Meikle Tòir The Sherry One

48% alc./vol.
Single malt de 5 ans d’âge tourbé à 35ppm, maturation initiale en Ex-Bourbon Cask et affinage en Ex-Oloroso et PX Sherry Casks.

André 86%
Beau nez, vraiment. Cerises marasquin et chocolat noir fourré à la pâte d’orange, fruits rouges séchés, sirop d’érable et cassonade. La fumée de tourbe est grandement adoucie par les puissantes notes tirées du sherry cask. En bouche, les fruits rouges ont muté en raisins secs, figues et prunes, la fumée de tourbe est plus sèche et minérale, le chocolat s’entremêle de caramel. Zeste d’oranges, chocolat noir, caramel, terre mouillée, fumée de tourbe, fruits séchés. À l’aération, le nez développera d’importantes notes sucrées et caramélisées. La texture en bouche est plus franche, la tourbe hyper ressentie, un côté minéral puissant prendra aussi place. La finale est bien épicée et poivrée, fumée évidemment et fruitée. Belle surprise et bel équilibre pour un whisky si jeune.

Patrick 81%
Un bon whisky, mais plutôt rough encore. Goûté pour la première fois à l’aveugle dans le cadre du jugement d’un concours, il n’avait pas fait la « cut » pour la finale. Bref, du potentiel pour l’avenir, surtout considérant l’habileté de Billy Walker à créer des jus de compétition! Nez : Fumée de tourbe plus chimique que fruitée, comme je me serai attendu. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus intéressante, avec une belle touche minérale et salée, ainsi que quelques petits fruits des champs, du chocolat noir, du goudron, du caramel et de la terre humide. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, poivrée et épicée.

Martin 83%
Nez: Ah, le mariage de tourbe et de sherry, superbe. Raisins, dattes, tourbe verte un peu plus timide que ce à quoi je m’attendais. Fruits des champs, cacao et chêne. Bouche: Texture un peu aqueuse pour ce genre d’assemblage. Notes de raisin, de cannelle, de bois, de poivre rose, de malt grillé et de vin. Finale: Poivre et bois. Sherry et tourbe. Les fruits gardent le contrôle sur l’expérience. Équilibre: Un bon dram, une belle expérience, mais j’aurais aimé quelque chose d’un peu plus fort et un peu plus texturé. Parfois la recette est bonne, mais le résultat est douteux.

Kim 85%
Nez : subtil, voire même effacé, il ne dégage d’emblée que très peu d’arômes. Lorsqu’il s’ouvre, c’est sur du zeste de lime, une tourbe sèche et des légumes verts poêlés (asperges, épinards). Malgré son côté fermé, ce qu’il dégage est très tentant. Bouche : adieu la subtilité, la tourbe rentre au poste, accompagnée de poivre noir fraîchement moulu. Ce coup de gueule s’estompe par contre rapidement, laissant place à de la cannelle, du tabac et une pointe de réduction de balsamique.

Mellow Corn Straight Corn Whisky

50% alc./vol.
Ex-fût de bourbon, fabriqué par Heaven Hill.

André 83.5%
Nez simple et uniforme sur les diverses variantes sucrées. Crémeux et doux, vanille et sucre, la simplicité même. La bouche est invitante et ratoureuse sur des notes de bonbons aux fruits, d’épice et de sucre à confiserie. Finale qui surprend par sa force et où les bonbons en gélatine prédominent. Un whisky agréable autant pour l’amateur que pour son portefeuille.

RV 75%
Smells like Corn Whisky, really? À part à l’ouverture, le maïs n’est pas des plus présents, et on dirait une bête totalement différente de Georgia Moon. On a beaucoup plus l’impression d’être sur le chemin de gravier que dans le champs. L’arrivée est dans la même veine, heureusement le maïs refait surface même s’il n’est pas mûr à point, et sa finale retourne dans le chemin et sa poussière. À part la piqure d’alcool, il ne lui subsiste peu et ce n’est pas à son avantage. Dans ce type de baboche pas chère pour laquelle j’ai un penchant, il se fait vraiment mieux, car la seule image que j’en ai est celle d’épis disposé en forme de STOP laissés par des jeunes ados en plein milieu de chemin dans le fond d’un rang, et sur lequel les autos auraient passés.

Patrick 87%
Parfum de vanille sucrée et d’épices. En bouche, une énorme cerise sucrée bouscule la vanille et laisse à peine les épices signifier leur présence. Ajouter une pointe d’alcool à un Cherry Blossom, et vous avez l’essentiel de la saveur de ce whisky. Belle finale épicée. Simple et efficace. Si j’étais un américain redneck du fond de l’Alabama, j’en aurais toujours une bouteille sur mon quatre-roues.

Martin 74%
Nez: Sa couleur mirifique de paille légèrement foncée pique ma curiosité avant tout. Je le sens et je suis un peu déçu et confus. Très floral, une bonne dose de vanille suivi d’un fond de maïs grillé. Manque d’intensité en général. Bouche: Douce vanille au départ qui tombe un peu à plat. Le maïs arrive rapidement derrière sans crier gare, ça fait presque peur. Finale: Longueur raisonnable mais étouffée par le maïs. Blé d’inde, blé d’inde, blé d’Inde. Équilibre: Bon pour la base de la pyramide. Pas plus. Je ne suis pas sûr que je l’offrirais à quelqu’un qui ne connaît pas beaucoup le whisky, j’aurais peur de l’effrayer. Pourtant j’en prendrais plus si je m’appelais Budd et que j’habitais un trailer au Nouveau-Mexique…

Kim 69%
Nez : Betteraves rôties, vanille, épices douces, maïs en crème, sirop à la banane et poudre pour bébé. Un mélange pas super agréable pour mes narines. Bouche : Fruits tropicaux (papaye ou goyave), une grosse dose de saveur de vanille chimique et l’impression de m’être mis un sachet de pot-pourri des années 1990 dans la bouche. Un peu trop beaucoup vraiment débalancé pour être plaisant.

Metallica Blackened American Whiskey – Batch 098

45% alc./vol.
Mélange de bourbon et de rye américains, affinés en ex-black brandy casks et vieilli au son de la musique de Metallica. Ce whisky est une collaboration avec le regretté Master Distiller Dave Pickerell devenu consultant pour plusieurs startups de distilleries américaines (Whistle Pig, Hillrock, etc)

André 86%
Sirop de maïs et bois brûlé, quelque chose qui rappelle les fruits rouges et les raisins secs et fortes odeurs de réglisse rouge fraiche, de la cannelle et une touche de poivre. Le nez est très volatile. La bouche est gourmande, bien sucrée, remplie de miel et de sirop d’érable, le fût carbonisé relégué en arrière-plan derrière les fruits rouges macérés, la cannelle et la réglisse poivrée, prunes, raisins secs et la cassonade. Finale sur le sirop de maïs et les fruits rouges macérés et le miel.

Patrick 87%
En terme de saveurs, ça me fait penser à un bourbon un peu épicé, bien fruité et un peu sucré. Bref, ça ressemble beaucoup plus au « Black Album » qu’à « Master of Puppets ». Nez : Un succulent parfum de fruits mûrs, de maïs et de bois, avec une touche de vanille. Bouche: Une bonne dose de bois brûlé, le sucre du maïs, des fruits mûrs à profusion et de belles épices. Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 85.5%
Nez: Chêne et maïs sucré, épices discrètes et poignée de fruits séchés. Vanille, pointe de caramel et de bois toasté. Ça sent pas mal ce à quoi je m’attendais. Bouche: Maïs sucré, bois carbonisé, vanille et épices. Cannelle, fruits rouges, touche de gingembre. Toutes les notes classiques du whiskey américain, mais avec on dirait une larme de brandy. Finale: Longue, chaude, boisée. Les épices ferment le bal. Équilibre: Un whiskey à la hauteur des attentes, un beau step-up versus le bon vieux Jack Daniel’s qui a toujours été associé aux métalleux.

Method and Madness – Single Pot Still Finished in Virgin Hungarian Oak

46% alc./vol.
Maturation initiale en Ex-Bourbon Barrels et affinage en Virgin Hungarian Oak Barrels (Quercus Patraea). Le premier whisky irlandais à avoir été fini en chêne hongrois. Le bois de ces fûts uniques provient des montagnes des Carpates où les sols volcaniques conviennent parfaitement aux chênes. La forêt est abattue en hiver et le bois est séché à l’air pendant deux ans dans la même région utilisée pour fabriquer le célèbre vin hongrois Tokaji. Une fois tonnelés, les fûts sont utilisés dans leur état vierge pour donner des saveurs uniques au whisky pendant une période de finition de 11 mois.

André 83%
Nez de vanille boisée, de fruits tropicaux, de caramel et de réglisse. Je trouve la bouche agressive, très portée sur le grain de céréale séché et les épices boisées. Caramel, ananas, fruits tropicaux, miel. Une touche de citron peut-être aussi. Finale courte, sur les fruits tropicaux et une sécheresse grandissante.

Patrick 89%
Un beau mélange de bois, d’épices et de douceur. Wow, du Irish à son meilleur! Nez : Ça sent bon ça! Du caramel, de la vanille, de la noix de coco et de fruits tropicaux. Bouche : Du chêne juteux, de la vanille, des fruits tropicaux. Doux et chaleureux à la fois. Finale: D’une longueur moyenne, pleine de beau bois délicieux.

Martin 86%
Nez: Le bois est certainement à l’avant-plan, avec un peu de vanille, de fruits tropicaux, de crème et de caramel. Assez intrigant. Bouche: Fruits en salade, sirop simple, touche de poivre. Les céréales sont légèrement acérées, le bois prend un peu de recul et laisse place aux épices. Finale: Chaude, épicée et longue. La douceur demeure quand même un peu. Fruits, bois et infime vent métallique. Équilibre: Une belle expérience, pas désagréable du tout. Un dram qui peut sûrement en valoir la peine si on a la chance de le croiser.

Method and Madness Single Grain

46% alc./vol.
Matured in Bourbon Barrels, finished Virgin Spanish Oak Casks. Method and Madness est une microdistillerie d’expérimentation sise au sein de la distillerie Midleton.

André 81%
Les single grain whiskies sont des bêtes de course complètement à part qui ne peuvent se comparer avec les single malts. Je les trouve généralement plus rectiligne et sur une palette aromatique plus fermée, mais qui se prêtent bien au jeu des cask finish ou cask matured lorsque c’est le cas. Céréales Sugar Crisp, vanille, caramel brûlé et céréales séchées, raisins secs et framboises, aiguise à crayon remplie de rognures de bois, soupçon d’oranges. La bouche est plus monolithique, mélange de céréales et de bois séché et toasted, mélange de fruits séchés (oranges, cerises et raisins), miel, vanille. La neutralité des céréales laisse passablement de place aux épices également, le clou de girofle, cannelle et le poivre, cassonade, banane flambée. Texture liquide et un peu froide. Finale épicée et astringente, sur les céréales séchées nappées de miel.

Patrick 85%
Un très bon whiskey de grain, où les différents types de chêne prennent toute la place qui leur revient. Quand tu feel pour un whiskey tranquille, mais qui mérite tout de même votre attention. Nez : Arôme typique d’un whiskey de grain, avec du bois frais, des pétales de rose et de la vanille. Bouche : Du délicieux grain, du chêne, un peu de raisin, de la rose, quelques épices et de la vanille. Finale : D’une longueur moyenne, crémeuse et boisée.

Martin 87%
Nez: Sucré et fruité, quoiqu’on dirait qu’un vent salin essaie de s’immiscer dans le portrait. Vanille et fleurs, gâteau et levure alimentaire. Chêne frais et touche de céréale. Bouche: Fruits rouges, gâteau reine Elisabeth, vanille et caramel, touche d’épices. Texture un peu fade, mais qui offre une belle douceur. Finale: Une belle finale en douceur qui s’étire calmement sur des accents de poivre, de grain et de vanille fruitée. Une toute petite pointe d’acétone vers la fin vient confirmer à quel type de whiskey on a affaire ici. Équilibre: Un Irish Single Grain remarquable. Sans fracasser de records, ce grain whisky parvient presque, je dis bien presque, la finale ayant dévoilé le pot-aux-roses, à me faire le confondre avec un single pot still. Chapeau!

Michel Couvreur Intravagan’za

50% alc./vol.
Maturation en fûts ayant contenu du Vin Moscatel et du Oloroso Sherry.

André 75%
Forte influence du vin de Moscatel, avec une sensation visqueuse et licoreuse au nez, fruits rouges séchés, bois toasted, cosses de poires nappant un bol de céréales séchées roulées dans le caramel. Très doux en bouche niveau texture, la bouche développe de grosses saveurs sulfureuses dès le départ…ouch… Ça goûte le jeune alcool de céréales, le caramel et le chocolat au lait, du poivre et beaucoup d’épices. Je cherche l’influence du sherry, pratiquement absent hormis quelques soupirs de fruits rouges épars. Finale hyper épicée, sèche et céréalée.

Patrick 77%
Nez : Nez de moscatel avec fond de chêne, de fleurs, de poires.  Bouche: Tour croche. Saveur très puissante de mauvais vin. Dommage, le nez et l’arrivée en bouche laissait présager quelque chose de mieux. Finale : Assez longue, mais s’étire sur la note de mauvais vin. Balance : Not worth it. 
2e éval: Patrick 82% Quand tu n’as jamais assez de fruits dans ton whisky… Ou qu’en fait, tu n’aimes pas vraiment le whisky, mais que tu as un faible pour les vins fortifiés. Nez : Un parfum très doux, très sucré, très fruité. À l’aveugle, je croirais plutôt avoir affaire à du vrai vin fortifié, pas du whisky qui vieillit dans son fût. Bouche : Une barre de chocolat au lait aux fruits et au caramel avec une touche de chêne épicé. Finale : D’une longueur moyenne, remplie de (trop de) fruits mûrs

Martin 87.5%
Nez: Céréales, gruau et noisettes, particulier mais intrigant. Raisins secs, zeste d’orange et chocolat au lait. Pâte de fruits. Bouche: Les raisins en premier, avel miel et épices, muscade, clou de girofle, malt grillé, cuir tourbé. C’est agressif, mais c’est bon en même temps. Finale: Assez longue et chaude, reposée sur une planche de chêne qui flotte su une mer de raisins, de vin chaud, de poivre et de compote de pommes. Équilibre: Je ne sais quoi trop penser de cet embouteillage ma foi original. Influence marquée des fûts alliée à un spirit qui a réagi différemment. J’aime bien, tant que ce n’est pas à un prix de fou. De quoi impressionner la visite.

RV 82%
Que ceux qui ne jurent que par les scotches fortement maltés s’abstiennent. Tient vraiment du whisky de grain non tourbé, on est très loin du Clearach du même producteur. Autant au nez qu’en bouche, on parle céréales, avec une finale longue pour un whisky de 3 à 4 ans et somme toute une belle chaleur de grain à peine fumé mais c’est à peu près tout. On s’approche davantage des whiskies de grain et à la limite des bourbons, mais on est à des kilomètres d’un single malt traditionnel.

Michel Couvreur Pale Single Malt

45% alc./vol.
Single malt de 12 ans vieilli intégralement en fût de sherry Fino.

André 85%
Nez marqué par les céréales maltées, puis mélange de fruits à chair puis de fruits rouges. Cerises éventées, framboises, poires, zeste de citron et cosses d’oranges, vanille. Superbe texture en bouche, moelleuse. Les notes découlant de l’utilisation du sherry cask sont plus marquées en bouche qu’au nez. Grosses notes salées, crème vanillée, zeste de citron, ananas, pommes vertes roulées dans le poivre, poires, oranges. À certains égards j’ai des saveurs qui rappellent aussi un Sauternes finish. La finale est poivrée et salée, bien citronnée également.

Patrick 91%
Un beau whisky super savoureux, qui a comblé de bonheur l’amateur de whisky au xérès que je suis. Comme la plupart des Michel Couvreur, ce whisky est un « must have ». Nez : Un parfum dominé outrageusement par du xérès délicieux, avec de beaux fruits sucrés, du caramel et de la vanille. Bouche : Du xérès chaleureux, avec des fruits des champs, de l’orange, avec du caramel, de la vanille et une touche de bois épicé. Finale : D’une belle longueur, fruitée et boisée.

Martin 87%
Nez: Pâte de fruits, dattes, cerises, bois et vin chaud. Céréales et cassonade complètent bien. Bouche: Pommes mijotées, cannelle et cassonade. Épices, chêne et poivre noir. Caramel et vanille. Finale: Bien épicée et sucrée, avalanche de pommes et de vin. Équilibre: Un excellent dram original, un pur délice, ceci dit si on parvient à le trouver de ce côté de l’Atlantique…

Michel Couvreur Single Malt Vieilli en fût de Vin Jaune

46% alc./vol.
1600 bouteilles. Ces fûts proviennent du Domaine de Bénédicte et Stéphane Tissot et sont intensément imprégnés. Ayant connu plusieurs élevages de Vin Jaune (6 ans et 3 mois obligatoires pour l’appellation Vin Jaune), ils sont livrés non rincés, encore frais de vin – la lie et le voile étant encore présents. Élevés prndant 8 ans dans les parties très humides du chai, une légère réduction est nécessaire afin d’obtenir 46% vol. d’alcool. Bouteille de 500 ml.

André 79%
Vite comme ça, ça me rappelle un whisky en fût de Sauternes, le côté sucré onctueux du whisky est délectable, cosses de poires trempées dans la crème à la vanille, amandes non salées. Bouche sirupeuse, belle onctuosité, saveurs de salade de fruits et de vanille, quelques épices et fruits rouges, simple dans l’ensemble, notes de toffee, butterscotch, oranges, J’ai goûté un vieux vin des années 60 du Jura en SAQ et la finale me rappelle ces saveurs pas mal singulières, que j’ai de la difficulté à décrire. Philippe de la SAQ me disait que ce type de vin ne plaisait surtout pas à tout le monde. Ce whisky me laisse sur ma faim, peut-être dû au fait que je n’ai pas de référence au vin jaune et que les saveurs sont dans une palette qui m’est inconnue. Outre cela, la texture et la finale n’est pas si bien structurée et l’éventail de saveurs limité, ce qui explique mon engouement différent de celui de Patrick.

Patrick 89%
Tout simplement très bon, saura faire tripper l’amateur de whisky sucré et tous les autres qui cherchent simplement une alternative au dessert. Nez : Parfum très sucré, rappelant des pommes jaunes trop mûres. Bouche : Riche sucre très fruité, avec quelques notes de bois brûlé. Suave! Finale : Longue, sucrée et très légèrement épicée.

Martin 84.5%
Assez foncé pour un vieillissement en fût de vin jaune. Nez: Miel sucré et raisin blanc. Bois sec et herbe. Vanille et noix. Bouche: Arrivée en bouche sirupeuse et sucrée. Les épices prennent rapidement le fer de lance. Raisins blancs macérés, pommes mijotées, melon miel et sucre en poudre. Épices et chêne. Peut-être même un petit peu trop sucré. Finale: Chaude et agréable, elle rappelle quelques bons cask finishes, mais on dirait que son exubérance sucrée agaçe un peu. Équilibre: Bien plaisant, une autre expérience unique qui restera justement, unique.

Michel Couvreur The Unique

44% alc./vol.
Grain whisky de 4 ans d’âge.

André 88%
Étonnamment rafraichissant et désaltérant. Les parfums fruités et vanillés apparaissent avec grâce tout en étant robustes. Un whisky de grain vivifiant, s’affirmant avec une irrésistible allure. Un superbe placement, qui a en plus l’avantage, d’être peu cher payé. Superbe.

Patrick 88%
Un bon whisky rappelant en fait un whiskey irlandais! Nez : Sucré, fruits exotiques et agrumes, chêne frais, ainsi que quelques céréales humides. Bouche : Beau chêne juteux, agrumes et cassonade. L’ensemble présente un profil sucré/épicé. Finale : D’une belle longueur et fraîche.

Martin 85%
Jaune vif. Nez: Vague d’alcool assez prononcée à l’avant-plan, suivie d’un peu de grain, de fruits rouges et de canne à sucre. Bouche: Très sucré à l’arrivée. Sucre d’orge, petits coeurs à la cannelle, un peu de chêne et de fraises. Finale: Courte mais plaisante, dans une ambiance fruitée et sirupeuse. Équilibre: Une fois habitué au nez, c’est un beau petit whisky facile d’approche et qui fait différent des autres. Unique, quoi!

RV 82%
Germes de blé, grain vert et pelure d’oignon, voire un peu de poudre d’ail, sans nécessairement être désagréable. En arrivée l’oignon disparait et il est vraiment plus mielleux et son goût de grain tranquille engourdit un peu la langue.. La finale est un peu trop mollo mais son goût de houblon granuleux est efficace. Pas vraiment dans ma palette mais loin d’être un échec.

Michel Couvreur X 2003-2013

47% alc./vol.
L’ X est un single malt – single cask whisky distillé le 31 mars 2003 dans la distillerie Edradour en Écosse et élevé durant 10 (X) ans en fût frais et très imprégnés de vin d’Oloroso. Même spiritueux au départ que celui utilisé pour le Couvreur’s Clearach, mais dont l’élevage a été prolongé (10 ans au lieu de 3 ans), dans la partie « sèche » de la cave. Édition limitée de 1093 bouteilles.

Michel Couvreur est un embouteilleur indépendant Belge installé a Bouze les Beaunes en Bourgogne. Les whiskies vieillisent dans des caves en Bourgogne. Aujourd’hui décédé c’est sa fille unique et son mari Cyril Deschamps qui ont repris l’affaire avec beaucoup d’enthousiasme. Sans oublier sa maman madame Couvreur qui malgré son âge, 87 ans, reçoit encore, quelques fois certains clients, à Bouze pour une dégustation VIP. D’ailleurs avec leurs 5 garçons ils comptent bien assurer la continuité de cette belle entreprise familiale. Le maître de chai Jean Arnaud, est lui aussi un passionné qui fait vieillir les whiskies avec le plus grand soin.

André 92%
Quand on parle de grande qualité d’exécution dans l’utilisation d’un sherry cask, c’est en plein ce que ça donne. Belles grosses cerises muries à point, fruits secs mais encore collants de leur sucre résiduel, savoureux caramel onctueux chauffé à la poêle, oranges confites, toffee. Le nez est très évolutif et le whisky que vous sentez dès que versé dans le verre est complètement différent de celui qui s’est drapé d’une énorme étoffe de caramel dix minutes plus tard. En bouche, on a l’impression de s’assoir dans un gros fauteuil de cuir bien rembourré ou de conduire une vieille Cadillac des années 70, on vole presque. Le sherry est un peu pompeux sans être hautain ou acerbe, rond et charnu, encore plus de notes de caramel et de toffee fondu coulé sur des cosses d’oranges et de fruits secs. Le sherry ressemble presque à du vieux Porto de par sa texture et ses saveurs et arômes. On retrouve aussi quelques notes boisées, de belles tonalités de sucre et des épices qui pavent la finale de bonne longueur mélangée de fruits secs et de toffee. J’adore la noblesse de ce whisky qui a su se préserver de tomber dans quelque chose de pompeux et d’intouchable.

Patrick 84%
Nez : Xérès relativement chaleureux, avec une note boisée et une pointe d’amande. Bouche : Amandes et chêne brûlé, le tout baignant dans le xérès. Finale : Longue et chaleureuse. Balance : Un bon whisky, mais Michel Couvreur m’a habitué à mieux. 2e Dégustation: Patrick 92% : Oh que c’est bon ça. Un whisky riche et voluptueux. Chaque gorgée me remplit de bonheur. Nez : Beaucoup de fruits mûrs et de chocolat au lait avec un trait de vanille. Superbe. Bouche : Du beau xérès chaleureux, un peu de bois, du caramel et des épices. Succulent. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès.

Martin 89%
Nez: Sherry poussiéreux, chocolat noir, cerises, noix et oranges. Toffee et caramel, un beau mélange bien collant. Bouche: Chocolat et caramel, bois et vin rouge, fruits et retour du chocolat. Assez incroyable, même si un peu unidimensionnel. La force d’alcool par contre est tout-à-fait on point. Finale: Chaude et douce, sur toutes les belles notes sucrées exprimées précédemment. Équilibre: Solide, ça reste un excellent whisky, on s’en fout si Couvreur ne peut pas appeler ça scotch.

RV 91%
Chaude, très chaude; on multiplie le nom par 3. Doux caramel juste assez puissant, l’orange et le caramel ont quelque chose du Aberlour Abunad’h. En bouche, chaud (terriblement) et épicé, le développement est long mais tout en ardeur, avant la finale où l’on reprend son souffle dans du sucre brûlé. Tout un ratio âge versus goût, qui montre qu’au-delà des trucs des distilleries artisanales, il y a moins de démontre qu’un whisky à peine arrivé dans les 2 chiffres peut en paraître presque le double.