dram riche, savoureux et surtout très chaleureux. Mais qui ne me jette pas non plus en bas de ma chaise. Nez : Parfum riche et profond, avec des notes vineuses assez intenses, recouvrant l’orge, le chêne et un peu de glaçage de gâteau à la vanille. Bouche : Fruits mûrs, épices, chêne brûlé, orange, vanille brûlante et pointe subtile de caramel. Finale : Longue, savoureuse et intense.

Martin 86.5%
Beau brun orangé, été indien. Nez: Exquis d’entrée de jeu. Orange sanguine, raisins, sherry, vin et chocolat noir. Légère fumée. Bouche: Texture huileuse et savoureuse. Raisins, toffee, épices et caramel. Cuir et fruits bien rouges, enveloppé par de la tourbe et du poivre. Muscade et cannelle. Finale: Chaude et longue, en gardant toutes les notes classiques du sherry cask, sans toutefois être trop sèche. Équilibre: Un dram très solide, qui encore une fois n’est qu’une édition limitée. Parfait autour du feu.

Bruichladdich Octomore 10 ans 2016 Ochdamh-Mòr 2nd Release

57.3% alc./vol.
167 ppm, limited edition of 18000 bottles.

André 86.5%
Grappe de raisins mauves, fruits tropicaux nappés de vanille et de miel, tourbe un peu animale et industrielle, graisse industrielle, nez un peu tranchant et sur l’alcool. Texture huileuse en bouche, duquel explose une salve toubée et phénolique aux accents industriels et bruts très intense, Chili Flakes, huile brute, sensantion industrielle presque que vieille cheminée crachant de la fumée noire sur l’album Animals de Pink Floyd, chocolat noir, terre mouillée parsemée de racines mortes. La finale est poivrée et sèche, l’alcool puissant, encore cette sensation industrielle et brute. Je m’attendais à une version plus posée et ronde. La présentation manque de fini et d’attention.

Patrick 90%
Complexe, superbement balancé et intense… Eh bien… Pas aussi intense que les autres Octomore. L’âge a définitivement fait son effet en adoucissant la bête… Dont il faut tout de même toujours se méfier de la morsure! Nez : Probablement la fumée la plus subtile (mais encore…) que je n’aie jamais senti venant d’un Octomore. Le tout avec une note subtile de fruits, d’épices et de poivre. Bouche : Ah ah! C’est ici que la fumée se cache! Fumée hyper intense, poivre de feu et, après quelques gorgées, les notes de céréales sucrées typiques d’Octomore font une discrète apparition. Finale : D’une belle longueur, savoureuse, fumée et épicée.

Martin 89%
Nez: Un vent de tourbe nous réveille avant même que nous plongions le nez dans le verre. Fruits rouges et grappes de raisin. Crème pâtissière et grains de céréales. Fraise. Bouche: Belle texture et beau poids en bouche. Épices, raisins et miel, le tout enveloppé dans une tourbe crasseuse. Finale: Assez solide et aggressive, sur à peu près les mêmes notes retrouvées en bouche. Longueur à la hauteur des attentes générées par son caractère et son taux d’alcool. Équilibre: À l’image du reste de la série, sombre, fumé as fuck et sans compromis.

Bruichladdich Octomore 10 ans 2018 Dialogos 3rd Release

56.8% alc./vol.
167ppm. Optic barley, vieilli dans une proportion de 37% First-Fill Port Pipes, 31% First-Fill Cognac Barrels, 20% Second-Fill Bourbon Barrels et de 12% vieillis pour une période de 3 ans en First-Fill Bourbon Barrels puis 2 années supplémentaires en Virgin Oak Casks et finalement 6 années dans des Ex-Bourbon Barrels. Édition limitée de 12,000 bouteilles.

André 93%
Fruits rouges séchés, cerises noires trempées dans le caramel brûlé. Fumée cendreuse bien puissance mais élégamment équilibrée, tourbe médicinale, feu de plage, tarte aux pommes. La bouche est au départ bien douce mais s’accentue sur d’importantes notes de poivre noir et de tourbe médicinale s’élevant dans un cresendo cendreux. L’utlisation des fûts de Coganc et de Port donnent un aspect un peu twiky aux fruits, on perçoit qu’on est pas dans l’utilisation des sherry ou port cask classiques. Avec le temps, la fumée cendreuse prend des tournures de cuir mouillé et de poivre noir, l’alcool est devenu plus soyeux malgré sa force. La bouche est maintenant ronde et chaleureuse, bien fruitée et tourbée, notes de fruits secs et de caramel chauffé. Savoureux! Finale hyper fruitée, la tourbe s’arondit de plus en plus mais demeure évidente, influences senties du bois de chêne et du Cognac cask. Une superbe édition ou l’influence de la variété de fûts donnent toute l’importance à la palette de saveurs singulière.

Patrick 94%
Nez : Assis sur le bord d’un feu de camp, je mange des biscuits à la costarde tout en buvant du thé noir avec une pincée de sel. Bouche : De la fumée de tourbe intense, mais tout de même bien balancée, beaucoup de sel, du chêne, du poivre, du cuir, des noix et de discrets abricots. Finale : Loooooooongue, très longue, fumée et salée.

Martin 94%
Nez: Jerky fumé et sel marin en puissance. Tourbe, cendre et fruits rouges. Pommes caramélisées et cassonade. Bouche: Sel marin, tourbe et fruits bien gorgés. Assez doux, le feu roulant du degré d’alcool prend son temps avant de nous atteindre. Belles céréales, caramel soyeux, texture moelleuse à souhait, j’adore! Finale: Planche de chêne cendrée, vent de la plage au coucher du soleil. Panier de fruits et de céréales. Tout est en douceur, feutré même. Cuir, cuir et re-cuir derrière. Incroyable! Équilibre: Les variations du Octomore sont toujours excellentes, variant dans les mentions d’âge depuis les premiers embouteillages autour de 5 ans, mais ici à 10 ans sa force tranquille nous décoiffe pas à peu près! Ça va être quoi à 12, 15 et 18 ans!

Bruichladdich Octomore 12 ans Château Yquem Finish

61% alc./vol.
Cask #2, Distilled 16/12/2005, Transféré en fût d’Yquem le 04/04/2012, Sample from the cask at the distillery warehouse. Maturation initiale de 7 ans en ex-bourbon cask et affinage de 5 ans en fût de Château Yquem.

André 88%
Lorsque deux passions se rencontrent, mais qu’il faudra consommer après beaucoup de patience… un bon 20 minutes dans le verre pour atteindre son apogée sensorielle. Immédiatement au nez, on est plongé dans les effluves de vin licoreux, presque résineux, une onctuosité qui dompte la fougue sauvage du jeune Octomore. La tourbe puissante et brute transperse ce nuage de saveurs opaques. Au départ, on décelle les poires et les abricots, du citron confit, des oranges, puis une tourbe phénolique et maritime version 2×4 avec des clous. Étonnamment, la bouche est beaucoup plus soyeuse que l’on pourrait s’attendre du whisky hyper tourbé version 61% d’alcool, merci à la conjonction sucrée et licoreuse du bourbon cask et du fût de Sauternes. La texture est grasse et huileuse, s’amorce sur les fruits tropicaux et confits, le sirop de poires, les sucres résiduels puis migre vers une traversée épique de champs de tourbe phénolique, médicinale, saline, terreuse et maritime. Belle livraison de céréales mielleuses et citronnées, de vanille et de sucres caramélisés. La finale est pulpeuse sur les saveurs et tranche habilement avec la sensation de cendre refroidie en fond de bouche laissée par la tourbe. Un peu bizarre comme approche mais une expérience qui met à l’épreuve la dégustation.

Patrick 95%
Je ne sais pas quoi demander de plus. Tout y est. Dans les proportions idéales, et équilibré avec perfection. Spectaculaire! Nez : OK, ça sent presque autant le vin qu’un verre de vin… Posé sur la table à côté d’un verre de whisky très tourbé! Bref, une tonne de beaux fruits sucrés et une délicieuse fumée de tourbe envoûtante. Bouche : Oh que c’est bon ça! De la fumée de tourbe à profusion, du sel en quantité, quelques épices et une belle grosse vague fruitée. Et, malgré l’intensité des différentes saveurs, l’ensemble demeure admirablement équilibré. La plus grande surprise provient probablement de la douceur relative du whisky qui fait qu’on ne sent presque pas la force de l’alcool. Finale : D’une superbe longueur, salée, tourbée et fruitée.

Martin 90.5%
Nez: Un vieux cuir tanné. Raisins, tabac, la tourbe y est, mais s’efface devant les autres arômes. Vanille et chocolat. Agrumes, viande fumée et vin rouge. Le taux d’alcool élevé semble aussi inoffensif qu’un chaton. Bouche: Raisins secs et chêne, xérès poivré, tourbe gracieuse et pointe de cuir. Un superbe assemblage de la tourbe et des fûts. Wow, c’est déboussolant! Tabac à pipe et cacao, orange et réglisse, chêne et poivre, tourbe, tourbe et tourbe. Le degré d’alcool encore une fois nous laisse une surprenante chance. Finale: Longue, pleine de caractère et affirmée. Chêne et épices bien sûr, mais avec une bonne dose de tourbe à la fois maritime et phénolique. Équilibre: Avec un affinage presque aussi long que la maturation initiale, on a tendance à un peu perdre de vue la ligne entre les deux, quoique ce ne soit pas nécessairement une mauvaise chose. Un grand malt, mais s’attendait-on à moins de la part d’un Octomore? Indétrônable.