Calumet Farm 8 ans Vintage Release Batch #CA8L01

45% alc./vol.
En 1924, William Monroe Wright, un entrepreneur prospère et propriétaire de Calumet Baking Powder Company, a établi une ferme dans les magnifiques pâturages de Bluegrass de Lexington, dans le Kentucky. La ferme a ensuite remporté huit Kentucky Derbyes et deux Triple Couronnes. Ce whisky est le fruit d’un blend de whiskies provenant de distilleries non-dévoilées, mashbill composé de 74% Corn, 18% Rye, 8% Malted Barley… le même mashbill que la distillerie Heaven Hill.

André 82%
Vague de vanille, de cannelle et de poivre au départ, fruits sauvages, cerises noires. La bouche est onctueuse, le style bourbon est typique. Agréables notes sucrées tirées de céréales de maïs, caramel et cassonade, cerises nappées de poivre, vives notes de bois de chêne toasté. En toile de fond une touche à la fois citronnée et végétale. En s’aérant, de douces notes de caramel et de céréales Sugar Crisp se développent. La finale est relativement courte, sucrée et caramélisée avec un soupçon de poivre et de cannelle.

Patrick 82%
Un bon bourbon très classique, de style épicé : ceux qui aiment une certaine dose de seigle dans leur bourbon seront satisfaits. Nez : Un beau parfum de bourbon avec le sucre du maïs, les cerises nappés de vanille et une touche de bois sec. Bouche : Le bois est ici plus présent, ainsi qu’un beau mélange d’épices à steak. Le sucre du maïs et les cerises sont comparativement plus discrets.  Finale : D’une longueur moyenne, épicée avec une touche de caramel.

Calumet Farm Small Batch Legacy Release 2022

43% alc./vol.
Blend de whiskies de 15 ans et de 8 ans provenant de distilleries non-dévoilées. Mashbill composé de 74% Corn, 18% Rye, 8% Malted Barley.

André 79%
Nez gorge de cannelle et de céréales de seigle poivrées, de chocolat au lait, bois toasté et de caramel chaud. La bouche est franche mais liquide, pauvre au niveau sensation en bouche, marquée par la cannelle délavée et le poivre. Notes de vanille, de cassonade, de cerises noires. Tannins du bois très présents. La finale est bien poivrée et tannique, cannelle frénétique et caramel abondant, débalancée et cireuse. Pour les 100$ demandés, il est facilement possible de trouver mieux sur les tablettes.

Patrick 83%
J’ai l’impression qu’on s’est un peu trop pressé à diluer ce whisky, ce qui a ruiné la texture en bouche.  Dommage, car sinon le goût est plutôt très bon. Nez: Parfum sucré, avec du caramel, de la vanille et une subtile touche de cerise. Bouche : Porté par une texture un peu mince, j’y retrouve un bourbon relativement épicé par le chêne et le seigle, ainsi qu’un mélange de cerises et de bananes vertes. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt épicée et boisée

Cameron Brig Pure Single Grain

40% alc./vol.
Distillerie Cameronbridge.

André 75%
Nez très aromatique, feutré mais direct et défini. Céréales Cheerios au miel, miel d’abeille, nuage de xérès, beaucoup de vanille et d’effet du fût de bourbon. La bouche est disparate, saupoudrée de quelques épices bien nuancées de notes fruitées et de miel, quelques notes de réglisse en fin fond de bouche. La texture est tout diffuse et diluée, le taux d’alcool inapproprié, le whisky est fort probablement aussi trop jeune. La finale est courte, axée sur le miel, la texture est douce mais sans passion, sans nuances.

Patrick 70%
Goûté en comparaison avec son « frère » le Haig Club, ce single grain m’a énormément déçu. Tant qu’à boire ça, prenez de la vodka dans un verre sale! Nez : Parfum plutôt absent. Grains, épices du bois et caramel légèrement brûlé. Bouche : Goûte l’eau dans laquelle on aurait ajouté quelques céréales, un copeau de bois (juste un!) et de la vodka, pour l’alcool. Me rappelle des alcools cheaps dégustés dans des pays du tiers-monde asiatique. Finale : Courte, me fait penser à de la vodka servie dans un verre à bière mal lavé.

Martin 68%
Nez: Grain très aiguisé, miel et touche de vin. Vanille et retour de la céréale. L’alcool n’est pas très puissant, mais j’ai tout de même l’impression qu’en bouche ça pourrait fesser fort. Bouche: Fruité et mielleux, pour ensuite s’évaporer dans une mer de grain maladroite, accentuée de fruits rouges, d’alcool et d’épices. Un fond de new make transpire à travers tout cela. Finale: Brûlante et épicée, sur une planche de chêne qui baigne dans un mélange de sherry et de Everclear. Équilibre: Probablement trop jeune, probablement servi comme un single grain alors qu’il aurait dû servir d’épine dorsale pour un blend. En tout cas peu importe, ce n’est pas une bouteille que je peux recommander.

Cameronbridge 14 ans Single Grain

43% alc./vol.
La distillerie Cameronbridge fut la première distillerie en Ecosse à produire du whisky de grain. Cependant elle fut créée en tant que distillerie de malt, et produisit durant un temps à la fois du whisky de grain et du whisky de malt pour finir par ne plus produire que du grain. Cameronbridge fut fondée par John Haig, qui fut également un des fondateurs de DCL (Distillers Company Limited) qui allait devenir UDV et Diageo bien plus tard. La première licence légale d’exploitation fut délivrée en 1824, mais la distillerie produisait du whisky dès 1813 et appartenait alors à John Edington & Co. La distillerie produit également d’autres alcools à base de grain, comme le Gordon’s London dry gin, ou la vodka Smirnoff Ice.

André 77%
Paille sucrée, cannelle et écales de céréales. Très sec en bouche (pas de surprises) et hyper liquide. On a l’impression de boire de l’eau assaisonnée et sucrée. La finale est à saveur de menthe et très rectiligne.

RV 82.5%
Un embouteillage spécial, mais un goût plutôt ordinaire. Vanille et cuir, avec une touche de gâteau aux noix et de la muscade. On peut détecter une similitude avec le Compass Box Hedonism. L’arrivée est sucrée et tout en grain, mais subitement il prend un tournant bizarre de ciment et de feuilles mortes. En aftertaste, de longueur suffisante, le gâteau revient. Surprenant pour un grain mais on écrit rien de nouveau ici.

Patrick 80%
Cuir, trace de break et réglisse noire au nez. La première gorgée m’a levé le cœur, mais ensuite on a envie d’en reprendre une deuxième et une troisième gorgée. Un whisky vraiment paradoxal, marqué par les céréales et le Crush aux fraises. La finale est douce et s’étire sur une saveur de céréales mouillées. Rien pour me réconcilier avec les whiskys de grain, mais une découverte tout de même intéressante.

Campbell’s Distillery Aberlour Glenlivet 8 ans

50% alc./vol.
Cette version officielle d’Aberlour 8 ans fut lancée sur le marché italien au cours des années 70 ; un marché particulièrement dynamique pour les single malts. Mis en bouteille (75cl) à 50% par ses propriétaires d’alors, la société Campbell’s Distillery Ltd, société qui fut rachetée par le groupe Pernod Ricard.

André 90%
Grosses cerises noires aux saveurs intenses, fruits et raisins secs, chocolat noir amer au poivre, oranges, prunes. Dans un certain sens, on pourrait reconnaître certaines notes qui font l’épine dorsale de la série A’Bunadh. Un quart d’heure dans le verre et on est sur les tonalités de caramel brûlé et de xérès puissant, pâteux et tannique côté texture aussi. La bouche est puissante, sur le chocolat noir et les prunes séchées, assaisonnée de gingembre et de poivre, boisé et tannique. Une demi-heure plus tard, les cerises noires ont migré sur les notes de Gummy Bears aux fruits. Finale sur le chocolat noir aux cerises trempées dans le poivre. Une teinte vintage dans la présentation aromatique générale.

Patrick 90%
Sans joke? 8 ans seulement? Et ça se vendait moins de 10$? Avec 50% d’alcool? OMG, je veux retourner dans les années 70 en Italie! Nez : Wow, du beau gros xérès intense, sucré, chocolaté avec du caramel, des oranges et des prunes. Ça donne soif! Bouche : Toujours le succulent xérès sucré et chocolaté! Oh que c’est bon! Aussi un peu de bois, du caramel, des cerises et de discrètes épices. Le tout présentant une belle intensité, mais jamais on ne dirait que ce whisky est aussi fort en alcool. Finale : D’une belle longueur, fruitée et surtout boisée.

Canadian Club 10 ans Special Reserve

40% alc./vol.

André 89.5%
Superbement attirant au nez. Généreusement sucré et caramélisé. Cassonade encore une fois. Hyper léger en bouche, mais sans être timide. De belles vagues vanillées apportées par l’apport du fût dosent intelligemment le tout, apportant une merveilleuse balance à l’ensemble. En bouche, c’est les fruits épicés qui s’amènent avec désinvolture et sans aucune retenue. La finale manque un peu en longueur. Définitivement la découverte Canadienne de l’année 2009. Je confirme encore une fois mon coup de cœur en étant tout aussi admiratif que la 1ere fois où je l’ai goûté au Whisky Live de Toronto. Torride et enivrant à souhait. Et que dire du prix (24$)…

RV 87.5%
Très très TRÈS bonne réserve spéciale, un crime de s’en passer. Sucré et épicé au nez, c’est enfin un Canadian Club qui se démarque. En bouche, c’est une cannelle et un caramel qui joue un excellent duo. La finale est en trois temps, d’abord dominé par des élans sucrés qui transigent abruptement sur un éclair d’épices, pour retourner vers le sucre et du rye. Probablement l’une des plus belles surprises canadiennes de l’année, et malgré qu’il y a encore place à amélioration, pour son prix de 24$ il mérite des points supplémentaires.

Patrick 86%
Nez de riche cassonade et sel de céleri. Goût d’ail grillé sur la langue, cassonade réchauffée au palais et léger chili. La finale est étonnement longue, épicée et légèrement sucrée. C’est bon du rye! Ce whisky me réconcilie définitivement avec la famille Canadian Club! Un excellent rapport qualité/prix.

Canadian Club 100 Proof

50% alc./vol.

André 82%
Rye rugueux et âpre. Austère et puissamment sec au nez. Bouche fruité, vanillée, une bonne puissance inductrice étendant sa brûlure en bouche. Réglisse rouge sèche avec une texture cireuse, écorce de pommes rouges et cosses d’orange. Probablement meilleur en mix que « neat ». Intéressant de goûter à un Canadian whisky cask strength mais l’expérience en vaudrait-elle l’achat?

RV 81.5%
Très canadien au nez, avec un rye doux et tout en vanille. En bouche, il se frotte à du cuir, puis à l’orange du rye ainsi que du caramel, en demeurant qu’en surface. En finale toujours sous l’unifolié, aux accents de canadien club agrémenté d’une pointe de rye correcte, et un aftertaste d’une longueur considérable où il aurait été bénéfique d’avoir un goût plus marqué que le fond de rye et de 2-3 petits grains de poivre.

Patrick 90%
Nez de pommes et chêne, avec touche de caramel. Au goût, caramel, chêne brulé et épices, avec un soupçon de vanille. La finale s’étire tranquillement et délicieusement sur le chêne brulé.

Canadian Club 12 ans Classic

40% alc./vol.
Assemblé en baril, ce whisky vieillit pendant 12 ans dans des barils en chêne blanc. Le Canadian Club 12 ans un blend spécial de whiskies vieillis pendant 12 ans et non pas seulement une version du C.C. 6 ans qui a vieilli plus longtemps.

André 86%
Nez hyper doux velouté offrant amandes, fruits divers accompagné d’un boisé très intéressant. Texture en bouche très soyeuse, légèrement épicée et vanillée. La définition de « simple is beautiful ».

Patrick 78%
Cassonade et fruits murs qui se marient de façon délicieuse au nez. Le goût est un peu décevant par rapport au nez… Les fruits et la cassonade se retrouvent enveloppés d’une épice débalancée. La finale épicée lui permet toutefois de regagner quelques points.

Martin 83%
D’une couleur aussi cuivrée que feu la cenne noire fraîchement frappée, plongeons dans le vif de la dégustation. Nez: Sucré, vanillé, plutôt herbeux et fermé. Une touche de colle à bois essaie de percer. Aucun rye en vue. Bouche: Une sorte de magie insolite s’opère. À peine huileux, rayon de miel avec une bonne dose d’épices. Sirop d’érable dilué, mais différent du Sortilège. Finale: Très courte. un tout petit peu de vanille et de raisin qui se volatilisent en criant lapin. Équilibre: Tout se passe en bouche. Un bel effort mielleux. Prix justifié. Excellent choix quand on est pas assez sûr d’être remis d’un rhume pour boire des trucs plus ruineux.

RV 80%
Cuir un peu plus citrouillé que sa jeune sœur, plus fancy et accompagné de raisins rouges. Moins agréable en bouche, et la finale est trop passagère. Commence trop bien pour la finale laiteuse mais amorphe. Le genre qu’on passe au prochain sans et rebuter mais sans trop réfléchir non plus.

Canadian Club 12 ans Classic • Batch C12-014

40% alc./vol.

Patrick 78%
C’est la première fois que je dis ça d’un whisky : Too much! Les notes de bois brûlé, de vanille et de caramel sont tellement intenses que je ne peux que soupçonner que l’on aie abusé de la règle qui permet d’ajouter aux whiskys canadiens ~9% de n’importe quoi. Bref, si vous aimez suffisamment le whisky pour consulter ce site web, évitez ce whisky. Sinon, pour le beau-frère, ça fait un cadeau qui parait bien pour pas cher. Ou encore un parfait « dernier dram pour la route » quand tu veux la visite s’en aille. Plaira aussi aux amateurs de rhums industriels cheaps. Nez : Parfum très sucré de caramel réchauffé, avec des notes de bois brûlé, de vanille et d’épices. Bouche : Toujours le caramel et le sucre, avec le bois brûlé pas très loin derrière, et une bonne touche vanillée. L’ensemble me fait plutôt penser à un rhum cheap. Finale : Assez longue et intense, marquée par les notes de bois brûlé et de vanille.

Canadian Club 15 ans

40% alc./vol.
Édition discontinuée, au départ destinée au marché asiatique et au duty-free puis ensuite distribué en Europe.

André 87%
Nez doux et effacé, avec beaucoup de caramel, une pointe de cèdre et un background de rye docile. La texture en bouche étonne dès le départ, le caramel crémeux et soyeux, le cèdre est toujours en place, un peu d’épices (gingembre, tout épices) et de fruits rouges associés au rye. J’aime le calme de la présentation et la douceur des saveurs, la texture crémeuse, le rye juste en sourdine. Finale un peu courte, un peu trop caramélisée à mon goût. Comme Canadian Whisky représentatif du style idéal pour initier aux Canadian whiskies, le rye est très approchable et bien dosé, les saveurs familières et agréables.

Patrick 87%
Nez : Parfum typiquement… Canadian Club : Un mélange de céréales agréable, une pointe de petits fruits rouges (mélange de fraises et cerises?), le tout assemblé par un soupçon de vanille et d’épices boisées. Bouche : Pas surprenant que cette marque soit si populaire, c’est si facile à boire!! Les fruits sucrés sont très présents, baignant dans le caramel et la vanille. Finale : D’une longueur moyenne, s’étirant sur les notes fruitées et, dans l’ensemble, agréable. Balance : Ce whisky a poussé le côté sucré-fruité à la limite de ce que j’aime, mais sans dépasser la dite limite grâce à un équilibre sans faute. Une bouteille que je viderais rapidement.

Martin 89%
Nez: Classique vent de whisky canadien. On comprend la règlementation qui dit « saveurs traditionnellement attribuées au whisky canadien ». Fruits rouges, grain, bois, touche d’acétone, mais vraiment une touche. Sirop de table, cèdre et pointe de seigle. Bouche: Ultra doux, l’expérience repose sur des notes de bois, de caramel, de vanille, de crème, de fruits mijotés dans leur sirop. Léger accent de poivre rose et de cannelle. J’adore. Finale: Sucre en poudre, vanille, sirop simple, chêne et rye. Framboises. Légère fumée boisée. Équilibre: Une belle réussite pour une marque à qui les gens attribuent habituellement des whiskys dits « bottom shelf ». Ce 15 ans d’âge marque une renaissance remarquable de la catégorie du whisky canadien.