Speyburn Bradan Orach

40% alc./vol.

André 74%
Je n’aime pas le nez, ça sent les céréales macérées dans l’eau, l’orge maltée assaisonné d’agrumes, le sucre à glacer, la vanille. Plus épicé et soutenu en bouche, même si la vanille adoucit vraiment bien le tout mais les saveurs d’orge macérées ne me rejoignent pas du tout. Finale épicée d’une bonne longueur. Bon, à ce prix-là, il était difficile de casser la baraque était pure chimère main n’en reste pas moins que cet embouteillage est plus qu’ordinaire. Une review supplémentaire pour le web !

Patrick 80%
Nez : Frais, marqué par l’orge, les agrumes et le miel. Bouche : Toujours l’orge, mais avec un beau bouquet de pommes, de citron et de vanille épicée. Frais et sucré. Finale : Relativement courte, marquée par la vanille et une pointe florale. Balance : A moins de 20$ pour un single malt provenant de la distillerie, difficile de ne pas y trouver son compte. Un whisky honnête, sans faute, qui pourrait facilement être utilisé avec un mixer, sur glace l’été ou simplement pur, si on ressent le besoin de quelque chose de léger. Il vaut définitivement chaque cenne investie.

Martin 67%
Or profond et ambre pur sont de belles couleurs, à l’image de sa bouteille. Nez: Fruits, chêne, vinaigre de cidre. Un petit chatouillement de l’alcool se fait sentir. Ceci et son absence de mention d’âge nous fait soupçonner que c’est un whisky très jeune. Tombe aisément dans l’oubli. Bouche: Un départ léger. Ballet de vanille, poire et gingembre. Sans crier gare, la jeunesse du spiritueux frappe ensuite d’une bonne brûlure poivrée. Finale: Citron amer. Poivre, cannelle et gingembre. L’amertume est la seule partie de la finale qui persiste, et c’est la seule qu’on voudrait qui meure tôt. Équilibre: Déception la plus extrême. Aurait incommensurablement à gagner de quelques années de plus en fût. Après tout, Speyburn est loin d’être une mauvaise distillerie. C’est un peu de ma faute, je ne sais pas à quoi je m’attentais pour seize dollars US.

Spring Mill Distillery – John Sleeman & Sons High Rye Straight Whisky

48% alc./vol.
Ce High Rye Straight Whisky est vieilli en fûts de chêne blanc. Distillé à Spring Mill Distillery située à Guelph en Ontario.

André 82%
La cannelle cireuse typique ouvre le nez, le bois est plus équilibré que l’édition Canadian Oak, cerises marasquin trempées dans le chocolat et confiture d’oranges. À l’aération, les notes de cerises et de pommes gagnent en importance. La texture en bouche manque de facteur wow, sensation diluée et un peu monotone. Cerises, pommes cannelle, cassonade, chocolat noir poivré, gingembre. Finale très poivrée, parfumée de cannelle et de sucre caramélisé, un peu courte et à la texture éphémère.

Patrick 87%
Un superbe rye offrant une belle complexité et balance de saveurs, qui m’apporte plus de plaisir à chaque gorgée. Délicieux. Nez : Cerises et cannelle enrobées de cire, avec une touche de chocolat au lait, des pommes rouges bien mûres et un petit zeste d’orange. Bouche : L’arrivée en bouche est délicieuse, avec de l’Orangina, du chocolat au lait, un peu de chêne, du caramel, des pommes juteuses, de discrets fruits tropicaux, du bois brûlé et une petite pincée de poivre. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, épicée et fruitée.

Martin 84%
Nez: Le poivre et le seigle fraîchement moulu dominent d’abord, suivis de zeste d’orange, de caramel, d’aneth et d’une légère note de pin. L’ensemble paraît sec, avec un boisé bien présent sans être trop envahissant. Bouche: La texture semble au départ aqueuse, mais gagne rapidement en ampleur. Les épices prennent les commandes avant de laisser émerger des saveurs de cassonade, de pomme cuite, de girofle et de noix grillées, tandis qu’une pointe de réglisse apporte une belle profondeur. Finale: Assez longue, sur le chêne toasté, la menthe fraîche, le cacao et une chaleur poivrée persistante. Équilibre: Un whisky expressif où le seigle conserve toute sa personnalité. J’aime bien.

Spring Mill Distillery – John Sleeman & Sons Rye Whiskey

40% alc./vol.

André 79%
Agréable à boire mais pas à savourer disons. Nez fermé et limité côté flaveurs. Mélange de caramel et de canne à sucre, oranges, petites cerises, vanille et bois toasted. La bouche s’ouvre sur la cannelle plus précise et un peu de poivre. Le fond demeure sucré. Poires, cerises, poivre, caramel, vanille, cosses d’oranges, poudre de gommes ballounes, sirop d’érable en finale de bouche. Finale de sirop de cerises, confiture d’orange, sucre en poudre, sirop d’érable et de maïs, s’étirant sur de la crème glacée à la vanille poivrée et de l’essence de bois de chêne caramélisé.

Patrick 80%
De bonnes saveurs, mais l’ensemble est un peu trop léger et/ou dilué à mon goût. Bref, ça dépend du public cible je suppose. Nez : Parfum de seigle léger, fruité et sucré. Bouche : Portés par une texture un peu mince, les saveurs sont tout de même agréables avec des épices à BBQ et du poivre, ainsi que de subtils petits fruits et du bois brûlé. Finale : Un peu courte et épicée.

Martin 82%
Nez: Simple et direct, avec une pointe de seigle épicé, un peu de vanille et une douceur sucrée qui rappelle le butterscotch. L’alcool se fait assez présent, masquant légèrement la finesse. Bouche: L’entrée est souple, dominée par le seigle, quelques notes herbacées et une touche de miel. Toutefois le profil reste assez mince, manquant d’amplitude et de profondeur. Finale: Courte, avec un retour discret de poivre et de chêne sec, vite dissipé. Équilibre: Un rye whisky honnête mais limité, qui manque de complexité et d’intensité pour se démarquer. Ceci étant dit, un deuxième verre ne me dérangerait pas non plus.

Kim 90%
Nez : Épices : carvi, anis, nigelle, cumin. Eau de rose et gomme balloune. Vraiment spécial, ça pique ma curiosité. Bouche : Un beau rye, agréable à boire. Miam, miam. En 2e dégustation, wow le kick, c’est vraiment plaisant mais ça surprend. Vraiment la complexité des saveurs me plait énormément.

Spring Mill Distillery – John Sleeman & Sons Sherry Finish Single Malt

45.5% alc./vol.
Ce single malt vieilli en fût de sherry est le premier whisky single malt de John Sleeman & Sons. Élaboré selon les méthodes traditionnelles de distillation écossaise, ce spiritueux a été partiellement vieilli en fûts de sherry Oloroso et Pedro Ximenez.

André 79%
Au nez on dirait pas mal plus un ex-bourbon cask qu’un ex-sherry cask. On est plus sur la poire et le zeste d’orange que les fruits rouges séchés disons. Poires et citron, confiture d’orange, miel sur toile de fond artisanale et de bois pas complètement séché. Côté texture en bouche par contre s’est sur la coche. Les petits fruits rouges sauvages sont plus apparents en bouche; prunes, framboises, vieux cuir, sucre de fruits naturel et mélange de compote de poires, citron et bananes. L’aspect artisanal et de l’alcool encore trop jeune parfumé de notes boisées un peu weirdo rendent l’expérience en dent de scie. J’ai hate de voir ce whisky avec plus de temps de maturation. Bizarrement, je trouve qu’on est plus dans la cour des bières que du whisky.

Patrick 84%
Un whisky qui gagne à respirer longtemps: ma première impression fut mitigée, mais après 30 minutes, je lui ai ajouté plusieurs points. J’aurais aussi aimé le voir à un taux d’alcool plus élevé. Nez : Cerises très mûres et sucrées. Le tout marié avec du caramel chaleureux et du fudge. Bouche : Le xérès présente ici une saveur mieux balancée que ce que le nez laissait présager, avec une salade de fruits des champs trèèèès mûrs, une goutte de fudge et un peu d’épices de chêne craquant. Finale : D’une longueur moyenne, boisée.

Martin 87%
Nez: Raisins secs, toffee, orange confite, noisette grillée, chocolat au lait, avec une discrète note de cuir en arrière-plan. Bouche: Une belle texture veloutée accompagne des saveurs de figue, caramel, datte, épices à gâteau et mokaccino, alors qu’un filet de chêne grillé apporte une structure qui n’alourdit pas l’ensemble. Finale: Assez longue, marquée par les fruits secs, le cacao et une douce chaleur épicée. Équilibre: L’influence du xérès est bien dosée, enrichissant le malt sans masquer son caractère, pour un dram gourmand et harmonieux.

Kim 88%
Nez : Croute de sucre croustillant sur une crème brûlée, guimauve grillée, ressemble à plusieurs whisky canadiens. Bouche : Tarte à la farlouche, alcool assez présent, je prendrais un peu plus de rondeur, finale assez sèche qui gâche un peu le plaisir. Au 2e tour, je le trouve très bon. Mes papilles auraient-elles été blasées auparavant? Ça rappelle un bon rhum.

Spring Mill Distillery – John Sleeman & Sons Single Malt

40% alc./vol.

Patrick 82%
Un bon whisky, mais prenez note qu’il gagne à respirer longtemps avant de s’y plonger. Nez: Malt légèrement sucré et fruité, avec une goutte de vanille et de caramel. Bouche : De belles épices boisées et savoureuses, un peu de sucre rappelant l’orge et une toute petite goutte de caramel. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et légèrement épicée.

Martin 83.5%
Nez: Le malt frais domine, accompagné de biscuit, de miel doux et de pomme jaune. En prenant son temps, quelques notes de vanille, de foin sec et d’amande apparaissent sans chercher à prendre le dessus. Bouche: Les céréales restent au cœur du profil, soutenues par une texture légère et soyeuse. Le caramel, la poire, la noisette et une pointe de muscade se développent progressivement, tandis qu’un chêne timide apporte juste ce qu’il faut de structure. Finale: Courte à moyenne, sur le biscuit, la vanille et une légère sécheresse boisée. Équilibre: Sans grande complexité, il mise sur la franchise de son malt et une belle buvabilité, ce qui en fait un dram simple, plus ou moins cohérent mais toutefois agréable.

Spring Mill Distillery – John Sleeman & Sons The Cooper’s Rye 100% Canadian Oak

48%
 alc./vol.
Ce whisky de seigle 100 % canadien est élaboré à partir de grains de seigle. Il a vieilli au moins 4 ans en fûts de chêne blanc canadien neufs fabriqués par Quinn Sleeman. Distillé à Spring Mill Distillery située à Guelph en Ontario.

André 84%
Dans le style rye avec sa livraison de cannelle et de fruits rouges, les cerises enduites de caramel, les cosses d’oranges. La bouche est charpentée et puissante, le rye boosté de cannelle et de poivre moulu, les pommes mûres d’automne et les oranges. Le bois est lui aussi hyper ressenti sur fond de pétrichor et de caramel. Légère sensation cireuse côté texture. Les notes boisées conduisent la longue finale épicée et poivrée, sèche et rehaussée de puissantes notes de cannelle. Un jeune rye vif et avec beaucoup de caractère.

Patrick 90%
Un rye qui coche toutes les cases! Que dire d’autre ? Nez : Un beau parfum de seigle bien boisé et légèrement fruitée comme il se doit. Bouche : Miam, du très bon seigle, du chêne savoureux, du sucre onctueux et une belle texture. Finale : D’une belle longueur, légèrement fruitée et boisée.

Martin
Nez: Pain de seigle fraîchement tranché, érable, poivre concassé, copeaux de chêne, légère note de résine et de tabac séché. Bouche: La texture souple et légèrement cireuse met en valeur les saveurs de caramel brun, clou de girofle, écorce d’orange, noix grillée et herbes sèches avant qu’un boisé épicé ne prenne doucement le dessus. Finale: Longue et marquée par le chêne, la muscade et une pointe de cacao amer. Équilibre: Un dram dans lequel le bois imprime sa personnalité sans trop étouffer le grain, offrant un ensemble je dirais rustique, original et bien maîtrisé.

Kim 72%
Nez : Légumes verts rôtis, c’est vraiment curieux, racine de curcuma fraiche et une touche de gingembre, réglisses noires et rouge à la fois, graines de moutarde. Bouche : Décidemment curieux. Coca-cola concentré? Mélasse de grenade, c’est puissant mais je cherche mes mots. Pas super bon, mais original.

Springbank 10 ans (nouvel embouteillage)

46% alc./vol.

André 83%
Oranges et grains rugueux enveloppés d’agrume et une pointe herbeuse avec un splash citron-lime, copeaux de bois. Bouche avec un effet de pelure de kiwis, ample et fruité mais sans la candeur des single malts plus âgés. Finale avec un light smoke salé, assez sec. Manque de maturité mais fait tout de même preuve de beaux atouts qui sauront bien servir l’ensemble une fois l’assurance développée.

Patrick 86%
Nez très légèrement tourbé, avec orge humide. Définitivement supérieur en bouche, marqué par le sel, avec une touche sucrée/épicée… Une belle complexité! Exactement ce qu’on peut attendre de Campbeltown. En finale, le sel semble plus marqué, puis disparaît dans l’orge humide. J’aimerais qu’il soit plus facile à trouver pour que je puisse toujours en garder une bouteille ouverte pour dire à mes visiteurs « this is Campbeltown as I see it ».

Martin 86%
Beau jaune neutre digne de fûts de chêne neufs. Nez: Derrière une tourbe fruitée et florale infusée de notes de pissenlit et d’abricot se cache une céréale plantureuse. On se laisse sur de légères touches de lait de coco qui dissipent la tourbe avec le temps. Bouche: Atterrissage crémeux souligné en force par miel et bruyère. Vanille et caramel, muscade et citron. Plein de belles paires. Finale: Légère impression de noix salées. Effluves puissantes et durables de tourbe et de bruyère. Équilibre: Un dram surprenant. Un exemple flagrant que Campbeltown et les Orcades font bel et bien partie de la même patrie.

RV 82%
Ça fait 30 ans qu’AC/DC sortent le même album, et je ne suis pas du genre à me satisfaire d’aussi peu original. Tourbe tranquille à la Benriach qui tourne au popcorn trempé dans la cire à chaussure. Au goût, cuivre, épices et plastique d’imperméable se mélange pour étonnamment donner une finale tourbe beaucoup plus (et trop) standard, avec un fond de tourbe saupoudré de poudre sel et vinaigre pour popcorn.

Springbank 10 ans Batch #24/165

46% alc./vol.
Bottled 24/07/2024. Fruit d’un mélange de fûts dans des proportions de 60% Ex-Bourbon Cask et 40% Ex-Amontillado Sherry Cask. 9900 bouteilles.

André 88%
Superbe nez. Compote de pommes, mangue et oranges, zeste de citron et iode en fond de scène. La bouche est tout aussi fruitée ; ananas, mangue, abricots, oranges et citron. Le sherry donne plus des notes de framboises que de cerises ou raisins secs. La texture est étonnamment moelleuse en bouche. Sensation maritime avec des notes d’iode et une touche de minéralité. Petite touche de fumée de tourbe poivrée. Finale de longueur moyenne, sur des notes de framboises, de fruits tropicaux à chair intenses assaisonnés de sel de mer et de fumée de tourbe relativement discrète ainsi qu’une pincée de cacao.

Patrick 89%
Un délicieux dram bien balancé et d’une belle complexité. Nez : Fumée de tourbe d’une intensité bien modérée, avec une touche florale, de la vanille et de discrets fruits tropicaux. Bouche : La tourbe est ici plus présente, enrobée d’une délicieuse couche de sel, laissant tout de même un peu de place à la vanille, aux fleurs et aux fruits tropicaux. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et boisée.

Martin 88%
Nez: Céréales maltées, poire mûre, fumée terreuse et sel marin discret. Bouche: Texture huileuse, construite sur des couches de zeste d’orange, poivre noir, pomme cuite et tourbe grasse. L’ensemble oscille entre salinité et douceur. Finale: Longue, sèche, avec des rappels de noix, de cendre froide et de malt grillé. Équilibre: Un single malt bien ancré, avec complexité et un caractère rustique et maritime à la fois.

Kim 87%
Nez : Cendre froide au réveil en camping, canne de tabac et boite de raisins secs. Bref, un plongeon olfactif dans mon enfance. J’ai aussi un peu de créozote et des notes vertes de légumes printaniers (asperges, haricots verts). Bouche : Sur le caramel à fond, avec encore le petit créozote, mais qui n’est pas déplaisant du tout. J’ai encore là des souvenirs de rallumer le feu de camp de la veille au matin. Punché et solide.

Springbank 10 ans édition 2021

46% alc./vol.
Bottled 17/03/21 Batch #21/51

André 89%
Wow…Impressionnant pour un 10 ans d’âge. Le nez est sur les fruits tropicaux et le citron, le sel de mer et la tourbe prononcée. En bouche, fruits tropicaux, miel, oranges/nectarines, ananas, vanille, poivre, tourbe un peu industrielle et fumée graisseuse et sale. Texture cireuse hyper agréable. Finale minérale et sale, salée, tourbée. Pas aussi complexe que le 18 ans mais pour le prix, c’est définitivement kick ass comme bottling.

Patrick 88%
Quand je veux un Springbank, c’est exactement ça que j’ai en tête ! Bref, je suis très satisfait de mon achat. Nez : La belle tourbe bien modérée de Springbank, avec des notes florales et minérales. Bouche : Ici aussi, la belle tourbe est enrichie de saveurs minérales et florales, avec quelques gouttes d’ananas et une goutte de miel. Finale : D’une belle longueur, avec du miel et des fleurs.

Martin 88%
Nez: Miel, herbe et fruits mijotés. Malt, bois et citron, avec une agréable pointe de tourbe feutrée. Bouche: Malt, caramel, miel et épices chaudes. Fruits à chair jaune, vanille et touche de poivre noir. Une belle texture transporte le tout. Léger cuir tourbé. Finale: Tourbe et sel de mer, avec fruits, bois et vanille. L’ensemble encore une fois poivré à point. Équilibre: Une belle complexité et construction pour un dram de cet âge, et surtout à ce prix.

Springbank 12 ans Burgundy Matured

53.5% alc./vol.

André 86.5%
Méga nez fruité, les fruits rouges écrasés, framboises, cerises bien rouges, toffee et chocolat noir. Jamais j’aurais misé sur un Burgundy, les saveurs s’associent plus à celles tirées du sherry cask. Fond de nez un peu rêche et tannique, aiguisé par les épices et le généreux taux d’alcool. La bouche est ronde et fruitée en approche, puis épicée (style épices des Caraïbes et de cuisine Créole), framboises et cerises, bonbons en gelée à saveur de fruits (wine gums). On perçoit le léger tricky du wine cask. La finale de bouche est finement salée et tourbée, grappe de raisins mauves, notes légèrement savonneuses, vieux warehouse avec sol en terre un peu humide. Un whisky tricky et challengeant. Sans être le whisky le plus singulier cette édition de Springbank est bien conçue, singulière, presque énigmatique.

Patrick 84%
Un presque très bon whisky… Mais on dirait qu’on a laissé le fût vide attendre trop longtemps avant d’y mettre le whisky. C’est extraordinaire au début, puis ça dérape, et enfin ça revient dans le bon chemin. Nez : Superbe parfum fruité et sucré, marqué par les fraises et les framboises. Le tout complété par du chocolat noir qui se transforme tranquillement en quelque chose de plus tannique. Bouche : Arrivée en bouche marquée par les fruits frais, puis les fruits mûrs, ensuite les épices, et enfin de la fumée et du sel. Finale : Longue, fumée, salée et épicée.

Martin 86%
Nez: Fruits rouges en puissance bardés de chêne poussiéreux avec une qualité qui trahit le degré d’alcool omnipotent du verre. Tannins du vin, épices du cask strength. Lointaine tourbe maritime et panier de framboises. Alléchant et effrayant à la fois. Bouche: Fruits des champs, épices enflammées, vin chaud, chêne sec, sel marin, malt. Le tout semble un peu hors de contrôle, mais je connecte tout de même avec les saveurs. Finale: Bois juteux, céréales, foin sec, sherry, raisins, cuirette et vin chaud aux épices. Les saveurs calment tranquillement le jeu endiablé du taux d’alcool. Équilibre: Un bon whisky, difficile à cerner ou apprivoiser, impossible à dompter. Le spectre des saveurs est particulier et séduisant, mais il faut impérativement un minimum d’expérience pour décortiquer et apprécier cette expression.