Duthies Ardbeg 16 ans

46% alc./vol.

André 86%
C’est bizarre, ça sent l’affinage et la tourbe cachée. Bouche moins subtile; les notes de tourbe, de suie et de charbon prédominent. Il est aussi sucré, ce qui lui donne un double visage; Dr Jekyll et Mr Hyde ? ! Une dualité sucré-tourbé particulière. Des accents de rhum brun peut-être ? Dommage que la texture n’appuies pas l’ensemble. J’ai l’impression que l’expérience n’est pas poussée jusqu’à sa finalité.

Patrick 85%
Au nez, l’alcool est très puissante, suivie par une tourbe et des parfums de vestiaire. Pierre-Luc précise qu’il s’agit plutôt de l’odeur d’une poche de hockey qui traîne depuis exactement 4 semaines. En bouche, un beau chocolat fumé avec une belle complexité mais, comme le dit Émilie, plutôt filiforme. Elle précise que cela lui rappelle un geek sans personnalité (au point qu’il n’écoute même pas de porn en cachette!). Finale plutôt courte qui lui fait perdre de nombreux points. Très bien, si ce n’est de la finale.

RV 89%
Ca bégaie, les phrases manque de structure, mais l’histoire est étonnante. Nez en puissance et une touche de ce qui semblerait du vieillissement en baril de Claret. Un peu trop aigre, mais quelle arrivée en bouche! Ardbeg sous un nouveau jour de tourbe plus jaune, à la Bowmore, et finale dans un trip de cocaïne assez confus. Difficile a noter, mais je crois que j’aime. Vraiment. Pas mal vraiment.

Duthies Bowmore 17 ans

46% alc./vol.

André 87%
Fruits, tourbe et nez très envoûtant d’agrumes et de citrons. Bouche encore plus citronnée, liquide et claire, mais soutenue par l’alcool, et toujours cette tourbe et cette suie de charbon et de sel qui s’étirent dans des notes d’agrume. Finale décevante, axée principalement sur cette fumée de tourbe, mais la rétro-olfaction est vraiment intéressante.

RV 88.5%
Toujours sur Islay, on se croirait dans une vallée inconnue des distillateurs. S’agit-il réellement d’un Bowmore? Au nez, c’est une tourbe sans sel surplombée par une fumée de cèdre étrange. Cependant en bouche, on aperçoit au loin les pagodes de Bowmore, avec une finale non sans rappeler l’ancien Darkest d’où un peu de fumée s’échapperait de la pierre polie. Un peu blasé des Bowmore traditionnel? L’aftertaste de sel mais aussi de chêne confirme de manière convaincante ce choix.

Patrick 85%
Nez marqué par la tourbe les herbes et une touche d’agrumes. En bouche, la texture est très huileuse, et le goût fumé et tourbé. En fait, on dirait un l’odeur se dégageant d’un feu de camp le lendemain matin… La finale, fumée, est plutôt courte. Un très bon scotch, mais manque d’intensité au niveau de la finale, ce qui fait perdre plusieurs points.

Duthies Laphroaig 11 ans

46% alc./vol.

André 86.5%
Finement soyeux au nez. Salade de fruits, ananas, sirop de fruits. Très approchable et tout en finesse. Phénols et sels marins. En bouche, aucune texture à l’arrivée, l’ensemble s’améliore lorsqu’on le garde plus longtemps en bouche, mais pas assez pour soulever l’ensemble à un niveau qui surprendra. Les effluves de tourbe gagnent en importance en finale, surtout la rétro-olfaction qui présente bien l’ensemble des arômes des whiskies d’Islay.

RV 89%
« Fuck l’évaluation pour celle-ci ». Non, professionnalisme oblige. Du Laphroaig au sapin? En respirant, on s’éloigne sans perdre de vue le conifère. Et en bouche, le liquide s’étend longuement pour devenir piquant, avec des échardes de tourbe. La finale dichotomique de vinaigre de malt et de sucre manque un peu d’aftertaste, mais tout un Laphroaig différent qui mérite le détour de cette embouteilleur.

Patrick 84%
Arômes de tourbe salée et poivrée. Touche de fruits. En bouche, l’arrivée est très salée, puis la tourbe évolue vers un xérès un peu… fané. La finale offre une belle longueur où se mélangent le sel et le xérès. Une belle intensité globalement, mais qui se perd malheureusement finale, tout comme de nombreux points.

DYC Pure Malt

40% alc./vol.
Whisky espagnol

André 75%
Un whisky pour être bu et non dégusté qui sans être désagréable n’a peut-être seulement la prétention de s’afficher Pure malt. Le nez est direct et sans trop de sophistication; beaucoup d’influences des grains de céréales et du fût, on fait dans la simplicité sans flafla, des odeurs facilement identifiables et un taux d’alcool qui ne brusque pas personne; céréales maltées, miel, vanille… voilà… La bouche est diluée et sans trop de passion, quelques notes mentholées un peu bizarre en approche, genre herbe mouillée, puis les mêmes saveurs du nez. Sensation légèrement oaky et astringente en finale de bouche qui précipite la finale… ce qui n’est pas une mauvaise affaire en soi dans le présent cas. La finale est alcoolisée, épicée et astringente. J’imagine qu’avec du Ginger Ale l’été sur la terrasse à Madrid ou Barcelone ça doit être bon, mais dans la bouche d’un Nord-Américain qui vit 8 mois par an au froid, bin, ce n’est pas bon…

Patrick 80%
Un jeune whisky trop dilué, mais sa légèreté est probablement agréable sous le climat de l’Espagne. Sinon en cocktail. Nez : Léger parfum marqué par les céréales mouillées, un peu de bois, une touche épicée et de l’alcool. Bouche : Céréales mouillées, bois brûlé, un peu d’épices. Et pas mal d’eau. Finale : Courte, marquée par l’eau et l’alcool.

Martin 77%
Nez: Les grains sont à l’avant, avec touche de vanille et de miel dilué. Un petit peu de fleurs et de fruits, rien de bien incroyable. Bouche: Texture fade, pointes de sucre en poudre, de melon et de miel. Grains, poivre blanc et fleurs tout aussi blanches. Menthe et bois. Finale: Épicée et mentholée, mettant en valeur les grains et le poivre. Touche de vanille sucrée. Équilibre: Un grain whisky honnête, sans plus. Bien des cocktails pourraient en bénéficier, mais la vie est trop courte pour boire un truc comme ça neat.

Eagle Rare 10 ans

45% alc./vol.

André 84%
Très doux au nez. Sans surprise et très représentatif des bourbons. Les fruits encore une fois, la réglisse rouge en finale – sèche – mais une simplicité qui se sent et qui affecte la persistance en bouche, un manque de profondeur démontré par une finale abrupte de sucre d’orge, vite oubliée et très passagère.

Patrick 85%
Nez: Fruité, melon d’eau, céréales.  Bouche:  Salade de fruits, orge et miel.  Touche d’épices.  Finales:  Moyennement longue, sucrée et épicée.  Balance: Un bon dram intéressant.  Si j’en avais une bouteille, elle se finirait vite.

Martin 86%
Nez: Très plaisant. Fruits rouges, vanille, chêne, maïs, toutes les notes classiques du parfait bourbon. Réglise rouge. Bouche: Céréales, vanille et épices. Quelques fruits pour compléter une agréable texture. Finale: D’une belle longueur, on aime bien ses notes de maïs, de sucre vanillé, de réglisse rouge et de bois. Équilibre: Classique bourbon, si le prix est au rendez-vous, il n’y a pas de bonne raison pour en priver votre armoire à whisky.

RV 85%
Beaucoup plus fruité que les premières éditions, aussi estival que les glissades d’eau de St-Adèle. Belle arrivée franche, en bas de la pente le whiskey devient très relax, posé, avec beaucoup d’expérience malgré sa jeunesse. On reste dans les glissades pour mononcles et matantes, mais la petite journée est relaxante.

Early Times

40% alc./vol.

André 78%
Pourquoi une même distillerie produit-elle différents bourbons? C’est ce qu’on est en droit de se demander lorsque l’on goûte le Early Times. Un autre bourbon, sans vraiment de distinction et qui surtout n’apporte pas grand chose dans la découverte des produits de nos voisins du sud. Sucré généreusement, à l’odeur de whisky plus que de bourbon. Un stop américain où l’on relâche l’accélérateur plutôt que de prendre vraiment le temps de s’arrêter.

RV 82.5%
La différence surprenante entre le nez et le goût est à découvrir. Poussière et cire, plancher de bois de bâtiment de ferme abandonné depuis 75 ans. Ne vaut pas la peine de laisser respirer. En bouche c’est davantage le sucré qui domine, mais un foin bien sec sort en début de finale et des épices en sa toute fin.

Patrick 83%
Fait penser à un whisky du Tennessee… Ironiquement, un peu comme les whisky du Tennessee, il ne s’agit pas d’un bourbon à cause d’un détail technique. Plus sucré que je me serais attendu pour un whisky marqué par les céréales et non fruité. Un bon whisky qui peut honorablement servir de « réserve spéciale » lors d’un Tailgate.

Easy Rider 4 ans Kentucky Straight Bourbon

40% alc./vol.

André 77%
Sirop de maïs, miel et vanille, fond de fruits séchés, pommes, vieilles cerises, caramel toasté. La bouche est plus soutenue; cannelle intense et poivre, cerises marasquin, pommes caramel, sirop de maïs et oranges sanguines. La texture en bouche est bien meilleure que le nez l’annonce, plus affirmée sur les saveurs et ronde et sucrée mais c’est plutôt mince comme rendu textural. La finale est bien poivrée et parfumée de cannelle ardente, cerises, pommes et bois séché sur le feu.

Patrick 85%
Un très bon bourbon « de soif » évalué en écoutant du football, bref, l’environnement idéal! Nez : Un beau parfum de bourbon alléchant, avec le sucre du maïs, du miel, des pommes fraîches, de la vanille, quelques cerises et une petite touche de bois frais. Bouche : Les cerises sont ici plus présentes, avec du maïs sucré, du bois brûlé, des pommes trempées dans le caramel. Le tout est porté par une belle texture. Finale : D’une longueur moyenne, boisée, sucrée et fruitée.

Eau Claire Distillery Ploughman’s Spinola PX Cask Finished Very Limited Edition

46% alc./vol.

Vieilli initialement en ex-bourbon barrel et ex-european casks puis affiné dans de rares fûts de solera Pedro Ximénez provenant de Ximénez-Spínola, une bodega familiale historique de Jerez, réputée pour son attachement de longue date au cépage Pedro Ximénez et à la méthode traditionnelle de la solera.

André 83%
Superbe nez gorgé de cerises marasquin, de fruits secs, de bois caramélisé et de dattes. Sensation à la fois sucrée et pâteuse. La bouche offre une texture moelleuse que les fortes notes de bois toasted et carbonisées tranchent rapidement. Caramel brûlé, oranges, cannelle, bois de chêne séché, cerises, raisins et dates, moue de café, amertume prononcée du bois et de ce qui rappelle le chocolat noir, le tout sur fond très épicé et astringent. Finale alliant le bois carbonisé et le bois épicé, les fruits noirs séchés. Si le backbone de ce whisky mérite l’intérêt, l’apport de bois épicé et fortement toasted débalance l’ensemble et révèle la jeunesse du whisky. Si on ajoute le price tag de 200$…

Patrick 87%
J’ai eu la chance de goûter ce whisky en avant-primeur à la distillerie, et il m’avait suffisamment épaté pour que je souhaite en acheter plusieurs bouteilles. J’ai toutefois calmé mes ardeurs lorsque que j’ai constaté le prix qu’on demandait pour une bouteille (200$!). Bref, je recommande d’attendre avant d’en faire l’achat que les bouteilles ramassent la poussière sur les tablettes, et qu’il soit soldé. Note, oui, j’en ai quand même acheté une bouteille, mais dans mon cas, c’est aussi un beau souvenir! Nez : Le xérès s’exprime au travers d’un bouquet de fleurs, de fruits des champs et de fruits tropicaux. Bouche : L’arrivée en bouche est beaucoup plus chaleureuse que ce que le nez laissait présumer, avec une bonne dose de chêne carbonisé, du caramel, de la fumée de cigare, des fruits mûrs et un peu de caramel écossais. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Kim 77%
Nez : Bois de cèdre, miel, noix torréfiées, eau de rose, pâte à tarte. Mais encore et toujours l’étrange arôme de cèdre qui revient. Ce n’est pas déplaisant, mais dépaysant. Bouche : Peu de subtilité dans le bois, j’ai l’impression de boire du jus de deux par quatre traité. Une fois remise de mon choc, je passe à la fleur d’oranger, l’écorce d’orange amère et une autre varlope de planche de bois ultra-astringente. Aurait-il séjourné un tantinet trop longtemps dans sa barrique?

Eau Claire Distillery Single Malt – Batch 008

44.4% alc./vol.

André 77%
Nez parfumé de raisins secs, céréales Sugar Crisp, fruits séchés, toffee et cassonade, belles notes vanillées. En bouche, exclamation de fruits tropicaux à chair et de cassonade, coconut séché au four, bois toasted et céréales séchées, le tout sur fond légèrement herbacé. Agréable texture moelleuse, sans éléments gras cependant. Finale très courte, poivrée et plus sèche, bois séché au soleil, vanille, poires, s’étirant sur les grains de céréales séchés.

Patrick 83%
Un bon whisky, assez facile à boire mais offrant de tout même suffisamment de complexité pour être agréable. Nez: J’ai commencé par sentir le chêne, puis les raisins secs ont pris presque toute la place. J’y ai tout de même retrouvé des noix et de la poudre de cacao. Bouche : Ici aussi, les raisins secs sont au premier plan, accompagnés de vanille, de chêne, de caramel et de malt sucré. L’ensemble est assez chaleureux. Finale : D’une longueur moyenne, chaleureuse, marquée par les raisins secs et les notes épicées du chêne brûlé.

Eau Claire Rupert’s Exceptional

40% alc./vol.

André 75%
Nez délicat de poires bien fraiches, de cassonade et de crème à la vanille, compote de bananes, sucre blanc aussi, bois toasted, sirop de maïs. C’est plutôt limité comme palette aromatique olfactive. En bouche, le whisky est un peu plus vif sur les épices, une pointe de cannelle et de poivre broyé, du gingembre peut-être, beaucoup de vanille. Côté fruits, c’est plus rougeâtre que le jaunâtre du nez; framboises et baies sauvages et une touche de zeste de citron s’ajoutent aux épices. Côté texture, n’en parlons simplement pas. La finale plus longue que soupçonnée au départ, évoque des notes de bois sec et de bois calciné, le poivre et un mélange de pommes rouges et de poires.

Patrick 81%
J’ai eu de la difficulté à arrêter une note pour ce whisky. Si le juge en tant que whisky de dégustation, ça ne score pas fort. Mais si je le juge comme whisky facile à boire dans le cadre d’un tailgate ou autre party, je dois admettre qu’il fait rudement bien le travail. Bref, je coupe la poire en deux, et je donne un point bonus pour l’étiquette vraiment cool. Nez : Parfum assez léger et frais, marqué par des notes sucrées rappelant un peu le maïs, ainsi qu’un peu de chêne sec. Bouche : La texture en bouche est plutôt aqueuse, portant un whisky frais, léger et apparemment facile à boire! En termes de saveurs, j’y retrouve du sucre blanc, des pêches, du chêne sec et un zeste d’agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et qui donne le goût d’en prendre une autre gorgée.