Isle of Jura 10 ans Origins (ancien embouteillage)

43% alc./vol.
Archibald Campbell construisit la distillerie au début des années 1800, près d’une grotte où la distillation clandestine était exercée depuis déjà 200 ans paraît-il. Le malt produit alors était fortement tourbé, contrairement à ce qu’il est actuellement. La distillerie passa entre les mains de plusieurs gérants au cours des années et fut reconstruite en 1884 ; la production annuelle atteignait alors environ 300 000 litres de nectar. La forme particulière des alambics et l’utilisation d’orge très peu tourbée donnèrent au mal un goût très différent de celui produit par les distilleries de l’île voisine d’Islay… bien que le directeur actuel ait fait ses classes à Laphroaig!

André 86%
Valeur sûre. Pin, sel et fraicheur très océanique. Un scotch d’été ou d’hiver avec un bon feu de bois comme accompagnement.

Patrick 90%
Pin, sel au nez; au goût le pin, définitivement. Sec. J’adore.

Martin 86%
Couleur or, ou bien sherry à peine bruni. Nez: Légère vanille, citron sûrette, infime fond de tourbe. Pin et sel de mer gros comme le bras, de quoi se croire au large même de Jura. Bouche: On commence avec des canneberges, pour ensuite être frappé par le pin avant de finir sur le citron. Miel, épices et malt. Très sec. Finale: Sèche et raisonnablement longue sur des notes de chocolat huileux et d’iode. Équilibre: Pour le prix, c’est de la bombe. En-dessous du Diurach’s Own, mais au-dessus du Superstition.

RV 80%
Si vous ne savez pas c’est quoi du pin dans du whisky, essayez ca!

Isle of Jura 10 ans Origins (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

André 79.5%
Tourbe des iles qui me rappelle le Tobermory, pas la tourbe iodée et phénolique, mais plus végétale et organique. Nez huileux, beaucoup de nuances sur la vanille, de miel et de caramel ainsi que le sucre de fruits. Grosse poire mûre, la pomme verte, le raisin. En bouche, le whisky est plus relevé, épices boisées du chêne, la cannelle et encore la poire dans son jus avec une touche de sel. Une touche de tourbe terreuse aussi mélangée de poivre noir tranchant avec la poire, la vanille et le miel. Finale poivrée et épicée, qui écrase les pauvres fruits discrets, puis vagues de tourbe terreuse organique. Personnellement, je n’aime pas le style, la séquence des saveurs. De plus, de le diluer à 40% lui donne le coup de grâce final.

Patrick 88%
Toujours un très bon dram unique dans son genre.  Je ne comprends toutefois pas l’idée de l’avoir dilué à 40% alors que la tendance est plutôt de l’augmenter à 46%…  Dommage, ce procédé lui fait perdre quelques points.  Nez : Texture en bouche très huileuse.  Agrumes, vanille et une touche du pin si caractéristique de cette distillerie.  Sciure de pin en fait.  Bouche : Toujours la sciure de pin et les agrumes, le tout bien enveloppé par le chêne.  Aussi des notes épicées et salées à souhait!  Finale : Longue et salée.

Martin 83%
Nez: Légère tourbe voilée alliée à une douce céréale rappelant presque les Lowlands. Vanille, fruits et crème anglaise. Brin de scie. Bouche: Texture un peu décevante, mais qui mène sur de belles saveurs d’orge, de miel et de vanille. Bois de pin, tel l’ancien embouteillage, avec de belles épices. Finale: Air salin, bois et épices, petit retour sur le miel et l’orge. Équilibre: Pas mal, mais on aurait bien mieux fait d’augmenter ou d’au moins garder idem le taux d’alcool, mais non! On l’a baissé! Fail!

Isle of Jura 12 ans Elixir

46% alc./vol.

André 84%
Très fruité, la purée de prunes, les fruits secs, des agrumes maritimes et le fût de xérès, les oranges sanguines. Je suis un peu surpris, en bouche la texture agréable et le fût de xérès qui me désolait tant dans les éditions passées de la distillerie se veut plus équilibré et semble de meilleure qualité. On reconnaît bien ces mêmes notes des fûts de sherry de Dalmore, ou demeurent tout de même quelques (plus) discrètes notes un peu vieillottes pas super agréables. La bouche poursuit la lancée du nez, bien fruitée, accents de caramel et de toffee, de chocolat noir et toujours ces mêmes oranges et le gingembre en fin de bouche. Belle amélioration sur les éditions précédentes mais cela me déçoit de voir le potentiel inexploité de cette distillerie, qui mériterais beaucoup mieux que les éditions grand-public de celle-ci. Il suffit de goûter à leur single cask pour voir toutes les qualités que cette distillerie peut receler.

Patrick 89%
Un très bon dram à un prix raisonnable, j’en ai d’ailleurs acheté une bouteille sans hésiter. Nez : Fruits très mûrs, pointe de fumée et chêne légèrement brûlé. En fait l’ensemble est dominé par un délicieux caramel fruité. Bouche : Toujours le caramel fruité avec de belles épices et une pointe de fumée et de bois brûlé qui viennent agréablement relever le tout. Finale : D’une belle longueur, dominée par le bois brûlé.

Martin 88%
Son coloris est celui du parfait whisky ambré, on dirait pratiquement que c’est ce qu’ils ont pris pour les photos du verre Glencairn. Nez: Un arôme saugrenu composé de vanille et de cannelle, d’amandes et de café, ainsi que de toffee et d’orange. Un puissant malt sucré souligne le tout. Bouche: C’est ici que le charme fonctionne. Sherry à fond, caramel, gingembre, fruits séchés, épices et un peu de grains de café. Belle amplitude en bouche. Finale: Moyennement longue, chaude, fruitée et épicée, avec une pointe de fumée. Équilibre: Une très belle découverte. Pas le plus grand des Jura, mais il score tout de même assez haut pour activer un convecteur temporel et peut de surcroît se vanter d’avoir le taux d’alcool parfait pour faire exploser ses saveurs…

Isle of Jura 16 ans Diurach’s Own

43% alc./vol.

Patrick 89%
Un très bon dram, idéal pour les dimanches d’automne, au coin du feu, en regardant le football à la télé.  Nez : Agrumes, pêches, cuir et caoutchouc.  Bouche : Très huileux en bouche.  Saveurs complexes où l’on retrouve pêche, citron, chocolat noir, caramel, cuir et sel, le tout enveloppé dans un léger voile de fumée.  Finale : Longue, suave et marquée par le cuir et le sel.

Martin 91.5%
Visuellement, un feu roulant teinté orange vif habite le verre… Nez: Léger pneu caché derrière un beau gros citron. Pêches et caramel sont aussi de la fête. Un nez calme et équilibré qui commande le respect de ses 16 ans. Bouche: Caramel, toffee et cannelle balayent la fumée hors de vue avec une vélocité effarante. Pêche et citron reviennent ensuite bras dessus, bras dessous avec une touche de chocolat noir. Finale: Miel et citron se battent longuement pour rester à l’avant-plan. Comme une pastille Halls. Douces notes de cuir et de terre. Équilibre: Un remarquable whisky. On comprend maintenant pourquoi les habitants de Jura ont voulu le garder pour eux aussi longtemps.

Isle of Jura 18 ans

44% alc./vol.
Le temps et la marée n’épargnent personne, dit le proverbe. Mais dans l’île de Jura, le temps s’étire sous l’influence des saisons successives que tempère un microclimat exceptionnel. Après un séjour en ex-fûts de bourbon, il bénéficie d’un affinage d’au moins deux ans en barriques de premier grand cru classé bordelais.

André 76%
Oranges, légère fumée de tourbe terreuse et organique vraiment weirdo, vieilles cerises éventées, chocolat noir amer, petits fruits sauvages, une touche de cannelle. Quelques notes tirées du red wine cask bien discrètes. La texture est intéressante, léger aspect gras qui disparait rapidement. Le côté épicé est plus fervent. Aspect vineux qui se mélanges aux oranges et aux fruits sauvages. Cerises, terre mouillée, cannelle, chocolat et coffee beans, caramel, réglisse, cire d’abeille. Finale liquide, fruitée et épicée, poivrée, un peu tannique et terreuse ainsi que de caramel brûlé.

Patrick 75%
Il y a quelques années, cette distillerie a fait un grand ménage dans ses fûts pour se débarrasser de ceux qui avaient un problème. Il semble qu’ils en aient oublié un. La moitié de mon verre a d’ailleurs fini dans l’évier. Nez : Ouf, ça sent mauvais ça. Il y a du beau malt et du beau xérès, mais aussi des notes de feuilles moisies… Après quelques minutes, le caramel finit par remplacer les feuilles moisies. Bouche : Du bois brûlé, du xérès, des feuilles un peu moisies et… Ah, bof, ça ne vaut même pas la peine. Finale : D’une longueur moyenne, mais trop longue en fait. J’ai pris un verre d’eau pour la rincer.

Martin 72%
Nez: Tourbe vineuse, orange terreuse, vanille et racine de gingembre un peu défraîchie. Il y a sous tout cela une impression de purin pelleté sous la paille entre les rangées d’un champ de fraises. Ouin. Bouche: Texture un peu aqueuse. Vanille et miel, xérès stagnant, vin fortifié, fruits rouges, terre humide. Finale: Cire d’abeille et tourbe sur une touche de cuir. Équilibre: Un fût défectueux? Je ne peux pas croire qu’on nous refile un 18 ans de ce niveau. Il y a sûrement une erreur à quelque part.

Kim 55%
Dégusté à l’aveugle, ce qui prouve que même sans savoir que j’ai affaire à du Jura, je n’aime pas du tout. Nez : Sel au citron, raisin chimique, céleri et j’hésite entre fond de poubelle qui fermente pendant une canicule ou bien du vieux vomi semi-séché. Je dois me forcer pour lui goûter. Bouche : Ouf, ça commence doux mais s’en va vite vers une astringence prononcée, avec finale sur le raisin chimique. Un gros non.

Isle of Jura 19 ans The Paps

45.6% alc./vol.
Vieilli en fûts de chêne blanc américain avant d’être affiné en fûts ayant contenu du sherry Pedro Ximenez durant 40 ans, The Paps fait partie d’une série lancée par la distillerie Jura à l’origine pour le marché des boutiques hors-taxes. The Paps font référence à deux montagnes (Mountain of the Sound, Mountain of the Gold) qui sont situées sur le côté ouest de l’Ile.

André 81%
Le nez dévoile rapidement cette même tourbe terreuse bizarre retrouvée dans l’édition The Loch. Agrumes, nectarines, poires, fruits séchés, caramel et vanille, raisins verts, oranges sanguines. Un quart d’heure dans le verre aide à beaucoup équilibrer les arômes et ce qui laisse aussi la chance à d’importantes de gingembre à s’extirper du verre. La bouche est très étrange, liquide et sans trop de structure, fortes notes boisées, de gingembre et de poivre. Les saveurs sont presque muettes et effacées. Couverture de caramel coiffant des oranges sanguines, des cerises séchées et des raisins verts, fruits séchés, gummy bears. Mélange de tourbe herbeuse et terreuse, très organique comme résultante. En désespoir de cause j’ajoute un peu d’eau (ce que je fais TRÈS rarement) et c’est beaucoup mieux. Les saveurs sont plus intégrées, les épices plus frivoles aussi. Finale poivrée et épicée, quelques notes de chocolat et de café au lait. Très déçu, j’espérais beaucoup plus de complexité et de raffinement d’un whisky de cet âge.

Patrick 84%
Un bon scotch très marqué par les notes maritimes. Un peu décevant au niveau de la balance, surtout considérant que c’est un whisky de 19 ans. Nez : Xérès présentant des fruits bien mûrs, presque trop même! Le tout est accompagné d’arômes rappelant la mer à marée basse. Bouche : Un mélange de xérès chaleureux plein de fruits mûrs, avec du sel et des algues à sushi. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le sel de mer.

Martin 82%
Nez: Tourbe herbeuse, raisins et oranges. On tourne autour des mêmes centres d’intérêt des récents embouteillages NAS de la distillerie. Vanille, caramel et fruits rouges en compote. Bouche: Marmelade, cerises, réglisse, sucre brun et épices. La texture n’est pas trop ample, mais pas trop fade non plus. Finale: Chêne et xérès, poussière et tourbe grasse et bizarre. Équilibre: La complexité et la personnalité laissent un peu à désirer, surtout pour un whisky avec ce pedigree.

Isle of Jura 21 ans

44% alc./vol.

André 86.5%
Typiquement Jura dans le style. Beaucoup d’orange sanguine, purée de fruits divers, miel en puissance. Le whisky a beaucoup de corps mais demeure étrangement astringent et vif. En respirant, les fruits confits et la légère tourbe disparait mollement. Ensemble pas très tourbé mais pleinement fruité. Finale de vanille, de miel et de notes de chêne. Contre-attaque de cerises au Marasquin, de pêches et rétro-olfaction d’agrumes et d’oranges. Un bon whisky dans son ensemble mais qui manque d’audace et de surprise, plus près des Highlands que des îles de l’ouest.

Patrick 85%
Genre une serveuse au Dagobert, intense, pas subtile, agréable à première vue, qui impressionne les amis tant qu’il s’agit du digestif et non de l’apéro. Nez : Parfum de riche xérès, avec des oranges sanguines et une subtile note maritime. Bouche : Toujours les oranges sanguines et le xérès, ainsi que la touche maritime. Et un peu de cuir. Très intense, pas nécessairement très subtil. Finale : Longue, langoureuse, intense et pas subtile.

Martin 86%
Ambre profond et ultra-riche. Nez: Orange, miel et orge à fond. Léger léger cuir. Fruits mijotés dans le sirop. Bouche: Le peu de tourbe fait place à un délicieux rayon de miel épicé. Encore orge et cuir. Finale: Astringent sur la fin, frappe avec justesse sur toutes les notes délicieuses et juteuses classiques du fût de sherry. Équilibre: Un grand et un excellent Jura, mais le 16 ans lui est un petit peu supérieur.

Isle of Jura Boutique Barrels 1995 Sauternes Finish Cask #8

58.9% alc./vol.
Bouteille 86 de 270.

André 91.5%
Wow quelle douceur, quel sucré du fût de Sauternes, un whisky treat. Au nez, raisins verts et gummy bear, vanille, agrumes et citron, pastilles au miel. Direct dans mes cordes… et je suis pendu au verre, attaché aux arômes qui fuguent du verre. Fluide et velouté en bouche on dirait un whisky à 40% d’alcool, incroyable… En bouche, les mêmes gummy bear et les pastilles au miel, les poires qui s’accompagnent d’une bonne dose de sucre. Finale longue et doucement sucrée. Bien que les saveurs n’apportent rien de nouveau, la sensation amoureuse du whisky en bouche hallucinante. J’adore la conjonction du miel et du sucre des gummy bear qui calment l’alcool de près de 60%. J’adore !

Patrick 93%
Tellement bon, délicieux et savoureux!! Sucré comme on aime les « casks » de Sauternes, avec de belles épices pour nous rappeler qu’on a affaire à un excellent scotch! Nez : Sent le dessert autant qu’un scotch peut y arriver. Miel, sucre, caramel et quelques agrumes. Bouche : Wow, c’est tellement bon! Miel, caramel, quelques fruits, ananas, gingembre et un beau mix savoureux d’épices du chêne. On ne sent pas du tout la force de l’alcool. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 91.5%
Ambre orangé généreux. Nez: Sucre brun épicé, sauternes bien sûr, avec miel, menthe poivrée et fruits. De la bombe. Bouche: Caramel, fruits bien rouges, gingembre et chêne. Se marierait à merveille avec bien des chocolats. Finish: On sent la force de l’alcool, mais au lieu de nous combattre elle nous embrasse complètement. Le bois du fût et les épices nous font aisément tomber sous leur charme. Équilibre: Un beau coup de filet pour le KWM. La tragédie des meilleurs whiskies c’est que souvent on ne les reverra jamais.

Isle of Jura Prophecy

46% alc./vol.
« Nul n’est prophète en son pays »… pas si sûr ! En tout cas, cette version mérite bien son nom « prophecy » car, en dépit de son jeune âge, elle ressemble à un vieux guide spirituel portant la parole divine. A-t-elle pour mission d’apaiser toutes les superstitions ? A-t-elle pour but de nous donner l’envie d’apprendre le vieux norrois (vieil islandais) ? Le nom Jura vient de « hjörtr » qui signifie daim dans cette langue.

André 78%
A un peu ce même petit fond désagréable des Dalmore. Miel et fruits sauvages. Oranges. En bouche; difficile à cerner, fruits secs, sherry, bois humide, une touche d’eucalyptus sur un fond de texture cendreuse ou poussiéreuse. Finale de fruits en crescendo et gifle d’alcool. Je n’accroche pas… balance déficiente et toujours cette sensation désagréable de fûts de sherry de mauvaise qualité. Y’a quelqu’un qui semble boire sur la job à la distillerie Jura. On dirait qu’ils font exprès de s’attarder sur ces types de fûts qui sentent et goûtent le vieux, gorgé de sherry macérés. La distillerie qu’on aimerait aimer mais qui semble ne pas réussir à trouver sa niche.

Patrick 90%
Sel, tourbe et xérès dans un équilibre quasi-parfait.  Belle profondeur, belle complexité et belle texture huileuse en bouche.  Nez : Délicieuse tourbe toute en subtilité avec des notes de fruits, de vanille, de viande juteuse et de fruits.  Bouche : Tourbe et xérès, avec u peu de sel et de farine.  Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Martin 88%
Beau orange bruni, miel profond, bière ambrée. Nez: Un léger voile de tourbe se dresse devant un mur de fruits et de céréales. Citron, vanille et crème avec quelques fraises blanches genre pas tout-à-fait mûres. Bouche: Vanille, chocolat au lait et épices. Belle vague mielleuse et fruitée qui se laisse porter sur une petite volute de fumée. Finale: La tourbe continue agréablement ici avec curieusement une touche de sel marin. La sécheresse du fût se manifeste à cette étape de façon fort plaisante. Équilibre: Beau peated de jura. Plus de caractère que le superstition, tout en restant sobre et en évitant les pièges du Elixir 12 ans. J’aurais par contre aimé qu’il porte un énoncé d’âge.

RV 88%
Odeurs pesantes de sel et de beef jerky tout autant sale, tellement sale que la viande se goute a peine. Plus tard vient l’étrange tourbe du Jura superstition. En bouche, la farine de blé entier, assez vif sans toutefois être sec. La finale est élégante, relevée, expressive. L’aftertaste est aussi similaire. Le genre a servir a ceux qui ne jure que par Islay (et qui ne veulent jamais en sortir) pour prouver qu’il y a moyen de faire tourbe et insulaire sans imiter l’ile mythique.

Isle of Jura Rare Vintage 1988

52.8% alc./vol.
Batch #2 Asian market exclusive, Distilled 1988, Bottled 2019, Bottle #975 of 1500. Maturation initiale en Ex-Bourbon cask et affinage en Ex-Port Wine Cask.

André 89%
Nez alléchant, rempli de fruits rouges, sensation moelleuse. Fruits secs, sel de mer, réglisse rouge. La bouche est ample et généreuse; mangue, fruits secs, réglisse et pommes, apricots, miel. Légère touche de soufre, vite balayée par l’apport de fruits rouges séchés. La touche maritime est elle aussi marqué. Finale musclée, très fruitée, les notes de soufre sont plus importantes mais bien équilibrées, se prolongeant sur des notes de sel de mer et de poivre.

Patrick 90%
Les vieux Jura sont toujours différents des plus jeunes, le distillat laissant l’avant-scène aux fûts. Et, quoique j’aime bien les jeunes Jura, les plus âgés n’ont rien à leur envier depuis quelques années. Nez : Wow… Ok, après avoir écrit ce mot, j’ai dû passer 15 minutes à humer le whisky tellement le parfum est agréable! Un beau parfum de chocolat au lait, avec des cerises, des prunes et des framboises bien mûres. Bouche: Alors que le parfum était plutôt sucré, la bouche est plutôt boisée et épicée même si elle déborde tout de même de fruits tels les framboises, les prunes et les cerises. Le tout est porté par une superbe texture. Finale: D’une belle longueur, boisée et fruitée, avec une petite amertume.

Martin 88%
Nez: Fruits rouges et sirop pour la toux. Sel, bois sec, fruits séchés. Céréales mouillées et herbe fraîche. Bouche: Champ de fraises, léger cuir, tannin du bois. Poignée d’épices. Bien plaisant. Finale: le bois sec domine, avec une bonne vague de fruits, de cuir, de réglisse et de sucre brun caramélisé. Une lointaine et timide tourbe boucle le portrait. Équilibre: Un bon millésime, un bon taux d’alcool, un bon dram à partager. Merci!