Dumangin Batch #016 – Cooley 11 ans 2009

47.1% alc./vol.
Maturation initiale de 10 ans en Ex-Refill Bourbon et STR Cask et affinage d’une année en Ratafia Champenois Barrel #T-091

André 76%
Je ne sais pas trop comment aborder ce whisky, pour être franc, après plusieurs gorgées, je suis un peu perdu et très déçu du résultat global. Nez de fruits tropicaux mélangés de grains de céréales séchés, abricots, poires, miel et vanille. Sensation âcre et minérale et pousiéreuse qui rappelle la craie en bouche, pastilles au miel et poires dans leur sirop dilué avec de l’eau âqueuse, oranges. Finale aqueuse et minérale, pas agréable du tout.

Patrick 78%
Plutôt décevant pour un whisky de cet âge vieillit dans des fûts qui ont souvent donnés d’excellents résultats. Nez : Parfum rappelant un bourbon, genre un bon old fashioned un peu sucré, mais pas trop. Bouche : Portée par une sensation poussiéreuse, un peu comme si je lichais de la garnotte. Le whiskey semble plutôt jeune, même si l’ensemble est dominé par le bois sec. Disons qu’on cherche longtemps l’aspect fruité du ratafia. Kim ajoute que ça goûte le « blanc » de l’intérieur de la peau d’une orange (l’albédo). Finale : Plutôt courte, marquée par le bois et l’albédo de l’orange.

Martin 84%
Nez: Pâte de fruits, raisins secs, bois, miel et céréales. Bouche: Fruits secs, astringence du maïs, épices et chêne. Finale: Chaude et poivrée, longue et fruitée. Équilibre: La finition en fûts de ratafia est quand méme intéressante, quoique je m’attendais à quelque chose de plus smooth pour un dram Irish.

Dun Bheagan Bunnahabhain 13 ans 1994-2008

46% alc./vol.
Version single barrel limitée à 1360 bouteilles.

André 87%
Tourbe claire et liquide/diluée, souffre d’allumette et douce fumée sucrée. La bouche est changeante et passe sur le menthol et des saveurs de bonbons Certs et le tout se termine sur une belle pente cendreuse. Encore une fois très peu représentatif des malts habituels d’Islay et en tant que Bunnababhain, tout à fait singulier.

RV 86.5%
Champêtre, version métissée Québec/Écosse de la campagne salée. Tourbe surpassée par du persil poivré et du fromage fumé (calumet de Bergeron), plus proche de Skye que d’Islay. En bouche, des agrumes sont ajoutés au mélange toujours poivré, mais la texture huileuse traditionnelle du Bunna est toujours aussi glissante sur les joues. L’aftertaste tire sur la tourbe un peu brûlée, alors que la bouche fait sentir la touche du 46%. Encore une fois, un Bunnahabhain de revendeur supérieur à l’original.

Patrick 85%
Au nez, frais et vivifiant. Cache un petit coté poivré presque caché par les céréales. Au goût, me fait penser à une salade verte dont la vinaigrette balsamique est sur les stéroïdes et où on a râpé un peu de parmesan. La touche poivrée revient en finale. Très bien équilibré, idéal lorsqu’on veut se convertir au végétarisme.

Dun Bheagan Caol Ila 10 ans Vintage 1995

46% alc./vol.

André 84%
Une poussée d’aiguilles de pin dès les premières secondes, mais un passage très furtif très vite oublié. La tourbe apparait rapidement et fortement ne pouvant pas dénier ses origines. Un minuscule nuage de fumée de tourbe. La catastrophe est au niveau de la bouche ou il est complètement nul et où votre attente sera à la hauteur de votre déception. La finale récupère la bouche décevante avec un rappel de fumée de tourbée et de crème brûlée. Pour le prix payé, l’amertume gâchera votre plaisir et ce même si c’est un single malt agréable.

RV 85.5%
Nez immédiatement Longrow, qui s’adoucit en tourbe par la suite. Pas d’arrivée en bouche mais heureusement la finale est à la hauteur du nez et rattrape une expérience ayant très bien commencé mais souffrant d’un mortel ennui au niveau des papilles. Pas vraiment démonstratif de ce que la distillerie peut livrer, mais une belle petite réserve spéciale.

Patrick 85%
Nez marqué par la fumée, la tourbe, le chêne brulé et le pin. L’arrivée en bouche est surprennement douce, mais le punch de fumée de tourbe suit rapidement. On dirait qu’on mord dans une branche carbonisée! La finale, fumée, est malheureusement trop courte. Manque un peu d’équilibre au niveau de la finale, mais j’aime bien la tourbe brûlée.

Dun Bheagan Islay 1999

43% alc./vol.
Fûts #304595 et 304609, édition limitée à 5400 bouteilles.

André 83%
Étrangement absent et légèrement accentué de notes de vin blanc sucré et d’un timide brûlé en arrière-plan. Une texture sans grand intérêt et une finale qui tente de sauver la mise. Décevant et oubliable.

RV 83%
Un voyage anonyme en contrée peu connue, mais sans attrait véritable. Assez différent du 1997, la tourbe est six pieds sous terre, ce qui semble à prime abord déplacé mais n’est pas désagréable non plus. Sur la langue, prend beaucoup de temps à se déclarer, dans les mêmes instances qu’au nez. La finale démarre de façon décevante et est à oublier, mais l’aftertaste beaucoup plus rond est de bien meilleure facture. Pas nécessairement type, sans faute, mais j’ai un peu de misère à lui trouver une raison pour y revenir.

Patrick 88%
Nez d’une belle intensité de tourbe et de fumée sèche, le tout chassé par un vent du large. En bouche, la saumure, très salée, qui laisse transparaître la tourbe et un fond un peu terreux… Ce qui est somme toute plutôt agréable. La finale fumée et salée, est d’une belle longueur. Dans l’ensemble, une belle bête fougueuse mais qui se laisse tout de même approcher. Idéal pour le Sunday Night Football.

Dun Bheagan Islay 2008

46% alc./vol.
Sherry butts, fût #315764 sur 315770, 5376 bouteilles.

Patrick 90%
Une belle surprise que cet embouteillage mystère.  Toujours est il qu’il s’agit d’un digne représentant d’Islay!  Nez : Belle tourbe délicieuse, portée par les arômes fruités du xérès et une fumée envoutante rappelant un excellent cigare cubain.  Bouche : texture huileuse, idéale pour la chaleureuse fumée de tourbe.  Ici encore, le xérès et les notes rappelant un bon cigare viennent compléter le tout avec brio.   Finale : Longue et savoureuse, marquée par la fumée de tourbe et le xérès.

Martin 87%
Un feu roulant d’orange vif saute aux yeux. Nez: Douce tourbe grasse avec des accents de gazon terreux. Caramel, bois, bruyère et algues séchées. Orange et soupçon de cuir. Bouche: Arrivée en bouche sèche et tourbée. Légère mais pas trop. Avalanche de fruits et d’herbe. Finale: Longue, poivrée et fumée. Vent de tourbe et de fruits, festival du peated sherry cask. Équilibre: Un malt intéressant, un beau dram qui réchauffe au coin du feu.

Dun Bheagan Islay 2009

43% alc./vol.
Embouteillé en 2014, fût #707351/707363, 5376 bouteilles.

André 86.5%
Miel et vanille fraiche, tourbe et petit côté médicinal à la Laphroaig, sable de plage et sel de mer mouillé, eucalyptus. La tourbe et le côté maritime, tourbé et médicinal est plus prédominent en bouche en plus d’offrir une palette de sucre et de menthol et d’eucalyptus. La texture est agréable mais sans grande complexité, mais la vivacité du jeune whisky a bien été maitrisé. La bouche se développe ensuite vers les notes citriques, d’oranges et d’agrumes arrondis par les notes de toffee et de caramel légèrement brulé. Et puis, étrangement apparaissent les vagues de sel et de poivre noir. La finale est un peu courte pour les saveurs supportées par l’alcool, sans être décevant en soi. Un whisky agréable versus le prix déboursé mais qui n’a pas le hook accrocheur de bien des éditions officielles de distilleries de l’Ile.

Patrick 91%
Un Islay comme on les aime. Relevé, complexe, savoureux, intense et tout de même bien balancé. Il m’inspire une soirée entre amis, sur le bord d’un feu de camp. Nez: Fumée de tourbe salée, avec une touche fruitée et un peu de poivre. Bouche : Fumée poivrée et tourbée, sel, céréales et épices. Puis, une autre vague de tourbe salée. Finale : Longue, très savoureuse, marquée par le sel et les cendres.

Dun Bheagan Islay 2010

43% alc./vol.
Casks 707241 & 70753 , 5280 bottles.

André 85%
Beau single malt, avec beaucoup de tourbe au nez et de la fumée médicinale, feu de plage avec du bois légèrement mouillé en train de brûler, filin de sel, camphre, bonbons casse-grippe. Ensemble un peu éventé comme si l’on regardait à travers un filtre un peu flou, un croquis photo de David Hamilton version alcoolisée. À l’aération, le whisky lâche maintenant quelques salves de fumée malpropre presque industrielle, charcoal brûlant un peu lointain, bonbons casse-grippe sucrés, fumée médicinale, fruits tropicaux, ananas, agrumes, Saveurs super intéressantes mais on dirait que l’ensemble des saveurs est un peu dilué et fade, manque de punch. Dommage car les saveurs sont superbes. La finale est axée sur la tourbe médicinale, beaucoup de poivre aussi et le camphre presque éphémère qui disparait progressivement laissant une sensation de suie de charbon. Pour le prix, superbe achat. Ressemble à du Lagavulin 8 ans.

Patrick 86%
Un superbe rapport qualité-prix! Habituellement, je préfère mes scotchs plus forts en alcool, mais ici, compte tenu du prix qui en fait un whisky de tous les jours, c’est juste parfait! Nez: De la belle fumée de tourbe médicinale, du sel et quelques agrumes. Bref, que du bonheur en perspective. Bouche: Une belle grosse dose de sel et de fumée de tourbe, quelques agrumes et de la cendre. L’ensemble est frais et facile à boire. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par les cendre et le sel.