Bridgeland Glenbow Single Malt

48.3% alc./vol.
Issu d’une seule distillerie via une seule malterie, provenant d’un seul champ d’une seule ferme. Cet orge provient du champ NE4-37-27-W4M de la ferme Hamill et a été malté à la malterie Red Shed Malting à Penhold, en Alberta. Enfin, l’eau du glacier Bow a aussi été utilisée. 100 % malt Rocky Mountain Penhold. Fûts américains neufs et usagés.

André 84%
Nez vert et bouche rouge. Pommes vertes, poires, compote de bananes, vanille et bois toasted finement caramélisé. Bouche sur les fruits rouges séchés, poivre moulu, le chocolat, le miel et des épices boisées. Sensation de réglisse cireuse, de cannelle, poivre plus intense. Finale très fruitée et épicée, l’aération a beaucoup amélioré l’équilibre général; fruits rouges, bleuets, miel, cannelle, orange et poivre moulu. Très beau produit pour une si jeune distillerie.

Patrick 89%
Un très bon whisky présentant une complexité de saveurs et une balance que je recherche dans tous mes whiskys. Nez : Un délicieux parfum fruité et sucré, avec des fruits séchés, du miel, de la brioche, des pacanes grillées et de la vanille. Bouche : L’arrivée en bouche est tout en douceur, avec des petits fruits des champs nappés de vanille sucrée. Puis, le chêne craquant et le poivre viennent apporter une dimension de plus au dram, ainsi que les pacanes caramélisées. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, épicée et avec une petite pointe de caramel sucré.

Martin 88%
Nez: Une belle odeur de brioche chaude ouvre le verre, avec miel et abricot sec juste derrière. La vanille s’installe tranquillement, quelques notes de clou de girofle et d’orge grillée viennent ensuite donner un côté plus rustique au fruit. Bouche: Crémeuse dès la première gorgée, elle met surtout le malt en évidence. Pêche, crème vanillée et miel adoucissent le milieu de bouche avant que muscade et poivre ne viennent réveiller l’ensemble. Un peu de noix apparaît avec le chêne. Finale: Le fruit disparaît assez vite, mais les céréales grillées et les épices tiennent bon. Une chaleur poivrée persiste agréablement. Équilibre: Le malt demeure au centre du whisky du début à la fin. Encore jeune dans son expression, certes, mais savoureux, bien texturé et déjà doté d’une identité convaincante.

Bridgeland Innisfail Whisky Canadian Single Pot Still

41.5% alc./vol.
Vintage 21-3 – Le whisky Single Pot Still est élaboré à partir d’un mélange d’orge maltée et non maltée distillé dans un alambic à repasse. L’orge et l’avoine brutes et maltées font partie de la composition de ce whisky. Ce whisky Single Pot Still a été distillé trois fois et vieilli dans différents fûts (chêne américain, chêne français, neufs et usagés). 58 % d’orge maltée Penhold, 30 % d’orge brute Penhold, 12 % d’avoine maltée Penhold.

André 87%
Approche habituelle de la série sur les fruits du verger et les fruits tropicaux ; pommes vertes et pommes poires, abricots, miel, poires, vanille. Sensation cireuse au nez que j’ai perçue dans les 2 embouteillages précédents de cette distillerie. À l’aération, j’ai des notes de poudre que l’on retrouve dans les gommes Bazooka, aussi souvent dans les éditions Two Brewers du Yukon. La bouche s’ouvre sur la pomme rouge, puis les fruits à chair du verger livrés au nez et un mélange de sucre de fruits et d’épices boisées. Aux gorgées suivantes, belles notes de poires dans leur sirop, de miel et de crème à la vanille crémeuse puis quelques notes de fruits rouges séchés. Belle texture ronde et moelleuse. Finale épicée mais qui demeure feutrées, sucrée et bien fruitée.

Patrick 86%
J’ai rarement autant apprécié un whisky marqué par les herbes que celui-ci. Chaque verre donne le goût de s’en servir un de plus. Bref, attention à voter consommation, à moins qu’on soit le 17 mars! Nez : Dès la première respiration, j’ai eu l’impression d’être transporté en Irlande! J’y retrouve des fruits du verger encore verts, un bouquet de fleurs et un peu d’herbe fraichement coupée. Bouche : L’herbe fraichement coupée est présente dès l’arrivée en bouche, arrosée du jus des fruits du vergers encore verts. Puis, le bouquet de fleurs et des herbes aromatiques italiennes et un peu de chêne craquant. Finale : D’une belle longueur, herbale et légèrement boisée. Du genre qui donne le goût d’en prendre une autre gorgée.

Martin 87%
Nez: La poire et la pomme fraîche donnent une première impression nette et légère. Derrière ce fruité apparaissent miel, céréales et fleurs blanches, puis une pointe de vanille qui arrondit doucement l’ensemble. Bouche: Beaucoup plus de matière qu’attendu à 41.5 %. La texture crémeuse met d’abord l’orge et l’avoine en valeur, viennent ensuite pomme cuite, miel et poivre blanc, avec muscade et cannelle pour relever le milieu de bouche. Finale: Le fruit se retire tranquillement. Restent les céréales, quelques épices et une petite note de type sherry, sur une longueur tout à fait respectable. Équilibre: Délicat sans être effacé, un dram qui tire surtout son intérêt de son caractère céréalier et de sa belle texture. Une interprétation canadienne convaincante du single pot still.

Bridgeland Taber Corn Berbon Whisky 101

50.5% alc./vol.
Batch 5 – Ce produit s’inspire de la nature de l’Alberta. Élaboré à partir des meilleurs grains au monde, cet alcool de type bourbon est le fruit de ce que l’agriculture de l’Alberta a de mieux à offrir : le maïs de Taber et le blé et l’orge de Penhold, cultivés par deux familles exceptionnelles : les Molnar à Taber et les Hamill à Penhold. 60 % de maïs Taber, 32 % d’orge Penhold, 8 % de blé Penhold, distillé deux fois, âgé en fûts de chêne américain neuf, char n° 4 – Le vieillissement a été ici de plus de 3 ans, permettant ainsi l’utilisation légale du mot « whisky ».

André 87%
Un tableau presque copier-coller du Taber Corn Berbon à 45% avec quelques légères différences. La cannelle et la cerise est plus importante au nez que dans l’édition de base, mais pour le reste – cassonade, pommes, sirop de maïs sucré – c’est pas mal semblable. L’alcool est hyper bien intégré en bouche, la texture encore un peu mince cependant même si elle laisse une sensation cireuse. Cerises roulées dans la cannelle, cassonade, poivre broyé, pommes, oranges, bois de chêne toasted légèrement caramélisé. Les éléments sucrés adoucissent passablement l’alcool. Belle et douce finale mariant les céréales séchées et sucrées, la pomme cannelle, le poivre et le bois toasted.

Patrick 89%
Dire que ce whisky est produit par un gars de Québec – Mais qui a déménagé à Calgary il y a plus de 20 ans. Si cette distillerie était à Québec, je serais définitivement membre du fan club et ce whisky en est l’une des raisons! Nez: Le parfum qu’on pourrait attendre d’un bourbon, avec un mélange de pêches, de fraises fraîches, mais aussi du sucre brun, de la vanille, du chêne, du maïs sucré et une toute petite pincée de poivre noir. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, j’y retrouve du bois carbonisé, du poivre noir, de la marmelade de pêches, de la cannelle, une goutte de caramel et des noix. Finale : D’une très belle longueur, boisée et épicée.

Martin 87%
Nez: La pêche mûre domine d’entrée de jeu, presque crémeuse, avec vanille et cassonade dans son sillage. Le maïs se fait sentir sans lourdeur. À l’aération, cerise, cannelle et chêne carbonisé donnent plus de profondeur. Bouche: Belle concentration. Le caramel salé et la pêche ouvrent la voie, puis arrivent pain de maïs grillé, pomme cuite et muscade. Une texture grasse soutient bien les 50.5%, tandis que poivre et fenouil apportent un contraste plus sec. Finale: Le fruit résiste au bois, laissant alterner caramel, poivre, chêne toasté et épices sur une longueur généreuse. Équilibre: Le degré supérieur lui réussit particulièrement bien. Gourmand sans être mou, boisé sans excès, il possède davantage de caractère et de relief que bien des whiskies de maïs.

Brora 30 ans 2009 (bouteille 980)

53.2% alc./vol.
Bouteille 980 de 2652. A l’origine, la distillerie Brora portait le nom de Clynelish. Son fondateur, le Marquis de Stafford, futur Duc de Sutherland s’était tristement rendu célèbre pour avoir chassé les habitants de ses terres (environ 15000 personnes) afin d’y faire paître des moutons, plus «rentables ». La licence fut accordée en 1824. Une raison supplémentaire d’ouvrir une distillerie était de couper l’herbe sous le pied des distilleries clandestines qui étaient légions dans la région à cette époque. En 1967, une distillerie mitoyenne portant le nom de Clynelish n%2 fut construite. L’ancienne distillerie fut fermée en 1969 puis réouverte en 1975 sous le nom de Brora pour être définitivement fermée en 1983.

André 92.5%
Superbe nez fruité sur un édredon de douce tourbe terreuse. Le sherry est omniprésent avec un côté de tourbe végétale agréable. Le nez est rond et vanillé, à la limite d’être sucré, la tourbe légèrement médicinale et maritime. En bouche, le sherry est encore bien présent, confirmant le nez, mais ce sont plus les saveurs de pêche et de petits fruits sauvages ceinturés de tourbe qui domineront l’ensemble et le sel en toute finale de bouche. La finale elle-même est citronnée et salée, et offre une longue persistance. La rétro-olfaction est herbeuse et finement sucrée.

Patrick 94%
Nez : Effluves tourbées avec une pointe d’algues à sushis (nori). Ensuite, des notes de chêne, de cassonade et de cendres. Bouche : Une extraordinaire explosion de tourbe et de saveurs! Wow! Caramel, fumée, bois brûlé, poivre. Finale : Longue et savoureuse, avec des notes fumées et sucrées. Balance : Je pleure que des gestionnaires des années ‘80 à la vue trop courte aient pris l’horrible décision de fermer cette extraordinaire distillerie. Pourtant, avec un peu de volonté, celle-ci pourrait facilement revivre grâce à ses alambics d’origine toujours sur place. Serait-ce profitable? Certainement! Mais je ne crois pas qu’il soit dans la stratégie de Diageo d’ajouter un single malt de plus dans un marché qu’ils doivent déjà trouver passablement encombré.

Martin 89%
Arbore un coloris de paille foncée tirant sur le bronze… Nez: On y sent tout de suite un fond de belle tourbe grasse, suivi de vanille fruitée. La mutation du nez se poursuit sur des notes légères de cuir. Je prends une courte pause tellement c’est envoûtant. Pruneaux et feuilles de tabac à pipe arrivent à la fin. Sans cesse en mouvement. Bouche: Montre ses couleurs d’entrée de jeu. Nul besoin de chercher tellement le ballet des saveurs s’empresse de se présenter à nous. Le beau sucre fruité de l’orge est balancé par une amertume de cuir tourbé, puis revient sous la forme d’une caresse de caramel salé. C’est un malt doté d’un caractère évolutif sans pareil. Finale: Un vent iodé livre un duel tel un exercice de haute voltige avec le chocolat noir sur un fil de fer suspendu. Équilibre: Une seule comparaison est possible. C’est le Nico Archambault des single malts.

Brora 35 ans 13th Release

48.6% alc./vol.
Embouteillé en 2014, 2984 bouteilles

André 95%
Divin, unique. Grosse vanille fumée onctueuses, poires, salade de fruits, fruits tropicaux, jus de citron, miel, murmure de fumée de tourbe lointaine, une touche de fruits secs, raisins verts, sel de mer. Ensemble rafraichissant et hyper frais. Le côté cireux, souvent attribué aux whiskies de cette distillerie, est bien présent, ce qui arrondit l’ensemble avec brio. Superbe texture cireuse et dodue en bouche, envolée fruitée d’oranges et de salade de fruits, poires, raisins verts, ananas et noix de coco, de laquelle émerge des notes maritimes aux accents de sel de mer et de tourbe phénolique bien équilibrée. Longue finale, en pente douce et contrôlée, agrumes, salade de fruits, notes fumées et finement phénoliques, sel de mer. Un voyage sur les berges des côtes bordant la mer du Nord. Épique.

Patrick 94%
Un whisky exceptionnel dont on ne peut que pleurer la disparition et célébrer la renaissance! Complexe et intense, il saura satisfaire le plus blasé des amateurs de whisky. Nez : La mer, avec ses embruns, ses algues et son sel. Et une touche subtile de caramel et des fruits extrêmement discrets. Bouche : Salée, boisée et épicée, avec une touche de caramel et de raisins. Finale: D’une belle longueur, marquée par le caramel salé.

Martin 95%
Nez: Une profondeur qui ne cesse d’évoluer dans le verre, avec cire d’abeille, fruits exotiques mûrs, bruyère parfumé, vieux cuir, fumée délicate et citron confit. Bouche: Une texture soyeuse et parfaitement intégrée soutient des notes d’ananas rôti, d’abricot sec, de vanille ancienne, de thé sec, de sel marin, de poivre blanc et de chêne, sans jamais perdre en précision. Finale: Exceptionnellement longue, sur les braises, les agrumes, les herbes sèches et une subtile minéralité. Équilibre: Un dram exceptionnel, d’une élégance magistrale où chaque arôme trouve naturellement sa place, offrant un whisky d’une rare complexité et d’une harmonie presque irréprochable.

Bruichladdich 10 ans 2006 Organic Barley Fèis Ìle 2017

60.8% alc./vol.
Orge provenant des Mains of Tullibardine, Cask #3246 – Fresh bourbon cask – 25.11.2006 – Vieillit 10 ans, 390 bouteilles.

André 84%
À 390 bouteilles sur le marché, on comprend ici la notion de « limited release »… Gros mélange céréalier, bonne dose de cannelle et de vanille onctueuse, un peu maritime et citronné, frais, aérien même si assez rectiligne dans l’approche. L’arrivée en bouche, on aurait pu s’attendre à une volée d’alcool très puissant, mais la texture hyper sensuelle offre une belle protection contre cette morsure alcoolisée; notes de petits fruits rouges, de céréales maltées nappées de salade de fruits et de vanille ainsi que d’une pincée de cannelle que l’on ressent surtout en finale de bouche. Les saveurs font presque penser à un virgin oak que l’on retrouve dans certains whiskies Canadiens, les céréales organiques aussi. La finale de bouche laisse toute la place à l’alcool et les épices puissantes. Sans offrir la palette de saveurs la plus variée, cette édition offre une expérience sur les céréales unique. Un whisky d’exploration et qui permet d’isoler les effets directs du fût et des céréales.

Patrick 86%
Un beau whisky, présentant une belle et agréable intensité de saveurs. Malgré la mention « bourbon cask », les amateurs de « new oak » ne seront pas trop dépaysés. Mais les amateurs de Bruichladdich, probablement. Ceci étant dit, ce n’est pas comme si cette distillerie ne nous avait pas habitué à des choses différentes. Nez : Pommes vertes, ananas, kiwis, subtile cerise sucrée, chêne et orge. Bouche : Chêne très chaleureux et intense, de belles épices, des agrumes et une avalanche d’orge. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois et les épices.

Martin 84%
Nez: Céréales mielleuses et pierre lavée. Un peu de pommes et de citron. Petit vent du large. Bouche: Chêne et fruits des champs. Épices, orge, fraises et agrumes. Finale: Les épices du cask strength s’étirent sur des notes de bois sec. Équilibre: Très intéressant, une chance qu’il a été embouteillé à la force du fût, sans cela j’aurais eu peur qu’il ne soit trop fade.

Bruichladdich 12 ans (ancien embouteillage)

46% alc./vol.

Patrick 90%
Nez : Vanille et beurre, avec du chêne et des fruits exotiques. Bouche : Sel et épices, puis fruits mûrs chêne et vanille. Finale : Longue et chaleureuse. Balance : Wow, je comprends pourquoi j’ai fini la bouteille aussi vite. Quel bonheur! Quelle complexité! Quel équilibre! J’aime.

Martin 88.5%
Nez: Vanille, chêne et caramel au beurre. Fleurs et légère fumée. Fraîcheur et fruits tropicaux. Bouche: Miel, vanille et épices douces. Chêne, fruits tropicaux et crème. Finale: Chaleureuse et épicée. Assez boisée et mielleuse. Équilibre: Belle complexité des saveurs, comme quoi Bruichladdich maîtrise autant les styles non-tourbés que les styles tourbés. Bravo.

RV 82%
Vraiment doux au nez, avec de la vanille mais peu ou pas de tourbe, mais il mérite de respirer un peu. L’arrivée est chaude et mielleuse, et se développe lentement avec un peu de cendre tombée sur un vieux tapis un peu humide. La finale est un peu soporifique, et me fait penser à un blend. Ok si je me sens fatigué un peu et que je ne désire pas être challengé.

Bruichladdich 16 ans Cuvée C – Château Margaux Finish

46% alc./vol.

André 90.5%
Première chose qui attire notre attention une fois le verre bien rempli, c’est cette couleur de vin rosé, mélange de pêche et de rose. Assez inusité chez un single malt. La découverte se poursuit au nez; des flagrances de grappes de raisins fraichement cueillies, de légères épices. En bouche, il se livre avec une « complexe simplicité », très vineux mais sans les tannins de ceux-ci. La surprise est totale; un whisky à l’odeur et au goût de vin et de raisins. L’ensemble est tout de même assez linéaire jusqu’à la finale, rehaussée d’un taux d’alcool légèrement plus élevé, permettant une belle rétro-olfaction sans brusquerie mais qui offre tout de même beaucoup de présence en bouche. La beauté de l’expérience réside dans la nouveauté apportée et dans la singularité de celle-ci. Un beau compromis qui réunira peut-être, autant les amateurs de single malts que les œnologues autour d’un bon verre, créant de belles discussions enflammées sur leur spiritueux préféré.

Patrick 91%
Vineux, sucré, doux. Raisins verts. Relativement simple, mais incroyablement efficace. Bonbons aux framboises et mûres suédoises. Assèche un peu la bouche, ce qui n’est pas désagréable. Saura convaincre le novice autant que le connaisseur. Un whisky dont j’abuserais volontiers.

Martin 93%
Nez: Un peu plus discret et subtil, chose qui sied bien à son raffinement. Miel, orange et chêne. Vin fortifié et sucre blanc. Belle complexité. Raisins rouges juteux. Bouche: Miel juteux, vanille, caramel. Chêne et quelques belles épices. Caractère très marqué par le vin. Incroyable richesse des saveurs. Finale: Longue et langoureuse, à la façon des meilleurs sherry casks. Poivre rose sur planche de chêne gorgée de Bordeaux. Équilibre: Un spiritueux stupéfiant, le résultat d’un heureux mariage entre le malt de Bruichladdich et la saveur vénérable du Château Margaux. Je me considère chanceux d’avoir été invité aux noces.

RV 84%
Très très joli nez, mais une beauté qui dévoile un problème crasse une fois le capot ouvert. Rhum et canne à sucre, orange moyennement sucrée et quasi-brûlée. L’agrume se poursuit en bouche mais soudainement une vague de raisin répulsive s’empare de la finale et de l’aftertaste.

Bruichladdich 17 ans 1992 PX

46% alc./vol.
Série 2, distillé en 1992, embouteillé en 2009, bouteille 5743 de 6000

André 89%
Sherry un peu vineux, notes de pâte de fruits et de petits fruits des champs, gâteau aux fruits, miel chaud et sucre fondu. Dattes et raisins secs, figues poussiéreuses. En bouche, le whisky est doux et approchable, ça me fait un peu penser à un Macallan (ancienne version). Le sherry est goulu et doux, beaucoup de canne à sucre et de caramel. Saveurs de dattes et de raisins secs, de gâteau aux fruits avec une finale épicée avec diplomatie saupoudrée de sel de mer. La palette aromatique de ce whisky est certes limitée mais la qualité de la présentation ne fait aucun doute. L’amoureux de sherry en moi est heureux.

Patrick 89%
Nez : Xérès, fruits mûrs et cassonade.  Bouche : Cassonade, vin chaleureux…  OMG!  Ai-je mentionné « vin chaleureux »?  Wow, un belle vague vineuse chaleureuse et sucrée.  Finale : Longue, intense et chaleureuse.  Balance : En fait, tellement chaleureux et intense que je le recommanderais pour les soirées où l’on ne veut pas prendre plus d’un dram.  Bref, j’aime, mais à petite dose.  Un peu comme un succulent plat un peu gras : Juste à y penser on salive, mais si on en abuse, on l’aura sur le cœur pour quelques jours.

Martin 91%
Roux profond hyper-orangé, presqu’un mélange entre le Fruitopia aux fraises et son collègue à l’orange. Nez: Toutes les notes typiques d’un fût de sherry nous sautent au nez, avec en prime un genre de vin chaud du temps des fêtes. Sucre brun et fruits des champs. Petite lanière de cuir. Bouche: Belle et douce vague de chaud caramel salé, accompagné subtilement de cuir, de feuille de tabac et d’encens, arôme bois de teck. Salade de fruits et thé glacé. Sublime. Finale: Une fois qu’on y est pris, la finale refuse de nous abandonner. C’est ici que la tourbe de Bruichladdich vient percer l’épais nuage de l’influence du xérès. Équilibre: Un dram pour les grandes occasions. Le « foie gras » des Islay Single Malts. Décadent à l’extrême, peut-être même trop…

Bruichladdich 18 ans 2nd Edition

46% alc./vol.
Finition en fût de jurançon français.

André 88%
Jim McEwan ne cessera de nous étonner. Voici un autre exemple de son savoir faire et de sa capacité à nous livrer des Bruichladdich sous une autre facette. Nez un peu effrayé; miel, poires, lime et fruits de la passion où l’influence du fût est bien présente. Ça sent la délicatesse et la « sexytude ». Il s’exprime de façon plus maritime en bouche, offrant un mélange sweet and sour salé et des influences de type de ceux que l’on retrouve dans le chêne blanc. L’alcool se pointe le bout du nez en finale et votre langue et vos papilles sautilleront de joie tandis que les arômes elles, resteront en vol stationnaire entre la gorge et votre palais. Nicely done once again.

Patrick 91%
Nez : Agrumes et fruits tropicaux, l’ensemble étant plutôt sucré et définitivement fruité. Bouche : Touche de sel et mer de fruits tropicaux. Soupçon de sel et de chêne à la seconde gorgée. Quel ensemble!! Finale : Longue, sucrée-salée, savoureuse, chaleureuse. Balance : Complexe, parfaitement équilibré, une autre réussite de l’une de mes distilleries préférées.

Martin 88%
Nez: Cheddar vieilli et fruits des champs. Cassonade et yaourt. Raisins secs bien frais. Bouche: Raisins un peu plus âcres une fois rendu en bouche. Léger cuir, astringence du sherry. Les saveurs sont raffinées et amples. Finale: Douce et sucrée, elle ne se fait pas trop sentir, elle part prestement en fumée. Équilibre: Certainement pas mauvais, mais la finale décevante lui fait malheureusement perdre quelques points.

RV 88%
Bruichladdich, joué dans une autre gamme. Immédiatement, les narines nous indiquent qu’il ne s’agit pas d’un Bruichladdich standard, et qu’une finition particulière y est probablement pour quelque chose. Très sucré et fruité, on y détecte même de la cassonade. En bouche c’est la suite normale du nez, bien proportionnée, le tout conclut avec du bonbon peut-être un peu trop fort à mon goût. Un peu à l’image du Glenmorangie Nectar d’Or, un baril qui dénature un peu trop mais qui peint au moins un paysage intéressant.