Bowmore Vintage Distillation 1984 Limited Edition

58.8% alc./vol.
Édition limitée de 2208 bouteilles, embouteillée en 2000.

André 77.5%
Au premier coup d’œil, ça impressionne un Vintage 84 de Bowmore mais cela cache toute une surprise. Quel retour aux sources, j’ai l’impression de revenir à mes premiers embouteillages de la distillerie avec cette saveur florale. C’est définitivement une édition qui ne plaira pas à tous, singulière et au parfum de violette puissant. Nez maritime, le sel de mer séché sur les galets flânants sur la plage, gomme savon, violette, sherry savonneux, fumée de tourbe lointaine, un peu poussiéreuse aussi. Puissant en bouche, l’alcool se développe rapidement tant bien que mal adoucit par les notes de gomme savon parfumé à la violette desquelles s’extirpe les rappels maritimes salés et de vents du large. Finale en coup de poing de sel de mer et de poivre concassé, d’alcool puissant. Un des Bowmore les plus bizarre ever… uniforme, agencement de saveurs discutable, équilibre plus que discutable. Le goût de gomme savon poivrée est déstabilisante en ti-péché.

Box Single Malt Whisky « The Messenger » 3 ans

48.4% alc./vol.
Bottled November 2015. Édition limitée de 8169 bouteilles. 76% de la recete provient d’une maturation en fût de chêne américain de 130 litres et 24% provenant de fût de shery Oloroso. 7% de la recette contient du whisky tourbé de la distillerie.

André 81%
Belles notes de vanille et du bois de chêne, notes verdâtres, eucalyptus, genre menthe tourbée finiment. Le nez dégage des arômes de jeune distillat passablement influencé par le bois, rendu presque végétal… Je ne suis pas conquis. Le whisky se développe lentement en bouche, encore sur la menthe et l’eucaplyptus un peu tourbé, la vanille s’est transformée en quelque chose qui ressemble plus à du caramel, poignée d’amandes non-salées, bois vert, herbe, poires, céréales maltées, puis volée d’épices et de poivre. À l’aération, quelques notes de fruits rouges bien discrètes. Finale de poires, d’épices et de poivre. Un whisky n’ayant peut-être pas encore assez acquis de caractère et de personnalité propre, grandement influencée par le fût et le bois.

Patrick 89%
Un très bon whisky épicé et fumé. J’aime bien! Nez : Parfum de jeune whisky marqué par les agrumes et de l’eucalyptus. Bouche : Bois épicé et fumé, avec un peu de poivre, de vanille subtilement sucrée et d’eucalyptus. Savoureux! Finale: D’une longueur moyenne, un peu sèche et très épicée.

Box Single Malt Whisky Dálvve 5 ans – Batch #01

46% alc./vol.
Avec cette expression la distillerie suédoise Box nous présente un whisky tout droit venu du froid : Box Dalvee. Son nom signifie « hiver » en sami, un dialecte des pays scandinaves et rend ainsi hommage à la Suède, ce pays montant sur la scène des whiskies. Assemblage de malts non tourbés et de malts légèrement tourbés vieillis first fill bourbon casks, édition de 14,000 bouteilles.

André 82.5%
Nez très rectiligne même si vanillé et axé sur le bois sec et les céréales. Abondance de vanille, quelques éléments verdâtres, poires, salade de fruits, du chocolat blanc peut-être. Dualité intéressante entre le nez un peu sec et épicé et la texture huileuse et collante en bouche, on pourait penser à du jus de salade de fruits en conserve. La bouche est épicée et poivrée, les saveurs de bois verts sont importantes. Le rendu est un peu bizarre, le jeune alcool est très perceptible, ce qui ne plaira pas à tous. La finale est sucrée, le sucre à glacer, bois de chêne, épices dodues et acérées, vanille crémeuse. Un whisky style Ikea ou Abba, de conception correcte sans plus mais agréable et avec un brin de singularité.

Patrick 92%
Wow! Une belle surprise toute en subtilité et en intensité tout à la fois. J’ai acheté la bouteille par curiosité, maintenant j’en veux une deuxième! Wow!! Nez : Parfum de tourbe avec un peu de vanille, quelques herbes fraiches séchées, une note d’agrumes subtile et je crois détecter une touche de sel. Bouche : Belle fuée de tourbe fraiche et intense, avec de belles épices, des herbes, des agrumes et une touche subtile de sel. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, les agrumes et une touche de sucre des plus agréables.

Martin 83%
Nez: Tourbe un peu terreuse et herbeuse, avec une touche de vanille et de céréales. Foin sec et chocolat au lait. Bouche: Fraîcheur minérale, touche de poivre noir, agrumes et orge. Bois jeune et vert. L’alcool prend beaucoup de place dans ce tableau. Finale: Boisée, épicée et herbacée. Une légère fumée accompagne le tout. Équilibre: Conception quand même habile, ce n’est pas un genre de whisky qu’on croise souvent. Certains aimeront, d’autres moins. Personnellement, j’aurais apprécié un brin plus de finesse.

Box Single Malt Whisky PX

56.7% alc./vol.
Maturation en first-fill bourbon casks et affinage en first-fill PX pour un vieillissement total de 5.34 années. Limited edition of 1507 bottles.

André 86.5%
Avalanche de fruits rouges; cœur de pommes, cerises, cosses d’oranges, raisins, chocolat noir, dattes et figues, mélange de cannelle et de poivre concassé. Très bel agencement de flaveurs, attrayantes et juicy. La bouche offre beaucoup de punch, outre le taux d’alcool, les notes de poivre et d’épices sont intenses, mais n’offre que pratiquement les mêmes saveurs perçues au nez. Les saveurs sont intenses, l’alcool aussi, mais l’ensemble ne réussi pas à cacher la jeunesse du whisky. Belle finale, moyenne en longueur, fruitée élégamment et épicée avec générosité. Un peu ambivalent sur cet embouteillage qu’on a tenté de masquer avec un cask finish puissant. À 150$ le 500ml, y’a pas juste l’alcool qui passe serré…

Patrick 90%
Un superbe whisky, riche, intense et bien construit. Wow, j’adore! Nez : Fruits sucrés, bananes, chocolat au lait. Tellement appétissant, j’en ai l’eau à la bouche! Bouche : Un gros whisky intense, avec une belle texture huileuse, maltée, avec de beaux fruits mûrs, de beaux jujubes sucrés, du bois brûlé et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, avec des notes de fudge et de bois brûlé.

Martin 87%
Nez: Riches épices, chêne et fruits rouges, raisins secs. Poivre et cannelle, alléchant, voire même juteux. Pain aux bananes. Bouche: Mêmes saveurs que le nez a annoncées, mais avec un bon punch dû à l’intensité du degré d’alcool. Finale: Longue et épicée, sur des notes de chocolat et de baril carbonisé. Cerise. Équilibre: Un whisky qui ne fait pas dans la dentelle, oh non. Un whisky avec de belles qualités, mais c’est pas parce qu’on crie plus fort qu’on a un discours plus intelligent.

Braes of Glenlivet 30 ans

48.8% alc./vol.
Cask Strength Release – Embouteillée en août 2022 – Batch BG/004. La Secret Speyside Collection de Chivas cherche à mettre en lumière certaines distilleries étonnantes dont on n’entend pas souvent parler. Cette expression est un single malt particulièrement impressionnant de 30 ans d’âge de Braes of Glenlivet. Aujourd’hui, la distillerie est connue sous le nom de Braeval, mais lorsque ce whisky a été distillé, elle s’appelait Braes of Glenlivet. Une pièce d’histoire liquide!

André 89%
Un voyage sous les tropiques! Fruits tropicaux dont l’ananas, la banane et la poire, crème vanille avec une coulée de miel. À l’aération, belles notes citronnées et d’oranges fraiches. Vite comme ça, ça me rappelle un Balvenie bourbon single barrel. En bouche, mélange d’abricots, d’oranges et de poires, purée de bananes et pommes. Légère touche poivrée et boisée additionnée de gingembre. Superbe texture, bien douce et masquant l’alcool. Longue et douce finale fruitée d’un superbe équilibre. Un whisky pour les gens qui apprécient la justesse et les détails.

Patrick 89%
Un whisky d’une grande subtilité et porté par une belle texture. Délicieux, le genre de whisky dont on ne saurait se lasser. Nez: Déborde de fruits tropicaux, avec une touche de pâte d’amande sucrée et un trait de vanille. Bouche : Porté par une superbe texture, la mangue et les oranges sont habilement mariés ensembles, avec de la pâte d’amande, du gingembre rôti et du chêne grillé. Finale: D’une belle longueur, boisée avec de beaux fruits frais.

Braeval 17 ans – The Distillery Reserve Collection

56.4% alc./vol.
Distillé 26/3/2002, embouteillé 30/5/2019 – Cask 13913 First Fill Barrel

André 88%
Framboises, pommes et poires, vanille crémeuse. Simple mais efficace. La bouche est bien sucrée et fruitée; Cream Soda, sirop de poires, pommes, poivre concassé et chêne blanc. Malgré le taux d’alcool, la texture est douce et offre beaucoup de corps. Aux gorgées subséquentes, mangue, oranges et abricots. Finale souple, sucrée et vanillée, de très bonne longueur, où les épices se donnent sans retenue.

Patrick 90%
Un beau whisky, le meilleur dans le style « first fill barrel ». J’ai manqué de mots pour décrire un scotch si délicieux et complexe. Nez: Un superbe parfum présentant un beau mélange de chêne et d’orge, mais aussi des fruits tropicaux et une touche de vanille. Frais et alléchant. Bouche: Un beau whisky frais et intense, avec une bonne dose de chêne sec et brûlé, des fruits tropicaux et une discrète note de vanille.  Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, très boisée. 

Breckenridge Bourbon

43% alc./vol.
Bourbon fabriqué de façon artisanale à 9600 pieds d’altitude au Colorado et à partir d’eau de neige des Rocheuses.

André 80%
Nez à mi-chemin entre le bourbon et un Speysider rectiligne. Céréales épicées, vanille. Nez très volatile. Avec une goutte d’eau; fruits, grains de céréales enrobées de chocolat, nectarines. En bouche, épars et diffus, texture molle. Finale courte et ennuyante. Profitez du nez, car c’est le seul point intéressant qu’il a à offrir.

RV 85%
Le blé semble bien s’exprimer en haute altitude. Tient beaucoup plus du bourbon que d’un produit de microdistillerie avec la corde, la cerise et le blé. Belle arrivée tranquille, posée, c’est davantage le seigle qui se fait goûter puis le blé, et en seconde gorgée, de l’orange. Suite du blé en finale, difficile à croire qu’il est composé de plus de 50% de maïs. La finale est étonnamment longue pour un whiskey « d’au moins 2 ans de vieillissement » et une autre belle preuve que les centaines d’années de traditions des distilleries du Kentucky peuvent être égalées quand on s’y donne la peine.

Patrick 85%
Au nez, mélange de « sapin sent bon » et de térébenthine baignant dans du petit jus de fruit style Kool Aid (TM) aux cerises. En bouche, arrivée épicée et chaleureuse, suivi d’un petite vague « sapin sent bon » et térébenthine. La finale s’étire longuement et chaleureusement sur une note sucrée-épicée. Original, bien équilibré… Et particulier. Définitivement intéressant et surprenant pour un bourbon.

Breckenridge High Rye Bourbon Mash Madeira Finish Batch 001

46% alc./vol.
Breckenridge Brewery est une brasserie américaine basée à Littleton, dans le Colorado. La distillerie, située à 9 600 pieds au-dessus du niveau de la mer, est la plus haute du monde. Les chutes de neige massives et les glaciers au sommet du mont Quandary, un sommet de 14 000 pieds, fournissent une eau cristalline avec un équilibre ph unique qui contribue à la signature distinctive des whiskies produits à cette distillerie. Mashbill composé de 56% corn, 38% rye et de 6% malted malt.

André 87%
Étonnant mariage de la palette de saveurs du bourbon et du vin de Madère. On trouve principalement une avalanche de cerises Marasquin s’acoquinant avec de douces notes de prunes et de fruits secs. Avec un peu d’aération, j’ai plus des tonalités de raisins secs trempés dans le chocolat. La première gorgée livre définitivement l’épine dorsale d’un bourbon high rye. Nous sommes sur les notes de réglisse cireuse, de cannelle frivole assorti d’une touche terreuse bien épicée. Des saveurs de bois brûlé s’ajoutent ensuite à la parade. La bouche est très épicée et aussi remplie de fruits séchés. Longue finale très persistante, portée par les épicées poivrées et de cannelle, sensation cireuse et de bois brûlé de bonne force. J’avais adoré le premier tasting mais en y revenant, je trouve le whisky un peu fougueux et jeune, et encore trop influencé par le bois. Pour ma part, je lui aurais laissé quelques années de maturation supplémentaires avant d’embouteiller.

Patrick 92%
À la première dégustation, ce whiskey m’a laissé un peu dubitatif tellement le vin de Madère semble vouloir prendre toute la place. Puis, à chaque fois que j’y revenais, je le trouvais meilleur qu’à l’essai précédent. C’est mon premier whiskey de la distillerie Breckenridge et ça ne sera certainement pas mon dernier! Nez : Une tonne de cerises au marasquin et de jus de prune, avec une touche de cuir. Bouche : Les fruits et le sucre prennent tellement de place qu’on ne reconnait le bourbon qu’après la deuxième gorgée. A ce moment, on détecte les saveurs de bois de cerisier fumé et de cuir, mais aussi quelques épices du seigle. Le tout porté par une texture tellement suave qu’on en vient à se demander s’il s’agit réellement d’un whiskey! Finale : D’une belle longueur, épicée et chocolatée.

Breckenridge Port Cask Finish – Batch #13

45% alc./vol
Le mashbill de Breckenbridge est composée de 56% maïs, 38% seigle et 6% orge maltée. Affiange de 6 mois en Tawny Port Casks. Bryan Nolt n’a pas hésité à viser haut lorsqu’il a fondé la distillerie Breckenridge en 2007. Située dans une petite ville de montagne à 2 900 mètres d’altitude, Breckenridge est la distillerie la plus haute du monde en production. Si la logistique d’implantation d’une distillerie à cet endroit a pu s’avérer complexe, les raisons de ce choix sont simples. Bryan souhaitait que sa distillerie soit aussi proche que possible de la source d’eau naturelle la plus pure qu’il ait pu trouver.

André 88%
Nez soyeux et sucré, très dessert dans l’approche, qui rappelle aussi un wheat whiskey. Cerises et framboises, prunes, chocolat fourré au caramel. La lune de miel avec l’onctuosité du nez se poursuit en bouche, qui est sirupeuse et hyper texturée même si elle n’offre point de nouveauté versus ce que le nez nous a livré. Framboises, cerises, oranges, sirop d’érable, cannelle, réglisse, prunes et chocolat au lait. La jeunesse du whisky ne transparait pas du tout en bouche. Avec 38% de seigle, les notes pointues de cannelle sont apaisées par les bonnes notes tirées du Port Cask. La finale est longue et planante, rougeâtre, sucrée et moelleuse. Ce bourbon dénaturé vaut définitivement le détour. Savoureux!

Patrick 84%
C’est bien, mais je trouve que la balance des saveurs n’y est pas tout à fait… La texture en bouche laisse aussi un peu à désirer. Nez : Parfum de fruits des champs servis sur une planche de chêne sèche avec un trait de caramel. Bouche : Chaleureuse, débordante de fruits des champs bien mûrs et de cerises, avec un peu de miel, du chêne grillé, des oranges, de la cannelle et du chocolat noir. La texture en bouche est malheureusement un peu mince à mon goût. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne et des céréales séchées.

Brenne 7 ans Organic French Single Malt

40% alc./vol.
Fût #261. Première maturation de 6 ans dans des fûts de chêne neufs in new new Limousin et ensuite affiné en fûts de Cognac.

André 83%
Bananes en purée, poires, globalement très fruité et très sucré sur des lancées de vanille et d’amandes… peut-être un peu trop d’ailleurs. Style whisky-dessert. Pâtisserie française, crème pâtissière. Très sage en bouche. Mais où est le cognac ? Les saveurs sont enrobées d’une pelure de banane qui en fait sa saveur et odeur principale puis les oranges en addition. Finale ample, un peu épicée et bien sucrée. Définitivement, un whisky dessert.

Patrick 79%
Si ce n’était du taux d’alcool de 40%, on jurerait qu’il s’agit d’un Kool Aid. Décevant pour l‘amateur de « vrai » whisky, j’imagine toutefois qu’il saura gagner de très nombreux adeptes qui n’aiment justement pas vraiment le whisky. Nez : Le parfum le plus sucré et le plus fruité que je n’aie jamais vu. En fait, ça sent plus le nananne qu’autre chose. Bouche : Très fruité et sucré, au point de se demander s’il s’agit vraiment d’un whisky. Une vague note de bois épicé nous donne l’impression que c’est peut être le cas, mais sans vraiment dissiper tous nos doutes. Finale : Un peu courte et très sucrée, comme le reste.

Martin 80.5%
Couleur très pâle, comme un chardonnay. Je cherche la couleur du cognac, mais sans succès. Nez: Fruits, baies et anis étoilé. Clou de girofle, cannelle et chocolat à l’orange. Gingembre et pain d’épice gros comme le bras. Penche presque plus vers un gin que vers un whisky. Bouche: Très vineux et épicé, comme un vin chaud de Noël. Fruité avec encore gingembre et pain d’épice. Menthe et cognac dilué. Finale: Longue avec des accents fades de gomme balloune. Équilibre: Un whisky très différent de ce qui se fait communément, mais malheureusement à des lieues de ma palette de goût. Aurait mérité un taux d’alcool supèrieur.