Auchentoshan Three Wood

43% alc./vol.
En 1817, John Bulloch construit une distillerie appelée Duntocher, mais fait faillite et la cède à son fils Archibald en 1822. Au cours de la seconde mondiale, en 1941, l’aviation allemande bombarde le site et détruit une grande partie de la distillerie ainsi qu’environ 1 million de litres de whisky ; la distillation ne reprend qu’en 1948. La distillerie Auchentoshan passe encore entre plusieurs mains avant d’entrer dans le groupe Morrison Bowmore, lui-même racheté par le géant japonais Suntory, actuel propriétaire depuis 1994. Typique des Lowlands, Auchentoshan pratique la triple distillation, contrairement au reste de l’Écosse où celle-ci n’est pratiquée que deux fois, avec trois alambics: 1 wash still, 1 low wines still, 1 spirit still. Ce Lowland possède une complexité unique due à l’utilisation de trois types de fût : bourbon barrel américain, sherry oloroso et pedro ximenez espagnols.

André 82%
Nez en sandwich d’arômes; caramel, gâteau aux fruits, chocolat noir, sherry et bien boisé. Une touche de raisins et d’orange. En bouche, la forte présence du bois apporte une touche  »bitter » assez agaçante et un peu trop intense. Le goût de gâteau aux fruits et de chocolat est toujours présent et se drape de bonnes vagues de caramel aux accents boisés. L’alcool semble prendre en puissance en finale de bouche, avec l’apparition de zeste d’orange et de caramel un peu brûlé. Bonbons After Eight peut-être, poivre et gingembre en clôture. Dans la gamme Auchentoshan, cet embouteillage est définitivement hors-norme et j’aime bien la couleur qu’il apporte à cette distillerie que je trouve parfois ennuyante. Sans être exceptionnel, le Three Woods saura être le parfait complément de vos chocolats préférés ou d’un bon dessert.

Patrick 82%
Au nez, poivre, bois brûlé. Vraiment particulier. Au goût, la fumée grasse. Extrêmement boisé, on dirait qu’on a mis des copeaux de bois dans le baril. Intéressant, vraiment différent du 10 ans. Après avoir reposé, le chocolat noir dans le tapis! // 2ème dégustation: Arômes surprenant de choux brûlés… et sucrés. En bouche, la première impression est chaleureuse, épicée et sucrée. Un whisky qui dégage de la chaleur! La finale, plutôt longue, est tout aussi chaleureuse et légèrement amère. J’hésite… J’adore ou je déteste? Le nez est plutôt unique, mais la bouche me semble commune… Est-ce que j’en prendrais un autre verre? Certainement, mais pas ce soir en tout cas.

Martin 89%
Visuellement il est plus roux foncé que le 12 ans. C’est maintenant qu’on va vérifier si le dicton qui dit que les roux n’ont pas d’âme est fondé… Nez: Chocolat à l’orange, raisins, feuilles de tabac. Unique. Acidité plaisante. Bouche: Vanille et sherry surplombent des épices mordantes. Caractère hyper boisé. On hésite à l’avaler pour le garder en bouche encore un tout petit peu… Finale: Tous plein de petits fruits. Chaud et apaisant sur la pente douce. Du réconfort en liquide. Équilibre: Une très nette coche au-dessus de son homonyme de 12 ans. En guise de conclusion, je vous rapporte ces paroles que m’a confiées Tiger Woods lors de ma dernière visite à son chalet manitobain: « Trois marmites, grande fête ; trois femmes, tempête. »

RV 78.5%
4 essences, et celle de caramel brûlé est trop forte. De malt et de vieux foin sucré, l’approche olfactive est immobile dans la cendre. En bouche, ça ne bouge pas davantage, suspendu dans son roulement laiteuse, avec un goût pas original du tout. La finale est très rance, dans les feuilles mortes d’un train en direction des highlands sur lesquelles la fumée du train au charbon retombe. Sans dire qu’il est repoussant, avec des goûts un peu disparates, il s’agit d’un whisky avec qui on baille si ce n’est pas le premier d’une soirée. À ignorer, comme ce whisky semble faire de mes papilles.

Auchentoshan Valinch 2011

57.5% alc./vol.

André 75%
Nez doux, fruits frais – poires, citron – et notes d’herbes grasses. En bouche, désagréable. Sac d’herbe pourrie et d’éclisses de bois secs. Tarte à la meringue et au citron servie sur un tapis de fleurs. Finale sèche avec odeur de foin humide et de bois pourri dans les sous bois. Il y a quelque chose qui cloche dans ce whisky, du nez à la finale.

Patrick 75%
Nez : Crème brûlée, orange. Après avoir respiré, une désagréable odeur d’herbe pourrie. Bouche : Herbe pourrie et copeaux de bois humides. Le tout cache des notes de citron, de mangue et de chêne épicé. Finale : Longue, citronnée et bof. Balance : J’ai adoré presque tous les Auchentoshan, mais la série des Valinch me pue au nez.

Martin 88.5%
Or léger, entre un riesling et le Grand Condor. Nez: Surprenant par son entrée en matière composée de cerises et de mangues avec une touche de vernis à ongles. Herbe, fleurs et cassonade viennent compléter le portrait. Bouche: Encore de la mangue, avec cette fois-ci fleurs et caramel salé. On accélère avec orange, chêne et cannelle. Encore une fois, comme avec la plupart des expressions cask strength, il faut faire preuve de célérité avant que l’alcool nous rattrape. Gomme de sapin. Finale: Cerise, lime et poivre volent la vedette pour un temps, avant d’être remplacés par une longue traînée de muscade et de garam masala. Équilibre: Un vent de fraîcheur chez Auchentoshan. Plutôt rares sont les occasions où mettre en marché un embouteillage cask strength ne paie pas.

RV 74%
Un whisky à ne pas boire en solitaire. Ce n’est pas le cas mais ça respire le whiskey à l’aromatisé, dans ce qu’il y a de moins bon. Un peu à l’image des whiskies de marque « Proof » canadien, le seigle cerisée donne au moins l’espoir de donner un certain élan d’épices. Toutefois, le sirop, de la finale à l’aftertaste, est beaucoup trop fort. Et même si j’essaie une 2e gorgée, le caramel est un peu plus fort, mais la cerise est trop sucrée, trop forte, trop rouge. Reste donc à le boire accompagné de jus, qui paraitra moins sucré. À éviter tout simplement.

Auchentoshan Valinch 2012

57.2% alc./vol.

André 77%
Encore la tarte meringue citron, encore les céréales organiques et le bois neuf, les amandes et les morceaux d’oranges. Bouche acérée même si les saveurs sont relativement douces; orange-tangerine, vanille, crème brûlée, amandes avec sensation de bois sec et d’éclisses de bois en fond de bouche. Même une fois le verre presque vide et après avoir longuement respiré, le nez ne me plait pas plus qu’au début. Finale puissante, crémeuse mais sèche à la fois, les oranges et le bois au citron. Pas dans ma palette de goût, le taux d’alcool est trop élevé selon moi ce qui l’assèche beaucoup trop. Après ma troisième évaluation de Valinch, force est de constater que ces éditions ne sont pas dans mes préférées. J’apprécie beaucoup plus l’édition phare de 12 ans ainsi que le Three Woods…

Patrick 70%
Nez : Odeur nauséabonde et de « renfermé ».  Le tout avec une touche de pêche.  Bouche : Alcool très fort au goût, qui masques les quelques notes de pêche et d’orange.  Le goût évolue toutefois rapidement vers les mêmes notes détectées au nez, soit le « renfermé » et le moisi.  Finale : Malheureusement assez longue et marquée par les notes de moisi.  Balance : C’est le second de la série « Valinch » que j’essaie et mon opinion demeure la même.  Compte tenu de l’affection que je porte à cette distillerie, j’en suis très déçu.

Martin 84.5%
Or ultra léger. Nez: Céréales humides et pseudo-poche typique de la distillerie. Citron et plein d’autres agrumes sous une couche de meringue, de vernis et de noix. Un exemple de nez amour-haïne. Bouche: Miel épicé et caramel salé. Petits fruits baignant dans des chocolats fourrés à la liqueur. Finale: Finale courte sur des notes de vanille, de cherry blossom et de sucre à glacer resté quelques jours sur le comptoir. Équilibre: La plupart de mes collègues vous diront que c’est de la merde, mais je persiste à saluer Auchentoshan pour l’audace de leur cask strength, même si le 2011 est meilleur.

Auchentoshan Virgin Oak

46% alc./vol.

André 83.5%
Dans le monde des virgin oak, c’est le nez le moins désagréable que j’ai senti à cette date. Généreusement épicé (cannelle) et à l’opposé, abondance de vanille sucrée, toffee. En bouche, avalanche épicée, ananas, coconut, orange, cannelle, poires avec arrière bouche salée et épicée. Finale encore une fois épicée, éclisse de bois sec, longue et un peu astringent. Une belle présentation du style mais je n’achèterai pas de bouteille anyway…

Patrick 79%
J’ai déjà été un fan qui achetait tout ce qui sortait de cette distillerie mais depuis quelques années, leur qualité semble avoir énormément diminué. Comme s’ils étaient à court de bons fûts, mais tenaient tout de même à présenter de nouveaux produits… Nez : Cannelle, noix, vanille et… Flatulences de vaches. Bouche : Les flatulences des bovidés en premier, mais rapidement suivies de belles épices boisées, de pommes et de chocolat noir. Finale : Assez longue et marquée par l’orge épicée.

Martin 79.5%
Orangé plutôt riche pour un Lowland triple distillé vieilli en fûts de chêne neufs. Jambes moyennes qui perlent lentement de façon élégante. Nez: L’alcool prend beaucoup de place et laisse seulement sortir, en ordre de priorité, chêne, orge et petits fruits, miel et douceur gênée des Lowlands. Rappelle le Auchentoshan Classic, mais avec un peu plus de personnalité. Bouche: Un peu mieux en bouche, sur des notes de butterscotch, de réglisse rouge et noire, d’herbe et d’épices. Un peu de malt grillé se laisse deviner. Finale: Assez sèche et poussiéreuse. Chocolat, orge et cannelle nous attendent si on est patients. Équilibre: Serait égal au Classic, mais se démarque un peu par son audace fruitée et son taux d’alcool à la hauteur. Cependant cela est loin d’en faire un malt stellaire.

Auld Goonsy’s Caol Ila 9 ans 2013 Amontillado Sherry

58.4% alc./vol.
Distillé le 29 août 2013, embouteillé le 6 février 2023 – Cask #319941 – Finition dans un fût de xérès Amontillado – 299 bouteilles.

André 87%
Nez ‘’meaty’’ accompagné de sauce au vin rouge, petits fruits sauvages, raisins secs, prunes, chocolat noir au poivre. Le sherry est puissant, épicé et sec. La fumée de tourbe est industrielle et crasseuse. La bouche est à la fois poivrée et assaisonnée de gingembre frais. L’alcool bien ressenti permet de gonfler les effets des épices et du poivre. La tourbe est sèche, maritime et malpropre, adoucie par les fruits rouges. Texture franche et sèche. Longue finale poivrée, tranchante où la fumée de tourbe mène le bal; vin rouge fruits sauvages, raisins secs. À plus de 160pour un 9 ans d’âge, c’est cher payé mais au moins le whisky livre la marchandise.

Patrick 90%
Un superbe whisky, intense, complexe, c’est tellement bon! Nez : Un délicieux parfum de fumée de tourbe, de viande rouge rôtie, de chocolat noir et de discrets petits rouges. Bouche : De la belle fumée de tourbe poivrée, avec de petits fruits rouges, de la viande rouge, du chocolat noir et une petite pointe sucrée. J’aime ! Finale : D’une belle longueur, avec de la fumée, des fruits mûrs et du chêne épicé.

Martin 86%
Nez: Tourbe discrète, raisins secs et paille. Bois, céréales et touche minérale et herbeuse. Bouche: Fruits rouges en pâte, poivre rose et touche de cannelle. Miel, caramel et raisins. Finale: Vin rouge sucré et fortifié, chêne sec, miel, dattes et raisins. Poivre blanc. Équilibre: Saveurs sucrées et plaisantes, bien qu’on tire un peu dans toutes les directions.

Kim 87%
Nez : La tourbe se révèle sous une généreuse couche de caramel. Puis une d’alcool s’impose. Le cask strength se fait sentir, reste à savoir si ce sera mieux mieux intégré en bouche car au nez ça prend toute la place. Marmelade, clou de girofle et muscade finissent par surgir.
Bouche : l’alcool prend un peu trop le dessus, mais si je cherche les notes typiques d’Amontillado elles se pointent : noix, tabac, fruits secs. Intéressant, mais c’est la première fois que j’ai envie de mettre un peu d’eau dans mon whisky.

Aultmore 18 ans – Batch 481

46% alc./vol.

André 86%
Nez estival et tropical, citronné et à saveur de poires bien mûres, fruits tropicaux et zeste d’oranges. La bouche est très invitante, sirupeuse et texturale. Viscosité qui nappe bien la bouche entière. Céréales au miel, sirop de poires, fruits tropicaux à chair, belles oranges fraiches, pommes et une belle montée de fruits rouges et de prunes tirées du sherry cask nuancé par des notes de cacao. Finale de melon au miel saupoudré d’une pincée de gingembre de bonne longueur avec un retour sur les fruits tropicaux, le citron et les oranges. Une agréable découverte.

Patrick 91%
Un superbe whisky d’une grande complexité, avec un mélange de saveurs des plus agréables. Un whisky que je qualifierais de contemplatif: Pour en saisir l’essence, il faut prendre son temps, mais vous en serez indubitablement récompensé. Nez: Un parfum délicat mais riche, floral, avec une touche de fruits tropicaux et de miel. Bouche: Oh wow! Un superbe mélange de bois épicé, de fleurs, de caramel, de miel et de fruits tropicaux enveloppés par une delicate fumée de tourbe. Complexe et superbement balancé, porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, florale et légèrement tourbée.

Martin 88%
Nez: Malt, vanille et fruits, un bel amalgame en harmonie. Fruits tropicaux, eau de rose et melon. Une légère fumée se faufile, mais rien pour enlever de l’éclat aux autres arômes. Pointe de toffee. Bouche: Fruits rouges, poivre, chêne, vanille et fumée de tourbe. La dite tourbe prend plus de place ici. Le caramel s’efface un peu. Belle présentation. Finale: Bien relevée, bois, poivre, tourbe, vanille et touche lointaine de fruits tropicaux. Équilibre: Un beau single malt, un belle subtilité digne de ses 18 ans, bien que sa complexité de saveurs ne soit plus ou moins en harmonie totale. J’aime bien!

Aultmore Foggie Moss 12 ans

46% alc./vol.

André 84%
Un beau malt d’apprentissage et de dégustation pour les nouveaux amateurs de whisky. Au nez, vanille et miel, agrumes, une fine touche herbeuse qui me rappelle le Dallas Dhu, la pomme rouge, subtile et légère touche fumée? L’approche de bouche est douce, présentée par l’arrivée de miel et de vanille, puis les oranges et les agrumes ouvrant la porte aux épices et aux saveurs de bois de chêne sec. Montée de poivre qui étonne beaucoup suivant les saveurs plus délicates et douces. La finale est dans l’ensemble relativement courte mais la livraison d’épices et de poivre étire la sensation générale en bouche. Mon commentaire perso serait que c’est un bon whisky, mais que la trop forte proportion de poivre et d’épices déséquilibre un peu trop en bouche. Mais pour le prix demandé à la caisse, il ne faudrait pas hésiter à en prendre une bouteille, comme whisky de semaine!

Patrick 91%
Un excellent scotch, complexe, bien balancé et savoureux. La bouteille s’est d’ailleurs bue très rapidement, ce qui est probablement la meilleure indication qui soit! Pour ceux qui aiment leur dram avec une pincée (ou deux!) de sel. Saura plaire autant aux novices (par son prix) qu’aux experts (par sa complexité). Nez : Parfum très floral, avec des notes maritimes subtiles et une bonne dose d’herbe. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par les épices, mais surtout par le sel qui est vraiment savoureux et lui donne une superbe personnalité. Le tout est complété par des notes d’orge, d’herbe, de bois brûlé, de caramel et de fleurs qui en font un malt offrant une appétissante complexité. Finale : D’une belle longueur, salée et épicée.

Martin 86%
Nez: Notes maltées riches, pomme verte acidulée et une subtile brise iodée. Bouche: Douceur et rondeur affirmées, avec des touches de miel, de poire mûre et une légère fumée herbacée. Finale: Moyennement longue, fraîche et légèrement fumée, relevée par une pointe de citron et de cannelle. Équilibre: Un dram certes équilibré, qui combine une belle douceur maltée à une fraîcheur délicate, incluant une bonne poignée d’épices. Parfait pour les amateurs qui débutent, mais qui ont du beat.

Bacardi Rhum 8 ans

40% alc./vol.
Bahamas.

RV 80%
Industrie de pétrochimique ou de traitement de gaz de butane pour briquet. Sur la langue rien ne se passe (ou si peu), mais la finale d’orange, quoique passagère, vient corriger le mauvais nez, avec aussi des teintes de caramel. Ne choque pas, passe assez bien un fois le nez conquis mais pas pour le genre à être fier à servir à des connaisseurs. À garder pour mélangé avec du 7up.

Patrick 80%
Au nez, la cassonade que l’on s’attend d’un rhum traditionnel, minus la plupart des épices, remplacées par eeeh, de l’eau et du butane? Au goût par contre, une belle chaleur sucrée nous emplit la bouche. Cassonade, fruits rouges, un peu de caramel. Idéal lorsqu’il fait chaud et qu’on ne veut pas casser la tête et aussi pour en prendre un verre de trop tellement il est doux et inoffensif. Un excellent choix pour s’initier aux rhums, mais le connaisseur l’utilisera pour faire les meilleurs Mohitos en ville!

Bacardi Superior

40% alc./vol.
Cuba.

RV 74%
C’est un rhum ça? Sérieusement, c’est de l’Aquafina assaisonnée au rhum, n’est-ce pas? Au nez, on est presque plus proche du gin (coupé à 75% d’eau) que du rhum. Sur la langue, il est visqueux, avec une pointe de sucre et de menthe. En finale il y a un peu plus d’épice, mais ça se calme assez rapidement. Bon d’accord, il ne peut pas faire peur à beaucoup de monde, mais comme rhum, c’est un peu fort d’oser l’affubler du qualificatif Superior; mais convient peut-être amplement à la catégorie de gens représentée par les initiales de ce produit.

Patrick 75%
Au nez, quelques épices rappelant le gin. Au goût, l’approche rappelle aussi le gin, mais le sucre blanc vient rapidement éteindre toute propension à être savoureux. Les normes de qualité suivies pour créer ce rhum sont incroyablement élevées, mais il est dommage que la filtration finale visant à le rendre blanc lui enlève aussi presque toute saveur. Sans faute, sans vraiment de goût non plus; De toute façon, son objectif est de servir de base aux cocktails, cocktails qui attirent majoritairement une clientèle qui ne viendra jamais visiter ce site. Bref, on s’en fout un peu.

Bad Na H-Achlaise Collection – Cask Tuscan Oak 31/1

46% alc./vol.
Whisky provenant d’une distillerie – non dévoilée – des Highlands et distribuée par Badachro Distillery. Mélange de deux fûts Ex-Bourbon casks, un tourbé et un non-tourbé, par la suite affinés en Ex-Red Wine Cask de Toscane.

André 88%
Superbe surprise! Nez de compote de framboises et de fraises, discrète fumée terreuse en fond de scène, fruits rouges moelleux assaisonné d’une pincée d’épices. En bouche, la fumée de tourbe est roi avec ses bonnes notes terreuses sur canevas cireux. L’affinage est bien ressenti, l’usage d’Ex-Red Wine cask apporte une texture grasse de fruits rouges – cerises, framboises, raisins et pommes – auxquelles se greffent la fumée terreuse et des notes de poires, d’abricots et de miel que nuancent des vagues soutenues de poivre. Finale de bonne longueur, balançant entre la fumée de tourbe et les fruits rouges épicés. Tannins plus ressentis en rétro-olfaction.

Patrick 89%
Un whisky présentant un mélange de saveurs assez orignal et bien réussi. Ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, mais j’en suis tout de même satisfait. Nez : Un délicieux parfum de délicate fumée de tourbe avec une touche d’herbes et d’agrumes, une pointe de chêne et de la vanille très discrète. Bouche : Étonnant! D’abord une tonne d’épices, d’herbes et de poivre, qui se retrouve rapidement mariée avec une belle fumée de tourbe et de chêne sec. Après la deuxième gorgée, j’y retrouve aussi une discrète note de vin rouge chaleureux. Mais vraiment discrète ! Le tout est aussi porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, boisée et chaleureuse.

Martin 88%
Nez: Une poignée de fruits des champs entourés d’une subtile fumée pour commencer. On poursuit avec les épices, le bois et de la nectarine. Bouche: Framboises, mûres et fraises. Épices, surtout poivre noir, touche de chêne. La tourbe est bien présente derrière tout ça. Superbe. Finale: Chaude, longue et épicée. Le retour de la nectarine, avec une touche d’agrumes pour agrémenter le tout. La fumée de tourbe continue à ce stade à offrir la toile de fond pour ces autres saveurs. Équilibre: Un solide scotch, un secret bien gardé par ce distributeur.