Duncan Taylor Single Cask Highland Park 20 ans

54.4% alc./vol.
Ex-Bourbon Cask #501712520, Distilled 05-2003, Bottled 05-2023, 196 bottles.

André 89%
Melon au miel, miel, ananas, vanille et dentelle de fumée de tourbe iodée. La bouche est souple, gorgée de fruits tropicaux, parfumée d’un parfum maritime et de fumée de tourbe. Ananas flambés sur le feu de plage, melon au miel, abricot séché, sel de mer, poivre moulu et sucre en poudre. La fumée de tourbe est plus apparente en bouche qu’au nez. Finale hyper fruitée sur fond de tourbe légèrement crasseux soutenu par une bonne montée d’épices. Belle démonstration de l’intégration du bourbon cask au spirit de la distillerie sans perdre l’adn de saveurs.

Patrick 92%
Un superbe Highland Park avec tout ce que cela peut représenter. En fait, il est aussi meilleur de gorgée en gorgée, et la superbe finale fait en sorte que je lui ai donné quelques points de plus. Nez : Le parfum est frais et floral, avec du bois, du miel et une touche de fumée très discrète. Bouche : De la fumée de tourbe mielleuse d’une intensité bien mesurée, des fleurs, du bois épicé, voire poivré. Le tout est porté par une belle texture. Finale : D’une superbe longueur, fumée et épicée.

Duncan Taylor Single Cask Laphroaig 10 ans

54.2% alc./vol.
Cask 56396, Distilled 09/2011, Bottled 12/2021, Bottle #241 of 249.

André 92%
Un Laphroaig 10 ans en version cask strength avec cette douceur en bouche, c’est assez hallucinant. Le nez livre tout un amalgame de flaveurs qui challengent beaucoup à la dégustation; vanille fumée, camphre et éléments médicinaux, zeste de citron, iode, sous une toile minérale et maritime. La texture en bouche est wow, hyper douce et atténuant le degré d’alcool. Ça se boit comme de l’eau (ou presque). La bouche est plus verdâtre; tourbe végétale, fenouil et salicorne, huile à moteur souillée, miel, sorbet au citron, oranges, sel de mer. Le fond comprend bien l’adn de la distillerie mais des nuances de saveurs sortent de la ligne directrice habituelle de la distillerie. Étonannt comment la bouche développe des éléments crasseux aux fils des gorgées tout en gardant une texture et une sensation clean. La finale est maritime et tropicale à la fois, sur le zeste de citron, le sel de mer et la camphre aux accents verdâtres. Seul point négatif, les 340$ demandés, sorry mais un moment donné faut pas rire du monde.

Patrick 84%
Un très bon whisky, mais dont la texture laisse un peu à désirer et dont la finale est un peu décevante pour un tel whisky. Nez : Un intriguant parfum de fumée de tourbe et de pommes vertes avec du chêne brûlé. Bouche: De la fumée de tourbe intense, une pincée de sel, des fruits du verger encore verts et du bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, un peu boisée.

Duncan Taylor Single Cask Laphroaig 11 ans

53.7% alc./vol.
Ex-Bourbon Cask #56406, Distilled 09-2011, Bottled 06-2023, 216 bottles.

André 86%
Zeste de citron et poires dans leur sirop, tourbe médicinale et cendrée, iode, vanille sucrée. Très agréable au nez, alcool bien en retrait et une tonne de saveurs découlant de l’utilisation du bourbon cask. Superbe texture hyper ronde en bouche, ne laissant rien devenir du taux d’alcool. Fruits tropicaux, jus de citron, fumée de tourbe cendreuse et crasseuse sous fond médicinal, céréales séchées saupoudrées de sucre en poudre, vanille crémeuse, bois franc. Malheureusement ces saveurs s’affadissent un peu trop rapidement même l’essentiel de l’adn de la distillerie s’y retrouve. Finale abrupte, très fumée et iodée assortie de gingembre et de fruits tropicaux. Bon single malt sans flafla, mais là où je décroche c’est pour le prix à la caisse…

Patrick 92%
Wow, du beau gros Laphroaig intense et délicieux comme j’aime! Bon, pas au point de dire que le rapport qualité-prix est intéressant, mais vous n’aurez pas de regrets si vous mettez la main sur une bouteille! Nez : De la fumée de tourbe intense avec des notes médicinales, du goudron, des algues et du sel de mer. Bouche : Un beau whisky intense, avec du sel qui prend énormément de place, de la fumée de tourbe, un peu de goudron, des algues et une touche médicinale. Bref, du Laphroaig classique comme je l’aime, et porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une très belle longueur, salée et fumée.

Duncan’s 12 ans Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.
Blended Scotch whisky

Patrick 80%
Un whisky honnête quand il n’y a rien d’autre à boire. Nez: Le sucre du whisky de grain vin marché, avec de discrets petits fruits chimiques. Bouche: Boisée et sucrée, la bouche présente aussi de belles épices de bois sec. Finale: D’une longueur moyenne, boisée et légèrement sucrée. 

Duncan’s 8 ans Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.
Blended scotch whisky

Patrick 79%
Un whisky de mononcle sans grand intérêt. Nez: Parfum de whisky de grain avec une subtile note maltée. L’ensemble est frais et léger. Bouche: Épicée et boisée, le whisky de grain est un peu moins présent. Simple et sans grand relief. Finale: Plutôt courte et marquée par le whisky de grain. 

Duncan’s Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.
Blended Scotch Whisky

Patrick 80%
Un whisky honnête quand vient le temps de faire des cocktails. Nez: Whisky de grain et vanille. Bouche: Whisky de grain avec une discrète note boisée et épicée. La chaleur de l’alcool est très présente. Finale: D’une longueur moyenne, épicée et chaleureuse. 

Dunhill Gentleman Speyside

40% alc./vol.

André 80%
On fait dans la subtilité et la douceur ici… peut-être même la timidité. Céréales vanillées à l’orange. C’est très inoffensif comme nez mais aussi sans brusquerie. Les fruits et les amandes trouvées en bouche ne sortent pas du panier d’osier. Même la douce brise épicée ou la timide chaleur de l’alcool peine à soulever le tout qui malheureusement se tarit de façon embryonnaire en nous laissant sur notre appétit. Un soubresaut de menthe After Eight et de sel en finale et c’est la mort lente.

RV 83%
Gentleman certes, mais avec un brin de surprise sous le haut-de-forme. Timide de présentation olfactive, le tout demeure contrôlé avec de l’orge malté qui finit par s’en sortir au travers de la vanille. Le grain roule aussi sur les papilles avec un crescendo d’épices et de fumée disparate. Assez bon déploiement de diverses notes typiques du Speyside, bien évidemment tout en douceur.

Patrick 81%
Épices au nez, menthe agréable. Caramel intense en bouche, pain, léger fruits. Finale assez longue.

Dunville’s 1808 Blended Irish Whiskey

40% alc./vol.
Blended Irish Whiskey

André 81%
Nez inoffensif de poires, pommes vertes, de grosse vanille crémeuse et du soupçon de zeste de citron. La bouche est souple et moelleuse, les notes de bois de chêne épicé bien équilibrées. Bonnes notes de sucre en poudre recouvrant les gommes Bazooka, poires, bananes, vanille, poivre moulu, une touche d’oranges. Le whisky de grain est bien ressenti également en bouche. La finale est un mélange de miel, de vanille, poires et citron sur fond sucré. Rien d’impressionnant ou d’original mais une conception agréable et sans prétention.

Patrick 85%
Un whiskey qui a définitivement dépassé mes attentes et qui présente un rapport qualité/prix honnête. Nez : Parfum léger et herbeux, avec des fruits du verger et une touche d’agrumes. Bouche : Une belle présence en bouche, avec du chêne brûlé, du poivre, la fraicheur des fruits du verger et des agrumes. La texture en bouche est agréable et ce, malgré la dilution à 40%. Finale : D’une longueur moyenne, avec une discrète touche de fumée, des agrumes et une note sucrée.

Kim 76%
Nez : Alcool à friction, c’est mauvais signe. J’ai vraiment de la difficulté à sentir autre chose que ça… décapant à vernis à ongles et acétone? Bouche : C’est du whisky ça? Ça goute un peu l’eau de riz avec un petit peu de citron. Vraiment banal avec une finale molle.

Dunville’s 3 Crowns Peated

43.5% alc./vol.
Composé d’un whisky single grain, d’un single malt 10 ans et d’un sherry oloroso 15 ans, tous trois mariés ensuite dans un fût tourbé.

André 86%
Caramel salé et terre mouillée, tourbe terreuse, grains de café torréfiés trempés dans le chocolat noir, petits fruits des champs, poires. La bouche est fluide et légèrement diluée, la tourbe reléguée en acteur secondaire, mélange de poires et de melons, fruits rouges, vanille, miel, poivre, fumée de tourbe terreuse. Courte finale sèche et terreuse, sur des notes de fumée persistantes, salées et poivrées. Intéressant comme alternative au Connemara pratiquement impossible à trouver maintenant avec une tourbe abstraite tirée du fût imbibé de whisky tourbé plutôt que du grain tourbé lui-même.

Patrick 87%
Un beau whiskey original, avec un petit quelque chose me rappelant un single malt américain. Je comprends aisément le succès que ce whiskey a eu, malgré son prix un peu trop élevé pour un whiskey autant dilué. Bref, pas vraiment envie d’en acheter une bouteille malgré tout. Nez : Oh, c’est de la belle fumée de tourbe, ça! Aussi du plastique brûlé, des fruits mûrs, des légumes et du pain. Bouche : Des légumes grillés et fumés, des fruits mûrs, des céréales, une touche de sel et de poivre. Au niveau de la texture, le whiskey semble toutefois avoir été un peu trop dilué. Finale : D’une longueur moyenne, salée et tourbée.

Martin 85%
Nez: Pneu chauffé, tourbe goudronnée, pâte à tarte, fruits séchés, café et touche de cacao. Assez unidimensionnel, mais la tourbe offerte a une qualité moins répandue. Bouche: La tourbe demeure à l’avant-plan. Vanille, fruits rouges, caramel salé, retour du caoutchouc, pointe poivrée et boisée. Finale: Épices grillées, chêne, tourbe et fruits. Accents de steak ou de jerky vers la fin. Équilibre: Assez bien, on expérimente ici, mais bien que dans le Irish tourbé mon coeur demeure appelé par Connemara.

Dunville’s PX Cask Single Malt 10 ans

46% alc./vol.
La distillerie Echlinville est située en Irlande du Nord. Ce single malt de 10 ans d’âge a vieilli en Ex-Bourbon Casks avant d’être affiné en fûts Sherry de type Pedro Ximénez.

André 88%
Beaucoup de distilleries irlandaises ont une philosophie s’apparentant aux magasins La Baie; ‘’Ça s’est toujours fait de même’’… Alors que le marché est infesté de parutions innovantes, beaucoup de celle-ci sont ancrées dans la tradition et font presque fi de l’innovation. Heureusement, on a des Teeling, des Redbreast et des Dunville’s pour nous sortir du lot morne de ce qui se produit et pour nous montrer que le marché irlandais est lui aussi rempli de singularité. Au nez, sherry très tannique, oranges, cerises, prunes nappées de caramel, raisins secs. La bouche est superbe, belle texture laissant l’impression d’un taux d’alcool beaucoup plus élevé. Gâteau aux fruits, bonbons en gélatine et sucre en poudre, oranges sanguines, chocolat noir amer, poivre, prunes, tannins du bois de chêne. Après près d’une heure d’aération, le nez dégage des notes herbacées presque de menthol lointain. Finale de longueur appréciable, sur le gâteau aux fruits nappé de chocolat noir, sensation herbacée qui se poursuit et des épices boisées.

Patrick 87%
Un très bon whiskey que j’ai toutefois l’impression d’avoir déjà souvent goûté. Cela étant dit, j’ai essayé de trouver au goût quelle distillerie l’avait distillé, mais sans succès. Alors, une seule conclusion, job well done Echlinville! Seul bémol, la SAQ demande un bon 100$ de trop pour la bouteille… Nez: Est-ce seulement dans ma tête? Oui, le xérès est au premier plan, mais j’ai l’impression d’y retrouver aussi un côté herbeux que je trouve typiquement « Irish ». Enfin, considérant qu’il s’agit d’un whiskey qui a été probablement distillé par l’une des 3 distilleries majeures de l’ile d’émeraude, faut-il que j’en sois vraiment surpris? Enfin, l’important est que ça sent bon! Bouche : Ici aussi, j’y retrouve le xérès et des herbes typiquement irlandaises, ainsi qu’un beau chêne « pétillant »! Finale : D’une belle longueur, fruité et herbeuse.

Martin 86%
Nez: Herbe fraîche et bouquet d’épices, muscade, pointe de cardamome. Bien curieux quoique agréable. Bouche: Belle texture, touches bien ciblées de sherry, raisins, fruits confits, cassonade et chêne sec. Bien dosé et savoureux. Finale: Épicée, longue et chaude à souhait. Encore le bois, les fruits et le xérès. Équilibre: Un bel alliage de triple distillation traditionnelle et de finition en fûts de xérès. Dans le contexte, une superbe expérience de dégustation.

Kim 88%
Nez : Odeur florale particulière me rappelant lorsqu’on entre chez le fleuriste, un bouquet de fleurs mélangées et de frigo. Muscade et clou de girofle s’ajoutent. Étrangement, j’ai l’impression de sentir un manzanilla… pas un whisky en fut de manzanilla, carrément un xérès manzanilla. Bouche : Crémeux et rond, un petit côté crème brûlée. Les épices sont encore là, mais plus sur le poivre blanc. C’est complexe et bien fait, un whisky que j’ai beaucoup de plaisir à boire.