Auchentoshan Virgin Oak

46% alc./vol.

André 83.5%
Dans le monde des virgin oak, c’est le nez le moins désagréable que j’ai senti à cette date. Généreusement épicé (cannelle) et à l’opposé, abondance de vanille sucrée, toffee. En bouche, avalanche épicée, ananas, coconut, orange, cannelle, poires avec arrière bouche salée et épicée. Finale encore une fois épicée, éclisse de bois sec, longue et un peu astringent. Une belle présentation du style mais je n’achèterai pas de bouteille anyway…

Patrick 79%
J’ai déjà été un fan qui achetait tout ce qui sortait de cette distillerie mais depuis quelques années, leur qualité semble avoir énormément diminué. Comme s’ils étaient à court de bons fûts, mais tenaient tout de même à présenter de nouveaux produits… Nez : Cannelle, noix, vanille et… Flatulences de vaches. Bouche : Les flatulences des bovidés en premier, mais rapidement suivies de belles épices boisées, de pommes et de chocolat noir. Finale : Assez longue et marquée par l’orge épicée.

Martin 79.5%
Orangé plutôt riche pour un Lowland triple distillé vieilli en fûts de chêne neufs. Jambes moyennes qui perlent lentement de façon élégante. Nez: L’alcool prend beaucoup de place et laisse seulement sortir, en ordre de priorité, chêne, orge et petits fruits, miel et douceur gênée des Lowlands. Rappelle le Auchentoshan Classic, mais avec un peu plus de personnalité. Bouche: Un peu mieux en bouche, sur des notes de butterscotch, de réglisse rouge et noire, d’herbe et d’épices. Un peu de malt grillé se laisse deviner. Finale: Assez sèche et poussiéreuse. Chocolat, orge et cannelle nous attendent si on est patients. Équilibre: Serait égal au Classic, mais se démarque un peu par son audace fruitée et son taux d’alcool à la hauteur. Cependant cela est loin d’en faire un malt stellaire.

Auld Goonsy’s Caol Ila 9 ans 2013 Amontillado Sherry

58.4% alc./vol.
Distillé le 29 août 2013, embouteillé le 6 février 2023 – Cask #319941 – Finition dans un fût de xérès Amontillado – 299 bouteilles.

André 87%
Nez ‘’meaty’’ accompagné de sauce au vin rouge, petits fruits sauvages, raisins secs, prunes, chocolat noir au poivre. Le sherry est puissant, épicé et sec. La fumée de tourbe est industrielle et crasseuse. La bouche est à la fois poivrée et assaisonnée de gingembre frais. L’alcool bien ressenti permet de gonfler les effets des épices et du poivre. La tourbe est sèche, maritime et malpropre, adoucie par les fruits rouges. Texture franche et sèche. Longue finale poivrée, tranchante où la fumée de tourbe mène le bal; vin rouge fruits sauvages, raisins secs. À plus de 160pour un 9 ans d’âge, c’est cher payé mais au moins le whisky livre la marchandise.

Patrick 90%
Un superbe whisky, intense, complexe, c’est tellement bon! Nez : Un délicieux parfum de fumée de tourbe, de viande rouge rôtie, de chocolat noir et de discrets petits rouges. Bouche : De la belle fumée de tourbe poivrée, avec de petits fruits rouges, de la viande rouge, du chocolat noir et une petite pointe sucrée. J’aime ! Finale : D’une belle longueur, avec de la fumée, des fruits mûrs et du chêne épicé.

Martin 86%
Nez: Tourbe discrète, raisins secs et paille. Bois, céréales et touche minérale et herbeuse. Bouche: Fruits rouges en pâte, poivre rose et touche de cannelle. Miel, caramel et raisins. Finale: Vin rouge sucré et fortifié, chêne sec, miel, dattes et raisins. Poivre blanc. Équilibre: Saveurs sucrées et plaisantes, bien qu’on tire un peu dans toutes les directions.

Kim 87%
Nez : La tourbe se révèle sous une généreuse couche de caramel. Puis une d’alcool s’impose. Le cask strength se fait sentir, reste à savoir si ce sera mieux mieux intégré en bouche car au nez ça prend toute la place. Marmelade, clou de girofle et muscade finissent par surgir.
Bouche : l’alcool prend un peu trop le dessus, mais si je cherche les notes typiques d’Amontillado elles se pointent : noix, tabac, fruits secs. Intéressant, mais c’est la première fois que j’ai envie de mettre un peu d’eau dans mon whisky.

Aultmore 18 ans – Batch 481

46% alc./vol.

André 86%
Nez estival et tropical, citronné et à saveur de poires bien mûres, fruits tropicaux et zeste d’oranges. La bouche est très invitante, sirupeuse et texturale. Viscosité qui nappe bien la bouche entière. Céréales au miel, sirop de poires, fruits tropicaux à chair, belles oranges fraiches, pommes et une belle montée de fruits rouges et de prunes tirées du sherry cask nuancé par des notes de cacao. Finale de melon au miel saupoudré d’une pincée de gingembre de bonne longueur avec un retour sur les fruits tropicaux, le citron et les oranges. Une agréable découverte.

Patrick 91%
Un superbe whisky d’une grande complexité, avec un mélange de saveurs des plus agréables. Un whisky que je qualifierais de contemplatif: Pour en saisir l’essence, il faut prendre son temps, mais vous en serez indubitablement récompensé. Nez: Un parfum délicat mais riche, floral, avec une touche de fruits tropicaux et de miel. Bouche: Oh wow! Un superbe mélange de bois épicé, de fleurs, de caramel, de miel et de fruits tropicaux enveloppés par une delicate fumée de tourbe. Complexe et superbement balancé, porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, florale et légèrement tourbée.

Martin 88%
Nez: Malt, vanille et fruits, un bel amalgame en harmonie. Fruits tropicaux, eau de rose et melon. Une légère fumée se faufile, mais rien pour enlever de l’éclat aux autres arômes. Pointe de toffee. Bouche: Fruits rouges, poivre, chêne, vanille et fumée de tourbe. La dite tourbe prend plus de place ici. Le caramel s’efface un peu. Belle présentation. Finale: Bien relevée, bois, poivre, tourbe, vanille et touche lointaine de fruits tropicaux. Équilibre: Un beau single malt, un belle subtilité digne de ses 18 ans, bien que sa complexité de saveurs ne soit plus ou moins en harmonie totale. J’aime bien!

Aultmore Foggie Moss 12 ans

46% alc./vol.

André 84%
Un beau malt d’apprentissage et de dégustation pour les nouveaux amateurs de whisky. Au nez, vanille et miel, agrumes, une fine touche herbeuse qui me rappelle le Dallas Dhu, la pomme rouge, subtile et légère touche fumée? L’approche de bouche est douce, présentée par l’arrivée de miel et de vanille, puis les oranges et les agrumes ouvrant la porte aux épices et aux saveurs de bois de chêne sec. Montée de poivre qui étonne beaucoup suivant les saveurs plus délicates et douces. La finale est dans l’ensemble relativement courte mais la livraison d’épices et de poivre étire la sensation générale en bouche. Mon commentaire perso serait que c’est un bon whisky, mais que la trop forte proportion de poivre et d’épices déséquilibre un peu trop en bouche. Mais pour le prix demandé à la caisse, il ne faudrait pas hésiter à en prendre une bouteille, comme whisky de semaine!

Patrick 91%
Un excellent scotch, complexe, bien balancé et savoureux. La bouteille s’est d’ailleurs bue très rapidement, ce qui est probablement la meilleure indication qui soit! Pour ceux qui aiment leur dram avec une pincée (ou deux!) de sel. Saura plaire autant aux novices (par son prix) qu’aux experts (par sa complexité). Nez : Parfum très floral, avec des notes maritimes subtiles et une bonne dose d’herbe. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par les épices, mais surtout par le sel qui est vraiment savoureux et lui donne une superbe personnalité. Le tout est complété par des notes d’orge, d’herbe, de bois brûlé, de caramel et de fleurs qui en font un malt offrant une appétissante complexité. Finale : D’une belle longueur, salée et épicée.

Martin 86%
Nez: Notes maltées riches, pomme verte acidulée et une subtile brise iodée. Bouche: Douceur et rondeur affirmées, avec des touches de miel, de poire mûre et une légère fumée herbacée. Finale: Moyennement longue, fraîche et légèrement fumée, relevée par une pointe de citron et de cannelle. Équilibre: Un dram certes équilibré, qui combine une belle douceur maltée à une fraîcheur délicate, incluant une bonne poignée d’épices. Parfait pour les amateurs qui débutent, mais qui ont du beat.

Bad Na H-Achlaise Collection – Cask Tuscan Oak 31/1

46% alc./vol.
Whisky provenant d’une distillerie – non dévoilée – des Highlands et distribuée par Badachro Distillery. Mélange de deux fûts Ex-Bourbon casks, un tourbé et un non-tourbé, par la suite affinés en Ex-Red Wine Cask de Toscane.

André 88%
Superbe surprise! Nez de compote de framboises et de fraises, discrète fumée terreuse en fond de scène, fruits rouges moelleux assaisonné d’une pincée d’épices. En bouche, la fumée de tourbe est roi avec ses bonnes notes terreuses sur canevas cireux. L’affinage est bien ressenti, l’usage d’Ex-Red Wine cask apporte une texture grasse de fruits rouges – cerises, framboises, raisins et pommes – auxquelles se greffent la fumée terreuse et des notes de poires, d’abricots et de miel que nuancent des vagues soutenues de poivre. Finale de bonne longueur, balançant entre la fumée de tourbe et les fruits rouges épicés. Tannins plus ressentis en rétro-olfaction.

Patrick 89%
Un whisky présentant un mélange de saveurs assez orignal et bien réussi. Ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, mais j’en suis tout de même satisfait. Nez : Un délicieux parfum de délicate fumée de tourbe avec une touche d’herbes et d’agrumes, une pointe de chêne et de la vanille très discrète. Bouche : Étonnant! D’abord une tonne d’épices, d’herbes et de poivre, qui se retrouve rapidement mariée avec une belle fumée de tourbe et de chêne sec. Après la deuxième gorgée, j’y retrouve aussi une discrète note de vin rouge chaleureux. Mais vraiment discrète ! Le tout est aussi porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, boisée et chaleureuse.

Martin 88%
Nez: Une poignée de fruits des champs entourés d’une subtile fumée pour commencer. On poursuit avec les épices, le bois et de la nectarine. Bouche: Framboises, mûres et fraises. Épices, surtout poivre noir, touche de chêne. La tourbe est bien présente derrière tout ça. Superbe. Finale: Chaude, longue et épicée. Le retour de la nectarine, avec une touche d’agrumes pour agrémenter le tout. La fumée de tourbe continue à ce stade à offrir la toile de fond pour ces autres saveurs. Équilibre: Un solide scotch, un secret bien gardé par ce distributeur.

Bain’s Cape Mountain Whisky

43% alc./vol.

André 76%
Purée de banane nappée de miel, de vanille et de toffee. Simple mais singulier. La bouche livre de savoureuses notes d’épices frénétiques, balancées par les vagues de fruits confits et de bananes, les céréales au miel. Texture un peu disparate, le whisky aurait facilement toléré un 3% d’alcool supplémentaire. Je n’aime pas particulièrement les notes de copeaux de bois de chêne en début de finale, cela déséquilibre ce whisky qui s’en tirait passablement bien jusque là. Finale courte et expéditive.

Patrick 88%
Un très bon whisky de grain, facile à boire et qui donne soif : Un whisky parfait pour une chaude journée d’hiver en Afrique du Sud! Nez : Parfum de grain léger avec une petite touche de fruit subtile. En fait, l’ensemble du parfum est léger. Bouche : Toujours le grain léger et fruité, avec une belle pointe de bois épicé. Simple, facile à boire et efficace. Finale : Un peu courte, mais donne le goût de s’en servir un autre verre le plus rapidement possible, ce qui est le meilleur compliment qui soit!

Martin 77%
Nez: Alcool à friction à l’avant-plan, colle à timbres, vanille et bois sec. Grain assez aiguisé. Miel, banane et fruits des champs. Crème fouettée. Bouche: Fruits en compote et épices. Céréales et vanille. Vague d’alcool mal maîtrisée. Finale: Chaude et épicée, sur des notes acidulées de grain, de bois et de fruits. Un impression générale désagréable s’en dégage. Équilibre: Beau whisky de grain, beau whisky d’entrée de gamme, mais ce n’est vraiment pas un whisky qui me rejoint.

Baker’s 7 ans

53.5% alc./vol.
Ce small batch bourbon (un assemblage de quelques fûts) devrait ravir les amateurs de bourbons secs et robustes, haut de gamme de Jim Beam. Baker’s a été élu meilleur bourbon de moins de 8 ans aux World Whisky Awards 2008.

André 91.5%
Comme dit RV, impossible de ne pas le comparer au Booker’s. La texture en bouche est superbe, le taux d’alcool est mieux contrôlé que le Booker’s et ce même si on est encore dans la court des cask strength. Les saveurs habituelles de bourbon sont là, mais y’a une balance dans l’ensemble qui est vraiment singulière. Le fruité est généreux et exubérant, les cerises (encore une fois) et un rugueux en finale qui est vraiment unique. Le kick de sucré en finale englobe le tout avant une rétro-olfaction longue et calme. Le Booker’s affiche sa singularité dans son haut taux d’alcool en coup de poing fruité, le Baker’s, lui, préfère la balance et la subtilité.

Patrick 88%
Épicé, un peu fumé. Typiquement bourbon, mais en plus intense et avec un léger fruité qui le démarque de ses congénères. Tout ce que je recherche dans un Bourbon.

Martin 89%
Un autre bourbon cuivré, maudits soient les dimmers du Morrin. Nez: Incroyablement doux et sournois, il cache bien son jeu au niveau de son taux d’alcool. Maïs, épices, arachides, puis caramel et vanille, pour terminer sur une bonne bouffée de chêne juteux. Bouche: Comme tous les bons cask strength, l’alcool brûlant et les épices nous courent après, toutefois on peut prendre le temps de déceler caramel salé, maïs, vanille et salade de fruits dans son sirop. Finale: Si ce n’était du maïs épicé, défiant toute logique et raison la plupart des conditions gagnantes d’un bon sherry cask seraient réunies. Saisissant! Équilibre: Un autre deal de mongole en SAQ. Profitez-en pendant que ça passe!

RV 90%
Impossible de ne pas le comparer au Booker’s, celui-ci offre au nez moins de cuir mais plus de fruits, avec des cerises (comme tous les bourbons) mais aussi des dattes. De plus, on dirait qu’il est plus concentré en blé que le Booker’s. Les dattes sont encore plus sucrées en bouche où elles prennent toute la place, avant d’être atténuées par la force de l’alcool au bout de la langue. La finale commence par un éclair de cendre, puis d’épices et de blé, puis descend tranquillement pour retourner aux fruits. Il laisse ensuite un bon souvenir, se retournant et s’enfonçant dans un champ de blé en automne. Un bourbon bien défini, très honnête mais aussi diplomate, et à 40$, vraiment pas honteux comme bourbon de tous les jours.

Balblair 12 ans

46% alc./vol.

André 81%
Au nez, les pommes vertes, miel, vanille, cosses d’oranges et poires. Une touche de citron aussi Un peu simpliste comme présentation, pas beaucoup de profondeur et de nuances. La bouche est un peu disparate au niveau saveurs; mélange de pommes vertes, oranges et poires, puis du miel poivré et épicé, drink au citron sucré, bois séché, ananas. L’alcool est puissant aussi, élevé par les notes de bois verdâtre et séché à la fois. Au gorgées subséquentes, bonnes notes de grain séché roulé dans le miel puis aromatisé au citron, les pelures de bananes, l’ananas. Finale puissante, l’alcool est un peu trop ressenti, beaucoup d’épices et d’astringence. Bizarre pour un whisky si jeune d’être autant influencé par les notes de bois verdâtre. Cela mérite peut-être plus de vieillissement. Cela n’a définitivement pas la finesse que l’on connaissait des anciens embouteillages.

Patrick 85%
Un whisky rafraîchissant, mais je m’attendais à plus de profondeur de Balblair, quelque chose de plus unique. Enfin. C’est quand même bon. Nez : Pommes vertes, agrumes et orge sucrée. Bouche : Le bois sec et ses épices, des oranges, des pommes vertes et du sucre blanc. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois et la pomme verte.

Martin 84.5%
Nez: Mielleux et floral, avec une profondeur que le vintage 2005 du même âge représente moins. Pommes vertes et eau de rose, sucre en poudre et raisins blancs, planche de chêne qui baigne dans le sirop d’une salade de fruits. Bouche: Vanille et chêne, sucre d’orge et pommes, fruits tropicaux et épices. Solide pour leur nouvelle entrée de gamme. Finale: Poivrée et boisée, légère amertume minérale, raisins verts, pêches et poivre rose. Léger cuir fumé. Équilibre: Une expression d’entrée de gamme qui se défend bien, encore une fois je n’ai que de hauts espoirs pour le reste de cette gamme.

Balblair 15 ans

46% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon cask et affinage en First Fill Spanish Sherry Butts.

André 88%
Même notes de citron et d’agrumes retrouvées dans l’édition de 12 ans, chocolat et fruits secs et un mélange de pommes vertes et rouges, crème à la vanille, une touche de caramel. Le nez est beaucoup plus agréable que le 12 ans. Après un certain temps à aérer, sirop de poires et miel, gummy bears. Belle et agréable texture ronde et racoleuse en bouche, complexité et raffinement. Fruits secs et compote de pommes, prunes, cerises, poires, fruits tropicaux, vanille et miel suivi d’épices soutenues provenant des fûts de chêne Espagnols. J’adore la variété des saveurs présentée et la belle texture grasse. La finale est un peu courte et on s’ennuies des belles saveurs qui disparaissent un peu trop rapidement, emportées par les épices.

Patrick 90%
Un superbe whisky qui m’a grandement surpris par sa qualité et la facilité de à le boire. Bravo! Nez : Tarte aux pommes servie sur une planche de bois, sur laquelle on aurait jeté quelques fruits des champs et quelques gouttes de vanille. Bouche : Oh wow! J’ai eu une belle surprise en prenant ma première gorgée! Du beau sucre brun, des pommes mûres, de l’orge et une touche de bois. Et aussi quelques fruits très mûrs et très savoureux. Finale: D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et sucrée.

Martin 87%
Nez: Miel, gâteau aux fruits et miel bien sirupeux. Citron et dattes, raisins secs et cuirette. Bois de chêne intense. Bouche: Texture mielleuse, chêne, raisins secs et gingembre mariné. Chocolat noir et fruits tropicaux. Cerises, pommes de tire et vanille. Finale: Petite astringence du sherry, chêne et gingembre. La longueur laisse un peu à désirer pour un whisky de cet âge et de ce type de fût. Équilibre: Je suis loin de détester cela, mais je m’attendais à un peu plus vis-à-vis du 12 ans. C’est quand même crissement bon, même si 140$ ça peut trouer le portefeuille…

Balblair 16 ans

40% alc./vol.
Fondée en 1790 par John Ross, Balblair fait figure de vieille dame dans le domaine de la distillation. Restée aux mains de la famille Ross jusqu’à la fin du XIXème siècle, Balblair fut fermée en 1915. Elle fut rachetée après la seconde guerre mondiale par un notaire de Banff, Robert Cumming, qui était convaincu qu’un avenir prospère était possible pour cette distillerie. Ce Robert Cumming était un personnage pour le moins original, loin en tout cas de l’image que l’on se fait habituellement d’un notaire. On raconte par exemple qu’un soir, au cours d’une petite virée dans un cabaret, et après avoir ingurgité quelques verres, il rédigea un chèque afin d’acquérir l’établissement. Le chèque fut accepté et le notaire repartit euphorique au beau milieu de la nuit. Le lendemain, ayant cuvé son vin –ou plutôt son whisky ?-, notre homme réalisa pleinement ce qu’il avait fait la veille, mais résolut néanmoins d’honorer ses engagements. L’histoire se termine plutôt bien puisque le propriétaire du cabaret, sans doute impressionné par l’intégrité du bonhomme, lui renvoya son chèque aussitôt… La distillerie poursuivit son activité sous la houlette du groupe Hiram Walker puis désormais d’Inver House Distillers qui en fit l’acquisition en 1996.

André 82.5%
Les fragrances fruitées et épicées vous émoustillent le nez à l’arrivée dans un bel équilibre. Suivent ensuite les les cerises de terre, la vanille et le caramel écossais (toffee légèrement brûlé, présent mais éphémère). La texture est claire en bouche et la rétro-olfaction est épicée. La finale, moyenne en longueur, dénote un accent ferreux et métallique, ce qui est pas toujours agréable. À entendre et lire les commentaires des RV et Patrick, je me suis longtemps demandé pourquoi j’étais moins détruit par cette version, mais même après 2 verres, je persiste à dire qu’il n’est pas aussi mauvais qu’on pourrait le penser…

Patrick 75%
Eurk. Le nez me rappelle l’odeur de la cour arrière de la maison au printemps après que le chien s’en soit servi tout l’hiver comme litière. Avec le temps, le nez devient plus supportable, mais sans plus. Il y a un peu d’herbe sous les cadeaux du chien. Pfff… Je n’ai pas envie d’y goûter, mais je vais me sacrifier pour vous! Mmmmh… Surprise! Délicieux! Orge, vanille, épices, sel, très bien équilibré. A l’inverse, la finale présente toutefois un léger déséquilibre. Boire un whisky doit être un plaisir de bout en bout. Même si ce whisky présente des facettes intéressantes, l’effort qu’on doit y mettre pour les retrouver fait que ce whisky ne mérite que 75%.

Martin 86%
Jambes excessivement larges sur une teinte à ce point ambrée qu’on pourrait l’appeler « True Scotch » sur la palette Sico. Nez: Miel et orge, céréale affirmée, épices et caramel écossais. Légère fumée. Il ne brille pas vraiment, mais je trouve ardu de le prendre en défaut. Bouche: Caramel et orge, cerise et vanille. Assez doux, résultat du maigre 40% d’alcool. Petit cuir qui nous indique qu’au moins une partie des fûts utilisés a dû contenir autrefois du xérès. Finale: Infime côté métallique qui est facile à balayer du revers pour laisser place à orge juteuse, miel, chêne, épices et raisin. Équilibre: Encore une ancienne édition regrettablement disparue.

RV 81.5%
Wow! Wow dans le sens que je ne repousse pas mon verre en l’humant. Aérien et légèrement salé, me fait penser à du Glenfarclas, les oignons typiques de la distillerie y sont toujours mais caramélisé. Toujours en caramel, les oignons sont plus présents en bouche avant la finale aigre de longueur moyenne. L’ensemble sur des notes de noix, ça sent le whisky de flasque, mais ça se boit au moins.