Nikka Miyagikyo Apple Brandy Wood Finish 2020

47% alc./vol.
Le 8 janvier 1920, le fondateur de Nikka, Masataka Taketsuru a épousé Jessie Roberta Cowen, plus connue sous le nom de Rita, à Glasgow. Cette année, Nikka souhaite commémorer avec vous ce 100ème anniversaire de mariage avec cette édition limitée. Ce Single Malt de la distillerie Miyagikyo a fini sa maturation dans des fûts ayant contenu du brandy. Les pommes sont un symbole fort de l’histoire de Nikka. Elles sont souvent associées à la relation entre Rita et Masataka. En effet, elle l’encourageait à commencer son activité par la vente de jus de pommes et de confiture alors que les premiers whiskies vieillissaient dans les chais. Mis en bouteille pour célébrer le 100e anniversaire du mariage du fondateur de Nikka Masataka Taketsuru et Rita Cowan. Maturation initiale en American oak casks, ex-Bourbon barrels et sherry casks puis affiné dans des fûts qui contenaient auparavant du brandy de pomme ayant mûri pendant plus de 28 ans. Édition limitée de 6450 bouteilles.

André 86%
Mélange de purée de pommes et de cerises noires, pommes caramel, miel poivré. Singulier et très intriguant. La bouche est soyeuse sans offrir une expérience texturale. Pomme caramel, cannelle, poivre, xérès en avant-plan et plus les fruits â chair en backgroung; ananas, bananes et poires nappées de caramel. Ensemble moins équilibré que le Yoichi Apple Brandy. Finale plus pointue, très poivrée et sur les fruits rouges et les pommes.

Patrick 87%
Un très bon whisky, d’une surprenante intensité dont j’ai savouré chaque goutte avec bonheur. Nez : Des pommes trempées dans le caramel, du poivre, du miel et une touche de biscuits. Bouche : Sucré, fruité et épicé, avec des pommes, du poivre, du chêne, de la cannelle et une note de biscuits. Finale : D’une longueur moyenne, avec des pommes et des épices.

Martin 88%
Nez: Les arômes ici sont puissants, intenses, ou plutôt je dirais « pleins ». On coche toutes les cases. Pommes de tire, miel, épices, céréales. Bouche: Malt grillé, épices, sherry et caramel fumé. Belle grosses épices telles poivre, gingembre et cannelle. Raisins secs, dattes et cuir. Finale: Longue, chaude et sous le signe du chocolat blanc, du cuir, de la fumée, de la cannelle et du sherry. Équilibre: Solide malt. Le brandy finish est un beau clin d’oeil, mais semble un peu éclipser la brillance du Miyagikyo original.

Nikka Miyagikyo Single Malt

45% alc./vol.

André 92%
Beau sherry opulent, fruits séchés, cerises, framboises, caramel, chocolate malt, bois toasté. La bouche est vraiment solide, onctueuse texture et des saveurs bien statuées. Gâteau aux bananes, gâteau aux fruits, pelures de pommes, cannelle, confiture de cerises et pommes, chocolat au lait. L’équilibre et la texture générale sont parfaites. Le toffee et le caramel arrondissent les épices qui se bonifient au fil des gorgées. Les notes de céréales maltées enrobées de chocolat au lait mênent vers la finale, moyenne longue, est épicée et hyper fruitée.

Patrick 91%
Comme pas mal tous les whiskys de Nikka, celui-ci est d’une complexité et d’une balance exceptionnelle. À moins de 100$ (et disponible via notre monopole d’état favori), c’est simplement ce qui se fait de mieux comme whisky japonais. Nez : Un superbe parfum de xérès sucré avec une touche de caramel, de vanille, de sel et de fumée de tourbe très discrète. Bouche : Du xérès, une discrète fumée de tourbe, du chêne, de la vanille et une pincée de sucre. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fruitée, salée, sucrée et fumée.

Martin 92%
Nez: Fruits séchés et sherry, crème fouettée et essence de vanille. Caramel salé, chêne et légère tourbe. Bouche: Sherry tourbé, épices, bois et fruits en compote. Fruits des champs plus spécifiquement. Vanille et pommes sur une texture juste assez veloutée. Finale: Chêne et cannelle, muscade, clou de girofle et infime fumée. Noix enrobées de chocolat noir. Équilibre: Complexité incroyable, surtout pour un japonais à moins de 100$ en SAQ. Un bel exemple moderne de savoir-faire japonais, doux sherry, fumée d’inspiration écossaise. Ya beau pas avoir de age statement, c’est bon en ta…

Nikka Rare Old Super

43% alc./vol.

André 81%
Épicé, floral et sucré. Nez rond et agréable; xérès et fruits rouges, pomme rouge, pomme poire, notes de céréales au miel avec une touche d’épices bien dociles. En bouche, texture un peu cireuse, beaucoup de fruits séchés, réglisse, pomme rouge sucrée, oranges, que nuance de belles notes de toffee et de sucre brun. La texture est un peu pauvre et on dirait que celui-ci est dilué encore plus que ne laisse entendre son taux d’alcool. La finale quant à elle est au départ sucrée et très fruitée mais les épices gagnent en importance au fil des gorgées et s’asséchant en toute finale. Sans être un mauvais whisky, ce Nikka est commun et presque anonyme mais on aura tout de même su garder l’essence même des whisky Japonais, cette plénitude des arômes et la sagesse divine de l’équilibre.

Patrick 90%
Du gand Nikka, le genre de whisky qu’on pourrait boire à tous les jours sans s’en lasser. Merci à Eric Godmaire pour l’échantillon ! Nez : Appétissant parfum sucré présentant de belles notes de caramel subtilement fruité et malté. Bouche : Sublime ! Arrivée de caramel fruité, avec du miel et quelques épices qui le rendent très complexe. Aussi, des notes de vanille et un chocolat au lait subtil. Après quelques gorgées, j’ai aussi détecté une très très très subtile fumée. Finale : Longue et délicieuse, s’étire sur des notes épicées, de vanille et de chocolat.

Martin 86%
Nez: Fruits, miel et céréales. Sucré à souhait, mielleux à souhait. Xérès, bois et fruits rouges qui reviennent. Touche de caramel. Bouche: La continuité du caramel. Miel, légères épices. Céréales, bois, xérès et retour du miel. Vanille et raisins. La texture pourrait être un peu plus ample ici, mais je salue l’effort car les saveurs sont là et resteront en finale un bon bout. Finale: Épicée et chaude, offrant presque le même éventail de saveurs qu’en bouche, sur un bon bout de chemin. Équilibre: Un bel exemple de savoir-faire dans l’art du blend japonais. Pas piqué des vers ces produits Nikka.

Nikka Red Pure Malt

43% alc./vol.
Un vatted de différentes quantités de Miyagikyo et de Yoichi.

André 91%
Nez plus masculin, légèrement fumé mais démontrant tout de même une certaine délicatesse. Les fruits rouges sont encore très présents, le nez est goulu et rond. La tourbe se développe avec lenteur et justesse, une approche amoureuse qui se lie d’amitié aux notes maritimes iodées, oranges et nectarines. Beau mélange de poivre au miel en bouche, inusuel et qui étonne, avec une lente marée de tourbe sucrée (ça me rappelle Bowmore…) qui gardera la note jusqu’en finale de bouche. La tourbe s’exclamera en finale, imprégnant progressivement la langue avant d’être effacée poliment par le sucre et le miel, la vanille. Superbe whisky avec une évolution étonnante.

Patrick 90%
Nez : Céréales et fumée, pointe de sel. Bouche : Une belle tourbe sale comme les aime! Le tout contrebalancé subtilement par le sucre de l’orge. Finale : Longue et savoureuse. Balance : Un dram qui résume bien pourquoi j’estime autant les whiskys japonais.

Martin 88%
Couleur de la pureté de l’or inca. Nez: Bien que les descripteurs suivants peuvent paraître saugrenus, gardez en tête que c’est un méchant bon whisky. On commence sur de la gomme au savon cachée derrière un mur de tourbe, et on boucle le tout avec des céréales sucrées et leur boîte de carton mouillée. Bouche: Tourbe vanillée. Herbe et épices. Agrumes bien campés sur une douce fumée. Finale: Pneu brûlé sur nectarine et pêche parmi un torrent d’épices. Équilibre: Le plus tourbé et orangé des vatted malts de Nikka. Cette combinaison gagnante n’est pas sans rappeler les expressions cosmiques d’Ardbeg, notamment le Galileo.

Nikka Sendai Miyagikyo 15 ans

45% alc./vol.
Le single malt le plus fin et le moins tourbé du groupe Nikka provient de la distillerie Miyagikyo située au nord de l’île d’Honshu. Son whisky, qui s’est aussi appelé Sendai pour l’exportation.

André 83%
Le nez est bien fruité (fût de xérès) avec une bonne acidité rappelant les pommes vertes et la vanille. La bouche confirme le nez en soulignant avec plus d’importance l’apport céréales/poche de jute avec retour sur les céréales plus sucrées. L’alcool surprend un peu d’ailleurs en bouche compte-tenu de l’annonce passablement douce du nez et ce même si l’apport du sucre est importante en début de bouche. L’arrivée des épices assèche le tout et les fruits tentent bien que mal d’adoucir l’ensemble sans réel succès. Un whisky en dents de scie qui nous laisse sur notre faim.

Patrick 92%
Parfum de fruits riches et intenses, avec un orge aussi puissant qu’agréable. En bouche, orge juteuse et fumée, avec une pointe de jus de raisin et canneberge. La finale est plutôt fruitée, masquant à ma grande surprise presque l’ensemble des notes fruitées. Un mélange de saveur surprenant, mais réussi avec brio et surtout une grande balance. Un whisky qui tombe exactement dans ma palette du moment.

Martin 88%
Un beau roux cuivré en dit long encore une fois sur sa génétique de xérès. Nez: Un léger décapant du type Pledge se dissimule derrière un rideau de cassonade, de pruneaux et d’orange sanguine, sans oublier un juteux toffee anglais. Bouche: La douceur du toffee et de la muscade n’est éclipsée que par une grappe de fruits rouges gorgée de sherry. Finale: Impossible de quitter le fût de sherry, le tabac à pipe nous ramène prestement à l’ordre. Équilibre: Rien à redire, un autre étonnant exemple du savoir-faire japonais en matière de whisky.

RV 82%
J’aime les japonaises, mais elle doit tout de même s’exprimer un peu. Inoffensivement sucré, je ne m’attends pas à un whisky très goûteux mais pas à un whisky désagréable non plus. À l’allure d’un whisky fruité du Speyside sur les freins, en bouche la pêche sort de manière convaincante mais évolue peu. Finale trop bizarre qui fait perdre des points avant le manque d’aftertaste. À essayer mais quand est-ce que je vais avoir le goût de m’en servir un verre.

Nikka Session

43% alc./vol.
Un blend tourbé de whiskies provenant d’Écosse et du Japon; Distilleries Ben Nevis, Nikka et Miyagikio.

André 77%
Nez de pommes et raisins verts, céréales maltées et séchées, vanille onctueuse, sirop de poires, miel. Texture vraiment moche, aucun support gras ou huileux, les saveurs sont fades et éphémères, diluées et délavées. À l’ingestion, notes herbacées presque mentholées mélangées de zeste de citron et de sirop de poires et de raisins verts. Je cherche la fumée de tourbe promise dans le nom du whisky. Très courte finale, délavée et ennuyeuse, tropicale et herbacée. Public cible; bartenders et mixologues. I’m out.

Martin 79%
Nez: Alcool, jus de pomme et raisin. Malt grillé et poires. Touche de vanille. Classique mais prometteur. Bouche: Raisins secs et épices, un peu de menthe et autres notes herbacées. Un peu de tourbe et d’astringence essaient de relever le jeu, mais la fade texture brouille un peu trop les cartes. Finale: Les notes précédentes s’estompent exponentiellement, le déclin accéléré par la faible texture. Équilibre: Un peu en-dessous des attentes, manque de tonus, de texture. Les saveurs ne sont pas désagréables, mais il n’y a rien pour les soutenir à long terme.

Nikka Taketsuru (NAS)

43% alc./vol.
Cette version a remplacé le 12 ans dans la plupart des marchés occidentaux.

André 84%
La forte demande et le manque d’inventaire pousse définitivement le marché vers la production de whisky ‘’no age statement’’ et la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Mais dans le présent cas, on a le droit à un whisky qualité correcte à un prix raisonnable… mais tout de même semblable au 12 ans d’âge que remplace cette édition. Et c’est là que le bas blesse; pas quand on déguste le whisky lui-même mais plutôt lorsque l’on compare le prix de celui-ci sans mention d’âge avec l’ancienne édition de 12 ans d’âge. Nez salé et de cerises provenant des fûts de sherry, raisins secs. Forte odeur de caramel au sel et de sucre caramélisé, de miel, poires poêlées, de poivre moulu et de chocolat. Légère fumée comme toile de fond. Présentation manquant de un peu finition et de soucis des détails, cachée par le caramel pas très subtil. Mais l’éventail de la palette aromatique est agréable et challengeante. Les notes de poivre semblent émerger avec plus de force au fil des gorgées, la fumée aussi qui s’est dégènée et danse maintenant avec le caramel surchauffé et le sherry un peu frivole. Puis volée d’agrumes en finale de bouche, poires, oranges, raisins secs et vanille.

Patrick 83%
Un bon whisky, mais le 12 ans me semblait supérieur. J’avoue avoir l’impression qu’on tente de m’en passer une « p’tite vite » en enlevant la mention d’âge sans changer le look de la bouteille ou le prix! Nez : Parfum assez intense avec des arômes de caramel salé, de fruits exotiques ainsi que quelques notes rappelant une tasse de thé. Bouche : Toujours la caramel salé, avec une pointe de fumée, les fruits exotiques et le thé. Finale : D’une longueur moyenne et fumée.

Martin 84%
Nez: Petite poignée de cerises et de grains d’orge. Cassonade et vanille. Touche de chêne et de cannelle mutée. J’apprécie, mais on dirait qu’il y a trop de retenue dans cet assemblage d’arômes. Bouche: Caramel, miel et poivre. Orge, cassonade, orange, raisins et léger cuir. Café bien fort, touche de cacao, fruits rouges et poivre noir. Pas méchant. Finale: Bien campée sur ses notes épicées et fruitées. Longueur appréciable, mais l’intensité ne semble pas à la hauteur. Touches de caramel et de fumée. Équilibre: Ambivalence est le mot du jour. Autant j’ai envie d’aimer ce Taketsuru, il tombe dans le moyen moyen. Est-ce l’absence de mention d’âge? Le whisky a beau devenir de plus en plus populaire, doit-on vraiment collectivement se contenter de produits inférieurs, du moins pour le prix demandé, dans le but de satisfaire le plus grand nombre?

Nikka Taketsuru 17 ans

43.7% alc./vol.
Originalement 43% mais étiquetté 43.7% par la SAQ.

André 88%
Nez très différent de ce que j’attendais… Salade de fruits, feuilles et herbe jaune sechée, caramel passager, miel , fruits rouges, orange, chocolat et noix, rond et très sucré. Ce whisky demande passablement de temps pour se dévoiler et j’avoues avoir travaillé mon verre une bonne heure pour en extirper les notes de dégustation. La bouche est soyeuse et crémeuse, bien chocolatée, généreusement assaisonnée d’oranges et de noix et tout aussi porté sur les fruits divers. La finale est moyennement longue, un peu trop épurée, axée sur les noix, le miel et le chocolat avec un retour de feu de feuilles sèches à l’automne. Un whisky savoureux, varié et bien équilibré mais qui m’a personnellement déçu au niveau de sa texture en bouche et de la longueur de la finale.

Patrick 90%
Une autre réussite de Nikka. Oooooh, boy!  Il ne me vient qu’un mot en tête : Suave!  En fait, suave, doux et huileux. Nez : Sel léger, soupçon de fruits, suie.  Bouche : Sel, bois brûlé, petits fruits qui émergent à la troisième gorgée. Fumée.  Une très belle complexité. Finale : Longue, avec du caramel.

Martin 88%
Beau roux mais moins foncé que ce à quoi je m’attends d’un sherry cask semblable. Nez: Xérès assez timide, fruits rouges, raisins, dattes, bois, mais juste pas assez. Bouche: Beau miel astringent, épices, chêne, vin de xérès juteux, retour des épices, raisins secs dorés. Finale: Belles épices chaudes du xérès, feuille de tabac à pipe aromatisé à la cerise noire. Équilibre: Un bon sherry cask, mais qui a peur de s’affirmer pleinement.

Nikka Taketsuru 21 ans

43% alc./vol.

André 93%
Très parfumé et fruité. Prunes chocolatées (presque sherry), oranges, pommes et un côté épicé et boisé apportant de belles variantes à l’ensemble. Le nez s’ouvre lentement et s’arrondira passablement avec le temps, la vanille,carré de toffee et le miel aidant. En bouche, le whisky est rond et soyeux, le miel un peu caramélisé s’approche doucement, avant d’étendre ses bras épicés de poivre noir, de gingembre et de cannelle. Mélange boisé et de noisettes aussi. C’est simple et complexe à la fois et j’adore la dualité sucré-épicée. Belle rétro-olfaction orangée menant à la finale soutenue et épicée mais un peu sèche… et encore cette rétro-olfaction orangée. Wow, quelle réussite.

Patrick 94%
Aaaaah, Nikka! Ont-ils déjà fait un mauvais whisky? Si facile à boire qu’il pourrait être mon whisky de tous les jours, si complexe qu’il se mérite une note exceptionnelle. J’en prendrais un baril! Nez : Parfum très complexe et riche. Algues, pointe de fumée, chêne, sel et quelques fruits. Touche huileuse me faisant penser à l’huile d’un bon cigare. Bouche : Sel en premier lieu, puis fumée, orge et fruits rouges. Texture assez huileuse. Finale : Longue. La fumée fait un retour apprécié, suivi d’une touche de fruits.

Martin 92%
Soleil couchant sur la plage de Santa Cruz. Nez: On sent une vague de xérès alors qu’on a encore le nez à six pouces du verre. On s’approche et le bois nous explose en pleine face. Orange et raisins, avec un brin de céréale grillée et de latte de chêne carbonisée. Cigare frais roulé. Bouche: Xérès boisé. Orange et chêne, raisin et vanille, toffee et cerise noire. En jouant avec en bouche, le fût et les fruits s’expriment à merveille. Finale: Une belle ambiance de sherry salé alliée à des nuages de cannelle et de gingembre. La complexité s’étire jusqu’à des notes de fraise, de cerise noire et de cuir sec. Équilibre: Stellaire. Son mélange de xérès et de bois sur fond de fumée douce en ferait un sublime malt à cigare.

Nikka Taketsuru Pure Malt 12 ans

40% alc./vol.
Un vatted des différents produits de Nikka. A noter que contrairement à l’Écosse, les japonais n’échangent jamais de whiskies entre compétiteurs pour produire leur vatted ou leur blends.

André 83%
Vous arrive au nez avec la robustesse d’un lutteur sumo ayant son mawashi pogné dans la craque de fesse. Quand même une surprise de la part d’un whisky japonais de 40% d’alcool. Très fruité, lourdaud en caramel, un brin d’épices. Le boisé apparait peu après. Mais le gros lutteur sumo a de la difficulté à garder le rythme et le tout manque critiquement de présence après quelques instants en bouche et la rétro-olfaction nous abandonnes trop rapidement. Le dragon chinois se révèle n’être qu’une pure fable enfantine et est terrassé rapidement par son entrée trop éclatante en bouche qu’il est incapable de soutenir en finale. Reste seulement les derniers soubresauts des gros bourrelets de chairs molles, une fois qu’il s’est abattu sur le tapis de combat, battu dès les premier rounds. Autre détail, les étiquettes de la bouteille, toute écrites en japonais, sont aussi belle que le kechô-mawashi des lutteurs sumo. Ça ajoutes à l’exotisme de la bouteille.

RV 86%
Un whisky zen, à prendre sur le tatami en revenant du onsen. Feuilles d’érable xanthophyllées avec encore un peu de vert au centre ainsi que douce vanille. En bouche très tranquille, mais belle finale feuillue légèrement fumée en montée abrupte, un peu courte mais bien égale, avec un aftertaste d’oranges. Yama no Momiji da yo,ne?

Patrick 84%
Au nez, attaque massive digne des Big Bad Bruins du bon vieux temps. Caramel écossais, légère fumée et petit fruit exotique. Au goût, tout comme Ovechkin, en impose par sa robustesse mais est quand même capable de la mettre dans le but. Le caramel écossais semble vouloir prendre toute la place, mais il finit par s’adoucir pour laisser la place à des arômes plus raffinés rappelant les petits fruits murs, le thé (pas lui en sachet, plutôt du tung ting de Taiwan pour être précis) et une touche de fumée. La finale quant à elle rappelle les Nordiques du début des années 90 qui réussissaient toujours à perdre le match en 3ème période… Ainsi, le goût qui semble vouloir nous révéler de merveilleuses subtilités s’éteint malheureusement un peu trop vite. Commentaire final: Comme le Canadien, peu importe le résultat final, on en redemande!

Martin 80%
Ambre foncé plutôt roux. Allons-y! Nez: Fruits puissants et fumée légère. Citron qui se métamorphose en caramel écossais. Bouffée de chêne au deuxième nez. D’une lourde agressivité, son bouquet a de fortes chances d’effrayer les néophytes. Bouche: Petits fruits des champs, suivi de butterscotch, même de beurre d’érable à la Daniel Pinard. Mais les fruits ne se font pas attendre de nouveau et reprennent rapidement le dessus. Finale: Seuls l’alcool et le bois persistent, et moins longtemps que souhaité. Déception. Équilibre: Pas horrible mais inégal. L’amoureux du Japon en moi veut adorer ce whisky. Certaines expressions de Suntory sont bien meilleures.