Kilkerran Heavily Peated Batch #2

60.9% alc./vol.
Assemblage de whiskies âgés d’environ 3 ans et demi, 70% bourbon cask, 30% sherry cask, 88ppm.

André 76%
Alors j’avoue, je n’ai pas eu beaucoup de plaisir à évaluer ce whisky. Un jeune whisky qu’on a tenté de cacher sous les notes de fruits tropicaux et rouges. Un alcool parfumé… Le nez évoque un bol de céréales séchées couronées de morceaux de pommes vertes en dés, assaisoné d’un splash de citron et d’herbe verte tout fraichement sortie du sac de tondeuse. On a aussi droit en prime a de bonnes salves de tourbe grasse et terreuse qui tente maladroitement de donner un peu de texture et d’adoucir cette sensation d’alcool pas mature du tout. La bouche confirme ces impressions, ça goûte le bois mordu à pleine dents et les céréales séchées. La tourbe s’est mélangée d’une poigne d’herbe mouillée et de terre détrempée. On détecte la provenance maritime du dit liquide avec ses éclats de sel de mer et d’enbruns maritime évidents. J’ai encore droit (tout comme la batch 1) aux saveurs de fruits tropicaux fortement citronnés. Finale huileuse, parfumée à la fumée de tourbe, à la jeunesse évidente. Les deux batches Heavily Peated ont été mes plus grandes déception de la série complète de cette discrète distillerie.

Patrick 91%
Quand la batch 3 va sortir, n’attendez pas mon évaluation et achetez-la! Vous m’enverrez ensuite une carte de remerciements avec un échantillon !!! Oui, c’est une valeur sûre à ce point-là, et suffisamment unique pour que ça vaille la peine de l’ajouter à sa collection! Nez : Une belle grosse fumée de tourbe graisseuse, des agrumes, de la vanille et un peu de chêne sec. Bouche : Une belle grosse fumée de tourbe portée par le gras du bacon croustillant, une tonne de sel de mer et un peu de bois. Genre, un déjeuner de bûcheron de lendemain de veille. Finale : D’une superbe longueur, portée par le gras du bacon, et marquée par la fumée de tourbe.

Martin 87%
Nez: Fruits tropicaux, fruits de champs, vanille et vin chaud. Vent de raisin, de xérès et de cuirette. Je trouve juste que c’est un brin difficile de discerner la tourbe au nez pour un whisky qui s’annonce « heavily peated ». Bouche: Miel et crème, tourbe et foin, sherry et raisin, céréales et poivre. Assez punché et épicé en bouche, le feu roulant du cask strength apporte encore son effet ravageur pour notre grand plaisir. Finale: Bien poivrée et chaude, avec une belle longueur sur des pointes de vanille et de bois, de tourbe camphrée et de bourbon. J’haïs pas. Équilibre: J’aime bien oû on s’en va ici. Une belle différence entre la Batch #1 et celle-ci. Juste 6 mois de vieillissement a calmé la tourbe mais a crinqué les autres saveurs. Bien hâte de voir la suite.

Kilkerran Work In Progress

46% alc./vol.

André 85%
Un single malt en devenir. Très malté – il s’arrondit passablement lorsqu’on le laisse respirer dans le verre – jumelé d’un accent maritime, un peu salé. La bouche est étonnamment douce pour un jeune « whisky » avec autant de vigueur et d’imprévisibilité qu’un jeune poulain, il démontre quand même une belle maturité à travers ses accros d’une dualité des Highlands et des Islands. La finale est épicée et soulevée par le 46% d’alcool et le malt marié d’oranges et d’agrumes ainsi qu’une bonne acidité citrique.

RV 88.5%
Une petite jeunesse qui par sa sagesse, ne se ferait même pas carter dans les bars où elle pourrait rentrer illégalement. Léger tourbé jaune poivré avec un odeur de faux fruits en plastique dans un bol en bois. L’arrivée est surprenante en épices chaudes, tout en gardant le fil conducteur de la tourbe. En finale, on se retrouve au milieu d’une triade grain-tourbe-épices, ainsi qu’un soupçon de feuille de plan de maïs. La finale est chaude et dans le même ton. Une tourbe et un grain en équilibre, difficile à ne pas aimer.

Patrick 82%
Nez où le new make n’est pas loin. Tourbe et fumée. Touche sucrée qui adoucit le tout. Au goût, tourbe, poivre et fumée agressive, touche de fruits. Le tout manque définitivement de finition, mais considérant qu’il s’agit d’un « work in progress » (tel qu’indiqué sur la boîte), le tout regarde très bien pour l’avenir.

Kilkerran Work In Progress II

46% alc./vol.

André 81%
Bon kick d’agrumes et de céréales organiques au miel avec une touche herbeuse. Le basic quoi… Belle texture en bouche, very soft, crémeux, avec ce même accent de citrus auquel s’ajoutent quelques grains de sel et une fine fumée discrète. Beau mélange de fruits exotiques et de miel, de vanille, fraicheur maritime. Finale d’herbe poivrée un peu bizarre. Not my kind…

Patrick 91%
Nez: Un superbe bouquet de fruits s’échappe du verre, avec une pointe de caramel, un soupçon de poivre et une pincée de tourbe « sucrée ». Bouche : Fruité, floral, fumé et légèrement tourbé. A la deuxième gorgée, on détecte aussi une pointe de noisettes. Finale : Relativement longue, marquée par une douce fumée et le caramel. Balance : « Work in progress » ?? Arrêtez de nous niaiser, c’est prêt!! Mon commentaire global, que je n’arrête pas de répéter en regardant la bouteille : « Wow, c’est bon ça ».

Martin 83.5%
Une pâle paille de jeune blanc-bec. Nez: Très fruité, un peu fumé par la suite, mais la première « sniff » est indéniablement cernée par la mélasse du new-make. Un peu de vanille, un peu de pommes rouges, un peu de salade de fruits, par contre rien ne parvient à enterrer l’herbe et le distillat trop immature. Bouche: Beau poids sur la langue. Fleurs, fruits, rayon de miel, entourés de poivre rose et d’une légère tourbe volatile. Un zeste de citron minéral boucle le party. Finale: Quelques tannins agréablesrestent, avec une petite sensation minérale de roche salée au bord de la mer. Assez courte mais pardonnable vu son âge. Équilibre: Pas tout à fait à point. Un nom bien choisi, « Work in Progress » pourrait presque être son sobriquet s’il avait été un embouteillage de la SMWS.

Kilkerran Work In Progress III

46% alc./vol.

André 84%
Au nez, les pommes vertes juteuses, les tranches d’ananas, le popcorn au caramel, vanille et crème brûlée, avec un accent citronné et un background de tourbe terreuse. Belle texture en bouche, à la fois liquide mais amoureuse tout de même, bonne dose de tourbe terreuse en retrait, miel et vanille, puis les céréales Sugar Crisp, poivre en grains, la réglisse noire, de la cannelle et du gingembre. L’aspect de fraicheur à saveur de pommes vertes et de citron revient aussien bouche une fois la vague de tourbe calmée. Finale très épicée et poivrée avec une poignée de tourbe terreuse mouillée. Un jeune whisky, prometteur, très orienté sur les grains de céréales.

Patrick 89%
Nez: Parfum plutôt semblable à celui du “work in progress II”, mais légèrement moins fruité. Bref, toujours les fruits, la pointe de caramel, un soupçon de poivre et une pincée de tourbe « sucrée ». Bouche : A l’arrivée, le caramel, mais celui-ci laisse rapidement la place à une bonne dose de sel, puis de fumée. A la seconde gorgée, on détecte aisément le caramel, les fruits et quelques fleurs, le tout baignant sur un lit de tourbe. A ma dernière gorgée, le chêne a fini par se tailler une place, afin de rendre le tout encore plus intéressant. Balance : Un whisky excellent, un prix raisonnable, que demander de plus? Je n’ai goûté que 3 whiskys de cette distillerie, mais je peux déjà la classer parmi mes favorites!

Martin 84%
Or pâle une coche plus foncée et riche que le Work in Progress II. Nez: Bien qu’il saute tout de même au nez dès le départ, l’arôme de new make est moins envahissant que dans l’édition précédente de ce malt en évolution. Une pincée de poivre blanc dans une vague d’orge juteuses se laisse entrevoir. Vanille, citron et pommes viennent subtilement couronner l’ensemble. Bouche: Vanille avec un soupçon de mélasse. Un côté floral et épicé se présente, marié à une propriété minérale et maritime qui auparavant n’apparaissait qu’en finale. Un peu de pin, un peu de miel, avec sel et poivre comme assaisonnements. Finale: Poivrée, herbeuse et encore une fois ici minérale. On dirait qu’elle essaie d’émuler certaines caractéristiques des whiskies d’Islay. Un peu sèche et amère. Équilibre: On dénote la progression, mais on n’a pas encore atteint le but. Lâchez pas, ça va finir par être bon!

Killowen Baràntùil Part 1

58.2% alc./vol.
Special Bottling for PWS Imports, Single Ex-Bourbon Barrel #KD039, Distilled December 2019, Bottle 44 of 116.

André 70%
Nez bizarre de fruits tropicaux mêlés de terre séchée et brûlée par le soleil, de miel, vanille, d’abricot et de coconut séché au four. Sur le bourbon cask all the way. La texture en bouche est impressionnante, vraiment huileuse et souple. Malheureusement, la jeunesse du whisky frappe directement en bouche, avec un côté de bois verdâtre très prononcé, de new make spirit. En laissant s’aérer, ces notes de bois verdâtre prennent le dessus sur les notes de fruits tropicaux. Bois vert, citron, vanille, new make spirit, fenouil. Finale de bois vert et d’alcool neutre.

Patrick 62%
Si votre rêve est de travailler un jour dans une distillerie de whisky, n’attendez plus, plongez! Car si quelqu’un a embouteillé ce whisky, c’est que ça ne prend pas grandes compétences pour s’y trouver un emploi. Bon, ce que vous ferez sera peut-être imbuvable, mais vous aurez réalisé votre rêve! Nez : Il y a des parfums de whisky qui, à l’instant où les premiers effluves touchent mes narines, me mettent un sourire au visage. Et il y a ce whisky, qui m’a fait grimacer et reconsidérer ma passion qui me pousse à écrire des évaluations sur tous les whiskys qui croisent ma route. Bref, j’écris ces mots afin de retarder le moment où je devrai replonger le nez dans mon verre. Bon, vous ai-je déjà raconté l’histoire où des Gurkhas armés jusqu’aux dents me poursuivaient dans une jeep avec une grosse mitraillette? Ok, ok, je reviens au whisky : Sent le « renfermé », avec des fruits tropicaux passé date, du fudge et plein d’autres affaire qui m’obligeraient à replonger le nez dans mon verre. Si le parfum a une qualité, c’est qu’il est complexe. Mais tsé, une décharge municipale, ça peut aussi avoir un parfum rudement complexe. Bouche : Goûte la même affaire que ça sent, mais avec un gros feeling de new make en prime. Rien pour ajouter des points au compteur. Finale : Trop longue.

Kinahan’s Kasc Project LL

40% alc./vol.
Batch 007 – Whiskey irlandais

Patrick 75%
Un produit à mi-chemin entre la vodka et le whisky. En fait, plus proche de la vodka que du whisky. Nez: Parfum irlandais typiquement léger et dans relief. Bouche: Goût de whisky de grain pis…  c’est tout! Finale: Courte. That’s it.

Kinahan’s Kasc Project M

46% alc./vol.
Batch KN-007 – Whiskey irlandais – Single Malt âgé dans un fût « hybride » fait à la main, construit individuellement à partir d’un mélange de 5 types d’arbres différents d’origines uniques : Chêne portugais, chêne américain, chêne français, chêne hongrois et châtaignier.

Patrick 80%
Un whisky léger et facile à boire. Sans défaut, parfait pour des shots dans votre pub irlandais favori.  Nez: Un parfum de légers fruits tropicaux porté par un tout aussi léger whisky de grain. Bouche: Fruité et vanillé  avec une discrète note boisée. Le tout porté par du whisky de grain délicat. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le whiskey de grain.

Kinahan’s Single Malt Heritage

46% alc./vol.
Embouteillé en 2022 – Whiskey irlandais

Patrick 80%
Un single malt qui semble avoir peur de déranger tellement il est discret. Nez: Un parfum léger et frais, avec des fruits trouvais discrets et un zeste d’agrumes encore plus discret. Bouche: Fruits tropicaux avec une goutte de caramel et une demi-goutte de vanille. Le tout présenté sur une planche de chêne. Finale: Plutôt courte, fraîche et boisée.

King’s Creek Black Label Tennessee Whiskey 4 ans

40%
 alc./vol.
Producteur inconnu

André 76%
Grosses cerises noires et gâteau aux bananes, vanille, caramel et réglisse. Céréales séchées. Nez agréable et approchable, mais qui n’offre rien de singulier. Aucune texture en bouche, ensemble flat dénudé, sensation poreuse et terreuse lorsque ingéré. Purée de pommes, bananes très mûres, cerises et cassonade, vanille et sirop de maïs. Notes de bois très présentes en finale de bouche qui augmente la sensation apportée par les épices. La finale étonne par sa longueur – mais pas dans le bon sens – vu le manque de structure général et apporte des notes de fruits rouges et de cannelle.

Patrick 83%
À 16$ US la bouteille, je ne m’attendais pas à grand-chose, mais c’est en fait un très bon rapport qualité-prix. Pas surprenant que Jack Daniel’s ait entrepris des poursuites de violation de copyright contre eux! Nez: De belles bananes mûres cuites, du caramel, de la vanille, quelques épices et évidemment du maïs. Plaisant. Bouche : Présente une belle chaleur ainsi que surtout des saveurs de chêne sec, d’épices et de maïs, mais aussi un peu de bananes et du sucre brun. Finale : D’une longueur moyenne et chaleureuse.

Kings County Bourbon

45% alc./vol.
Brooklyn NY, moins de 4 ans d’âge, fût #39. King’s County Distillery, la première distillerie installée à New York depuis la fin de la Prohibition, en 1933. Et la plus ancienne aussi, du haut de ses… deux ans et demi d’existence.

André 86%
Nez très direct, bourbon style sans aucun doute, fruité à souhait et beaucoup de sucre brun. Panier de cerises mais aussi des fruits tropicaux en finale et beacoup d’oranges aussi. Son point faible est la finale est malheureusement la finale qui est trop courte où seul les oranges tiennent la route jusqu’en rétro-olfaction. L’alcool est aussi bien présent en bouche, ce qui aide à prolonger (un peu) la finale. Un bourbon tout ce qui est de conventionnel mais parfois vaut mieux une réplique réussie plutôt qu’un essai douteux. Très agréable !

RV 88.5%
Corn Flakes liquide : jamais 51% de maïs n’ont été aussi sucrés. L’aspect levure de certaines microdistilleries où le blé serait la céréale de prédilection, et le vinaigre de maïs en second plan. Suave d’abord, le grain cendré monte lentement, puis explose en finale, très longue et très goûteuse pour un whisky de cet âge. Définitivement, la recette du bon bourbon n’est plus seulement confinée à l’intérieur des frontières du Kentucky.

Patrick 85%
Nez de cassonade brûlée et épices sucrées. En bouche, cerises sucrées et cassonade. En finale, épices et touche poussiéreuse. Un bon bourbon, qui ne réinvente rien, mais qui demeure très efficace.