Filliers Genièvre 5 ans

38% alc.vol.

Patrick 94%
Le meilleur des mondes, version genièvre, pour un amateur de whisky. Tout simplement excellent. Nez : Un gin ça? On dirait plutôt un Speyside avec de la personnalité! Céréales, cannelle, coriandre, une pointe d’agrumes et de réglisse. Bouche : Arrivée en bouche rappelant plutôt un whisky avec des notes de chocolat et de noix, puis on détecte les agrumes, la réglisse et les épices. Mais ici encore, l’enrobage boisée-vanillé caramélisé pourrait en confondre plus d’un! Finale : Longue et savoureuse.

Fils du Roy New Brunwick Single Malt Whisky 2016

40% alc./vol.

Patrick 78%
Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas encore au point. Je suis toujours impressionné par l’exploit que représente le lancement d’un whisky par une nouvelle distillerie… Par contre, lorsque le produit est mis en vente avant d’être tout à fait prêt… J’aimerais bien les encourager en leur donnant une grosse note, mais ça serait mentir. Enfin, dans quelques années, j’espère… Nez : Ouf… Le new make n’est pas loin ici. Parfum d’herbe mouillée fraîchement coupée, avec pas mal de pissenlits et de l’orge épicée. Bouche : Du bois, des épices, mais encore l’herbe mouillée fraîchement coupée et les pissenlits. Finale : D’une belle longueur.

Martin 86.5%
Nez: Fraicheur d’un jeune rye. On a pourtant affaire ici à un single malt. Vanille, menthe et bois de chêne. Bouche: Orge, miel et vanille. Bien dosé. Bois et colle à bois. Épices ad.quates. Finale: Épices, rye et jeune bois vert. Aucune agressivité déplacée. Équilibre: Un malt bien construit et prometteur. Vieillissement et Cask Finish pourraient valoir gros dans son développement.

Filthy Smoke 10 ans

42.8% alc./vol.
Islay Single Malt Scotch Whisky

Patrick 86%
Je ne sais pas de quelle distillerie vient ce whisky, mais ils ont cédé du bon jus! Si ce n’était de la finale, l’ensemble paraitrait moins dilué qu’il ne l’est en réalité. Bref, un bon whisky de soif sur le bord d’un feu au chalet! Nez : Fumée de tourbe adoucie par le sucre du malt, une note de framboises et de la sauce BBQ sucrée. Bouche : La fumée de tourbe apparaît plus intense en bouche, accompagnée d’une bonne dose de suie, de fruits tropicaux sucrés, de poivre et de chêne. Finale : D’une longueur moyenne (en fait, un peu sous la moyenne des scotchs tourbés), fumée, terreuse, boisée et avec une touche très discrète d’agrumes.

Martin 83%
Nez: Cendre froide, caramel, fruits secs et un brin d’algue. Un gros sucre brun se développe plus on attend. Bouche: Souple et légèrement huileuse, sur la tourbe grasse, le miel, la vanille et un soupçon d’épices boisées. Finale: Moyenne, saline et fumée, avec un retour sucré. Équilibre: Un whisky quand même bien construit et polyvalent, qui jumèle la tourbe et la douceur avec justesse, sans trop de prétention.

Kim 77%
Nez : Plutôt discret, sur les raisins secs et la tarte au sucre, qui cède la place à de la tarte au citron flambée. La fumée est délicate avec des notes florales. Bouche : Un peu trop astringent au premier abord pour être super plaisant, mais il s’ouvre ensuite sur du caramel salé, du poivre blanc et un peu de légumes verts à peine tombés.

Finlaggan Cask Strength

58% alc./vol.
Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Caol Ila, version cask strength

André 87%
Cendre citronnée, lampe à huile, camphre, bacon cuit sur un peu de plage au déjeuner, sel de mer, peppermint, pitch à toiture. La bouche est franche, aiguisée par l’alcool, cendreuse, salée et camphrée, notes de citron et de vanille, bois verdâtre, motte de terre parsemée d’herbe, poivre broyé. Selle de cuir tout juste enlevée du cheval qui vient de traverser une plage des Iles Hébrides, fumée de feu de camp mélangé de mottes de tourbe terreuse, bonbons peppermint. Ce qui déçoit c’est la structure et la texture qui s’époumone rapidement, c’est dommage car l’amalgame des saveurs est intéressant. Finale pointue et sucrée aussi, cendreuse, un brin huileux, tourbe citronnée et camphrée, menthe poivrée, eucalyptus, chlorophylle.

Patrick 92%
De la fumée de tourbe portée par une belle texture huileuse comme ça, et le tout à un prix aussi raisonnable, oui j’en veux! Tout ce que je recherche dans un dram d’Islay s’y retrouve. Nez : De délicieuses volutes de fumée de tourbe et de bacon gras s’échappent joyeusement de mon verre. Le tout accompagné de bois, de céréales, de vanille et d’une touche fruitée très discrète. En fait, à part la fumée, pas mal tout est discret. Bouche : De la belle fumée huileuse et savoureuse, du sel, du bois brûlé, voire carbonisé, du cuir, une bonne dose d’épices (en particulier du poivre), et une discrète touche sucrée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et salée.

Martin 91%
Nez: Bien sûr, tourbe et herbe nous partent le bal. Vanille et fruits, malt grillé et crème. On est loin de se douter ici qu’on approche les 60% d’alcool. Bouche: Tourbe huileuse et grasse, à la Ardbeg ou Caol Ila. Épices et citron en puissance. Sel marin et cuir, chêne et tartinade choco-noisettes. Finale: Bien épicée et boisée, bien chaude et longue, elle nous livre des notes supplémentaires de cacao, de vin chaud, de fruits et bien sûr de tourbe bien grasse. Équilibre: Un excellent dram d’Islay, des saveurs franches, un taux d’alcool explosif, un prix raisonnable, difficile de demander plus…

Finlaggan Old Reserve Islay Single Malt

40% alc./vol.

André 83%
Un nez exquis et généreux à l’image de Islay (Lagavulin & Ardbeg ?). Le charme se brise une fois en bouche. Trop évasif et passager… Un « no man’s land » liquide qui nous laisse sur notre faim après de si belles promesses olfactives. Un single malt de politicien ? Ne livre pas ce qu’il promet.

Patrick 83%
Tourbe. Fumée, herbe séchée, malt. Le goût est décevant par rapport au nez. Deviens meilleur à chaque gorgée. Jeune…

Martin 82%
Pâleur classique de la tourbe, mais avec quelques degrés supplémentaires de richesse. Nez: Grosse tourbe sale et crasseuse comme on l’aime. Accents d’orge sucrée et terreuse. Surprenant et excitant. Bouche: Tourbe, cuir et chocolat blanc. Retour de la céréale. Extrêmement doux, peu d’épices. Sa texture légèrement aqueuse déçoit un peu. Finale: Courte et légère pour un Islay, on a de la difficulté à garder longtemps de bons souvenirs en bouche. Fumée et pierre lavée. Équilibre: Un effort plus que vaillant, mais il est cruellement handicapé par son taux d’alcool chétif et son price tag à près de 100$.

RV 84%
Une jolie rousse qu’on rencontre au bar et qui ne fait pas honneur à son stéréotype quelques heures plus tard. Couleur presqu’orange, annonciateur de la tourbe plus qu’évidente au nez, avec des notes d’agrumes à la Ardbeg. Pas très complexe au nez, mais envoûteusement efficace. En bouche, un peu trop simple, avec une tourbe plus discrète et un fumé juste assez piquant. En finale, la fumée cendreuse sort timidement, toutefois compensée par un aftertaste de douce tourbe.

Finlaggan Sherry Wood

46%
 alc./vol.
Whisky single malt issu d’une distillerie secrète d’Islay (probablement Caol Ila), affiné en fûts ayant contenu du xérès. Il tire son nom du château des Lords des Îles et du Clan Donald, situé sur le Loch Finlaggan.

André 82%
Fruits macérés dans l’alcool au nez, parfumé d’une fumée de tourbe terreuse et médicinale puissante, d’orange sanguine, de raisins secs et de sel de mer. La bouche est relevée par le poivré et est camphrée; notes de caramel, les fruits et les raisins secs sont au rendez-vous. Inspiration maritime bien présente. Texture un peu translucide, manquant de support gras ou huileux. Finale de terre grasse, de fumée médicinale, fruits rouges séchés et d’iode. Un bon whisky tourbé de semaine.

Patrick 79%
J’ai attendu plusieurs mois avant d’écrire cette évaluation. Ma première impression était loin d’être positive. Le whisky s’est depuis passablement amélioré, mais la saveur de plastique brûlé, malgré qu’elle ne soit plus à l’avant-plan comme le soir où j’ai ouvert la bouteille, est malheureusement toujours présente. Bref, heureusement que ça n’a pas coûté trop cher, car je vais m’en servir pour mes expérimentations de cocktails. Nez : Oh, miam miam! De beaux petits fruits des champs bien mûrs et sucrés et de la riche fumée de tourbe. Bouche : Toujours les petits fruits des champs bien mûrs et sucrés, mais la fumée de tourbe a ici un petit côté chimique, voire de plastique brûlé. Le tout est accompagné d’une grosse pincée de sel de mer. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée

Flaming Pig Black Cask

40% alc./vol.
Flaming Pig est un assemblage de Whiskies Irlandais de 4 à 10 ans d’âges, à base de malt et de grain unique. Ce Whisky est vieilli dans de petits fûts ayant connus un premier remplissage de Bourbon.

André 76%
Ok, c’est clair… Du bois de tonneau de chêne brûlé comme l’annonçait son nom. Du caramel cramé dans le fond de la poêle et de la vanille. Laisser respirer aide à libérer les notes de pommes rouges, de poivre, d’oranges. Difficile de passer outre les notes de bois brûlé qui monopolisent pratiquement tout le nez et la bouche. La bouche est un peu acérée, notes d’ananas cuit sur le feu de plage, chocolat et bois calciné, vanille. Longue finale, surprenante pour un whisky si pauvre en alcool, surtout sur le bois de chêne brûlé, le caramel, butterscotch et la vanille.

Patrick 86%
Un bon petit irlandais bien classique qui n’apporte rien de neuf pour le meilleur et pour le pire. Nez : Un parfum très typique du réseau whiskey Irlandais, avec l’huile de lin, le malt, la vanille et une touche de chêne sucré. Un appétissant parfum de céréales sucrées et de fruits frais. L’ensemble est léger et frais. Bouche : Épicé, boisé, vanillé… Yep, à défaut d’être original, c’est bien réussi. Un beau whiskey typiquement irlandais où on reconnaît aisément le « style pot still » de la distillerie Midleton qui a fort probablement créée ce whisky. Bref, de l’orge, du maïs, du grain, de la vanille, quelques fruits et une touche de bois épicée. Finale : D’une surprenante longueur pour un tel whisky, avec des notes de bois légèrement brûlées et une petite touche de sucre qui donne l’envie d’en prendre un verre de plus.

Flor de Cana 18 ans Centenario

40% alc./vol.
Nicaragua. Le plus vieux rhum de la gamme Flor de Cana, distillé à partir de mélasses fermentées.

Patrick 83%
Facile à boire, mais un peu trop sucré à mon goût et sans grande complexité. Pour l’amateur à la dent sucrée qui ne veut pas se casser la tête. Nez : Doux caramel sucré avec une pointe de chêne et de vanille. Ne présente pas une grande complexité. Bouche : Caramel légèrement brûlé en bouche, avec un chêne assez marqué. L’ensemble est très sucré. Finale : D’une belle longueur, très sucrée.

RV 83.5%
Assez doux, il se présente olfactivement avec des relents de caramel boisé un peu caramélisé. En bouche, est réellement plus verte en conservant son sucré, et le suivi de l’arrivée sur les papilles jusqu’à l’aftertaste démontre une balance peu commune. À défaut d’être unidimensionnel, c’est un rhum que peu de personne pourrait ne pas aimer.

Flora & Fauna Mortlach 16 ans

43% alc./vol.

André 83%
Sherry superbement balancé, sucre brûlé se transformant par la suite en caramel. La bouche est plutôt boisée (cèdre) et fruité (framboises) accompagné de gâteau aux bananes chaud. La bouche est la finale en elle -même car celle-ci est un plongeon direct sur un no man’s land plat et monotone.

Patrick 94%
Un whisky exceptionnel, d’une distillerie qui l’est tout autant! J’adore, le genre de whisky à apporter sur une île déserte. Nez : Le parfum si unique de Mortlach, présentant un mélange de vieux vin, de cuir, de viande rouge, de sucre réchauffé et de vanille subtile. Alléchant. Bouche : D’abord un gros sucre chaleureux, de la viande rouge, une tonne d’épices à steak et un peu de caramel. Menoum. Maintenant, j’ai le goût de me faire cuire un gros steak sur le BBQ! Finale : D’une belle longueur, marquée par le cuir chauffé et la cassonade.

Martin 86%
Nez: Grain et xérès, dattes, raisins et orange. Chocolat et caramel. Vin rouge et steak saignant. Cassonade. Bouche: Sucre, caramel, vanille, raisins, agrumes et orange. Chêne. Finale: Caramel, épices à steak, chêne et gâteau aux fruits. Équilibre: Un beau whisky, sauvé par un embouteilleur indépendant.

Forty Creek Art of the Blend 2022

45% alc./vol.
Winter Harvest, Lot #16, Bottle 5775

André 75%
Ouf, bizarre de nez ça. Oranges rancies, sirop d’érable, compote de fruits et raisins secs. La texture en bouche est agréable, mais l’amalgame de saveurs discutbale. Oranges rancies en toile de fond, cannelle et clou de girofle, caramel et chocolat au lait, raisins, cassonade. Finale sur le sirop d’érable et la cassonade, la cannelle et les fruits douteux.

Patrick 65%
Venant d’une distillerie que j’adore, c’est un gros « quosséça » pas subtil. Je me demande bien ce que je vais faire du restant de ma bouteille. Nez: Ouf, ça ne sent même pas le whisky! Un gros parfum pas subtil de gros-vin-rouge-qui-tâche-pas-de-classe. Bouche: Toujours le gros vin rouge, avec du bois brûlé et un peu de caramel. Finale: D’une belle longueur, avec du bois brûlé et du vin rouge.

Martin 77%
Nez: Caramel chauffé, tire d’érable fondue, voile de vanille, le tout dans un épais nuage d’acétone mal contrôlé. Quelques raisins au loin. Le nez annonce une texture épaisse, mais sur laquelle repose des saveurs un peu agressives pour les attentes qu’on a par rapport à ces éditions annuelles. Bouche: Raisins secs, vernis à ongles, cannelle et sucre brun. Touche d’orange et de cacao. Les épices bien amères et acérées viennent nous mordre le derrière. Finale: Franche, agressive et chaude, sur des notes de sirop de table, de cassonade et de chêne. Le tout demeure peu subtil, avec un amalgame de saveurs litigieuses. Équilibre: Pas exceptionnellement horrible, mais vraiment sous la barre d’un dram de cette réputation. Les éditions annuelles de Forty Creek sont habituellement très prisées, mais ici je comprends parfaitement pourquoi on en retrouve aisément en quantité sur les tablettes plus d’un an après son lancement.