Bruichladdich X4+3

63.5% alc./vol.
Distillé quatre fois et mûri pour une période de 3 ans dans d’ex fûts de chêne américain. Édition limitée à 15000 bouteilles.

André 77%
Le fil du rasoir ou la précision et la froideur du scalpel dans la main du chirurgien. Approche de céréales et de distillat, crémeux au nez sans être amoureux. Rapidement, cela me rappelle certaines grappa (en plus froid au niveau des saveurs). Je détecte tout de même le raisin vert et la poire, fruits tropicaux. L’héritage du bourbon cask est en avant-plan, la vanille et le mashmallow, l’ananas et quelques notes de citron frais, crème glacée à la vanille. La finale est forte en alcool mais tout de même tolérable, beaucoup de pomme, poires, ananas, fruits tropicaux, acidité du citron et froideur du spiritueux de bas âge. Si l’on apprécie la précision de la distillation, les saveurs et le manque de vieillissement laissent une impression un peu anonyme et sans passion. Avec toutes les expériences de cask finish et les perles distribuées par la distillerie ces dernières années, cette expression manque d’amour et de désir. Ça laisse la même impression que lorsque tu rencontres ton highschool sweetheart dans des retrouvailles pis qu’il/elle a pris 35 livres ou perdu ses cheveux.

Martin 80.5%
Nez: Très épuré, avec une lame d’alcool qui nous assaille le nez tout-de-go. Un peu de céréales, pommes vertes, raisins blancs et fruits tropicaux. Bouche: Meringue et vanille, fleurs blanches, guimauve et épices. Bois de chêne prononcé. Le taux d’alcool est rapide, dévastateur et sans-pitié. Finale: Longue et épicée, soutenue encore par son degré d’alcool qui ne joue pas la carte de la subtilité. Équilibre: Je salue tout de même l’effort expérimental de la distillerie sur ce coup-là, mais le taux d’alcool manque énormément de maîtrise et apporte à ce whisky un élément plus destructeur que bienfaiteur.

RV 75%
15000 poissons X 100$=1.5 millions d’arguments pour consentir à sortir pareil échec. Bas passés date et oignon, Balblairesque. Arrivée de genièvre, de ciment et de feuilles, le tout ayant trop longtemps macéré. Finale presque tourbée avec un petit pitch d’alcool et d’épices, un peu savonneuse. L’alcool de son côté ne se sent pas vraiment, mais n’enlève rien. En résumé, commence très mal, fini presqu’endurable, mais ça ne reste qu’un whisky poche avec un pitch d’alcool. C’est ce qui doit arriver quand on fait une trop grosse batch qu’on ne peut se permettre de sacrer aux vidanges, que même les revendeurs ne voulaient pas et dont même Kensington Wine Market dit faire une erreur pour s’en débarrasser. 15000 bouteilles de trop.

Bruichladdich XVII

46% alc./vol.

André 87.5%
Kiwis et agrumes. Pêches. A le désaltérant d’un Sprite lime et citron. Citronné du citron en plastique qui sert à assaisonner les Fish & Chips. Très frais et aucune trace du sel qui était dans l’édition 10 ans. Vraiment bien et très désaltérant. Un single malt estival, idéal pour avoir du plaisir avec des filles en monokini sur une plage ou dans un hot-tub.

RV 83.5%
Violettes et cassonade, sucre cristallisé. Très clair en bouche et définitivement trop mollo, pique un peu sur la langue mais rien sur les joues. Petit sursaut de chêne avec jeunes pousses de branche et un arrière-goût de bourbon. Pas mauvais, mais compte tenu de l’âge (et du prix), une déception.

Patrick 87%
Au nez, fruits de la passion et air marin. Épices de bourbon. Orge huileuse et salée, marine. Finale assez longue et légèrement épicée. Très bon et très bien balancé.

Buchanan 18 ans Special Reserve

40% alc./vol.

André 83%
Nez tranquille, fruité avec une retenue d’épices. Oranges, jus de cerises et cire. Pauvre en bouche et décevant après le nez intriguant. Les épices et les fruits secs montent progressivement en crescendo pour soulever la finale qui s’avère plus soutenue. Ressemble à un Johnny Walker (ou un vieux Chivas Regal) poivré à la finale chocolatée.

RV 83%
À l’ouverture, petit côté plastique qui attaque très rapidement les narines. Ensuite viennent une fumée fruitée, des dates et des noix. À comparer au Buchanan’s Master, il s’agit d’un step up surprenant, bien fruité, et vaut un peu le détour. Toutefois, il se fait moins rare, plus jeune et meilleur.

Buchanan’s 12 ans

43% alc./vol.

André 79%
Très axé sur les grains de céréales, nez pas très sophistiqué, notes de fruits rouges. Bouche claire et informelle, un peu fruitée et quelques notes de chocolats, d’orange et d’épices en finale. Pourrait passer pour un cousin du Johnny Walker Red ou Black.

Patrick 87%
Nez: Doux parfum de malt, cassonade er touche de rhum.  Bouche:  Douce sensation de vanille, caramel et orge.  Petite pointe épicée qui apparaît à la seconde gorgée.  Finale:  Moyennement longue, marquée par un doux alcool de grain et quelques notes épicées provenant du chêne.  Balance:  Un whisky facile à boire, un peu trop même.  Je vais m’en servir un autre dram pour être certain!  Yep, facile et très agréable à boire!

Buchanan’s 15 ans Master

40% alc./vol.

André 83.5%
Réglisse rouge, fruits des champs, toffee. Belle texture en bouche; cerises et fruits secs, pelures de pommes avec cire. Plus épicé en finale même si les fruits sont toujours bien présents. Canne de Noel en finale avec retour orangé.

RV 79.5%
Délicat au nez, on reste dans les subtilités. Malgré une tangente plastique plus ou moins agréable, une arrivée sans texture en bouche et un goût général de blend assez acceptable, une des seules qualités que je peux lui trouver est sa finale en noisettes légères de longueur respectable pour un blend. Mais dans l’ensemble, pas vraiment intéressant.

Buchanan’s 21 ans Red Seal

40% alc./vol.

André 82.5%
Nez plus complexe mais sans être extravagant. Bon fruité à saveur d’orange et d’agrumes. Plus relevé en bouche, les épices émergent fortement sans toutefois écraser les fruits. Finale un peu cireuse et épicée ou les fruits rouges réaffirment leur présence. Rien de bien différent ou ou hors-norme et encore moins original.

RV 84%
Maigre en générosité mais pas en qualité. Trop fancy au nez quoique bien balancé, c’est un malt on ne peut vraiment pas plus standard. En bouche, la touche est très liquide, précédant une belle finale de cerise sauvage et de sucre. Encore une fois, comme le reste des Buchanan’s que j’ai goûté à ce jour, rien d’excitant, mais une bonne qualité de production.

Buffalo Trace

45% alc./vol.

André 84%
Au nez; vieille « shed » de bois entourée de vigne de raisins. En bouche; POW !!!!! une explosion fruitée, à l’image des bonbons Poprocks qui font « pop » dans la bouche.. Finale moyenne, rétro superbement sucrée et fruité, suave mais malheureusement trop sèche.

RV 85%
Savon à vaisselle, boules a mites et cire, déjà olfactivement il me surprend part sa particularité. Fruité et cendreux en bouche, et il finit sur un goût prononcé de Triaminicol DM pour enfants. Il se termine tranquillement, de manière plus fumée. Malgré ses notes bizarres de savon, il se démarque de la moyenne.

Patrick 85%
Seigle épicé et vineux. Au goût, on semble aussi détecter des agrumes au niveau du palais… Fruité, gras et sec tout à la fois, définitivement plus complexe que les bourbons de la même catégorie. Un excellent placement.

Martin 87%
Orange foncé très automnal serait le meilleur descripteur coloré dont je peux l’affubler. Nez: Présence très assurrée au nez. Vanille et sirop d’érable. Une touche de poivre et de menthe. Maïs, toffee et fruits des champs viennent compléter le bouquet. Bouche: Crémeux et robuste tout à la fois. Caramel, vanille, érable, pointe de mélasse. La gorgée se termine sur des notes de cinq poivres et de cuir. Finale: Toutes les saveurs goûtées précédemment traînent longuement en bouche pour une final des plus chaudes et plaisantes. Équilibre: Pas le plus grandiose des bourbons, mais offre somme toute un rapport qualité-prix béton.

Buffalo Trace Antique Collection William Larue Weller Vintage 2016

67.7% alc./vol.

André 93.5%
Wow! Prunes et cerises noires, tabac, vieux cuir, dattes, oranges. Onctueux au nez, estival et réconfortant, cette texture douce et feutrée (même à ce taux d’alcool impressionnant) apportée par le blé est unique. Une fois en bouche, le whisky est presque réservé, l’alcool est tapi dans le fond du verre et attend patiemment. Cette même onctuosité du nez est aussi perceptible en bouche, le liquide couvre la bouche comme une douillette par temps de grand froid; avalanche de fruits de toute sorte (mêmes qu’au nez, je suis un peu décu de ne pas y découvrir bien des variantes d’ailleurs), mélange de dattes, de prunes et de cerises noires, puis volée d’alcool puissant s’époumonnant dans des relents sec et astringents un peu vieillots et poussiéreux, cannelle et grosse réglisse rouge pas subtile. Finale de pelure de pomme rouge, rye, poivre et de fût de chêne carbonisé. Un whisky coup de poing ou 2×4 avec des clous…

Patrick 92%
Wow! Intense, riche et savoureux. Je comprends maintenant la célébrité de ce whisky, il s’agit vraiment d’un morceau impressionnant. Nez: Succulent parfum de sucre d’orge, avec des cerises, du caramel et une tonne de fruits. Savoureux! Bouche : Hyper fruité, un peu de bois brûlé et des épices intenses. Finale : Longue, intense, marquée par les fruits et les épices.

Martin 93.5%
Nez: Distingué, prunes, dattes et tabac aromatisé rappelant certains vieux sherry casks. Agrumes et caramel brûlé. Aucune trace de son taux d’alcool. Il passe par les arbres. Soyeux. Bouche: Doux, caramel, épices aiguisées, maïs en puissance calmé par des notes de cerise et de bois. Enflammé. Finale: Pourtant le feu de l’esprit part en fumée aussitôt la gorgée avalée. Bois sec et poussiéreux du fût. Équilibre: Une grande bouteille, ne serait-ce que pour la chance de mettre la main sur l’une d’entre-elles. À savourer avec prudence et respect.

Buffalo Trace Antique Collection William Larue Weller Vintage 2019

64% alc./vol.
Cette version 2019 a été distillée à l’hiver 2007 et vieillie pendant au moins douze ans et six mois en barriques neuves de chêne blanc bousiné de niveau 4, carbonisé pendant 55 secondes. Non diluée et non filtrée. Faisant partie de la collection Antique de la distillerie Buffalo Trace dans le Kentucky, ce whisky pur bourbon a été nommé en l’honneur du distillateur pionnier WL Weller. Weller dans lequel on a substitué le blé au grain de seigle traditionnel dans le mash.

André 95%
Mon bourbon de l’année, bar none. Exceptionnel et unique à tout point de vue. Le 64% d’alcool passe derrière la cravate sans aucune brûlure et grincement de dents. Nez de céréales de mais et de caramel, figues, pomme caramel, cerises et prunes, effet de cire, nez doux et feutré, sensation soyeuse exquise. Bouche de compote de cerises, figues, cannelle, une touche poivrée, caramel brûlé. Texture huileuse et grasse, effet cireux toujours présent. Finale sur le bois brûlé, les cerises nappées de chocolat noir et saupoudrées de poivre et d’une touche de cannelle. Sans être un bourbon complexe, cette édition est d’une exactitude céleste tant au niveau du rendu des saveurs que pour sa texture sublime. WOW.

Patrick 94%
Wow, ça c’est une superstar! Un whiskey intense, complexe et balancé avec brio. Même si on vous offre une fortune pour votre vieille, gardez-la et buvez-la! Nez: Du maïs sucré, du caramel, quelques fruits, du cuir, du tabac, du chêne et une touche de seigle. Bouche: Du seigle, du bois brûlé, de belles épices, du caramel, des amandes salées, du tabac, des figues et du charbon. Finale: Très longue, boisée, épicée et discrètement sucrée.

Martin 94%
Nez: Caramel épais, pomme, poivre, céréales et cerise. L’approche demeure douce et timide, même si on y décèle une force tranquille qui cherche à percer. Bouche: Pommes de tire, cerises, poivre bien dosé, tannins du chêne grillé gorgé de spiritueux. Cannelle, caramel et retour du poivre. Finale: Longue, chaude, épicée, elle repose sur des notes solides de cacao, de bois, de cerise noire et de poivre noir. Équilibre: Une superbe construction, bien équilibrée. Le taux d’alcool paraît effrayant, mais il est uniquement là pour supporter une texture qui livre la marchandise. Pour dégustateurs avertis, dans le sens de « je vous avertis que ça va être bon en simonak »…

Buffalo Trace Antique Collection William Larue Weller Vintage 2022

62.35% alc./vol.
Vieilli pendant 12 ans et 8 mois, distillé à l’été 2010. Weller remplace le seigle traditionnel par du blé, une méthode de production mise au point par W.L. Weller.

André 92%
Cerises noires trempées dans le caramel, bois toasted, pincée de cannelle, fruits séchés. Nez très intense mais parfaitement équilibré. La bouche est sirupeuse, douce et nappe bien les bajoues. L’alcool demeure bien présent évidemment. C’est très tannique, le bois bien ressenti. Caramel, tannins du chêne, cannelle, cerises marasquin, raisins secs et prunes, Coke aux cerises. Complexité et raffinement, équilibre. WOW. L’apport du blé adoucit tellement tous les éléments et donne une texture unique. Finale de fruits rouges, cannelle, une touche de chocolat. Pas pour les cœurs sensibles! Encore une fois, un de mes whisky américains préféré.