Last Mountain Distillery Straight Wheat Whisky

45% alc./vol.

Patrick 83%
Un bon whisky bien agréable à boire. Nez: Parfum de compote de fruits sans sucre (ou, du moins, très peu!). Bouche: Une belle intensité de saveurs, toujours la compote de fruits pas trop sucrée, à laquelle on aurait ajouté de la rhubarbe pas tout à fait mûre. Finale : D’une longueur moyenne, épicée, boisée et légèrement sucrée.

Martin 83%
Nez: Pain blanc chaud, miel, vanille douce, pomme mijotée, bois et vent de foin sec. Bouche: Texture moelleuse et crémeuse, caramel blond, biscuit sablé, poire mûre, amandes et cannelle légère. Finale: Longueur moyenne, sucre brun, chêne toasté, noix, thé noir léger. Équilibre: Harmonie tranquille, douceur du blé bien tenue par le bois, un dram au style accessible sans trop de défauts.

Last Mountain Private Cask

40% alc./vol.

André 87%
Sac de cannelle, de sucre brun, d’orange et de céréales (rye ?). Nez très doux et feutré, sans trop de singularité mais aussi sans faux-pas. Oranges et nectarines, agrumes en avant-scène de bouche puis beaucoup d’épices (cannelle, gingembre) qui meublent pas mal toute la bouche. L’équilibre est vraiment bien et le whisky démontre aussi une belle vigueur, grandement influencé par les épices. Rétro-olfaction sucrée et orangée avec enrobage épicé. Du beau travail, bien présenté et un réel improvement sur l’édition de base précédente.

Patrick 89%
Succulent whisky d’une agréable complexité et d’une admirable balance. Pourquoi ce whisky est-il si méconnu? Nez : Au nez, un mélange d’épices et de sucre plutôt appétissant. Notes de cassonade insistante, ainsi que quelques agrumes des plus subtils. Bouche : Wow, une surprenante explosion d’épices, de bois et de céréales dès la première gorgée! Puis, le tout évolue vers la cassonade et des oranges bien sucrées en approchant de la finale. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Last Mountain Single Cask 100% Wheat Whisky

45% alc./vol.

André 81%
Toujours étrange un single cask qui n’est pas embouteillé cask strength… Le nez est rectiligne et plat, céréales, miel, Sugar Crisp, vanille, léger bois de cèdre, oranges, cérélaes séchées en fond de scène. Bouche; sans surprises, texture diluée mais ensemble agréable, saveurs un peu ternies (mêmes saveurs qu’au nez), astringent en finale de bouche, cassonnade, toffee, marmelade d’oranges, notes de chocolat au lait et de céréales séchées en toute finale. Ce whisky manque de punch même si le style Wheat whisky est respecté. Il déçoit beaucoup au niveau de la texture en bouche et des saveurs prévisibles.

Patrick 77%
Le meilleur compliment que je pourrais donner à ce whisky est « insipide ». L’alcool de grain est trop présent tout au long de l’expérience, et domine la finale. Bref, j’ai l’impression que ça aurait pu être bon, mais qu’on s’est trop pressé à l’embouteiller. Les amateurs de moonshine apprécieront peut être. Nez : Le parfum est dominé par un feeling d’alcool de grain et de céréales mouillées et sucrées. Bouche : L’arrivée en bouche est aussi dominée par les céréales, mais le tout semble assez monodimensionnel. Finale : Courte, dominée par l’alcool.

Martin 83%
Nez: Miel, vanille, bois et herbe. Quelques fruits à chair blanche pointent le bout du nez. Le blé apporte une dimension différente qui nous éloigne légèrement du whisky canadien traditionnel. Bouche: Caramel et vanille. Bois sec et herbe, fruits rouges cette fois-ci, le tout bardé par chêne et poivre rose. Finale: Courte, mais chaude et épicée. Accents de bois sec, de cannelle et de poivre. Les fruits et la cassonade bouclent l’expérience. Équilibre: J’ai bien du plaisir à boire ce dram. Bien que c’est un embouteillage qui comporte peu de surprises, je trouve qu’il tente de flirter avec des sentiers disons moins battus.

Last Straw Rice Whisky

45% alc./vol.

Patrick 80%
Mon premier essai de ce whisky à l’aveugle ne fut pas très concluant… Mais en sachant c’est quoi, j’ai pu l’apprécier un peu plus. Bref, dans le style, c’est bien fait, mais ça ne me convertira pas aux « whiskys » de riz. Nez : Parfum de céréales mouillées…. Ou de riz mouillé? Avec un peu de caramel. Bouche : En bouche, le tout semble mieux défini grâce au chêne et ses épices, avec une touche de chocolat noir amer et un peu de riz brun. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et boisée.

Martin 78%
Nez: Vieux livre poussiéreux, vanille légère, herbes sèches, accent citronné. Bouche: Souple mais mince, sur le sucre blanc, le grain doux, un soupçon floral et une goutte de colle à bois. Finale: Courte, légèrement herbacée, un peu aqueuse mais bien sur le brin de scie. Équilibre: Concept intéressant mais résultat timide. Un dram qui se laisse tout de même boire, sans caractère marqué ni grande complexité. Un peu comme Des Kiwis et des Hommes épisode spécial pouding au riz.

Last Straw Single Malt Mack Barrel

49.2%
 alc./vol.
Vieilli 6 ans dans d’ex-fûts de bourbon, puis transféré pour 4 mois dans un fût de Cabernet Franc du vignoble Two Sisters de Niagara on the Lake.

Patrick 69%
Dégusté la première fois l’aveugle, je n’avais pas été capable de finir mon verre. Et la deuxième fois, a moment d’écrire ces notes, ça n’a pas été mieux. Nez: Parfum un peu désagréable, avec des notes de new make mélangées avec du vin cheap. Bouche : Ouf, pénible… Toujours le new make et le vin cheap, avec une bonne dose de métal et un peu de bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne et tout aussi désagréable que le reste.

Lazy River Kentucky Straight Bourbon

45% alc./vol.

André 84%
Sirop de maïs, petits fruits rouges, caramel, vanille, cannelle, chandelle de cire. Bouche fruitée de cerises, puis notes de réglisse, de cannelle poivrée et de caramel chauffé à la poêle. Rye épicé et légèrement terreux. Belle rondeur et onctuosité, équilibré et représentatif. Finale souple et ronde, une pointe de cannelle et bien entourée de cerises cireuses. Très agréable pour un whisky aussi jeune et aussi abordable côté prix.

Patrick 86%
Un autre bourbon classique et délicieux, qui me rappelle tant d’autres bourbon que j’ai bu et aimé. Pas original mais tout de même très bon. Nez : Parfum de bourbon classique, avec le bois brûlé, le maïs et les fruits. Bouche : Une bonne dose de bois épicé et brûlé, avec de beaux fruits et une touche de maïs. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 84%
Nez: Sirop de maïs chaleureux, vanille goulue, fruits et caramel chauffé. Les notes classiques du bourbon si aromatiques. Bouche: Caramel et cerises noires, grains de maïs séchés et gousse de vanille. Le bois sec sert de plateau de service pour ce beau petit buffet. Les épices sont un peu mordantes à mon goût, mais rien de bien grave. Finale: Chaude et longue, elle nous porte sur des accents de musc, de chêne, de vanille et de compote de fruits. Équilibre: Un peu jeune, mais plein de potentiel. Si le prix est au rendez-vous, c’est une bouteille qui pourrait tenir tête à bien des bourbons d’entrée de gamme de l’industrie.

LB Distillers Rye Whisky Bourbon Cask Matured – Work in progress

63% alc./vol.
Fait de 67% de seigle malté et de 33% d’orge maltée, Échantillon de la distillerie âgé de 11 mois. Ce futur whisky sera un double vieillissement dont la seconde partie se fera en fûts de chêne français.

André 86%
Rye bien parfumé aux épices et au poivre. L’alcool taquinera le nez mais pas la bouche où il se montrera bien sage et calme. En bouche, les épices et le rye calineront le seigle dans un tango de céréales poivrées assez singulier. En finale, le rye se dénudera et offrira des saveurs de zeste d’orange et quelques soupirs poivrés. Le seigle demeurera tout de même discret même si on ne peut douter de sa participation à cette aventure épicée-poivrée.

RV 89%
Une très bonne expression, certainement plus originale que l’orge de la distillerie, qui prouve bien que le seigle est plus canadien que l’orge. Vraiment intéressant, pas outrageusement épicé mais davantage sur une note sucrée, dans le genre d’un délicieux poulet tandoori lentement rôti. L’histoire est différente sur la langue avec de douces épices qui piquent sans faire mal dans ce meilleur whisky de cette distillerie naissante. La finale est remplie de joyeux seigle, avec un poivre qui peut indiquer le haut taux d’alcool et une longueur qui ne peut expliquer le court 11 mois en baril.

Patrick 80%
Nez : Odeur de vieille robine avec un soupçon de fruits. Bouche : Le new make n’est pas loin, le goût de céréales étant très marqué et très bien défini.  Finale : Courte et sucrée.  Balance : Un bon rye jeune.

LB Distillers White Dog – Work in progress

45% alc./vol.
Fait de 100% d’orge maltée, sans mention d’âge.

André 80%
Nez étrangement posé pour un new make, même dilué à 45% d’alcool. Fortement imprégné de céréales macérées auquel s’ajoute une pointe florale. Il y a un petit quelque chose qui m’accroche au nez mais je n’arrive pas à en expliquer la provenance. Les céréales me rappellent plus le pop corn au beurre que le malted barley. La bouche est douce, rectiligne sur les saveurs de céréales avec une finale citron-agrume effervescente. Rétro-olfaction sur l’alcool à saveur d’orange et de chlorophylle. Difficile de juger un new make spirit surtout lorsque l’on dit qu’environ 75% d’un des saveurs d’un whisky proviennent de son vieillissement en fût.

RV 80%
Davantage sur un bon chemin que parvenu à destination. Nez dissipé qui semble indiqué un white dog beaucoup trop dilué. Bonne sensation en bouche pour laquelle du vieillissement supplémentaire ne semblerait pas nécessaire, mais pour ce qui du goût on a l’impression d’être du côté moins creux de la piscine des whiskies non vieillis. L’aftertaste contient un léger film d’amoniac (pensez un spray de Windex dans une pièce voisine), heureusement pas trop dérangeant. Très peu de finale (c’est un white dog quand même) mais une bonne chaleur.

Patrick 45%
Nez: Yeark! Sent un mélange de céréales pourries et de flatulences. Bouche : Goûte les flatulences fruitées. Finale : Pas assez courte. Balance : A éviter.

Ledaig 10 ans

46.3% alc./vol.
Édition 2011. En 1798, un négociant de l’île demanda aux autorités la permission de construire une distillerie ; celle-ci lui fut refusée (pour quelles raisons ?) cette année-là…mais accordée la suivante ! Ce fut donc en 1798 que John Sinclair put construire la distillerie qui ne fut complètement opérationnelle qu’à partir de 1823. Rachetée en 1890 par John Hopkins & Co., puis par Distillers Company Ltd. en 1916, la distillerie fut fermée en 1930. La réouverture n’intervint qu’en 1972 sous le nom de Ledaig. Acquise en 1978 par Kirkleavington Property Co., la distillerie appartient désormais à Burn Stewart qui y a opéré de gros investissements. Le whisky élaboré ici ne vieillit d’ailleurs pas sur l’île, mais dans une autre distillerie du groupe, Deanston dans les Highlands.

André 78%
Nez désagréable de pourri, herbe baignant dans de l’eau de pluie, un peu marin au nez également. Light en bouche, progressant sur la tourbe assez prononcée. Finale s’accrochant sur la vanille où l’herbe pourrie est disparue mais remplacée par le terreau d’empotage pour le bénéfice de l’ensemble.

Patrick 90%
Nez de tourbe jaune, avec une pointe de sel, un peu de caoutchouc brûlé et une pincée de foin. En bouche, la tourbe montre sa pleine richesse. La pointe de sel est toujours présente, ainsi que le foin et un côté malpropre. La finale est marquée par le sel, avec un peu de céréales. Bien équilibré, une belle richesse de saveur, juste assez unique pour donner le goût d’en prendre un autre verre.

Martin 86%
Couleur d’un jaune pâlotte qui crie la tourbe. Nez: Une traînée de fumée de tourbe et de phénol surplombe une trop petite communauté de citron, de cuir, de pin, de noix et d’huile d’olive de façon savoureusement sinistre. Bouche: Surprenant, huileux et épicé en bouche. Des notes de miel et de citron, agrémentées d’herbe et de noix salées, sont au rendez-vous. Finale: On laisse de côté les fruits et le sucre pour tomber ici dans la boucane de tourbe, le cuir et les feuilles de tabac à pipe. Poivre et médicaments s’étirent un peu et finissent par se chicaner à mon grand dam. Équilibre: On reste tout de même loin des monstres tourbés de l’Islay, mais cette expression de Mull digne de mention reste toutefois solide. Je pourrais recommander sans honte cette expression, accompagnée du Tobermory 10 ans, pour quelqu’un qui souhaite avoir une idée de ce qui se fait dans les îles moins connues de l’Écosse.

RV 77.5%
Sans même prendre de chances, ce whiskey réussit à décevoir en chutant en milieu de parcours . L’expérience débute par une déconcertante odeur de préparation chimique, à la limite un mauvais gâteau dans lequel on aurait inversé les proportions de poudre à pâte et de farine. Avec le temps, on migre vers la tourbe et le foin pourri, qui se poursuit en finale. Heureusement, en bouche le nez se corrige – un peu – mais pas la bouche. Quand c’est le dégoût plutôt que l’anticipation qui me fait avaler un whiskey…

Ledaig 10 ans 2009 Bordeaux Red Wine Matured

56.9% alc./vol.
Distillé en février 2009, embouteillé en janvier 2020 – 1697 bouteilles

André 93%
Hyper influencé par le cask matured avec son avalanche de fruits noyés dans une puissante tourbe terreuse et organique. La tourbe de Ledaig, on aime ou pas mais pour la singularité, c’est solide. Alors; petits fruits rouges fermentés, cannelle, tourbe à saveur de terre mouillée et hyper organique, gras de viande sur le bbq, feu de pneus. Texture envoûtante, ronde et un peu grasse, fruits secs, pomme caramel, cannelle, beaucoup de poivre et d’anis. Longue finale, organique et terreuse, parsemée de fruits rouges et de beaucoup d’épices. Un whisky intense et qui est définitivement singulier.

Patrick 87%
Un très bon Ledaig, mais dont la finale m’a un peu déçue. Mais je ne prendrais bien une bouteille quand même. Nez : Parfum dominé par de la fumée de tourbe avec des notes maritimes et un petit fond de fruits rouges. Bouche : De la fumée de tourbe maritime et une tonne d’épices, un peu de poivre et une trace de vin rouge. Finale : Commence avec une belle intensité, mais tombe abruptement. Très poivrée.