Blackadder Raw Cask Bowmore 17 ans

53.4% alc./vol.
Cask #20199, Distilled October 15th 2002, Bottle #71 of 308 – 53.4%

André 87%
J’étais vendu aux sherry cask pour les whiskies d’Islay mais j’avoues que depuis environ 3 ans, mon amour pour les bourbon cask prend de l’ampleur. Le nez de ce Bowmore pourrait rappeler les éditions Tempest cask strength qui étaient elles aussi des ex-bourbon cask. Le nez est hyper doux comme la sensation que l’on a lorsque l’on touche des galets, avalanche de fruits tropicaux à chair fraiche, mangue, papaye, bananes et ananas, melon au miel. Vachement cochon comme amalgame de saveurs. La bouche est léchée et sensuelle, texture soyeuse qui éclipse le taux d’alcool, les fruits sont plus discrets et la fumée de tourbe plus présente, se terminant pas des notes de cendre refroidie et citronnée. Un peu court en bouche par contre. Un Bowmore en subtilité et délicatesse, un vent des tropiques au sud du cercle polaire.

Patrick 94%
Un whisky tellement superbe, c’est difficile à croire que je ne l’ai pas aimé au premier abord. Peut-être a-t-il respiré un peu depuis et s’est ainsi amélioré? Ou encore je me suis habitué à cette façon déconcertante de nous présenter le whisky de Bowmore? Qu’importe! L’important est qu’il semble meilleur à chaque gorgée que j’en prends! Sublime! Nez : Un puissant mélange de sel et de fumée de tourbe, de l’huile à moteur, du chêne brûlé et une touche de mangue sucrée, mais pas encore tout à fait mûre. Bouche : Oh, dès, la texture du whisky est extraordinaire! Superbement huileuse et onctueuse et porte les saveurs avec une rare intensité. Du sel et encore du sel, puis de la fumée poivrée, de l’huile à moteur et une touche de fruits tropicaux qui apportent un peu de sucre dans le mélange. Finale : D’une superbe longueur et savoureuse, avec du sel, de l’huile à cuisson, un peu de bois brûlé et de cendres.

Martin 93%
Nez: Tourbe florale, mangue séchée, cire chaude et algue marine. Cantaloup, en fin de nez la tourbe devient un peu plus sale, style viande fumée ou même huile à moteur. Une explosion de sensations fortes! Bouche: Huileuse et texturée, sur l’abricot confit, le sel fumé, la cendre du classique feu de plage et un soupçon de tabac à pipe. Chêne, poivre noir et fruits tropicaux. Finale: Longue, chaleureuse, enveloppante, sur le bois toasté, les fruits secs et une pointe médicinale incroyable. Équilibre: Un embouteillage distingué et profond, qui conjugue la finesse de Bowmore et la brutalité du Raw Cask avec brio. À consommer avec modération, en présumant que Modération soit le nom de votre meilleur chum…

Blackadder Raw Cask Bunnahabhain Moine 13 ans 2005

59% alc./vol.
Ex-Bourbon barrel Cask #800017, Distilled 20/12/2005, Bottled 16/10/2019, 214 bottles.

André 88%
Quelle douceur au nez, aucune perception de l’alcool et des saveurs hyper douces. Ananas et miel, vanille, feu de plage, sel de mer, abricots, poires, boisson au citron, cendre froide. La bouche est plus corsée, hyper cendreuse. La tourbe est très présente et se mélange aux fruits jaunes divers dont le citron, les agrumes et les poires, chocolat noir. Aspect maritime très contextuel et un accent minéral un peu brut. La texture est un peu disparate, aucun aspect huileux ou gras, astringence au rendez-vous pour la finale, sur la cendre froide fruitée. Une belle expérience sur une palette aromatique limitée.

Patrick 92%
Le mélange de saveurs « idéal » (fumée de tourbe et xérès), avec une superbe profondeur – dans le style, difficile d’en demander plus. Nez : Ooooh… Mon type de parfum favori! De la fumée de tourbe admirablement croisée avec du succulent xérès sucré, une touche de poivre et de bois brûlé. Bouche : De la fumée de tourbe, du bois brûlé, du poivre et, après quelques secondes, du superbe xérès fruité qui vient enrober le tout. Finale : D’une belle longueur, où la fumée et les épices laissent tranquillement leur place au xérès.

Martin 90%
Nez: Belle fumée ultra-fruitée, chocolat et vanille. Sherry bien goulu, chêne et cuir nappé de caramel. C’est chaud, c’est chaud! Bouche: Belle texture, épices mielleuses et enivrantes. Tourbe hyper cendreuse, le feu de camp de plage typique par excellence. Bois brûlé, délicieux! Finale: Le bois cramé, le poivre et le vin chaud sont à l’honneur, pour une longue envolée et pour notre grand bonheur. Équilibre: Une bête, un breuvage qui n’est pas vraiment pour tous, mais quand on aime, on adore.

Blackadder Raw Cask Lochranza (Arran) 23 ans 1996

52.2% alc./vol.
Sherry Butt Matured Cask #932, Distilled 08/08/1996, Bottled 11/2019, 577 bottles.

André 90%
Framboises tombées dans la terre, cerises, chocolat au lait, mangue, fruits secs. Agréable douceur, rondeur presque noble. En bouche; oranges et cerises, fruits tropicaux, gâteau aux fruits, fruits secs, raisins, chocolat au lait. Texture sirupeuse presque huileuse, avec tout de même un aspect brut un peu costaud. Le sherry est puissant et légèrement astringent en finale avec un feu d’artifice d’épices et de wine gums. À l’aération, les notes de chocolat de précisent.

Patrick 90%
Un superbe whisky savoureux et intense – à l’aveugle, je n’aurais jamais cru qu’il s’agissait d’un Arran, mais ce qui compte, c’est que c’est un excellent whisky. Nez : Un délicieux parfum avec de belles notes de xérès fruité, de caramel, de chocolat et une discrète touche boisée. Bouche : Du beau xérès, du bois brûlé et épicé et un peu de chocolat noir et de vanille. Le tout porté par une superbe texture comme seuls les Raw Casks de Blackadder peuvent offrir. Finale : D’une belle longueur, plutôt sucrée.

Martin 90%
Nez: Fruits rouges, caramel et bois. Un peu de poivre, de boucane subtile et de gazon. Miel et fleurs blanches. Céréales signature d’Arran. Bouche: Belle richesse en bouche, miel, rosée, chêne, raisin et xérès. Chocolat et touche de minéralité. Superbe. Finale: Longue et chaude avec une texture soutenue et des notes de xérès, de bois, de cacao et de vanille. Équilibre: Un super whisky, ces « raw cask » de Blackadder sont tellement explosifs dans leur éventail de saveurs, bouts de bois en prime!

Blade and Bow

45.5% alc./vol.

Patrick 85%
D’une surprenante complexité et d’une belle intensité pour un whiskey qui semblait si léger au premier abord. Certains vont le trouver extraordinaire, mais personnellement je préfère mon bourbon plus robuste. Nez : Banane, cerises, prunes… La banane domine toutefois fortement la partie. Après quelques minutes, des notes subtiles de chêne finissent par apparaître, mais les fruits exotiques dominent toujours. Bouche : Corps léger, avec des épices et du bois qui se tiennent au loin, pour laisser toute la place aux fruits exotiques. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Blade and Bow 22 ans (Limited Release)

46% alc./vol.

Patrick 94%
Un excellent bourbon, s’il en est un! Un équilibre rarement vu dans un bourbon, permettant à chaque saveurs de s’exprimer. Sans oublier le fait qu’il goûte simplement méchamment bon! Nez : On jurerait avoir affaire à une finition en fût de xérès. On détecte aussi quelques notes de bois brûlé et de chaudes épices qui viennent subtilement compléter l’ensemble. Bouche : Toujours le xérès, mais balancé par une magnifique charge épicée juteuse ainsi que par des notes de savoureux bois brûlé. Finale : Longue, délicieuse, qui s’étire sur la cerise et les épices.

Bladnoch 10 ans

46.7% alc./vol.

André 84%
Fruits à chair, agrumes, ananas, poires, melon au miel, miel, vanille, une touche herbeuse. Très simple, bien construit mais hyper simple. Avec un taux d’alcool de près de 48%, je m’attendais à quelque chose de plus franc que le rendu très lisse qui est livré. Alternant entre le miel et la vanille, les fruits tropicaux et les notes de jus de citron, crème pâtissière. On a un amalgame de poires, d’oranges, d’ananas ainsi qu’une touche de coconut et d’herbe mouillée aussi. La finale est courte, une pincée de gingembre et des fruits à chair sur une conclusion de bois séché et vanillé.

Patrick 87%
Un whisky qui m’a laissé sur mon appétit la première fois que j’y ai goûté. Mais à chaque fois que j’y reviens, il semble s’améliorer. Un whisky avec lequel il faut être patient. Nez : Un beau parfum d’agrumes recouverts de sucre blanc et de gelée aux pommes. Bouche : Sucré, avec des pommes, du caramel, des épices discrètes et quelques agrumes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices, du gingembre en particulier.

Martin 81%
Nez: Agrumes, prosciutto tranché mince, miel, poires et sucre blanc granulé. Mijoté de pommes et de caramel, touche de bois sec. Bouche: Sucre blanc, pommes et poires, quelques agrumes, touche de gingembre frais. Herbe séchée et bois grillé. Finale: Épicée comme il le faut, mais la longueur nous laisse sur notre appétit. Retour du bois et du gingembre, avec quelques notes d’agrumes. Équilibre: Pas méchant, mais il y a qui plane au-dessus de tout une sorte de céréale un peu pourrie que justement pourrit tout autant le reste de l’expérience. Je ne sais pas, c’est peut-être juste moi qui accroche.

Bladnoch 14 ans 2022 Release

46.7% alc./vol.
Agé dans d’ex fûts de xérès oloroso

Patrick 89%
Le genre de bouteille qui me donne envie de découvrir l’ensemble du range de whisky de cette distillerie. Très bon! Nez : Du délicieux xérès sucré, des Glosettes aux raisins, des oranges et quelques gouttes de miel. Engageant. Bouche : Les Glosettes aux raisins sont au premier plan, avec aussi du chêne bien épicé, du gingembre, des noix, de l’expresso, plein de fruits mûrs et du caramel bien sucré. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et boisée.

Blair Athol 23 ans 1993

58.4% alc./vol.
2017 Limited Release, Bottle #5332 of 5514. Ce single malt embouteillé au degré naturel en édition limitée, est présent pour la première fois dans la collection Special Release. Issu de la méconnue distillerie Blair Athol située à Pitlochry, Perthshire, cet embouteillage est le premier Blair Athol depuis 2003. Il a vieilli depuis 1993 en ex-fûts de Xérès, assemblés à partir de chêne européen. Seulement 5.514 flacons numérotés individuellement pour le monde entier. Ce whisky fait partie de l’édition 2017 des Special Releases de Diageo, une collection qui permet de découvrir des whiskies rares ou atypiques en provenance des meilleures distilleries d’Écosse, dont certaines sont aujourd’hui fermées.

André 91%
Cerises noires, grosses épices du gâteau aux épices, chocolat noir, oranges, raisins secs, sensation presque tannique, prunes et oranges. Belle courbe aromatique en bouche, plénitude des saveurs, intenses et qui sont certaines dans leur approche; prunes, raisins secs, cerises noires, tannins du vin rouge, gâteau aux épices, oranges. Texture vraiment superbe, collante et amoureuse menant à une finale sur les cerises noires épicées et les prunes, la pâte de fruits. Superbe whisky, une célébration du sherry cask. Divin!

Patrick 90%
De loin le meilleur Blair Athol que je n’aie jamais eu, superbement construit et totalement satisfaisant. Wow, ils avaient caché le bon stock! Nez : Parfum marqué par un vieux xérès, avec du chocolat noir, des fruits mûrs et une vanille subtile. Bouche : Wow, du vieux xérès sur du vieux chêne, avec des épices intenses, des noix et du gâteau aux fruits. Finale : D’une superbe longueur, marquée par les fruits mûrs et du caramel légèrement cramé.

Blanton’s Original Bourbon – Barrel #950

46.5% alc./vol.
Warehouse H, Barrel 950, 7-26-18

Patrick 86%
Un bourbon très classique et très bien réussi. Nez : Un peu de cerise, de belles céréales et du chêne, l’ensemble étant assez frais et savoureux. Bouche : Oh, c’est bon ça! Des cerises, du bois brûlé, un beau mix de céréales et une touche de cassonade vraiment subtile. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé.

Blanton’s Single Barrel #293

46.5%% alc./vol.
Embouteillé le 2 février 2007 , fût #293. 1984 est une date charnière dans l’histoire du whiskey américain. En effet, cette année-là , le premier single barrel bourbon voyait le jour.

André 79%
Bois & chêne. Vanille très futile accompagnée de sucre brun. Vivifiant et nerveux en bouche, probablement dû au taux d’alcool et au fait que c’est un Bourbon relativement sec. Irrigue le corps comme si nous étions la proie d’une soudaine crue des eaux. à l’image du cheval ornant son bouchon si représentatif, une fois en bouche c’est une course effrénée, sans surprise et sans particularité, jusqu’à la fin.

Patrick 87%
Nez riche, fruité, sucré et juste assez épicé pour nous donner envie d’en savoir plus. Non seulement le nez était excellent, mais le goût semble le surpasser, en particulier grâce à une avalanche de fruits emportés par un glissement de terrain de caramel. A peine se remet-on de cette commotion de saveurs qu’une vague d’épices vient submerger nos pailles gustatives qui avaient survécues…

RV 86%
Le nez bien bas dans la poussière et les fruits sauvages tel que ceux des basses branches du sorbier. L’arrivée est bien fruitée et épicée, mélangé au bizarre mais intéressant gingembre du Buffalo Trace. En finale, le seigle prend un peu plus sa place sans estomper les autres grains et la cire de chandelle typique des bourbons. Juste assez racé et très typique, et l’alcool ne se sent pas vraiment. Un point en plus pour la bouteille et le bouchon venant en 10 versions différentes. Vraiment pas honteux.