Raasay Special Release Scottish Whisky Distillery of the Year 2022

50.7% alc./vol.
Édition limitée lancée par la distillerie de l’île de Raasay pour commémorer son titre de « Distillerie de whisky écossais de l’année ». Ce whisky non tourbé, d’abord vieilli en fûts de bourbon provenant de la distillerie Four Roses, puis vieilli en fûts de chêne vierge colombien de type Quercus humboldtii. Distillé en août 2018 et embouteillé août 2023, édition limitée de 9500 bouteilles.

André 84%
Nez s’ouvrant sur la vanille moelleuse coiffée de cerises noires et de zeste d’orange. À l’aération, chocolat au lait fourré de caramel, ananas flambés sur le feu de camps, sirop de salade de fruits, oranges et flocons de noix de coco cuits au four. Les notes de jeune alcool filtrent au travers de l’édredon fruité. La bouche demeure agréablement douce pour le taux d’alcool, la jeunesse du whisky est encore une fois perceptible. Fruits tropicaux à chair, vanille, oranges, fumée lointaine, pincée de gingembre et de poivre, cerises, ananas, citron. Belle onctuosité après aération. Finale de vanille et de brioche au citron, pointe de cannelle et de poivre (habituel de la distillerie). Intéressant et hors-norme, impressionnant pour un whisky si jeune.

Patrick 90%
Le genre de whisky que j’aime particulièrement par les temps qui courent, je n’ai que de bons mots à dire au sujet de ce whisky. Nez: Dégusté un peu à l’aveugle (ce qui veut dire que je n’ai pas lu le détail de l’étiquette!), j’ai été agréablement surpris par le parfum doux, avec des fruits tropicaux, de vanille, du caramel et un peu de bois. J’adore! Bouche : Les fruits tropicaux, mûrs et juteux, sont au premier plan, mais rapidement suivis par le bois sec, la vanille et un trait d’agrumes. La texture en bouche est huileuse et agréable. Finale : D’une belle longueur, salée et boisée.

Martin 86%
Nez: Pomme cuite, embruns marins , miel floral et une pointe de fumée sèche. Bouche: Vive et texturée, sur la poire pochée, la vanille, le caramel blond et un soupçon de poivre marin. Finale: Moyenne à longue, légèrement salée et cendrée, avec un retour de fruits jaunes et d’herbes sèches. Équilibre: Une expression cohérente et raffinée, dynamique mais maîtrisée, qui capture parfaitement l’ADN coastal-fruité-fumé de Raasay.

Kim 80%
Nez : Jus de raisin chimique de whisky très jeune, fromage en grain à saveur de cornichons (désolée pour l’abus de précision et d’étrangeté, mais c’est à la fois lacté et sur l’aneth), Glosette aux raisins. Bouche : Très sur le grain à l’attaque, ça crie jeunesse avant de glisser sur le gateau aux fruits et le poivre blanc, finale asséchante. Il faut en prendre quelques gorgées pour s’y habituer.

Raasay Unpeated Tuscan Red Wine Single Cask

61.7% alc./vol.
Vieilli pendant 5 ans en ex-fûts de Toscan Red Wine, embouteillé sans filtration à froid et sans colorant. Ce produit n’était pas destiné à être embouteillé tel quel. Mais après discussion, il a été décidé de l’offrir en SINGLE CASK à quelqu’un qui le voudrait. BONNE NOUVELLE, c’est l’agence Les Frères Spirit, qui représente le produit au Québec qui a pu mettre la main sur ce produit disponible en importation privée via Passion Whisky Québec.

André 77%
Vous le savez maintenant, je suis HYPER sensible au soufre. La première fois que j’ai senti le whisky dans mon verre j’ai eu tout un choc. Entendons-nous, je ne suis pas contre le soufre, mais pas un verre de soufre purement et simplement. Alors second essai, je reste sur mes positions. Alors, je laisse le whisky s’aérer plus de 30 minutes et c’est un peu mieux. Oranges sanguines, petits fruits sauvages et bleuets, cerises noires, pointe salée et fond de soufre terreux bizarre. La jeunesse du whisky transparait au travers les notes de fruits rouges et s’exprime avec des notes de céréales séchées. Côté texture en revanche c’est superbe, rond et harmonieux, beau taux de sucre, mais dès la seconde gorgée j’ai une montée des notes de soufre de façon très intense. Oranges sanguines et fruits rouges, sucre à glacer, terre humide, allumette mal éteinte, chocolat noir, caramel, épices soutenues. Plus le whisky s’aère, plus il se dépouille de ces notes de soufre mais aussi plus la jeunesse du whisky devient apparente. Finale soufrée de jeune whisky, céréales séchées et fruits rouges sur fond terreux et iodé. Désolé, je ne suis pas fan.

Patrick 90%
Un wine finish tout ce qu’il y a de pas subtil. Et c’est parfait ainsi! Nez : Un beau vin rouge assez costaud, avec de la terre, du cuir et des raisins très mûrs. Bouche : Toujours le beau gros vin rouge intense, boisé, terreux, avec du cuir et des raisins très mûrs et savoureux. S’il y a de la fumée, c’est subtil. La texture est huileuse et très satisfaisante. Finale : D’une très belle longueur, marquée par le vin et le bois légèrement épicé et brûlé.

Martin 83%
Nez: Cerise noire confite, cassis mûr, moka avec une légère pincée d’algue sèche, mais il est difficile de passer sous silence cette note sous-jacente de soufre. Bouche: Si on parvient à passer derrière le voile sulfureux et astringent, on est récompensé au passage par un profil très concentré et vigoureux, sur le raisin, le tapis de fruits rouges, le pain d’épices, avec une pointe de fumée subtile et une salinité discrète. Finale: Longue et riche, dominée par le chêne toasté, les fruits noirs et un retour de cacao très amer. Équilibre: Une expression audacieuse, très vinifiée, qui met en avant la maturité aromatique et l’influence du vin toscan. Mais à ce degré élevé de soufre elle pourra polariser les nez plus sensibles.

Rabbit Hole Cavehill

47.5% alc./vol.
Four Grain Triple Malt Kentucky Straight Bourbon Whiskey – 70% maïs, 10% blé malté, 10% orge maltée et 10% orge maltée au miel.

André 83%
Nez sucré de fruits rouges séchés, framboises, cerises, bois brûlé, cassonade et réglisse. La bouche est ronde et sucrée ; cerises noires dans leur jus, tannins du bois bien ressentis, caramel et miel, cannelle, poivre et chocolat noir ainsi que des sucres bien prononcés. Sensation de paraffine et de réglisse cireuse en bouche. Saveurs conservatrices, rien de singulier ou de nouveau. Finale de cerises noires, raisins secs, oranges, miel et de charcoal poivré.

Patrick 85%
Un très bon bourbon, le genre dont je pourrais facilement boire à tous les jours, surtout que c’est un bon rapport qualité-prix. Nez: Appétissant, avec une bonne dose de seigle, de caramel et de miel. Bouche : Un beau mélange de seigle et de bois brûlé, avec une petite touche de cerises et de sucre caramélisé Finale: D’une longueur moyenne et boisée.

Martin 87%
Nez: Cerise noire, vanille beurrée, chêne toasté et un soupçon de noix grillée. Un beau petit caramel se tient timidement derrière le tout. Bouche: Veloutée et gourmande, sur le caramel au beurre, la pêche blanche, les épices douces et un trait de pain brioché. Finale: Bien chaleureuse, légèrement boisée et épicée, avec un retour très marqué de chocolat au lait. Équilibre: Un dram bien structuré et soigné, à la fois doux et complexe. Un bourbon qui séduit par sa polyvalence et son élégance. J’adore.

Rabbit Hole Dareringer Kentucky Straight Bourbon Whiskey PX Sherry Cask Finish

46.5% alc./vol.
Mashbill composé de 68% corn, 18% wheat et 14% malted barley.

André 88%
Raisins et fruits secs, cerises marasquin et bonbons casse-grippe à saveur de cerises, bois brûlé. Loin d’être singulier mais avec le mérite d’être bien construit. Sensation cireuse en bouche, les saveurs de fruits rouges séchés et de cerises poursuivent leur lancée. Les tonalités apportées par le sherry cask en finishing se confondentavec les notes habituelles et typiques de fruits rouges des burbons. Vagues de caramel et de bois brûlé, raisins secs, prunes. La texture est moelleuse et dodue, seulement nuancée par les épices réservées. Finale ponctuée par les saveurs de bois carbonisé chapeautant une couronne de fruits rouges séchés.

Patrick 88%
Ça c’est du bon bourbon! Un beau mélange d’intensité, de complexité et de douceur venant du xérès. Nez: Un mélange savoureux du sucre du maïs, de notes de cerises, du fruit du xérès et d’une goutte de caramel. Bouche : Surtout fruitée et boisée, avec des cerises, et le sucre du maïs. Riche et chaleureux. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, boisée et marquée par le fruité du xérès.

Kim 87%
Nez : Cerise noire, maïs en crème, épices à gâteau. C’est réconfortant et velouté, même si l’alcool et le bois se manifestent assez droitement. Bouche : Juteux, comme s’enfiler une poignée de cerises bien mures, de bleuets et de grains de grenade. Il y a aussi un côté tendu, probablement grâce au sherry. Ça donne un combo vraiment agréable.

Rampur Vintage Select Casks 2023

43% alc./vol.
La distillerie Rampur était le nom d’origine de Radico Khaitan, la quatrième plus grande entreprise de spiritueux d’Inde. Elle produit du whisky depuis plus d’un demi-siècle et cette cuvée Rampur Select est son fleuron, vieillie en fûts de bourbon.

André 60%
Nez de pommes vertes, oranges sanguines, le melon au miel et les abricots, morceaux d’oranges ont une apparence chimique très bizarre. Intenses notes de céréales séchées nappées de miel et de vanille. À l’aération, ça devient encore plus bizarre car le nez s’ouvre sur des notes de cannelle et de réglisse qui rappelle certains rye whisky canadien qui s’accompagne d’une sensation cireuse. En bouche, la texture est VRAIMENT weird. Au départ c’est hyper fluide puis ça devient moelleux et sucré. Fruits tropicaux, saveurs chimiques et industrielles fake, melon, abricots, cannelle, sucre en poudre, miel, orange chimique. Finale de jujubes aux fruits, de saveurs artificielles et de réglisse rouge. Quelle expérience. L’Inde industrielle doit sentir comme ça.

Patrick 75%
Définitivement pas dans mes goûts, un whisky plutôt mauvais – Mais le pire, c’est qu’on dirait qu’on y a mis beaucoup d’efforts. Nez : Pommes cuites et bois mouillé, des fruits un peu moisis et des fleurs fanées. Bouche : Toujours les fleurs fanées et les fruits pourris, avec une bonne dose de bois grillé et de chaleureuses épices. J’y trouve aussi un tait de miel et un soupçon d’agrumes. Finale : D’une longueur… Ah, et puis zut, je fatigué de mettre des efforts dans un whisky qui n’en vaut pas la peine.

Rare Malts Hillside 20 ans

54.9% alc./vol.
Highlands, 1964-1992 (fermée).

André 85%
Le nez est tout en agrumes tirant sur le citron et les canneberges blanches Ocean Spray. L’alcool est vivace et se présente dès l’arrivée et apporte avec lui un léger goût de poivre blanc. La finale, singulière, est intense en raisins qui se marient avec les canneberges qui persistent en bouche. La rétro-olfaction elle, ramène le poivré en avant plan.

Patrick 86%
Nez léger, marqué par les agrumes et le bonbon à l’abricot. Au goût, le whisky est plus riche et le bonbon à l’abricot évolue vers un vineux sucré, tel un vin de glace. La finale est sucrée, moyennement longue.

Rare Malts Port Ellen 22 ans 1978

60.5% alc./vol.
Bottled October 2000, Bottle #9435

André 93%
Ouf… Nez très pointu et qui mérite de respirer assez longtemps. Beaucoup d’agrumes, ananas et de vanille onctueuse, une touche de bois de chêne sucré, la tourbe est terreuse et se drape presque d’une robe de chocolat noir. Belles vagues de fruits tropicaux et de fruits rouges, notes de sel de mer, de poivre et d’épices pointues. Notes médicinales prononcées, fruits exotiques et tropicaux que l’on retrouve également en bouche, qui est musclée et agréablement poivrée; fruits rouges, oranges, vanille, pommes vertes, poivre noir, chocolat noir, le feu de plage presque éteint au matin. Il est agréable de revenir au nez après plus de 30 minutes pour redécouvrir les saveurs, libérées de leur ceinture d’alcool. Le whisky demande du temps et se développe avec beaucoup de passion si on lui en donne le temps. La finale offre un retour sur la noix de coco, la tourbe terreuse mouillée, le chocolat noir amer et les oranges. Quelle expérience de dégustation.

Patrick 89%
Un très bon Port Ellen, dont la force de l’alcool m’a surpris, surtout pour un whisky de 22 ans! Bref, un whisky qui gagne à respirer un peu, afin de lui permettre de s’exprimer dans toute sa splendeur. En général, je n’aime pas que mon scotch me fasse patienter, mais pour un Port Ellen, je peux faire exception. Nez : Fumée, agrumes, quelques fruits et du chêne sec, le tout superbement balancé et appétissant. Bouche : Grosse fumée de charbon pas subtile pantoute, du chêne brûlé, des agrumes, du chocolat noir et des oranges qui sont, elles, très subtiles, mais qui contribuent agréablement à équilibrer le tout. Aussi, l’alcool est très présent. Finale : D’une belle longueur, avec un peu de sel et d’agrumes.

Rare Malts Teaninich 27 ans 1972

64.2% alc./vol.
Bottled 10/2000, Bottle 102. Le capitaine Hugh Munro de l’armée de sa majesté fonda la distillerie de Teaninich à Alness au bord de l’estuaire de Cromarty en 1817. Connue pour avoir été la première distillerie à s’éclairer à l’électricité, Teaninich, adorée des « blendeurs », n’est réalisée qu’à partir de l’eau pure de la source de Dairywell du nord des Highlands.

André 87%
Nez sur le bois de chêne séché et la vanille poivrée, caramel, ananas, herbes grasses, agrumes, melon au miel. Pas facile à décortiquer comme palette aromatique surtout avec un taux d’alcool si imposant. La texture en bouche est hallucinante, huileuse et sirupeuse, wow, solide. Grains de céréales séchés, miel, vanille, agrumes, melon au miel, oranges, citron, mangue, herbe grasse verte mouillée. Y’a quelque chose qui rappelle aussi le virgin oak, mélange de bois sec et crémeux à la fois qui calme les ardeurs du poivre et des épices. Une fois le côté huileux dissipé, l’alcool pénètre dans la langue comme un couteau à la lame chauffée à vif, c’est costaud et franc comme whisky. Très longue finale poivrée et boisée, mélangée d’herbe verte et de bois de chêne. Ce whisky mettra vos papilles à l’épreuve et challengera votre tolérance à l’alcool.

Patrick 82%
Un scotch intense, presque trop intense en fait. Quand tu as envie de te battre, c’est le whisky parfait : tu vas avoir l’impression d’avoir mangé une « claque sur la gueule » mais en fait, la force de l’alcool va plutôt faire en sorte de t’écraser dans le fond de ton fauteuil. Nez : La première chose qu’on remarque, c’est définitivement le taux d’alcool d’une rare intensité. Après, on remarque aussi le bois, des feuilles vertes, les agrumes et la vanille. Mais c’est surtout l’alcool qui domine, au point que ça nuit un peu à l’expérience olfactive. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, la force de l’alcool laisse un peu de place au bois sec, aux céréales, au miel, à la vanille et aux agrumes. Finale : D’une belle longueur, boisée avec un peu d’herbes et d’épices.

Rebel 100 Straight Bourbon 6 ans

50% alc./vol.

Patrick 85%
Un bon bourbon classique à mettre dans la catégorie « valeur sûre ». Nez : Chêne, petits fruits et cerises mûrs, chêne et caramel. Bouche : L’arrivée en bouche est plutôt boisée et épicée. L’ensemble est agréable et chaleureux. Ensuite, un peu de cerise et… Du bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec des cerises.

Kim 81%
Nez : Gâteau au chocolat, betteraves rôties au four, beurre noisette, poivre blanc, brocoli chinois sauté. Bouche : Si le brocoli chinois me semblait étrange au nez, il déstabilise encore plus en bouche. Le chocolat demeure, mais foncé et bien amer, avec quelques pétales de rose séchées. Ce n’est cependant pas déplaisant.

Red Bank Canadian Whisky

40% alc./vol.

Patrick 80%
Un bon whisky typiquement canadien. La texture est un peu mince pour en faire un whisky de dégustation, alors j’imagine que je ne suis pas le public cible. Nez : Floral, avec une touche d’agrumes et de caramel. Bouche : Toujours les fleurs, mais aussi du miel, un peu de chêne craquant, du caramel et des raisins verts. Finale : D’une longueur moyenne, surtout boisée.

Kim 72%
Nez : Ah c’est étrange ça… Cire à plancher, décidemment chimique et pas super plaisant. Un côté brioché aussi, ou plutôt mie de pain commercial. J’ai pas vraiment hâte d’y tremper mes lèvres… À la 2e dégustation, c’est sur les légumes verts que ça s’exprime : edamame, asperges fraiches et salade d’algues. Bouche : Moins pire que je pensais, franchement moins pire. Il faut dire que je m’attendais à le recracher dans la douleur. Crème glacée à la vanille avec coulis de caramel commercial, comme un sundae du McDo. Au 2e tour, une chance que la finale est sur le caramel, parce que les premières secondes sont pénibles. Un peu comme s’il te sacrait une baffe, puis te flattait pour te faire oublier. Ça ne fonctionne pas tout à fait.