Stranahan Colorado Whiskey – Batch C194

47% alc./vol.
Bottle 0516.

André 89.5%
Framboises, fraises et cerises, grosse vanille, pommes rouges, nez onctueux et crémeux, fond terreux et épicé. Superbe onctuosité en bouche, vin rosé, pelure de pomme, framboises et fraises, on dirait presque un whisky contenant du blé malgré une touche de cannelle et d’anis qui apporte de belles nuances aidées par un soupçon de poivre. Belle finale douce et sucrée, amoureusement fruitée. Bel exemple de craft distillery… en plus maintenant disponible en SAQ!

Patrick 80%
Le Stranahan que j’ai eu le moins de plaisir à boire. Coudonc, on peut pas plaire tout le temps à tout le monde! Nez : Mélange agréable de salade de fruits et de pommes rouges avec une touche d’herbe, de vanille et de sucre blanc. Bouche : Beaucoup moins sucré que le nez laissait présager et aussi plus épicé. Mais moins balancé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois, les épices et une touche sucrée faisant penser un peu à un rye canadien bas de gamme.

Martin 88%
Nez: Céréales, bois et vanille. Caramel et crème anglaise. Très prometteur. Fruits! Bouche: Cassonade, bois et épices. Un peu de fruits et de cerises de terre, réglisse rouge. Finale: D’une longueur moyenne, elle parvient à nous transporter agréablement sur l’ensemble des saveurs et arômes précédents. Équilibre: Un whiskey dangereux, une micro à surveiller. Surtout à ce prix, c’est une bouteille qui peut se vider extrêmement vite.

Stranahan Diamond Peak

47% alc./vol.
Batch 026

Patrick 88%
Malgré son jeune âge, voici une distillerie qui n’a plus rien à prouver. C’est bon, c’est original, c’est complexe et c’est bien bâti. Nez: De l’herbe juteuse, sur laquelle on aurait versé le jus d’une salade de fruit maison, et une touche de chêne et de vanille. Bouche: Du chêne sucré, de l’herbe fruitée, des épices chaleureuses et des pommes rouges recouvertes de caramel. Finale: D’une belle longueur, fruitée, sucrée et boisée.

Stranahan’s Blue Peak Solera Finish Colorado Single Malt

43% alc./vol.

André 83%
Nez de vin sucré, de compote de bananes et de poires, crème à la vanille. En bouche, ça m’évoque des souvenirs de « Floaters » que mes parents me fesaient, mélange de Cream Soda et de crème glacée à la vanille. Mélange de fruits tropicaux à chair, abricots, retour intense sur la compote de bananes et poires ainsi que sur des épices pointues et très astringentes puis du bois de chêne brûlé. Finale de bananes et d’oranges sanguines, biscuits au citron, abricot et bois épicé.

Patrick 87%
Un whiskey très savoureux, délicieux et qui présente une surprenante intensité. Nez : Un parfum de fruits exotiques assez mûrs, des noix de Grenoble, du cuir et un peu de tabac. Bouche : Un beau mélange d’épices et d’abricots séchés, avec un peu de poivre et de chêne. L’ensemble est porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, chaleureuse, épicée, avec des fruits mûrs.

Martin 86%
Nez: Ouverture sur des notes de caramel et de vanille, rejointes par une pointe de pomme et un soupçon de miel. Une trace boisée rappelle le cèdre et le chêne sec. Bouche: La texture est soyeuse, portée par le toffee et le sirop d’érable léger. On y trouve aussi des accents de noisette grillée et de fruits secs. Finale: Moyenne en longueur, sur le bois toasté et une touche d’épices douces, notamment la cannelle et le gingembre confit. Quelques relents de cacao amer viennent conclure. Équilibre: Un dram accessible et harmonieux, misant davantage sur la rondeur et la facilité de dégustation que sur la complexité. Le vieillissement en solera apporte une cohésion agréable, même si l’ensemble reste assez unidimensionnel.

Strathearn Inaugural Release Triple Cask Matured

50% alc./vol.
Fruit d’un mélange de 32 fûts de type Ex-Bourbon Casks, Virgin Oak Casks & Ex-Sherry Casks vieillis en moyenne pendant 7 ans. Douglas Laing a acquis la distillerie Strathearn en 2019. C’est l’une des plus petites distilleries d’Écosse (pas plus d’un fût de spiritueux produit par jour). Strathearn utilise de manière unique le malt Maris Otter, presque oublié depuis les années 1960. Cette version 2024 est une composition de 32 fûts.

André 82%
Pas impressionné, encore trop jeune et manquant de complexité. En toile de fond, canevas de vanille et de miel, couleurs rouges de fruits secs et de cerises, jaune abricots et poires. Les saveurs et effluves de bois de chêne sont hautement perceptibles, la jeunesse du whisky aussi et ça j’aimes moins. La bouche est remplie de grains de céréales séchés sur un lit de vanille. Quelques fruits rouges pour donner du contraste; cerises, poires, abricots le tout nuancé par des notes de cannelle et de poivre. Finale mielleuse et céréalée plutôt linéaire. Pour 170$ la bouteille, je passe.

Patrick 85%
Si le parfum ne m’a pas impressionné, le goût en bouche m’a agréablement surpris avec une complexité et une balance insoupçonnée. Nez : Abricots plongés dans le miel, fruits séchés, vanille et chêne. Bouche : Le chêne est plus présent ici, avec une subtile note fumée qui m’a agréablement pris par surprise, avec des céréales séchées, des abricots, des fruits séchés, du miel, de la cannelle et du poivre. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et subtilement fruitée.

Strathisla 12 ans

43% alc./vol.
La plus ancienne des distilleries du nord de l’Écosse, Strathisla portait à l’origine le nom de Milltown. Propriété de William Longmorn en 1830, la distillerie opte pour sa dénomination actuelle aux alentours de 1870. Ravagée par un incendie en 1876, elle est reconstruite puis rachetée par Chivas Brothers Ltd. en 1950. Afin de répondre à une demande sans cesse croissante, le nombre d’alambics passe de 2 à 6 en 1965. L’eau calcaire et légèrement tourbée, l’utilisation de washbacks traditionnels en bois, ainsi que les alambics de petite taille (moins de 14 000 litres pour ceux de première distillation), apportent au Strathisla une saveur bien particulière que Pernod-Ricard utilise pleinement pour élaborer le Chivas, un blend bien connu.

André 86%
Chocolat au lait, menthe verte, quelques notes d’herbe verte, de toute-épice et d’oranges. Je sais que ce whisky n’est pas tourbé mais il a un fond presque de Laphroaig lointain tapis en fond de nez. Après environ 10 minutes, notes de sherry et de chocolat fourré à l’orange. La bouche est vive et un peu effilée, les notes tirées des fûts de sherry sont plus évidentes; sherry, oranges, fruits secs, figues, abricots. Le whisky offre des épices bien punchées, peut-être un kick de poivre vert et de menthe avec une rétro super fruitée me rappelant les nounours en gélatine. Finale de longueur appréciable, fortement épicée et à saveur de fruits juteux. Un bel embouteillage avec une touche singulière intrigante.

Patrick 83%
Peat, menthe encore; petit fond de vanille, un peu original. Bouteille « old style », vraiment très bien.

RV 85.5%
Menthe poivrée et feuille de fraisier. Très huileux en bouche, un peu terreux sans être sec. La quasi-transparente fumée cendrée du Chivas Regal se révèle dans la gorge. La finale prend un léger tourment de malt mais se fond en direction de la même menthe. Pas un whisky qui s’éparpille, qui mise sur ses points forts au lieu de dissimuler ses points faibles. Très typée, mérite vraiment d’être connu et à moins de 50$, ma définition d’une vraie réserve spéciale.

Strathmill 25 ans 1988/2014

52.4% alc./vol.
Vieilli en refill American Oak casks, édition limitée de 2700 bouteilles seulement.

André 84%
Agrumes et gingembre, très influencé par le bois un peu verdâtre, herbe verte mouillée, un peu franc au nez, ormis pour les odeurs de vanille crémeuse. En bouche, les céréales et les agrumes, la pomme verte, la texture est huileuse mais l’ensemble est un peu robuste et épicé; poivre noir, menthe verte & eucalyptus, miel, vanille, agrumes, poires. Jumelé avec l’alcool, le poivre aiguise la finale, le whisky est puissant et astrigent. Finale de raisins verts, agrumes, céréales au miel se drapant de poivre, gingembre et d’épices. Point fort; texture, points faibles; astringence et trop franc en bouche.

Patrick 92%
Ce scotch m’a offert une superbe expérience de dégustation : l’évolution des saveurs tout au long de la dégustation saurait satisfaire le plus blasé des amateurs de whisky. Son seul défaut est d’être si rare! Nez: Parfum de pommes vertes et d’agrumes, d’orge et de chêne subtil. Bouche : Ooooooh. C’est de l’excellent whisky ça messieurs-dames. De l’orge, du bois, de la vanille sucrée, du caramel, un peu de bois fumé et épicé… Complexe et savoureux. Finale: Très longue, s’étire sur de délicieuses notes boisées et épicées.

Martin 84%
Nez: Gingembre mariné et céréales. On s’attendrait à un plus grand potluck venant d’un malt de cet âge. Pomme croquante, butterscotch et vanille. Touche de crème anglaise. Plus on le laisse respirer, plus je regrette mon commentaire précédent sur son côté ennuyeux. Légère pointe de bois et de poivre blanc. Bouche: Fruits blancs, agrumes, bois, menthe, herbe et raisins verts croquants. Moins de tannins et plus de fumée augmenterait l’expérience, qui jusqu’ici m’épate moins qu’anticipé. Finale: Poivre, miel et chêne. La texture semble vouloir s’essouffler un peu à cette étape. Agrumes et quelques fruits tropicaux ne sont pas assez pour ramener la coupe à la maison. Équilibre: Très affirmé pour un whisky de cet âge qui devrait normalement être bien plus suave et subtil. Je ne déteste pas cependant certaines notes plus vertes ou blanches disons, mais à l’aveugle je me serais perdu dans le champ.

Striped Shine True 120 Corn Whiskey

60% alc./vol.
Striped Pig Distillery, South Carolina, batch C-11, bouteille 188

André 73%
Ok, aller au cinéma, sans le film mais avec un sac de pop-corn au beurre bien gras. Très craft distiller dans le style (on est pas surpris). Les grains de maïs, flaveurs d’aluminium métalliques, c’est froid et chirurgical. En bouche, n’est pas sans rappeler la vodka. Faut être très motivé pour passer au travers la bouteille de 750ml… Bouche de pop-corn beurré dans le sac de papier imbibé de beurre fondu, granuleux et saveurs métalliques. Dans l’exercice des corn whiskies, ce moonshine répond à la norme mais faudrait pas demander de la variété et un éventail de saveurs bien élaboré. On va mettre ça du côté de l’expérimentation du whisky car pour en acheter une bouteille, faut être vraiment mal pris.

Patrick 85%
Un très bon new make qui semble prometteur. J’ai bien hâte de revoir ce whisky après quelques années passées en fût. Nez : Parfum dominé par un maïs fruité et sucré. Peu complexe, mais très agréable. Bouche : Semblable au parfum, mais u peu plus intense au niveau des fruits. Complété par une surprenante touche de vanille. Finale : D’une belle longueur et fruitée.

Martin 70%
Nez: New make assez traditionnel au nez. Céréales et mélasse, maïs et coulis de fruits, touche de vanille et de sucre blanc. Bouche: Sucre et épices, maïs en puissance, poivre blanc et cannelle, le tout enveloppé de mélasse. Finale: Acérée, métallique, céréales, poivre et sucre. Ouff… Pas façile. Équilibre: Non. Non. Les new makes, c’est bien beau pour tenter de comprendre le concept derrière, mais pas dans mon verre. Il y a une limite à vouloir revivre l’époque des moonshiners. Non.

Stronachie 12 ans

43% alc./vol.

André 84%
Histoire intéressante cet embouteillage. Recréé au goût à partir d’une bouteille datée de 1904 de la défunte distillerie de Stronachie, fermée au début du siècle, ce scotch, goûté à l’aveugle, avait tout d’un Speysider. Très fruité en bouche – fruits séchés- avec un fond boisé, un léger accent vineux & terreux accompagné d’une finale moyenne en longueur. La rétro est intéressante. Rien de singulier ou de particulier mais pas désagréable. Difficile à trouver et pour le prix, une expérience intéressante mais manquant de singularité. Comme un bon album musical mais qu’on se lasse rapidement d’écouter car trop dans le même lot de ce qui nous est généralement servi à la radio?

RV 77.5%
Fruits secs et aiguilles de sapin, très sec. L’arrivée est toute aussi sèche, avec traces de Dijon. Pas beaucoup de finale comme d’aftertaste. Comme son grand frère Benrinnes (d’où ce Single Malt bâtard est issu), trop passager, anonyme, générique au point de ne pas se souvenir l’avoir gouté la veille et décevant pour le prix (environ 80$). Au moins il est bien présenté et est difficile à trouver, mais c’est loin d’en faire un grand whisky.

Patrick 78%
Au nez, lointaine fumée, mais pas grand-chose. Meilleur au goût que le nez le laisse présager. Chêne, épice, tourbe, clou de girofle. Bien balancé, mais devrait être plus punché. J’aurais aimé le voir en cask strength.

Sullivan’s Cove Double Cask

40% alc./vol.
Tasmania Distillery & Museum, Australie. Cette édition à double distillation embouteillée à 40% d’alcool est non tourbée et mûrie dans d’ex fûts de Xérès en chêne français ainsi que d’ex fûts de bourbon en chêne américain.

André 88%
Très doux et sans brusquerie au nez; miel, kiwi sucre et citron. La bouche est très fluide – comme de l’eau – et livre un goût singulier d’écharde de bois que l’on enlève avec les dents. Chauffez votre verre quelques minutes en tenant celui-ci entre vos deux mains et laissez respirer; le chocolat noir très intense qui se révèlera est remarquable et très agréable pour livrer la finale- malheureusement un peu courte.

Patrick 93%
Nez unique : tourbe de gazon, avec une onde de goudron et une goutte de fraises des champs. Impressionnant en bouche, une vraie montagne russe : Tout d’abord le sel, puis les fruits mûrs et enfin des céréales mouillées. Aussi, touche de chocolat et de vanille. Incroyablement riche en bouche. Tellement de saveurs à découvrir. Si vous cherchez la définition d’un scotch de dégustation, à savourer tranquillement dans un environnement tranquille, la voici ! Une conquête qui saura toujours vous surprendre de la plus agréable des manières !

Martin 88%
Nez: Doux et fruité, vanille et motte de terre, pointe de rayon de miel. Intéressant. Bouche: Crémeux, vanille, noix, bois et épices. Légère fumée, chocolat, fruits des champs, miel et malt grillé. Sucre en poudre. Finale: Un peu courte, mais laisse place à une vague de vanille, de miel et de chêne. Équilibre: Très agréable et surprenant, comme quoi parfois il est plaisant d’avoir d’avoir un bon dram qui n’est pas nécessairement un scotch tourbé cask strength.

RV 86.5%
Même à l’autre bout du monde on est pas trop dépaysé. Grain et miel un peu aigre, sans grand développement outre la vanille du baril americain et ne serait-ce qu’une touche de cognac. Arrivée doucement herbeuse et enfin le grain et le raisin, avec plus de texture que de goût. Finale vraiment sucrée entre miel et vanille, sans être trop exacerbée. Un beau malt de fruits français plus fort que le grain américain.

Sullivan’s Cove Port Cask Finish

60% alc./vol.
Fût #HH0554, bouteille #209 de 411, distillé le 21 novembre 2000 et embouteillé le 3 septembre 2009. Construite en 1994, Sullivan’s Cove a réellement commencé de produire en 1995. Peu après son rachat en 2003, elle déménage pour s’installer à Cambridge, petite ville non loin d’Hobart. Depuis, ses alambics charentais ont été remis en activité et produisent l’équivalent de 120 fûts par an.

André 88%
Patience est le mot à retenir afin de savourer pleinement cette édition cask strenth. Nez très enveloppant et soyeux pleinement boisé agrémenté d’orange, de miel, de caramel chauffé/brûlé et collé dans la poêle ainsi que de chocolat noir. L’équilibre est superbe et il est d’une belle ampleur, très soutenu en bouche, étant aidé par le puissant taux d’alcool. Le miel et le chocolat adoucissent passablement l’ensemble qui demeure tout de même puissant en bouche où il n’offre par contre aucune surprise, l’évolution des arômes présentées au nez poursuivent simplement leur lancée. La finale est d’une bonne puissance, car en s’atténuant progressivement, les notes sucrées de miel et de chocolat laissent libre court à la poussée d’alcool. Une présentation sans grande évolution mais qui livre avec brio son agréable simplicité.

RV 81.5%
Comme réserve spéciale mais pas le genre qui doit être obligatoirement servi dans un Riedel ou un Glencairn. Dès le début, un bourbon qui olfactivement bifurque très rapidement vers un canadien avec un peu de manque de finition, mais plus il respire, plus la cassonade ressort, malgré un grain très légèrement fumé en background. L’arrivée est en deux tons, les épices et le foin sucré, pour passer par des prunes un peu plus fruitées mais le tout prend une tournure dramatiquement désastreuse en finale, où tout s’effondre dans un rye décevant. Vraiment pas à la hauteur du Double Cask, et même si ce n’est pas un mauvais whisky, la magie n’y est pas, surtout en finale.

Patrick 90%
Nez un peu bizarre d’orge brûlée, Au goût, chêne brûlé et sucré. Cassonade ? Un côté fruité apporte une dimension supplémentaire et agréable. On dirait que ce whisky sort directement du fût ! La finale, épicée, brûlée et sucrée complète très bien le tout. Un excellent whisky, très équilibré et qui saura plaire à ceux qui, comme moi, aiment leur whisky avec un goût boisé authentique !