Las Vegas Distillery Nevada Whiskey

45% alc./vol.

André 84%
Un transylvanien qui distille à Las Vegas ? Wtf ?!? Nez rectiligne de whisky bonbon; sucre, fruits confits – oranges, livré sur un canevas au feeling légèrement savonneux. Malgré tout, bien ficelé mais sans trop d’excentricité. La menthe en finale étonne un peu. Un whisky simple mais difficile à décortiquer, j’opte pour le mi-figue, mi-raisin. Le conventionnel trouve toujours sa place et ce même à l’ombre de la « city of sins ».

Patrick 89%
Parfum léger et fruité (cerises au marasquin). En bouche, épices et cerises… Comme un bourbon, mais meilleur. Plus complexe en fait. Avec une pointe de vanille, de peau d’orange et de chêne brûlé. La finale s’étire sur la vanille et les épices. Bien balancé, moins sucré qu’un bourbon, bref, j’aime.

Martin 67%
Dans un esprit de collaboration, allons-y avec un esprit ouvert. Nez: Un peu agrumeux, un peu de bourbon savonneux. Des cowboys dans le bain. Comme la beuverie de Jackie Chan et Owen Wilson dans Shangai Noon. Aussi ennuyant que le film d’ailleurs. Bouche: Fruité, carameleux, pas très ample. Sans émotion. Finale: Rares sont les occasions où l’on apprécie que la finale ne dure pas trop. Équilibre: J’ai essayé, mais je ne suis vraiment pas impressionné. Le Nevada c’est décevant. Le Tullibardine des bourbons. C’est ça qui arrive quant tu achètes des alambics saisis au casino. Ça me donne envie de pleurer, donnez-moi une flute, je me sens comme Démétan sur la brosse.

RV 92.5%
À quelques kilomètres de la Strip, les déserts, les paysages et la végétation qui entourent Las Vegas est loin d’être kitsch. Une créature bizarre mais aussi une top modèle olfactive: parfait mélange de bourbon mais aussi du fruits, un nez rempli de cerises fraîches. Piquant en bouche, la recette de grains est intriguante, avec des élans de maïs mais sans tomber dans le corn whisky. Finale vanillée à saveur de blé, difficile à croire qu’il s’agit d’un première essai; avec cette bouteille, cette distillerie prouve elle aussi (après Woodstone Creek et Balcones par exemple) qu’avait de la passion, on peut atteindre un excellent, excellent résultat.

Las Vegas Distillery Rumskey

40% alc./vol.
Résultat de la distillation d’un whisky, d’un rhum, puis du mélange des 2 en seconde distillation.

André %
Heu… c’est quoi cette mixture transgène juste bonne pour la mixologie ? J’scuse mais y’a une limite à l’expérimentation pis un gars en bas nylon ça ne sera jamais sexy. Tout comme de partager le lit avec une lutteuse hongroise épilée ne fait pas partie de ma « wish list »…. Dans le present cas, ce n’est pas une question de ne pas être ouvert à l’innovation mais une simple question de bon goût. Sorry… too much for me.

RV 73%
Plus 330 points pour l’originalité, moins 332 pour le goût. Tenant davantage du rum que du whiskey, le nez (autant que la bouche et tout le reste) est très étrange. En bouche, pas de caramel: de la mélasse, très noire, qui se poursuit en finale, toujours plus près des îles latines que du Kentucky. L’aftertaste est quant à elle un peu plus en grain, sucré et feuillu (des feuilles de menthes brûlées?). Quelque chose à essayer sans contredit. Toutefois, aurait besoin d’un bon mixologiste, car bue straight c’est un bon challenge.

Patrick 89%
Nez de new make, marqué par un bouquet de fruits, de fleurs et de céréales. En bouche, des fruits, des céréales. Des fleurs. On jurerait plus un gin qu’un rhum ou un whisky. La finale est un peu courte, mais tout de même agréable, sucrée et fruitée. J’aime. Idéal pour une fin de semaine dans le bois. Ou un cocktail au centre-ville.

Martin 66%
Le liquide possède la transparence et la clarté typique d’un new make, ce qui est à la fois attirant et effrayant. Allons voir sans plus tarder de quoi il en retourne… Nez: La mélasse du rhum prend toute la place au début pour laisser ensuite place à un caramel brûlé un peu plus subtil. Non-vieilli, mais en avait-il vraiment besoin? Ça me rappelle un bonbon à la tire qui aurait été oublié derrière un calorifère l’automne d’avant. Somme toute je m’attendais à bien pire… Bouche: Très fade au début, mais une effluve de mélasse désagréable monte rapidement dans le nez. C’est précisément là qu’on constate son manque de vieillissement. Ça se termine rapidement sur un voile de canne à sucre fumée. Finale: Quand même long mais méchant. Seul l’alcool reste. Équilibre: Pendant un moment j’ai eu peur d’être guetté par la cécité. Ce n’est pas parce qu’on a une idée qu’il faut nécessairement passer à l’action. Le mélange rhum et whisky nous confirme encore une fois que ce n’est pas bien de coucher ensemble entre cousins.

Last Mountain Canadian Whisky

45% alc./vol.
100% malted barley, vieilli en Ex-Bourbon Barrels pendant 3 années et demie.

André 78%
Belle douceur au nez très effacé dans l’ensemble, rempli de miel et de vanille. À l’aération, notes de poires, pommes vertes, abricots. La bouche est sucrée, sirop d’érable, céréales Sugar Crisp, caramel et vanille, puis légèrement plus acérée, teintée de bois de chêne séché. La texture est liquide, un peu huileuse, agréable mais la jeunesse du whisky est encore bien en évidence avec la sensation de grains séchés et la sensation un peu rêche. Finale céréalée, mielleuse et caramélisée. Intéressant mais aura encore besoin de maturation pour se complexifier.

Patrick 69%
Une patente que je me serais bien passé de goûter. Nez : Odeur de new make cheap. Bouche : Le new make est toujours présent, mais laisse aussi la place à du sirop d’érable, des pommes vertes et un peu de chêne. Finale: D’une longueur moyenne, et pas vraiment plus agréable que le reste.

Martin 72%
Nez: Montée d’acétone et de sucre en poudre. Vanille, fruits, bois et touche lointaine de céréales. Miel? Un peu de pommes et de poires, bien ensevelies sous le sucre. Bouche: Vernis à ongles, fruits rouges et vanille. Céréales, chêne et épices. L’alcool est brûlant et acéré. Quelques dégustateurs seront probablement effrayés. Finale: Poivre blanc et chêne, vanille et sucre, pommes rouges et touche de caramel. Équilibre: Bien inachevé à mon goût, la construction semble bâclée, les épices de l’alcool sont beaucoup trop violentes et l’acétone du jeune whisky canadien est en vedette. Ce n’est pas un dram auquel je retournerai.

Last Mountain Distillery 4 Grain Whiskey Release #3

45% alc./vol.
Mashbill de 4 céréales, seigle, mais, blé et orge maltée. Fruit d’un mélange dont la maturation s’est effectuée en Ex-Bourbon barrels et New Oak barrels.

André 81%
Gousse de vanille, cosses d’oranges, abricots, bois de chêne mielleux, une touche d’épices. La bouche est sucrée et douce, vanille, oranges, melon au miel, abricots et poires, grains séchés, caramel dilué et une fine pincée de cannelle. La texture est un peu fade et diluée. Avec le temps, les notes d’oranges deviennent l’odeur principale. Finale de chocolat blanc aux amandes, vanille et abricots, sucres de fruits naturels qui prend des allures de sirop d’érable et de cassonade en rétro-olfaction.

Patrick 77%
Un autre whisky embouteillé trop tôt. Nez : Parfum extrêmement léger avec des fruits tropicaux sucrés. Bouche : Fruits tropicaux et agrumes, le tout posé sur la traditionnelle planche de chêne épicée. Finale : Un peu courte, marquée par les épices du chêne et l’alcool.

Martin 81%
Nez: Céréales grillées, miel sombre, pomme rouge, bois toasté, note herbacée sèche. Bouche: Caramel brun, noix de pacanes, poivre doux, datte, orange confite, texture un peu fade mais qui parvient à enrober sans trop de lourdeur. Finale: De persistance moyenne, vanille, chêne sec, cacao léger, amandes, toujours les amandes. Équilibre: Bonne cohésion entre grains, la douceur du maïs et des épices du seigle sont bien liées, un dram au caractère artisanal franc. J’haïs pas, mais c’est pas pour tous.

Last Mountain Distillery Canadian Rye Whisky

40% alc./vol.
Saskatchewan.

André 79%
Un rye whisky générique. Nez ordinaire de rye whisky sucré et caramélisé allié d’un mince couvert fruité. On a intérêt à le sentir dès le départ car il s’évapore rapidement, ce qui prépare pour l’arrivée en bouche, fluide comme de l’eau tout en étant relativement moelleux en bouche, mais sans grande personnalité, un baiser d’alcool sans passion. Le rye étonne par l’apport du sucre comparativement aux habituelles épices un peu acérées du seigle qui ne seront présentes qu’en finale de bouche. Cette même finale sans distinction aucune, que l’on associe souvent à bien trop de Canadian whiskies que l’on retrouve souvent sur les étagères du bas des magasins, vendus en format 1.14 litres en bouteille de plastique. On veut bien vouloir jouer dans la court des grands mais on risque aussi de se retrouver dans les ligues mineures.

Patrick 80%
Pas mauvais, mais bin ordinaire. Pour paraphraser une citation célèbre, « la vie est trop courte pour boire du whisky ordinaire ». Nez : Parfum plutôt ennuyeux présentant des effluves typiques d’un rye bon marché. Bouche : Au goût, c’est un bon rye, mais la texture plutôt aqueuse en fait un produit plutôt ordinaire. Finale : Un peu courte, marquée par les épices du rye et une touche de bois brûlé subtile.

Martin 79%
Jaune pâle et désaturé, surtout pour un rye whisky. Nez: Assez standard au niveau de la composition. Fruits rouges, bois, seigle et colle. Un peu de caramel et de vanille. Bouche: Arrivée un peu aqueuse, sur des notes de raisin rouge et de caramel brûlé. Le chêne et les épices du rye y sont aussi, mais accompagnés d’une vague d’alcool et d’acétone un peu maladroite. Finale: Surfe brièvement sur les notes élaborées en bouche. Équilibre: Sans grande personnalité, ce dram évoque beaucoup trop la mauvaise réputation des whiskys canadiens bas de gamme.

RV 79%
Les blocs Est et Ouest de part et d’autre du Parlement Canadien : imposant mais pour 99% de la population, sans grande signification. Nez des plus canadiens, le mélange seigle et caramel est on-ne-peut-plus-traditionnel. Toutefois, en bouche, la lourdeur habituelle de ce mélange n’y est vraiment pas; légères quoique chaudes, les saveurs sont assez monotones. La finale est quant à elle assez imposante mais austèrement canadienne. Un Crown Royal anonyme ou un Canadian Club ennuyant?

Last Mountain Distillery Smokey Single Malt Islay Barrel Finish Single Cask Release #4

63% alc./vol.
Distillé en 2016 et transféré en Ex-Bourbon Barrels pour maturation, affinage supplémentaire en Ex-Peated Islay Casks.

André 85%
J’ai entendu entre les branches lors de ma visite à la distillerie que le cask finish proviendrait de Laphroaig. Nez soutenu, fumée de tourbe médicinale lointaine, citron, miel, abricots. L’arrivée en bouche est comme un camion dix roues rempli de mottes de tourbe. C’est puissant, très épicé, cendreux et plein de fruits tropicaux (oranges, citrons, abricots). Superbe texture grasse qui aide à adoucir le fort alcool. Après une quinzaine de minutes dans le verre, l’alcool s’est amadoué et les saveurs passablement plus équilibrées. Finale soutenue et équilibrée à la fois, crème saveur de vanille, sorbet au citron, cendre froide et uppercut d’alcool. Belle découverte.

Patrick 86%
Un des meilleurs Last Mountain que j’aie eu, j’espère que cette recette sera fréquemment réutilisée. Nez : Un beau parfum de tourbe apparemment Écossaise, avec même une touche maritime. Simple. Efficace. Bouche : Les arômes se confirment, avec de la belle fumée de tourbe fraiche, une bonne intensité de sel, des fruits tropicaux et un peu de bois vert. Finale : D’une belle longueur, la finale est marquée par le sel.

Martin 86%
Nez: Fumée saline, citron confit, cendre froide, miel sombre, bois humide et pointe de pomme verte. Whoa, ça respire bien. Bouche: Élan massif, tourbe sèche, malt grillé, caramel brûlé, poivre noir, orange amère, avec une texture huileuse et serrée qui tapisse bien le palais. Finale: Longue, braise persistante, sel marin, cacao amer, chêne épicé. Équilibre: Un dram puissant et charpenté, dans lequel l’empreinte d’Islay domine tout en laissant respirer le malt canadien. Un beau coup

Last Mountain Distillery Straight Rye Whisky Single Cask

45% alc./vol.

Patrick 81%
Un bon rye présentant un beau mélange de saveurs et une bonne agressivité. Nez : Le parfum est léger et plutôt fruité. Bouche : Un beau mélange de bois et de fruits sucrées jusqu’à ce que les épices du seigle prennent le dessus. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le seigle et le bois brûlé.

Martin 84%
Nez: Seigle, poivre noir concassé, aneth frais, caramel ambré, bois toasté, avec une légère impression résineuse. Bouche: Arrivée vive, épices franches, cacao , pomme rôtie, miel, avec une texture ferme et légèrement granuleuse qui structure l’ensemble. Finale: D’une persistance moyenne, menthe poivrée, chêne sec, noix grillée et touche d’orange amère. Équilibre: Profil droit et épicé, bois bien intégré, un p’tit dram qui présente un caractère net sans excès de chaleur.

Last Mountain Distillery Straight Wheat Whisky

45% alc./vol.

Patrick 83%
Un bon whisky bien agréable à boire. Nez: Parfum de compote de fruits sans sucre (ou, du moins, très peu!). Bouche: Une belle intensité de saveurs, toujours la compote de fruits pas trop sucrée, à laquelle on aurait ajouté de la rhubarbe pas tout à fait mûre. Finale : D’une longueur moyenne, épicée, boisée et légèrement sucrée.

Martin 83%
Nez: Pain blanc chaud, miel, vanille douce, pomme mijotée, bois et vent de foin sec. Bouche: Texture moelleuse et crémeuse, caramel blond, biscuit sablé, poire mûre, amandes et cannelle légère. Finale: Longueur moyenne, sucre brun, chêne toasté, noix, thé noir léger. Équilibre: Harmonie tranquille, douceur du blé bien tenue par le bois, un dram au style accessible sans trop de défauts.

Last Mountain Single Cask 100% Wheat Whisky

45% alc./vol.

André 81%
Toujours étrange un single cask qui n’est pas embouteillé cask strength… Le nez est rectiligne et plat, céréales, miel, Sugar Crisp, vanille, léger bois de cèdre, oranges, cérélaes séchées en fond de scène. Bouche; sans surprises, texture diluée mais ensemble agréable, saveurs un peu ternies (mêmes saveurs qu’au nez), astringent en finale de bouche, cassonnade, toffee, marmelade d’oranges, notes de chocolat au lait et de céréales séchées en toute finale. Ce whisky manque de punch même si le style Wheat whisky est respecté. Il déçoit beaucoup au niveau de la texture en bouche et des saveurs prévisibles.

Patrick 77%
Le meilleur compliment que je pourrais donner à ce whisky est « insipide ». L’alcool de grain est trop présent tout au long de l’expérience, et domine la finale. Bref, j’ai l’impression que ça aurait pu être bon, mais qu’on s’est trop pressé à l’embouteiller. Les amateurs de moonshine apprécieront peut être. Nez : Le parfum est dominé par un feeling d’alcool de grain et de céréales mouillées et sucrées. Bouche : L’arrivée en bouche est aussi dominée par les céréales, mais le tout semble assez monodimensionnel. Finale : Courte, dominée par l’alcool.

Martin 83%
Nez: Miel, vanille, bois et herbe. Quelques fruits à chair blanche pointent le bout du nez. Le blé apporte une dimension différente qui nous éloigne légèrement du whisky canadien traditionnel. Bouche: Caramel et vanille. Bois sec et herbe, fruits rouges cette fois-ci, le tout bardé par chêne et poivre rose. Finale: Courte, mais chaude et épicée. Accents de bois sec, de cannelle et de poivre. Les fruits et la cassonade bouclent l’expérience. Équilibre: J’ai bien du plaisir à boire ce dram. Bien que c’est un embouteillage qui comporte peu de surprises, je trouve qu’il tente de flirter avec des sentiers disons moins battus.

Last Straw Rice Whisky

45% alc./vol.

Patrick 80%
Mon premier essai de ce whisky à l’aveugle ne fut pas très concluant… Mais en sachant c’est quoi, j’ai pu l’apprécier un peu plus. Bref, dans le style, c’est bien fait, mais ça ne me convertira pas aux « whiskys » de riz. Nez : Parfum de céréales mouillées…. Ou de riz mouillé? Avec un peu de caramel. Bouche : En bouche, le tout semble mieux défini grâce au chêne et ses épices, avec une touche de chocolat noir amer et un peu de riz brun. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et boisée.

Martin 78%
Nez: Vieux livre poussiéreux, vanille légère, herbes sèches, accent citronné. Bouche: Souple mais mince, sur le sucre blanc, le grain doux, un soupçon floral et une goutte de colle à bois. Finale: Courte, légèrement herbacée, un peu aqueuse mais bien sur le brin de scie. Équilibre: Concept intéressant mais résultat timide. Un dram qui se laisse tout de même boire, sans caractère marqué ni grande complexité. Un peu comme Des Kiwis et des Hommes épisode spécial pouding au riz.