Canadian Shield

43% alc./vol.
Inspiré par la complexité du bouclier canadien, le Canadian Shield est distillé et vieilli en petit lots avec des ingrédients canadiens à 100 %. Un assemblage de seigle, de malt d’orge et de maïs. Élaboré à partir de 5% de rhum épicé Chic Choc, un d’un mélange de whiskys provenant de la Colombie Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario.

André 74%
Nez noyé dans le caramel et la cassonade, le sirop d’érable, de miel, d’épices et de fruits sauvages. La bouche est très soyeuse, sucré (un peu trop), sècheresse boisée et poivrée, les pacanes, sirop d’érable puis en toute finale de bouche, les épices et une bonne pincée de poivre. Finale étirée sur le poivre épicé, très persistant en bouche. Ce whisky tient beaucoup plus de la liqueur que du whisky lui-même. Il me rappelle la liqueur Amber de Macallan (à ne pas confondre avec le Macallan Amber). Avec d’la crème glacée à la vanille cet été, ça devrait être bien agréable.

Patrick 80%
Un produit unique, qui vaut la peine d’être essayé, ne serait-ce que parce qu’il a été élaboré au Québec. La rencontre d’un rhum épicé et d’un doux whisky canadien, où le premier a définitivement le dessus. Nez : Le rhum épicé chic Choc s’exprime sans réserve au nez, avec quelques notes de chêne et de vanille. A l’aveugle, j’aurais eu de la difficulté à déterminer qu’il s’agissait d’un whisky. Peut être la touche extrêmement subtile de fumée m’aurait elle donné un indice. Bouche : Crémeux, épicé, légèrement fumé et sucré. Belles notes boisées. Finale : D’une belle longueur, avec des saveurs de céréales torréfiées et une touche poivrée.

Martin 81%
Riche roux intense représentatif du Bouclier Canadien. Nez: Caramel brûlé et sucre brun sont les arômes qui dominent. Sirop d’érable et canne à sucre suivent avec vanille et bois, mais aucune trace de notre sacro-saint rye canadien ne se trouve à l’horizon. Bouche: Doux et sucré comme arrivée. Encore vanille, caramel et cassonade. Tire d’érable et planche de chêne. Un peu d’épices enrobent le tout. Ultra-facile d’approche, trop même. Finale: Plutôt agréable sur ces mêmes notes méga-sucrées qui chapeautent l’ensemble depuis le commencement. Équilibre: Une belle expérience tout de même. Bien que fortement marquée par son 9.09% de rhum qui l’éloigne de ce que plusieurs considèreront comme un vrai de vrai whisky, c’est quand même pas méchant. De surcroît, je connais sûrement deux ou trois « whisky haters » qui tripperaient là-dessus.

Caol Ila 10 ans Fèis Ìle 2018

58.2% alc./vol.
Refill American Oak Hogsheads and Rejuvenated European Oak Butts, Bottle 418 of 2496 bottles.

André 91%
Un peu vif comme approche avec son nez de tourbe industrielle et herbeuse assaisonnée de bois encore vert en train de sécher, ce Caol Ila ne semble pas vouloir s’en faire imposer. Fruits rouges nappés de crème vanille, nez huileux, sel de mer, feu de charcoal, herbe verte mouillée, cendre froide. Wow, quelle texture, huileuse à souhait qui nappe bien la bouche. Fumée industrielle, huile à moteur souillée, mélange de terre et d’herbe mouillée, citron, sel de mer, fruits secs, vanille, pastilles Fisherman’s Friend et cendre de foyer refroidie. Longue finale où l’alcool et les saveurs industrielles sont plus féroces. Pas le whisky avec la palette aromatique la plus étendue mais une texture digne de mention et des saveurs représentatives du terroir des Iles Hébrides.

Patrick 75%
J’ai dégusté ce scotch en parallèle avec un Laphroaig du même âge et presque du même taux d’alcool (Laphroaig C.S. Batch 8)… Et j’ai eu le feeling de voir jouer sur la même glace un champion de la NHL et un pee wee catégorie C. Définitivement pas dans la même ligue! Nez : Heu, quoi? Ça sent le new make tourbé! Décevant! Bouche : Encore du new make tourbé, mais c’est un peu moins flagrant ici grâce à de belles notes épicées et poivrées, ainsi qu’une belle texture huileuse. Finale : Manque un peu d’intensité pour un scotch à 58.2%…

Caol Ila 11 ans « Ambrosial Feast » Special Release 2024 Unpeated

57.3% alc./vol.
Insolite pour une production Caol Ila, cette version non tourbée a vieilli 11 ans dans une sélection d’anciens fûts de vin, de fûts remis à neuf et de fûts de second remplissage. Cette édition spéciale 2024 est également atypique, car elle est élaborée à partir de « moûts troubles » et d’une fermentation courte.

André 87%
Intéressant, très singulier, unique pour sûr. Nez très réservé, sur la vanille et le bois, le miel et les poires dans leur sirop, l’abricot. En bouche, des céréales au miel, de la poire, des amandes grillées, une touche de vanille et d’iode, un peu de zeste d’orange et une pincée de gingembre. Aux gorgées suivantes je détecte quelques timides notes de fruits rouges séchés qui pourraient vraiment passer inaperçue. La texture est vraiment superbe, tendre et moelleuse, sensation de beurre température pièce. Finale sur les biscuits à l’avoine, la poire, le miel et la vanille sous un couvert de pluie iodée. Je cherche les influences apportées par le wine cask. Travail remarquable pour cacher le taux d’alcool, ça se boit comme de l’eau, c’est très impressionnant ! Impossible d’associer ce whisky à Caol Ila à l’aveugle.

Patrick 88%
Un très bon Caol Ila. Les versions non tourbées de cette distillerie sont inégales, mais ici, je retrouve ce qu’ils font mieux. Nez : Parfum frais et léger avec de la vanille sucrée, du bois frais et humide, des noix et des pommes jaunes. Bouche : Belle arrivée en bouche savoureuse et portée par une texture huileuse. J’y retrouve des saveurs de pommes jaunes, d’amandes, de vanille et de bois grillé. Après quelques gorgées, jai aussi l’impression d’y retrouver un bouquet de fleurs séchées. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une belle note boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Pomme verte fraîche, noisette grillée, brioche légère avec une subtile touche de vin et de vanille. Bouche: Ronde et crémeuse avec des notes de poire au sirop, d’ananas, de poivre blanc et d’amande douce; la tourbe est quasi absente, laissant place à une texture fruitée et un beau boisé fin. Finale: Moyenne à longue, sur la cire d’abeille, le cacao amer et un brin d’iode léger qui rappelle discrètement son origine tourbée et insulaire. Équilibre: Un dram différent, affichant une signature douce, harmonieuse et non conforme à l’ADN tourbé habituel de la distillerie, mais superbement maîtrisée dans son concept.

Kim 84%
Un Caol Ila non tourbé… hérésie? Avec un nom comme « Ambrosial Feast », les attentes sont élevées. Nez : Du sake à pleines narines! Cet alcool m’a toujours fait penser à une sorte de solvant mélangé à du riz, et c’est ce que j’ai là. S’ajoute de la mie de pain de blé, un soupçon de sucre d’érable et des asperges un tantinet trop cuites. Bouche : J’ai l’impression que la céréale est vraiment mise en valeur. Je trouve souvent que les whiskys trop sur le grain sont moches, mais celui-ci sort quand même du lot. Retailles d’hosties, pain de seigle (même sans rye), pâte brisée, on est dans le céréalier à fond. Intéressant sans me jeter à terre.

Caol Ila 12 ans

43% alc./vol.
Single malt tourbé de l’île d’Islay. Caol Ila est le nom gaélique du « Sound of Islay », le bras de mer qui sépare l’île d’Islay de sa voisine, Juara, dans l’une des régions les plus sauvages de la côte occidentale écossaise.

André 87%
Superbe. Dommage qu’on ait pas accès si souvent à leurs produits car ils sont de vraiment bonne qualité. Peaty, fumé et complètement Islay ! Wow !

Patrick 91%
Au nez, fumée, tourbe, wow! Au goût, Wow! Ca c’est pourquoi j’aime le whisky! Fumé, tourbé, un peu épicé, le tout se combinant admirablement bien. Attention, on a tendance à le boire trop vite! De loin le meilleur rapport qualité prix pour Caol Ila. 2eme tasting: 88%: 2ème dégustation : Nez : Tourbe. Goût : Tourbe, fumée, fraises en gelée! Finale marquée de tourbe, de légères épices, de fruits et de fumée. Simple, efficace, idéal au bord du feu l’été.

Martin 88.5%
Nez: Tourbe mielleuse et citronnée. Malt vanillé et grillé, fumée et bois. Quelques fruits tropicaux discrets. Bouche: Fraises et fumée de tourbe. Belles épices qui essaient de prendre de la place, tel un cask strength. Chêne et céréales grillées. Finale: Assez longue, bien boisée et fumée, bien sucrée et épicée. Chaleur agréable. Équilibre: Un excellent Islay, qui ne cherche pas à impressionner outre mesure, mais qui marque tous les points aux bonnes places. Achetez en quand ça passe.

RV 87.5%
Comme le décolleté d’une belle fille mal pourvue; toujours agréable à considérer, mais souffre d’un manque de profondeur. Tourbe et jus de raie. L’arrivée est assez nulle, un peu crasseuse, mais un peu comme PC6 peat peat peat peat… et encore?

Caol Ila 12 ans

43% alc./vol.
Nouvelle évaluation 2024

André 77%
Signe que nos goûts et nos critères d’évaluation changent au fil des ans, ce Caol Ila en est la preuve. Lorsque dégusté voilà près de 25 ans, cette édition était dans l’extrême niveau palette aromatique. Dégusté maintenant, est-ce moi où la recette a changé? Mais ça goûte le whisky tourbé généreusement dilué à l’eau. C’est flat et sans vie, moche et ennuyeux à déguster. Au nez, fumée de tourbe évasive, herbacée et grandement influencée par le bourbon cask, vanille, poires et citron, menthol, camphre, cendre froide, le tout sur fond citronné. En bouche, la texture est diluée, la fumée de tourbe diaphane, le bois de chêne hyper ressenti. L’effet camphré et mentholé est verdâtre, amer et sec. La finale est salée et poivrée, camphrée et herbacée.

Patrick 80%
Mouin, dans mon souvenir, ce whisky m’avait plutôt impressionné… Mais aujourd’hui, je reste sur ma faim avec ce manque de texture et de profondeur. Est-ce mes standards qui sont plus élevés, ou est-ce le whisky qui en a perdu? Nez : Fumée de tourbe pleine de cendres, avec un peu de chêne séché. Bouche : La texture en bouche est malheureusement un peu mince, mais toute de même savoureuse, avec de la fumée de tourbe, de la cendre et des épices. Relativement simple, mais efficace. Finale : Un peu courte, fumée et boisée.

Kim 84%
Nez : fumée froide, céleri tranché, zeste de citron, poussière de pierre, très « droit ».
Bouche : tourbe sucrée, encore des agrumes, mais cette fois plus sur l’orange, pâte de coing et une pointe de noix de coco grillée. Tellement facile à boire.

Caol Ila 12 ans Fèis Ìle 2017

55.8% alc./vol.
Double Matured in Amoroso cask wood – 1500 bouteilles

André 93.5%
Wow, quel nez… Fruits rouges, fumée industrielle, asphalte, sel de mer, poivre noir concassé, agrumes, fruits de mer. L’arrivée de bouche est très souple, les saveurs sont amples et intenses, bol de fruits sauvages, poivre noir et sel de mer, tourbe industrielle, agrumes, écorse de pomme rouge. Le mélange de fruits rouges très doux et sucrés contraste agréablement avec le tourbe animale et industrielle et le puissant poivre mais au final tout s’équilibre admirablement. La finale est longue, soutenu et très poivrée. La rétro-olfaction est sucrée avec une toile de tourbe en background… J’adore!!!!!!!!!!!!

Patrick 89%
Tous les ingrédients pour réussir un whisky y sont, mais avec une trop grande pointe de chêne brûlé. Nez : Fruits couverts de sucre blanc et de vanille, avec une belle dose de charbon fumé. Bouche : Fruits fumés, épices, chêne brûlé, poivre et charbon… Finale : D’une belle longueur, marquée intensément par la fumée, les épices et une belle note fruitée.

Martin 93.5%
Nez: Tourbe pas trop crasseuse mais affirmée à tout le moins. Sel marin, agrumes et pierre. Fruits rouges et bois de xérès. Bouche: Doux et sucré, tourbé et salé, superbe dualité complexe à souhait. Bois et épices. Finale: Bois, tourbe, xérès et pierre. Agrumes et épices. Équilibre: Extraordinaire, bravo Diageo. J’ai peine à croire que j’écris ces mots.

Caol Ila 14 ans Unpeated

59.3% alc./vol.
Édition spéciale de 2012 limitée à 5958 bouteilles.

André 86.5%
Un Caol Ila des plus inusuels. Salade de fruits, fruits exotiques, citron et agrumes. Il y a 20% d’alcool de caché quelque part car le nez n’en démontre aucune traces. Poires nappées de vanille et un fumé-brûlé lointain. En bouche, les oranges sont apparues de nulle part, quelques notes de fruits rouges et de fruits tropicaux divers. Rétro-olfaction de d’agrumes citronnés. L’alcool frappe pas mal fort en bouche, ça étonne un peu après le nez si docile. La finale est longue et poivrée, l’alcool est bien présent mais adouci par les notes de fruits tropicaux.

Patrick 91%
Des raisins confits, de la vanille et des pêches s’échappent du verre. En bouche, un beau vin blanc fruité, avec raisin et vanille. En finale, le vin blanc s’étire sur une discrète note épicée. Globalement parfait, j’en veux plus!

Caol Ila 15 ans 1998-2014 Unpeated

60.39% alc./vol.

André 87%
Déstabilisant un Caol Ila présenté de cette manière. Beaucoup d’influences du fût de bourbon, le nez est crémeux et enjôleur, céréales dorées, un brin d’agrume, léger toasted caramélisé. Après un 10 minutes à respirer, fortes notes de chocolat. Sans être super variée, la qualité de la présentation est irréprochable. La bouche est hyper soyeuse, on ne devinerait pas le taux d’alcool à l’aveugle. Céréales Honeycomb, miel, vanille baignant dans de douces épices bien relevées, sensation huileuse et étranges saveurs rappelant la morte de tourbe avec une couche d’herbe verte tout juste tondue. La finale est étonnamment douce pour un si puissant taux d’alcool. Les notes de chocolats aux amandes reviennent aussi au-dessus de la mêlée et aident à adoucir l’ensemble de l’alcool. Malgré une grande qualité de présentation et une texture hors de l’ordinaire, le manque de variété des saveurs présentées amputera ce whisky de quelques précieux points.

Patrick 79%
Impressionnant de voir à quel point ils ont réussi à enlever toute la saveur du whisky (et pas seulement la fumée de tourbe)! Heureusement qu’il a été embouteillé à la force du fût car autrement, on aurait eu de la difficulté à l distinguer d’un verre d’eau sale. Nez : Malt, air marin, l’ensemble est très doux et sucré. Bouche : Caramel salé, chili et herbes. Plutôt léger, et sans grande personnalité. Finale : Courte et sans relief.

Caol Ila 15 ans 2001-2016 Unpeated

61.5% alc./vol.

André 82%
Je dois avouer que j’avais un avis défavorable après avoir lu la review de Pat, qui, habituellement, avouons-le, note plus haut que moi. Alors j’ai tenté de mettre ça de côté et de faire ma propre opinion. Le nez est un peu anasthésié, belles nuances de caramel Écossais et de vanille crémeuse, céréales maltées, agrumes, pommes vertes, herbe verte mouillée, background salé et maritime. Avec le taux d’alcool de plus de 60%, il serait justifié de s’attendre à se faire ramasser par un camion 10 roues d’alcool mais… nope, l’onctuosité et le côté très gras du whisky enrobe la bouche qui est protégée de façon étonnante de la morsure sournoise et alcoolisée. L’agencement de saveurs est un peu difficile à suivre, ces mêmes saveurs du nez continuent à se développer en bouche et la finale est un peu déroutante avec des notes d’herbe verte mouillée, de poivre noir et de sel de mer. Le canevas général est tout de même généralement sucré et très céréalier. Ce whisky tire un peu dans toutes les directions et la ligne directrice est difficile à suivre. Mais bon, un Caol Ila unpeated offre définitivement une belle picture hors norme dans le paysage des whiskies d’Islay.

Patrick 78%
Merci Caol Ila de tourber la plupart de vos whiskys. Car autant j’aime vos whiskys tourbés, autant ceux qui ne le sont pas me rebutent. Nez : Parfum de céréales mouillées un peu passées date,mais tout de même sucrées. Bouche: De belles épices savoureuses, une tonne de céréales sucrées, mais toujours ce petit côté de céréales mouillées passées date… Finale: S’étire sur les céréales passées date.

Caol Ila 17 ans Unpeated

55.9% alc./vol.
1997-2015

Patrick 76%
Weird… A boire ce scotch, on comprends instantanément pourquoi on a choisi de mettre de l’avant les versions tourbées de cette distillerie. A essayer pour la curiosité seulement : On en achètera une shot dans un pub, mais jamais une pleine bouteille. Nez : Après avoir bu une shot de 12 ans régulier, ce whisky semble extraordinairement sucré et fruité, presque comme du bonbon. Bouche : Ici encore, le fruit et le sucre. Le tout est accompagné par une vanille étrange et des notes de chêne frais et épicé, du sel, des notes d’agrumes et des algues. Bref, un peu n’importe quoi. Finale : Longue et portée par des notes d’agrumes et d’algues offrant un feeling plutôt bizarre en bouche.