Beefeater

40% alc./vol.
London Dry Gin, Angleterre.

Patrick 80%
Au nez, une fraîcheur incomparable accompagne le genièvre et les agrumes et une touche de coriandre. En bouche, nous y retrouvons sensiblement la même personnalité, mais avec une touche poivrée qui ajoute un peu de relief à l’ensemble. J’aurais tendance à dire qu’il s’agit du gin le plus « classique », celui par lequel tous les autres seront jugés…

Beefeater 24

45% alc./vol.
London Dry Gin, Angleterre.

Patrick 82%
Comparativement à la version originale, les agrumes, en particulier les oranges et les pamplemousses sont définitivement plus intenses. En bouche, les agrumes, mais aussi la réglisse noire, quelques épices et évidemment le genièvre, dont la présence, subtile, est toutefois omniprésente. En finale, au lieu des notes poivrées de la version originale, on y retrouve plutôt du thé! Bref, plus subtil et plus riche en saveurs que l’original, ce qui en fait un gin peut être moins approprié pour les cocktails, mais peut être pas encore suffisamment raffiné pour en faire un grand spiritueux à boire « sec ».

Beinn A’Cheo Imperial 1995-2013

52% alc./vol.
Distilled 22/05/1995, bottled 19/08/2013 from cask #50074, bottle 46 of 260.

André 89%
Magnifico! Poires, miel, herbe verte, orge maltée, purée de bananes, avec un fond industriel un peu bizarre mais dans l’ensemble très attirant. La bouche est plus corsée, très poivrée et épicée, gingembre, toute-épice, côté industrielle indéniable, herbe séchée qui brûle, poires, salade de fruits, miel, vanille, ananas, abricot, pommes vertes. Texture goulue et ample malgré l’amplitude des épices et du poivre. Finale moyenne longue, ou les épices et le poivre frétillent sur la langue calmée par la couverture attendrissante de la vanille mielleuse.

Patrick 89%
Un très bon whisky, dont chaque gorgée semble meilleure que la précédente. Pas facile de donner une note dans ces conditions, à chaque gorgée, j’ajoute un point! Nez : Des poires, de l’herbe verte, du miel, des Bananes bien mûres et un peu d’orge. Bouche : Plutôt épicée, avec du poivre, du gingembre, un peu d’épices à BBQ, de l’herbe séchée et, très subtile, de la salade de fruits qui baigne dans un jus plutôt sucré. Bref, beaucoup d’épices et un peu de sucre, ce qui en fait un mélange plutôt agréable. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et légèrement sucrée.

Belgian Owl 36 mois • Batch LC836081

46% alc./vol.
Bottling LC836081

André 81%
Pommes vertes à la Glenlivet, sucre des emballages de gommes pour enfants, touche florale et vanillée, Poire William, herbe verte mouillée. Belle texture étonnante de souplesse pour un whisky si jeune. Mélange de poires et de sirop de fruits, sorbet au citron, bananes, bois sec et poivre, cidre de pommes vertes. Longue finale sur les saveurs mais une texture qui s’effiloche rapidement, poivrée et sur des notes de poires nappées de crème à la vanille et d’un twist de jus de citron.

Patrick 80%
Un whisky prometteur, mais encore trop jeune. Et définitivement beaucoup trop cher. Nez : Parfum sucré et vanillé, avec une petite touche fruitée. L’ensemble est frais, léger et semble assez jeune. Bouche : Oh boy, le new make est pas loin. Pommes vertes, cannelle, poires et épices du bois. Ou en fait, carrément de la planche de bois. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices du bois et l’alcool.

Martin 81%
Nez: Sucre en poudre et belle pommes vertes croquantes. Vanille et herbe, poire et fleurs. Semble un peu jeune mais plein d’espoir. Bouche: Fruité et sucré, touche de mélasse et de caramel. Poivre et épices. L’impression de new make n’est jamais bien loin ici. Finale: Acérée, jouissant d’une certaine longueur, sur des notes de bois, de fleurs, d’épices, de sucre et de citron. Pain aux bananes et brisures de chocolat. Équilibre: Un bel embouteillage pour son âge, qui donne bien hâte de voir ce que les belges auront à nous offrir d’ici quelques années.

Belgian Owl 48 mois

46% alc./vol.
Batch #14-02-11. Cask #270910.

André
Beaucoup plus souple en bouche; à la fois arrondi et aussi très affirmé. Bouche de caramel et de vanille, de poires, d’abricot et de chocolat blanc. Finale transite sur la crème brûlée, le caramel et le yaourt à la vanille. La finale est plus soutenue que dans les autres versions. Nous nous approchons d’un ensemble pas mal plus complet.

Patrick 78%
Nez: Cerise de terre, sent le pas-propre de lendemain de veille torride et de feuilles fraîches.  Bouche: Menthe, céréales et jus d’agrumes.  Finale:  Feuillue et mentholée.  Balance: Pas vraiment.

Martin 83.5%
Nez: Assez discret au départ, poires, vanille, crème et touche de fruits tropicaux. Cacao et abricots séchés. Pointe de cuir. Bouche: Frais et sucré. La texture et juste assez grasse pour conserver les saveurs en bouche. Poivre rose, bois et cerise de terre. Finale: Crème anglaise, chêne et poivre. Pain aux bananes avec brisures de chocolat. Assez soutenue pour un 48 mois. Équilibre: Assez prometteur, bien que ce soit plus ou moins dans ma palette. Points bonus pour avoir embouteillé à 46%.

Belgian Owl 60 mois

76.1% alc./vol.
Fût #4276140.

André 91%
Owly cow ! Pour qui sonne le glas et pour qui hurle le hibou… Le nez étonne de par sa douceur et sa délicatesse, les saveurs allant dans le même sens. On n’y retrouve rien de brut ou de costaud; poires poilées, vanille, un léger fond d’herbe mais rien qui dérange vraiment. On est à même de ressentir la puissance latente de l’alcool que l’on pourrait aussi aisément confondre avec des épices tant le nez est brusqué si il est plongé directement dans le verre. En bouche, une fois le choc de l’alcool estompé; ananas, poires, beaucoup de vanille, oranges/nectarines, miel. La finale est longue, comme un whisky avec un tel taux d’alcool peut l’être, un peu plus épicé mais contre balancé par l’apport important de vanille et des douces saveurs fruitées. Un décollage décoiffant et une longue descente planante. Idéal pour réaligner ses Chakras à la fin d’une difficile journée.

RV 90%
Quand le léger manque d’originalité vient d’une nouvelle distillerie probablement encore occupée à peaufiner son art, c’est que ça va assez bien merci. Très mielleux, le nez contient une pointe de blé qui colle au palais. En bouche, l’alcool est chaud sans être brûlant; cask strength sûrement mais on penserait le taux beaucoup plus bas. Avec des notes de cuir et de caramel Grenache à tartiner, ne serait-ce des raisins secs et des flocons de gruau encore dans la petite enveloppe. Très bon, la Belgique n’est pas que doué pour les pâtisserie, elle l’est aussi pour les whiskies de déjeuner. Patrick 90% Salade de fruit trop mixé et d’épices. En bouche, vanille, épices et un petit peu de cerises et de raisins secs. Belle finale avec des notes de blé qui s’étirent longuement. Complexe et très agréable à boire. On sent pas du tout l’alcool, ou en fait on jurerait avoir affaire à un taux de 4t-50%: J’en reprendrais un autre verre, plus gros de préférence.

Patrick 90%
Salade de fruits trop mixés et d’épices. En bouche, vanille, épices et un petit peu de cerises et de raisins secs. Belle finale avec des notes de blé qui s’étirent longuement. Complexe et très agréable à boire. On sent pas du tout l’alcool, ou en fait on jurerait avoir affaire à un taux de 4t-50%: J’en reprendrais un autre verre, plus gros de préférence.

Belgian Owl Intense Single Cask #5698086

72.4% alc./vol.
La distillerie Belgian Owl a été fondée en 1997 à Grâce Hollogne, près de Liège. Étienne Bouillon, fondateur et maître distillateur, a fait venir en Belgique deux authentiques alambics écossais afin de perpétuer la tradition ancestrale du whisky. Ces alambics provenaient de l’ancienne distillerie légendaire de Caperdonich, dans le Speyside. Ce whisky en vieilli en First Fill Ex-Bourbon cask. La distillerie prône aussi un commerce aux pratiques agricoles durables et un commerce équitable. Ex-fût de bourbon de premier remplissage – Edition 2018-08

André 84%
Beau nez tropical et festif; zeste de citron, oranges, abricots, banana split et crème à la vanille. Flaveurs très orientées bourbon cask. La bouche est puissante et alcoolisée mais demeure relativement douce. Bizarrement, j’ai une petite touche salée dès l’ingestion avant de migrer sur les fruits tropicaux à chair ainsi que la compote de bananes et de poires sucrées. En finale de bouche j’ai des notes de poivre et de piment jumelé d’un uppercut d’alcool impressionnant. La finale est pointue, relevée par les notes de piment et de poivre sous fond de fruits tropicaux à chair et de vanille et d’une rétro-olfaction d’oranges.

Patrick 84%
Un whisky intense, c’est le cas de le dire! Un bon whisky, très boisé et relativement simple. Nez : Parfum sucré, boisé, avec de la vanille où le fût de bourbon est bien présent. Bouche : Considérant le taux d’alcool c’est avec une certaine crainte que je plonge! Ouf, intense, boisé, frais, avec de la vanille et, il faut bien l’admettre, l’alcool qui est l’éléphant dans la pièce. Ai-je dit intense? Finale: D’une longueur moyenne, ce qui est plutôt surprenant compte tenu du taux d’alcool. 

Belgian Owl The Private Angels Limited Edition 36 months old Single Cask

70.3% alc./vol.
036/200, bouteille #220. Premier Belgian Owl distillé avec les mythiques alambics Caperdonich venus tout droit d’Ecosse. The 200 Private Angels – Série exclusive de 200 fûts. Etienne Bouillon, ce distillateur passionné, initiateur du projet, a rempli le premier fût du futur Belgian Single Malt Whisky, le 29 octobre 2004. Les premières ventes ont eu lieu dès décembre 2004 par le biais d’une vente online soutenue par la presse quotidienne écrite belge via une pleine page publicitaire.


André 91%
Avec un climat monotone et ennyeux, humide à souhait et pouvant amener Miss Méteo à la dépression nerveuse, comment aurait-on pu penser qu’un whisky gagnerait environ 8% de degré alcoolique en 36 mois??? Climat singulier de la région ou entrepôts relativements secs, mais plus de 70% d’alcool pour un whisky, disons que cela est définitivement hors-norme. Cadeau du proprio et distillateur Étienne Bouillon, ce whisky a autant de générosité que son propriétaire. Approche micro-distillery et très ‘’du grain à la bouteille’’, le nez est musclé et sur les stéroïdes alcoolisées. Il faut définitivement faire abstraction de l’important taux d’alcool qui vous agrippe le nez férocement. Au départ, les céréales et le twist agricole et small batch, les poires, le caramel, la meringue et la tarte au citron, le miel chaud. Sans dilution, j’avoues que ça déménage pas mal, alors j’ajoute quelques larmes d’eau. Poires, amandes, crème brûlée, beurre baratté (sans sel), la pomme verte, les céréales. L’apport du fût de chêne est important mais le spiritueux a tout de même su garder son épine dorsale unique. Le whisky développe de pulpeuses notes d’épices en finale de bouche pendant que l’alcool tient la note avec la même conviction que la cantatrice Bianca Castafiore drapée dans son étoffe de canelle et de gingembre. La qualité du distillat et le choix des fûts est visiblement (et gustativement) juste, le résultat est une expérience en soi. Attachez vos ceintures car lorsque que le pied appuiera sur l’accélérateur, vous aurez droit à toute une virée…

Patrick 88%
Avec un tel taux d’alcool, on ne peut pas se surprendre d’une telle intensité. Définitivement pas un whisky de tous les jours mais vraiment trippant à déguster! Nez : Savoureux parfum de céréales sucrées et légèrement fruitées, le tout avec une touche de meringue. Bouche : D’une rare intensité, avec des agrumes, des noix, un peu de bois, des pommes vertes, du chêne et énormément d’épices. Finale : Un peu sèche, épicée, boisée et marquée par les céréales.

Martin 90%
Nez: Céréales sucrées, tarte aux pommes chaude, éthanol bien présent, touche de vanille et zeste d’agrumes. Bouche: Explosive, sur le caramel, la poire pochée, les épices vives et une chaleur intense. Finale: Longue, sèche, poivrée et boisée, avec une pointe de réglisse et de beurre fouetté. Équilibre: Brut et fougueux, une curiosité survoltée à approcher avec extrême précaution… et quelques gouttes d’eau.

Bell’s Original

40% alc./vol.

André 78.5%
Nez commun style Girls Next Door… Céréales, miel, vanille avec une touche herbeuse. En bouche, les mêmes arômes qui sont maintenant des saveurs, auxquelles s’ajoutent une touche florale et de noix. Après quelques gorgées, un filin de fumée de tourbe drapé de miel et de forte vanille, caramel, sirop de fruits en canne, ananas, poires . La finale est courte, très courte, le whisky est dilué à son minimum légal et le whisky en souffre horriblement. Seule quelques épices ponctuent la finale de quelques sursauts. Pas un whisky désagréable, les saveurs sont agréables, l’équilibre est bien, mais la texture est vraiment nulle et n’offre aucune pérennité en bouche.

Patrick 82%
Un bel ensemble de saveurs bien équilibrées, dont le plus gros défaut est d’être trop dilué. D’ailleurs, la première fois que j’y ai goûté, je l‘ai trouvé fade et sans intérêt. Mais le matin, à jeun, il fait la job! Nez : Parfum léger et subtil, présentant des notes de fumée en équilibre avec l’orge, les épices boisées, les amandes et ne pointe de vanille. Bouche : Appétissante saveur d’orge fumée, avec des épices et une pointe subtile de bois brûlé et une pointe de vanille. Finale : Très courte…

Ben Nevis 10 ans (ancien embouteillage)

46% alc./vol.
(Long) John MacDonald créa la distillerie Ben Nevis en 1825. Elle doit son nom à la plus haute montagne du Royaume-Uni (1334m). En 1981, la distillerie fut vendue au groupe Long John qui faisait partie du groupe Whitebread. La distillerie fut agrandie, mais ferma ses portes au bout de 2 ans en 1984. Au cours de ces transformations, l’alambic de type Coffey fut supprimé. Nouvelle fermeture en 1986, jusqu’au rachat de la distillerie par le groupe japonais The Nikka Whisky Distilling Company Ltd en 1989 qui rouvrit la distillerie le 28 septembre 1990. Une grande partie de la production est utilisée pour l’assemblage, notamment pour Glencoe et Dew of Ben Nevis.

André 79%
Nez désagréable me rappelant ce que l’on retrouve dans l’édition Bowmore 1992 Bordeaux Cask, puis vanille et raisins. Maintenant plus paisible que lorsque le verre a été versé. On dirait qu’il a été affiné en fût particulier. Arrivée en bouche ordinaire, sans texture d’où le côté de raisins mauves s’extirpe avec difficulté de l’ensemble. Le côté sulfureux et de coton à fromage disparait quelque peu en bouche pour réapparaitre en finale. Celle-ci étant de bonne longueur, ne réussit qu’à laisser encore plus de place à ce désagréable sulfureux afin qu’il s’étende encore plus et n’en éclipse le reste des autre arômes. Décevant sur toute la ligne.

Patrick 81%
Nez marqué par l’orge, un chêne sucré et une touche de vanille. Nous y retrouvons aussi malheureusement une touche de soufre. En bouche, fruit intense avec une pointe d’épice. La finale s’étire sur une belle note épicée. Semble beaucoup plus vieux qu’il ne l’est en réalité. L’ensemble est agréable, mais ne fait pas bouger les montagnes.

RV 75%
Les mauvais côtés gustatifs d’un cask finish pour une édition régulière. Soufre et grain de houblon passé date, ou bien wine cask qui a trop mal tourné. L’arrivée de porto aigre est somme toute correct et la finale est potable mais je l’associe beaucoup trop au porto (que je n’apprécie pas) pour me rendre l’expérience souhaitable.