Bruichladdich Islay Barley 2006

50% alc./vol.
Dunlossit Farm Ceannacroic

Patrick 79%
Le parfum est prometteur, mais ce scotch a définitivement été embouteillé trop jeune pour être bon. Du gaspillage, on aurait gagner à le garder en fût quelques années de plus. Nez : Savoureux parfum marqué par le sel et l’orge avec une touche subtile d’agrumes et de bois brûlé. Bouche : Sel, bois brûlé, épices, le tout dissimulant bien maladroitement la saveur de new make d’orge. Finale : S’étire sur les notes de new make et d’alcool.

Martin 84.5%
Jaune doré avec une teinte presque iridescente tirant sur le bronze verdâtre. Nez: Derrière un rempart de chêne et de mûres perce une orge généreuse. Très propre et franc. On passe par un petit côté minéral avec des notes de miel avant de faire un retour sur l’orge séchée. Bouche: Léger et délicat à l’arrivée. L’orge et le miel se contrebalancent bien. Chêne, épices, oranges et mangues viennent compléter le tableau. Finale: Longue, plaisante et herbeuse. C’est ici que son joli taux d’alcool nous réchauffe le dedans. Équilibre: Un whisky relativement jeune et peu compliqué, à l’aveugle il se mêlerait sans gêne à un juteux malt du Speyside, parfait pour les moments si rares ou on peut juste lâcher prise et profiter du moment.

RV 81%
Ils ont décidé d’ouvrir un anonyme quartier Speyside sur l’île d’Islay. Foin sucré qui a chauffé, l’ouverture a des accents d’herbe bizarre du Lowland, du côté trop doux de l’île. En bouche, très nul sauf la suite de grain très mais alors TRÈS anonyme, sans aucun impact sur la langue. Finale un peu plus sucrée de bonne longueur avec de l’orange gênée mais c’estr pauvre, trop pauvre. Un whisky qui ne passera pas à l’histoire dans mon cas.

Bruichladdich Islay Barley 2007

50% alc./vol.
Rockside Farm. L’orge ici est un digne représentant du terroir qui l’a vu naître et les hommes qui l’ont semé, soigné et récolté. Pour cette troisième édition limitée dans la série des Islay Barley, Bruichladdich a sélectionné l’orge premium « Optic » élevé à Rockside Farm à l’ouest d’Islay, tout au bord de l’océan, et plus particulièrement le champ du « Ministers field » – la « parcelle du révérend ». Ici le goût du terroir prend tout son sens ! Fruit d’un partenariat entre la distillerie et les agriculteurs locaux.

André 85.5%
Les céréales, évidemment, un brin poussiéreux, quelques arômes qui rappellent le virgin oak qui a vieilli dans un warehouse de terre humide, les agrumes, le citron, l’herbe verte tout juste coupée, la vanille et le miel. Sans être singulier, la présentation est agréable et le mélange de textures un peu pointues apportées par l’alcool et le gingembre combattant avec la sensation huileuse du whisky est étonnant. La bouche est huileuse et crémeuse, beaucoup d’agrumes et de saveurs maritimes, de zeste d’orange, d’ananas, de poires et de pommes vertes. L’ensemble est frais et aérien, maritime à souhaits. Même si le whisky est unpeated, je lui trouve tout de même quelques saveurs fumées et terreuses assez inusuelles. La finale est moyenne-longue, purée de fruits tropicaux, d’ananas et de poires et une fine fumée huileuse en background. J’aime beaucoup, sans en faire mon whisky de tous les jours.

Patrick 89%
Malgré que son parfum semble être un peu n’importe quoi, il se révèle un excellent whisky très complexe et balancé exceptionnellement. Nez : Orge mouillée, un peu de vanille le tout avec un panier de fruits qui traîne dans le fond de la salle. Bouche : Belles céréales épicées, quelques fruits et une complexité incroyable. Le tout est porté par une agréable texture huileuse et savoureuse. Finale : D’une belle longueur et complexe.

Martin 85%
Belle pâleur d’un champ d’orge. Nez: Céréales sèches, herbe et miel. Agrumes et bois sec. Vanille et fleurs. Soupçon de fumée à l’horizon. Bouche: Miel, sirop de table et épices. Gingembre et genévrier. Citron et chêne. Très affirmé, il offre en plus une richesse de texture étonnante. Finale: Vanille et citron, avec un reste de cannelle et de chêne qui s’estompe sur un longue période, dû à son taux d’alcool. Équilibre: Semble dans son ensemble un peu jeune, mais reste un solide exemple du style Bruichladdich. Je pourrais boire ça à tous les jours sans problème.

Bruichladdich Islay Barley 2010

50% alc./vol.

André 83%
Céréales au citron et assaisonné de poires, pommes vertes peut-être, vanille et guimauves. Basique et droit au but. La bouche développe des notes salines et ménérales et les influences du bourbon cask prévalent. Les céréales crémeuses du nez sont maintenant asséchées, des notes de poivre apparaissent progressivement et teintes les tonalités fruitées à saveur de poires, d’ananas, melon au miel et de citron. La finale est très céréalée, granuleuse et assortie des mêmes saveurs livrées au nez et en bouche.

Patrick 89%
La raison pour laquelle il ne faut pas snober les Islay non tourbés. Pour amateurs de scotchs des Highland, wow. Plein de chêne et d’orge en pleine gueule!! Nez : Orge sucrée, chêne et vanille. Bouche : Du chêne frais légèrement brûlé, de l’orge subtilement sucré et des épices à steak. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chêne et l’orge.

Martin 88%
Nez: Céréales, poires, vanille et citron. On part sur des chapeaux de roue au niveau intensité des arômes. Chêne et sucre blanc, presque guimauve. Bouche: Un peu de pierre lavée laisse place à une procession de saveurs telles vanille, agrumes, poivre rose, fruits rouges, orge et chêne. Pointe d’ananas. Finale: Bien poivrée et acérée, sur des accents d’épices à steakk, de vanille, de bois, de citron et de miel. Équilibre: Un beau mélange de saveurs bien orchestrées, un bel embouteillage. Je conseille à ceux qui en ont encore de le garder pour autre chose qu’un mercredi soir.

Bruichladdich Islay Barley 2011

50% alc./vol.
En édition limitée, ce Single Malt non tourbé Bruichladdich Islay barley 2011 rend hommage au travail du terroir de l’île avec sa production à partir d’orge 100% d’Islay, cultivée dans 6 fermes de l’île. Distillé sur Islay à partir d’orge récoltée en 2010, ce whisky est également vieilli sur l’île à 75% dans des anciens fûts de Bourbon de 1er remplissage, 10% dans des fûts de Rivesaltes de 1er remplissage et 15% en fûts de Sauternes et liquoreux autrichiens de 2nd et 3ème remplissage. Embouteillé à la distillerie avec de l’eau de source d’Islay, non filtré à froid et sans colorant.

André 82%
Belle fraicheur fruitée, beaucoup moins sur les céréales que je croyais. Pommes vertes, poires, abricots et agrumes, zeste de citron, miel, vanille. La bouche est huileuse, incroyable texture moelleuse. Le liquide est par contre jeune côté maturation et ça se ressent. L’alcool est vif, et développe des notes d’huile à moteur souillée qui se mélange à la salade de fruits frais. Les notes de céréales sont aussi plus prononcées. Les notes d’abricots et de citron sont juteuses et intenses, auxquelles s’ajoutent les oranges, le melon au miel et les pêches, les raisins verts et les pommes vertes. Finale un peu brute et musclée, avec une touche salée qui rappelle ses origines.

Patrick 89%
Le nez ne laissait rien présager, mais une fois en bouche, c’est vraiment très bien! Non seulement très bien, mais j’en veux encore! Nez : Plutôt floral, avec une bonne dose de chêne et une discrète note de pommes jaunes et d’agrumes et de cigare mouillé. Bouche : Du chêne, des fleurs, le sucre du malt, de l’abricot, de la mangue et de la vanille et un petit quelque chose de brûlé. Finale : D’une belle longueur, pleine de bois croquant.

Martin 84.5%
Nez: Poires, pommes vertes croquantes et touche de vanille. Sucre en poudre, chêne et fleurs blanches. Un brin gazonné. Bouche: Sucre à glacer, bois, fleurs et agrumes. Bonne dose de malt grillé et fumé. Texture plus ou moins au rendez-vous, mais le taux d’alcool compense en intensité des saveurs. Finale: Poivre rose, raisin vert, bois, melon et sirop simple. Belle longueur, mais avec la texture décevante de la bouche qui ne tient pas la route. Équilibre: Bien qu’il comporte quelques trous ici et là, on est jamais vraiment déçu quand on a le plaisir de se gâter d’un Bruichladdich.

Bruichladdich Laddie Classic Edition 01

46% alc./vol.
Le Laddie Classic n’est pas ne série limitée de plus, mais bien une nouvelle référence permanente. Assemblage de différents vintages vieillis exclusivement en fûts de Bourbon. Il doit incarner l’essence du style de Bruichladdich.

André 75%
Très fruité au nez mais aussi évasif et sans grande personnalité. Lime verte et aussi crémeux. La bouche est sucrée, feuillue et d’une fraicheur maritime mais sans le sel. La finale est… flat and fucking short. Un classique pour les mauvaises raisons. Les disques de Normand D’amour sont aussi des classiques, mais on peut pas dire que c’est bon pour autant… My god…

Patrick 90%
J’ai attendu près de 10 ans avant d’ouvrir cette bouteille. Quelle erreur!! Avoir su que j’avais un si bon whisky en ma possession, je n’aurais pas pu attendre si longtemps. Nez : Un panier de fruits, sur le bord de la mer, et de belles céréales. Tsé, quand ton scotch sent comme ça, ben ça promet! Bouche : Du sel, du xérès, du chêne, des épices. Je pourrais résumer en disant que ça goûte le bonheur. Finale : D’une belle longueur, du sel et du xérès.

Bruichladdich Legacy V 33 ans 1972

40.9% alc./vol.
Un Bruichladdich de 33 ans d’âge, faisant partie de la série Legacy, fûts maintenant rares sélectionnés par le master distiller Jim McEwan. 1690 bouteilles numérotées individuellement, mûries dans un mélange de fût de sherry et de bourbon.

André 86%
Mariage doué de fruits frais rouges, un étal en plein air l’été sur le bord d’une route de l’Ile D’Orléans. Quelqu’un cuit une tarte aux pacanes tout proche avec une garniture de chocolat noir, ou un café torréfié attend aussi sur le bord de la fenêtre. La bouche a une douce texture. Voici un malt d’une grande finesse et d’une belle distinction. Le rappel sucré de bourbon animé par les notes d’épices en finale est quelque peu inattendu mais termine bien cette aventure tout en s’étirant lentement. Un digestif sans hésitations.

RV 81%
L’âge peut apporter la sagesse mais quand les seuls shows qu’on va voir sont ceux où l’on doit rester assis, c’est que la platitude s’installe aussi. Retour sur le style foin salé, mais il a perdu beaucoup de tourbe pour avoir gagné en fleurs et en parfum, très peu agressif. La tourbe de bruyère est beaucoup plus sentie sur les papilles, avec un peu de pierre (à la Bowmore 15), inhabituelle mais bienvenue. Très belle sensation sur le palais quand on l’avale où il disparait avec aucune présence en gorge; il faut donc attendre l’aftertaste pas très volubile pour en retenir quelque chose. D’autant plus décevant (à la hauteur d’un bon 2% de note) pour son âge et son prix.

Patrick 76%
Anis et menthe. Bizarre. Un peu désagréable même. Sucre bizarre, vanille passée date… A sûrement passé un peu trop de temps dans un fut douteux. Bon, le plaisir n’y est pas, alors je n’insisterai pas.

Bruichladdich Links 14 ans Turnberry

46% alc./vol.
Septième version de la célèbre série LINKS de Bruichladdich, cet embouteillage a vieilli initialement un premier 14 ans dans des futs de bourbons avant d’être transféré dans d’ex fut ayant contenu du vin Château Haut-Brion.

André 84.5%
Très très floral; très surprenant, on se réconcilie avec Bruichladdich, petit peat très faible (un fond de Laphroaig??? Est-ce qu’ils prennent le même malt???).

RV 84%
Fleur, beurre, peat très faible, huileux, très très légère fumée.

Patrick 78%
Fleur, beurre, huileux… beurre. 2ème dégustation: même note: Sens le cadavre en décomposition depuis au moins 2 semaines. À moins que ce ne soit tout simplement une forte odeur de transpiration. Sens aussi le brûlé. Pas mal mieux au goût, un peu de fumée, chêne.

Bruichladdich Links 15 ans Valhalla

46% alc./vol.
Bouteille #7483 de 18000

André 83.5%
Petits fruits rouges, blood oranges, fruits tropicaux, sherry, chocolat noir, petite fumée discrète en toile de fond qui s’accompagne d’un filin de sel de mer. L’arrivée en bouche s’exprime via une texture huileuse, le sherry fruité est très épicé, à la limite aiguisé et franc. Mélange de fruits tropicaux, de sherry épicé, d’oranges avec une finale de bouche fumée, poivrée et salée. La sensation poivrée et épicée s’accroche au palais et non sur la langue. Le whisky migre par la suite sur des notes de caramel desquelles s’extirpent de bonne vagues d’épices(cannelle et muscade) poivrées sans se départir de son écharpe de sherry.

Patrick 84%
Un bon dram riche, savoureux et surtout très chaleureux. Mais qui ne me jette pas non plus en bas de ma chaise. Nez : Parfum riche et profond, avec des notes vineuses assez intenses, recouvrant l’orge, le chêne et un peu de glaçage de gâteau à la vanille. Bouche : Fruits mûrs, épices, chêne brûlé, orange, vanille brûlante et pointe subtile de caramel. Finale : Longue, savoureuse et intense.

Martin 86.5%
Beau brun orangé, été indien. Nez: Exquis d’entrée de jeu. Orange sanguine, raisins, sherry, vin et chocolat noir. Légère fumée. Bouche: Texture huileuse et savoureuse. Raisins, toffee, épices et caramel. Cuir et fruits bien rouges, enveloppé par de la tourbe et du poivre. Muscade et cannelle. Finale: Chaude et longue, en gardant toutes les notes classiques du sherry cask, sans toutefois être trop sèche. Équilibre: Un dram très solide, qui encore une fois n’est qu’une édition limitée. Parfait autour du feu.

Bruichladdich MCMLXXXV Archive Edition DNA 27 ans

49.3% alc./vol.

André 86.5%
Poires huileuses, melon au miel, fruits exotiques et tropicaux, oranges. Brise maritime finement salée. Fin et distingué, saveurs fraiches et fruitées, sucrées. C’est rafraichissant, presque un whisky d’été. La bouche est plus soutenue, pas nécessairement puissante mais plus consistante, plus astringente aussi; citrusy, lime, bois mielleux, oranges et épices en fond de bouche. Le whisky s’étire très longuement en bouche, les épices émergent avec force et s’accrochent au palais. Ce côté épicé ne me plait pas beaucoup personnellement, surtout ce feeling éclisse de bois de la finale qui tranche fortement avec les douces et suaves saveurs tropicales… mais l’astringence aide le whisky à durer en bouche. Un bon whisky, qui réussit à bien présenter la palette aromatique distinctive de Bruichladdich mais un rapport qualité prix fort discutable, ce qui affectera sur la note finale.

RV 78.5%
Est-ce que les herbes du gin surissent après 27YO et montent à la tête du maître de chai? Anis et épinette à l’extrême, accompagné d’un parfum rance. En bouche, il faut attendre très longtemps pour que soit livrés anis et bois, peu et tard. Sa force est le caramel de la finale qui est dissimulé derrière l’alcool et l’anis de la finale. Un peu dans le même genre mais tellement plus goûteux et accompagné de tourbe, au quart du prix le Old Malt Cask Laphroaig est un bien meilleur choix.

Patrick 89%
Un Bruichladdich comme on les aime! Nez: Le nez beurré typique des anciens Bruichladdich. Orge, notes maritimes et quelques fruits exotiques. Bouche: Extrêment huileuse et beurrée. Touche de sel, un peu d’herbe d’écpices et d’agrumes. Finale: D’une belle longueur. Fumée.

Bruichladdich Micro-Provenance 20 ans Château d’Yquem

52.8% alc./vol.
Cask #17, Warehouse #12 Earthen Floor Traditional Stowage, Position D10, Distilled 29/04/1992, Bottled 15/06/2012, Bottle #104

André 91%
Purée de poires et de bananes, soupçon de citron, fromage pâte ferme, amandes trempées dans le miel, cassonade. Onctuosité visqueuse du vin de Sauternes. Superbement complexe. La bouche est plus effilée et épicée, l’alcool semble plus présent. Succulente texture, plus liquide que l’édition Lafite, plus épicée aussi. Mélange de citron, abricots, poires, miel, amandes, vanille, sirop de salade de fruits. Une touche de gingembre en finale de bouche balancé par un bon apport sucré encore une fois. Finale de longueur moyenne, bien épicée et sucrée à la fois, sur les fruits à chair et de poires poêlées nappées de miel chaud. Superbe!

Patrick 78%
Difficile de trouver meilleur exemple que chacun a des goûts et des perceptions différentes. André et moi avons goûté au même échantillon et pourtant, en lisant nos commentaires, on pourrait croire qu’il s’agit de deux whiskys différents. Mais, admettons-le, ça serait platte si nous étions toujours d’accords! Nez : Wouf. Un mélange bizarre et plutôt désagréable d’herbes vertes, de feuilles mortes et de mon linge après une semaine d’exercice de survie dans le bois. Bouche : L’ensemble se replace un peu ici, les herbes sont toujours présentes, mais quasi dominées par du bois brûlé, du gingembre et du citron. Après quelques gorgées, j’y détecte aussi des poires vertes, du miel floral et du chêne sec. Finale : Plutôt longue, herbeuse et boisée.