Bruichladdich 16 ans Cuvée E – Château Yquem Sauternes Finish

46% alc./vol.

André 87%
Encore une fois cette superbe couleur rose-pêche. De nouveau, ce fruité du vin au nez, les raisins et un bel apport vanillé. Plus franc et sec en bouche que la cuvée C Margaux, ce qui écourte malheureusement sa finale ou plutôt qui assèche sa finale. Dans la ligné du Margaux, très vineux mais moins de persistance en bouche, ce qui lui fait perdre quelques plumes pour sa finale trop abrupte. Agréable mais mon cœur penche pour le Margaux finish.

RV 82%
Un bon pain chaud, mais qu’on oublie facilement une fois le repas terminé. Vanille et belle douceur olfactive. Superbe rondeur mais semble demeurer en sourdine. La longueur manque aussi de vigueur.

Patrick 88%
Sucre d’orge au nez. Au goût, le sucre explose et laisse des arômes de fruits dans son sillage. Effet de chaleur très agréable, mais qui coupe un peu trop vite en finale.

Bruichladdich 16 ans The Bordeaux First Growth Series Cuvée « D » Pessac-Leognan

46% alc./vol.

Patrick 90%
Un superbe whisky, il est dommage que Bruichladdich ne présente plus ce type de scotch! L’ensemble de cette série fut magistral, et cet embouteillage en est un autre bel exemple. Nez : Parfum dominé par des notes de vin agréablement sucré, avec de belles notes de raisins verts et une touche d’orge. Bouche : Toujours le vin sucré et les raisins verts, avec un peu de bois frais et agréablement épicé. Finale : D’une superbe longueur, sucrée et épicée.

Bruichladdich 17 ans 1992 PX

46% alc./vol.
Série 2, distillé en 1992, embouteillé en 2009, bouteille 5743 de 6000

André 89%
Sherry un peu vineux, notes de pâte de fruits et de petits fruits des champs, gâteau aux fruits, miel chaud et sucre fondu. Dattes et raisins secs, figues poussiéreuses. En bouche, le whisky est doux et approchable, ça me fait un peu penser à un Macallan (ancienne version). Le sherry est goulu et doux, beaucoup de canne à sucre et de caramel. Saveurs de dattes et de raisins secs, de gâteau aux fruits avec une finale épicée avec diplomatie saupoudrée de sel de mer. La palette aromatique de ce whisky est certes limitée mais la qualité de la présentation ne fait aucun doute. L’amoureux de sherry en moi est heureux.

Patrick 89%
Nez : Xérès, fruits mûrs et cassonade.  Bouche : Cassonade, vin chaleureux…  OMG!  Ai-je mentionné « vin chaleureux »?  Wow, un belle vague vineuse chaleureuse et sucrée.  Finale : Longue, intense et chaleureuse.  Balance : En fait, tellement chaleureux et intense que je le recommanderais pour les soirées où l’on ne veut pas prendre plus d’un dram.  Bref, j’aime, mais à petite dose.  Un peu comme un succulent plat un peu gras : Juste à y penser on salive, mais si on en abuse, on l’aura sur le cœur pour quelques jours.

Martin 91%
Roux profond hyper-orangé, presqu’un mélange entre le Fruitopia aux fraises et son collègue à l’orange. Nez: Toutes les notes typiques d’un fût de sherry nous sautent au nez, avec en prime un genre de vin chaud du temps des fêtes. Sucre brun et fruits des champs. Petite lanière de cuir. Bouche: Belle et douce vague de chaud caramel salé, accompagné subtilement de cuir, de feuille de tabac et d’encens, arôme bois de teck. Salade de fruits et thé glacé. Sublime. Finale: Une fois qu’on y est pris, la finale refuse de nous abandonner. C’est ici que la tourbe de Bruichladdich vient percer l’épais nuage de l’influence du xérès. Équilibre: Un dram pour les grandes occasions. Le « foie gras » des Islay Single Malts. Décadent à l’extrême, peut-être même trop…

Bruichladdich 18 ans 2nd Edition

46% alc./vol.
Finition en fût de jurançon français.

André 88%
Jim McEwan ne cessera de nous étonner. Voici un autre exemple de son savoir faire et de sa capacité à nous livrer des Bruichladdich sous une autre facette. Nez un peu effrayé; miel, poires, lime et fruits de la passion où l’influence du fût est bien présente. Ça sent la délicatesse et la « sexytude ». Il s’exprime de façon plus maritime en bouche, offrant un mélange sweet and sour salé et des influences de type de ceux que l’on retrouve dans le chêne blanc. L’alcool se pointe le bout du nez en finale et votre langue et vos papilles sautilleront de joie tandis que les arômes elles, resteront en vol stationnaire entre la gorge et votre palais. Nicely done once again.

Patrick 91%
Nez : Agrumes et fruits tropicaux, l’ensemble étant plutôt sucré et définitivement fruité. Bouche : Touche de sel et mer de fruits tropicaux. Soupçon de sel et de chêne à la seconde gorgée. Quel ensemble!! Finale : Longue, sucrée-salée, savoureuse, chaleureuse. Balance : Complexe, parfaitement équilibré, une autre réussite de l’une de mes distilleries préférées.

Martin 88%
Nez: Cheddar vieilli et fruits des champs. Cassonade et yaourt. Raisins secs bien frais. Bouche: Raisins un peu plus âcres une fois rendu en bouche. Léger cuir, astringence du sherry. Les saveurs sont raffinées et amples. Finale: Douce et sucrée, elle ne se fait pas trop sentir, elle part prestement en fumée. Équilibre: Certainement pas mauvais, mais la finale décevante lui fait malheureusement perdre quelques points.

RV 88%
Bruichladdich, joué dans une autre gamme. Immédiatement, les narines nous indiquent qu’il ne s’agit pas d’un Bruichladdich standard, et qu’une finition particulière y est probablement pour quelque chose. Très sucré et fruité, on y détecte même de la cassonade. En bouche c’est la suite normale du nez, bien proportionnée, le tout conclut avec du bonbon peut-être un peu trop fort à mon goût. Un peu à l’image du Glenmorangie Nectar d’Or, un baril qui dénature un peu trop mais qui peint au moins un paysage intéressant.

Bruichladdich 19 ans Château Yquem / Bourbon Cask 1990 « Work in Progress »

% alc./vol. inconnu.
Cadeau de Jim McEwan, % d’alcool inconnu mais près du 70%. Un « work in progress » est un échantillon de la distillerie directement tiré du fut, qui est toujours en cours de maturation et qui n’est donc pas disponible sur le marché.

André 89.5%
Sucre et torréfaction. Cassonade brûlée. Le fort taux d’alcool est contrebalancé par le sucré qui calme le tout. L’alcool est très présent en bouche et fait ombrage au reste jusqu’à la finale ou l’on sent que la bouche et le palais se sont habitués à un si haut degré d’alcool et qu’enfin le duo caramélisé et fruité apparaisse dans une valse de cerises marasquin.

RV 88%
Tourbe caramélisée à la Bruichladdich. Le bois et les tannins sont peut-être un peu trop fort… mais bon, dans le Abunadh aussi ils étaient trop forts, et ça ne gâche pas la finale. L’arrivée en bouche tarde à se développer mais est très sucrée, en demeurant sur la langue de manière très pesante. L’aftertaste est très caramélisé mais tout de même adéquat.

Patrick 94%
Vineux et très très très riche. Une montagne russe d’intensité: doux, intense, doux, intense. Sucre brûlé. Petit côté marin, salin. La mer n’est pas loin, cachée par le vin. Cerises au marasquin en finale.

Bruichladdich 1989 Bourbon Cask #44

53.5% alc./vol.
Cask #44

Patrick 89%
Le nez discret m’a complètement fourbé! Tout explose une fois en bouche, pour notre plus grand plaisir! Bref, quelques points en moins pour le nez qui a fait son difficile, mais en bouche, si tous les scotchs étaient fait sur la même recette, je ne m’en plaindrait même pas! Nez : Chêne, discrets fruits tropicaux et vanille subtile. Bouche : Oh oh! C’est ici que ça se passe! Fruits tropicaux, tonne d’épices du chêne et surtout, une belle touche de fumée discrète, mais impressionnante! Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne brûlé, l’orge et une touche de fumée.

Bruichladdich 21 ans 1990 Micro-Provenance Single Cask Exploration

46% alc./vol.
Château Latour Cask Finish, bouteille 68 de 70. Embouteillé exclusivement pour le NATO E-3A Component Squadron 4 Belgium.

André 92%
Quelle couleur rougeâtre, très spécial ! Au nez, le fût de vin rouge, viande à fondue, fruits sauvages, fraises, un peu liquoreux et sucré, douceur de dentelle, complexité et raffinement. Texture langoureuse en bouche, l’effet du red wine cask est hallucinante, les fruits rouges divers, fruits sauvages, avec un effet un peu camphré en fond de bouche, donnant l’impression que le taux d’alcool est plus élevé. Un peu de porosité en finale, fruité avec passion, un peu sèche et épicée mais en crescendo de fruits rouges (cerise, fraise) divers et rehaussé de notes de vin rouge. Tout à fait dans mes cordes, j’adore.

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais un peu unidimensionnel et très marqué par l’alcool.  Nez : Vin rouge intense, raisin, chocolat.  L’alcool semble plutôt fort.  Bouche : Belle texture chaleureuse, vin rouge brûlant, un peu de chêne brûlé et de chocolat noir.  La force de l’alcool semble beaucoup plus forte qu’elle ne l’est en réalité.  Finale : Longue et épicée.

Martin 92%
Rouge foncé, brun terre de sienne. Nez: Chocolat, orge, raisins rouges. Belle douceur, fraises mijotées et caramel. Bouche: Caramel et épices. Texture riche et raffinée. Viande fumée, jerky, raisins et caramel. Vin rouge et fruits des champs. Bien sûr un beau fût de chène pour contenir tout ça. Finale: Longue et relevée, elle nous laisse langoureusement surfer sur des notes de fruits, d’épices, de bois et de merlot doux. Équilibre: Bien que la plupart des sherry casks soient appréciés de tous, ceux qui osent les wine cask finishes sont souvent récompensés au centuple.

Bruichladdich 21 ans Cuvée 382 La Berenice

46% alc./vol.
Maturation en fût de chêne américain et affinage en fût de vin de Château Barsac et de Sauternes. MG41 – L’âge d’or.

André 88%
Très aromatique; purée de fruits. pelure de raisins, prunes, poires et oranges. Doux et soyeux et presque vineux, un brin de miel floral. L’arrivée en bouche est mielleuse et on remarque bien le travail des céréales nappées de confiture de fruits et de la vanille du bois. La texture est soyeuse mais un peu plus soutenue en fond de bouche et l’alcool nous émoustille le fond de la langue. Les fruits sont encore une fois la pierre angulaire de ce whisky aux accents vineux et veloutés. La finale est longue. les épices y joueront un rôle déterminant. Malheureusement, celle-ci n’offrira aucune autre surprise, les fruits, les noix et le miel poursuivront leur apport soutenu dans un style fort bien équilibré.

Patrick 85%
Nez: Beau sucre typique d’un Sauternes. Chêne. Bouche: Sauternes sucré-salé!? Toujours le chêne, avec un peu de vanille. Finale: Belle et longue, raisins moisis. Balance: Bien équilibré, mais une petite fausse notre vers la finale.

Martin 89.5%
Orange profond du xérès presque brun. Nez: Orge et miel sucré, suivi de vin juteux et de raisins blancs. Vanille et légère fumée, caramel et malt grillé. Bouche: Fruits sucrés, beurre de miel, épices et bois, vin rouge, xérès et cuir. Finale: Doux et sucré, boisé et épicé à la fois. Délicieux. Équilibre: Un autre classique à classer dans la catégorie « whisky à boire en revenant de pelleter l’entrée un mercredi soir de février »…

Bruichladdich 21 ans Cuvée 407 Pedro Ximenez « La Noche Bocca Arriba »

46% alc./vol.

André 93%
Superbe… Quelle onctuosité, quel raffinement. Chocolat noir, cerises noires trempées dans le chocolat, gâteau aux fruits, fruits séchés, pelures de pommes, raisins secs, résineux et collant, presque pâteux en texture. La texture de la bouche est succulente, l’effet huileux du whisky sert bien de barrière aux épices et à l’alcool; clou de girofle et cannelle, chocolat noir, cerises noires trempées dans le chocolat, café expresso, raisins secs et une touche de bois de chêne séché, abricots, miel, les wine gums peut-être. Sirop pour la toux aux cerises. L’étonnement vient de la proportion d’épices et de poivre noir moulu en bouche, très soutenues et qui tranche d’avec la texture huileuse presque sirupeuse. Finale moyenne-longue, qui s’étire sur les fruits épicés et le poivre concassé. Une belle expérience de dégustation, saveurs variées, incroyable texture, on fait dans l’opulence et presque l’excès.

Patrick 90%
Un superbe whisky de dessert, d’une intensité égale à son équilibre, c’est-à-dire, grandiose. Nez : Parfum de succulent vin sucré, chocolat au lait, raisins secs, cerises noires, abricots et miel très subtil. Bouche : Chocolat noir, bois brûlé, vanille, cerises noires, raisins secs, miel et poivre noir. Finale : D’une belle longueur, avec du bois brûlé, un peu de fumée et du xérès sucré.

Bruichladdich 21 ans Cuvée 640 Eroica

46% alc./vol.
Finition en fût de Limousin de l’Aquitaine.

André 81%
Nez très fruité, purée de poires, un filet d’épices… Aromatique mais offrant un éventail limité au nez. Je ne suis pas impressionné du tout. L’affinage est perceptible mais pas nécessairement évident. En bouche, les oranges sortent avec surprise d’un peu nulle part, les poires poursuivent leur vole plus discrètement, la texture est un peu grasse et ce n’est pas désagréable. La fin de bouche est plus pointue, les épices ont maintenant pris leur place et on retrouve aussi une légère sensation sèche et astringente assez prononcée qui, une fois jumelée au sel, coupera la finale brusquement. Je lui trouve aussi des saveurs apparentées à la banane et à la vanille. Un whisky dont le scénario est bien choisi, mais où les acteurs ne savent pas lui rendre justice.

Patrick 92%
Nez : Dès la première inspiration, on sait qu’on a affaire à une réussite de Bruichladdich. Les arômes sont un mélange complexe de fleurs, de fraises, de chocolat noir, de sel de mer et d’oranges. Bouche : Sublime : Le sel de mer et le chêne en premier lieu, mais rapidement rejoint par la fraise et les fleurs, puis par le chocolat noir… Wow! Finale : Longue, complexe et savoureuse. Balance : Si complexe, si bien balancé. Dommage qu’il soit si cher, ce qu’il lui fait perdre quelques points. (pour ceux qui trouvent dommage que le facteur prix influence mes notes, je suis ouvert aux contributions en argent ou en liquide!)

Martin 90%
Jaune doré aux accents prismatiques. Nez: Orge, caramel, et herbe. Fleurs, orange et poudre de cacao. Assez complexe et insolite à la fois. Notes de biscuits petit-beurre. Bouche: On débute sur du bois et de l’orge salée, pour ensuite passer par du beurre, juste pour finir se sucrer le bec dans un mélange de fraises et de miel, de vanille et de chocolat blanc. Magique. Finale: Sèche et boisée, avec d’agréables accents de fumée, de vanille et d’épices astringentes, mais qui ne dure malheureusement pas assez longtemps. Équilibre: Un solide et étonnant Bruichladdich, qui sait nous surprendre nous faire plaisir, mais à qui il ne manque qu’un peu de torque en finale pour cogner un coup de circuit.

RV 82%
Bon sentiment mais whisky d’ambiance plus que de suspense. Sucre indéfini et très plat au nez avec du crème soda et du bois de baril de vin. La bouche est toutefois une belle suite d’idées en bouche mais il y a un manque de réalisation, tout comme la finale de pain sucré qui tombe. Un peu de levain et d’aromate ne feraient pas de tort à ce whisky…