Blackadder Glenturret 15 ans 1990 Raw Cask

51.7% alc./vol.

André 86%
Pelures de bananes vertes, herbeux, feuilles de bananier brûlées. L’arrivée en bouche est pauvre mais les arômes camouflés de purée de pruneaux et de raisins secs se livrent par la suite – de manière tout de même bien humble et discrète. La finale, légèrement salée s’appuie aussi sur une petite vague camphrée, qui n’arrive toutefois pas à masquer complètement l’amertume et le côté astringent de celui-ci. Effectivement meilleur que la version officielle de 10 ans, mais pouvait-on faire pire?

RV 82.5%
À quelque part entre la bière et le beurre avec fond d’herbe et un contrecoup d’épices. Au goût, plus épicé et un peu boisé, rond et chaud mais sans brûlure de l’alcool au nez. Finale endormante, mais l’aftertaste est mieux. Mieux que la version ordinaire (ce qui n’est pas vraiment difficile), mais le genre de whisky pour lequel il n’est pas opportun (et pas souhaitable) de s’éterniser.

Patrick 85%
Beurre et bière au nez. Au goût, toujours le beurre et la bière, accompagné de gazon, une touche marquée de menthe et un léger brûlé. Léger et orignal. Me rappelle une Bleue ou une Budweiser!

Blackadder Isle of Jura 14 ans Raw Cask 1992

55.6% alc./vol.
Distillé en octobre 1992 et embouteillé en août 2007, fût #5499, bouteille 27 de 285.

André 81%
Les notes soutirées au fût donnent le ton rapidement au nez; vanille, orange, raisins secs passé date, un peu austère et brut comme matériel. J’adore la texture huileuse et soyeuse qui dissimule à merveille le taux d’alcool, les saveurs de la bouche (bien que limitées) sont bien agencées et agréables; melon au miel, fruits tropicaux, vanille et miel. Finale forte et soutenue sans bien d’autres nuances que les précédentes, l’alcool est bien discret et la texture encore une fois bien huileuse. Un Jura bien différent, loin des sherry cask habituellement présentés. Les amateurs de la distillerie seront probablement déroutés!

Patrick 86%
Nez: Fruits de la passion, vanille et chêne.  Semble délicat, ce qui me semble improbable pour un « raw cask ».  Bouche : La bête s’exprime enfin : Une déferlante de chêne, de vanille et de fruits de la passion vient subjugueur nos sens, à notre plus grand plaisir.  La texture en bouche est huileuse et l’ensemble est très chaleureux.  Finale : Longue, très longue.  Non.  Encore plus longue que ça.  La texture en bouche est incroyable, j’adore les « raw casks » de Blackadder, les seuls embouteillages qui offrent la même sensation que lorsqu’on boit un whisky directement tiré du fût.  Pour les saveurs, cette bouteille se mérite un 86%, mais pour les sentiments qu’elle procure, elle mériterait 100%!  Ces bouteilles ne seront probablement jamais disponibles à la SAQ car elles sont trop savoureuses, mais elles valent la peine d’être recherchées!   Un indice : Federal Wine and Spirit à Boston, et demandez à parler à Joe.  Et si vous n’avez pas une demi-journée à lui consacrer (et énormément de patience), oubliez ça!

Martin 80%
Coloration étrange qui passe du jaune-doré au vert-Prestone. Quelques matières en suspension demeurent visibles, dues au raw cask. Nez: On entame le nez avec des notes prévalentes de pruneau et de nectarine avec une pointe frileuse de fenouil. Un second passage nous offre un peu de Key Lime et sa meringue. Décisivement plus herbeux et floral que sucré. Bouche: Le côté le plus haut en couleurs de ce whisky arrive à ce stade. On y décèle le malt grillé et les fruits, avec épices et baie de genévrier. Retour des fleurs à la fin, avec une touche de racine de gingembre. Finale: S’étire sur fumée et cuir parsemés de petits fruits des champs. On reste tout de même sur une impression désagréable. Équilibre: Plus ou moins impressionnant. L’expérience reste amusante certes, mais le cask strength est plus nécessaire au concept qu’au goût.

Blackadder Old Man of Hoy Single Orcadian Malt 14 ans

64% alc./vol.

André 87%
On ne peut rester stoïque devant l’orgie alcoolisée qui vous déferlera dans la bouche jusqu’au plus profond de vos trippes lorsque vous dégusterez cette petite bombe. Le tout ira se déposer au fond de votre estomac et vous aurez l’impression d’avoir un volcan en éruption dans le ventre. En fait vous ne pourrez rester de pierre sans sourciller un peu c’est garanti. Faut-il être fort, tel le OLD MAN OF HOY bravant le vent et affronter la tourmente d’alcool pour l’apprécier à sa juste valeur. Non ! En bouche, léger sucré et citronné, sel se pointant le nez discrètement et puissant alcool. Difficilement classable et vraiment pas à l’image du HP à laquelle nous sommes habitués, mais un saut dans le vide et une expérience pour le moins surprenante dans le monde des découvertes des single malts.
2eme tasting: 82% Nez puissant de raisins mauves et de céréales Raisin Brand. Gruau à la vanille avec du miel. En bouche, il est pétillant à saveur de Sprite avec un zeste de menthe et se transmue ensuite sur les céréales et l’odeur de reste de canette de bière renversée sous l’évier de la cuisine. Vraiment bizarre et très indéfini comme produit.

RV 87%
Couleur de paille pâle, presqu’à la Ardbeg 10YO. Malt très puissant en olfaction, fumée, cendre et fleur de violettes. Intriguant au départ. En bouche: arrivée douce en violette, bruyère et cendrée doux avec fruits confits, suivi d’une très longue finale. Bien sûr que l’alcool se fait sentir en faisant picoter le nez et le bout de la langue, mais pas au point où l’on peut s’attendre d’un 64% d’alcool, tellement qu’il est possible de le boire comme remontant le matin d’une longue journée (le test ayant été effectué). Un Highland Park particulier, rare à trouver, mais seulement pour l’expérience du taux d’alcool, il vaut la peine. Par contre, après plusieurs essais, il s’agit d’un scotch qui doit être pris seulement lorsqu’on en a vraiment envie. « J’ai envie d’un scotch à soir mais je sais pas lequel »? Passez à un autre.

Patrick 90%
Woooooo… 64% d’alcool… Assurez-vous de coucher les enfants avant de vous en verser un verre. Au nez, la tourbe à base de bruyère typique des Orcades avec un peu de réglisse. Au goût, on retrouve un concentré de tourbe de bruyère qui prend toute la place. Malheureusement la finale est un peu trop courte, probablement à cause du fort taux d’alcool. Moi qui attendait depuis longtemps un Highland Park cask strength, je suis comblé! Merci Blackadder!

Blackadder Peat Reek

46% alc./vol.

André 87%
Cendreux et jus de citron, purée de banane. Plus maritime que « Islayesque ». Belle fraicheur, aéré et oxygéné. Malheureusement, trop diffus en bouche, principalement axé sur les fruits, ensuite balayés par un nuage de tourbe, de sel et de fumée. Ce n’est pas explosif comme mélange mais l’ensemble est bien présenté tout en manquant de punch. La finale est la suite logique de la bouche, sans surprises.

RV 87%
Droit au but. D’accord, de la tourbe. Sans aucune trace de fumée, et à la limite sucrée. L’arrivée est très très tourbée, exactement ce qu’on pouvait retrouver en bouche mais de manière beaucoup plus concentrée. L’aftertaste se dissipe assez rapidement, avec une belle finale de muscade et de citron, en de très belles proportions.

Blackadder Raw Cask Bowmore 17 ans

53.4% alc./vol.
Cask #20199, Distilled October 15th 2002, Bottle #71 of 308 – 53.4%

André 87%
J’étais vendu aux sherry cask pour les whiskies d’Islay mais j’avoues que depuis environ 3 ans, mon amour pour les bourbon cask prend de l’ampleur. Le nez de ce Bowmore pourrait rappeler les éditions Tempest cask strength qui étaient elles aussi des ex-bourbon cask. Le nez est hyper doux comme la sensation que l’on a lorsque l’on touche des galets, avalanche de fruits tropicaux à chair fraiche, mangue, papaye, bananes et ananas, melon au miel. Vachement cochon comme amalgame de saveurs. La bouche est léchée et sensuelle, texture soyeuse qui éclipse le taux d’alcool, les fruits sont plus discrets et la fumée de tourbe plus présente, se terminant pas des notes de cendre refroidie et citronnée. Un peu court en bouche par contre. Un Bowmore en subtilité et délicatesse, un vent des tropiques au sud du cercle polaire.

Patrick 94%
Un whisky tellement superbe, c’est difficile à croire que je ne l’ai pas aimé au premier abord. Peut-être a-t-il respiré un peu depuis et s’est ainsi amélioré? Ou encore je me suis habitué à cette façon déconcertante de nous présenter le whisky de Bowmore? Qu’importe! L’important est qu’il semble meilleur à chaque gorgée que j’en prends! Sublime! Nez : Un puissant mélange de sel et de fumée de tourbe, de l’huile à moteur, du chêne brûlé et une touche de mangue sucrée, mais pas encore tout à fait mûre. Bouche : Oh, dès, la texture du whisky est extraordinaire! Superbement huileuse et onctueuse et porte les saveurs avec une rare intensité. Du sel et encore du sel, puis de la fumée poivrée, de l’huile à moteur et une touche de fruits tropicaux qui apportent un peu de sucre dans le mélange. Finale : D’une superbe longueur et savoureuse, avec du sel, de l’huile à cuisson, un peu de bois brûlé et de cendres.

Martin 93%
Nez: Tourbe florale, mangue séchée, cire chaude et algue marine. Cantaloup, en fin de nez la tourbe devient un peu plus sale, style viande fumée ou même huile à moteur. Une explosion de sensations fortes! Bouche: Huileuse et texturée, sur l’abricot confit, le sel fumé, la cendre du classique feu de plage et un soupçon de tabac à pipe. Chêne, poivre noir et fruits tropicaux. Finale: Longue, chaleureuse, enveloppante, sur le bois toasté, les fruits secs et une pointe médicinale incroyable. Équilibre: Un embouteillage distingué et profond, qui conjugue la finesse de Bowmore et la brutalité du Raw Cask avec brio. À consommer avec modération, en présumant que Modération soit le nom de votre meilleur chum…

Blackadder Raw Cask Bunnahabhain Moine 13 ans 2005

59% alc./vol.
Ex-Bourbon barrel Cask #800017, Distilled 20/12/2005, Bottled 16/10/2019, 214 bottles.

André 88%
Quelle douceur au nez, aucune perception de l’alcool et des saveurs hyper douces. Ananas et miel, vanille, feu de plage, sel de mer, abricots, poires, boisson au citron, cendre froide. La bouche est plus corsée, hyper cendreuse. La tourbe est très présente et se mélange aux fruits jaunes divers dont le citron, les agrumes et les poires, chocolat noir. Aspect maritime très contextuel et un accent minéral un peu brut. La texture est un peu disparate, aucun aspect huileux ou gras, astringence au rendez-vous pour la finale, sur la cendre froide fruitée. Une belle expérience sur une palette aromatique limitée.

Patrick 92%
Le mélange de saveurs « idéal » (fumée de tourbe et xérès), avec une superbe profondeur – dans le style, difficile d’en demander plus. Nez : Ooooh… Mon type de parfum favori! De la fumée de tourbe admirablement croisée avec du succulent xérès sucré, une touche de poivre et de bois brûlé. Bouche : De la fumée de tourbe, du bois brûlé, du poivre et, après quelques secondes, du superbe xérès fruité qui vient enrober le tout. Finale : D’une belle longueur, où la fumée et les épices laissent tranquillement leur place au xérès.

Martin 90%
Nez: Belle fumée ultra-fruitée, chocolat et vanille. Sherry bien goulu, chêne et cuir nappé de caramel. C’est chaud, c’est chaud! Bouche: Belle texture, épices mielleuses et enivrantes. Tourbe hyper cendreuse, le feu de camp de plage typique par excellence. Bois brûlé, délicieux! Finale: Le bois cramé, le poivre et le vin chaud sont à l’honneur, pour une longue envolée et pour notre grand bonheur. Équilibre: Une bête, un breuvage qui n’est pas vraiment pour tous, mais quand on aime, on adore.

Blackadder Raw Cask Lochranza (Arran) 23 ans 1996

52.2% alc./vol.
Sherry Butt Matured Cask #932, Distilled 08/08/1996, Bottled 11/2019, 577 bottles.

André 90%
Framboises tombées dans la terre, cerises, chocolat au lait, mangue, fruits secs. Agréable douceur, rondeur presque noble. En bouche; oranges et cerises, fruits tropicaux, gâteau aux fruits, fruits secs, raisins, chocolat au lait. Texture sirupeuse presque huileuse, avec tout de même un aspect brut un peu costaud. Le sherry est puissant et légèrement astringent en finale avec un feu d’artifice d’épices et de wine gums. À l’aération, les notes de chocolat de précisent.

Patrick 90%
Un superbe whisky savoureux et intense – à l’aveugle, je n’aurais jamais cru qu’il s’agissait d’un Arran, mais ce qui compte, c’est que c’est un excellent whisky. Nez : Un délicieux parfum avec de belles notes de xérès fruité, de caramel, de chocolat et une discrète touche boisée. Bouche : Du beau xérès, du bois brûlé et épicé et un peu de chocolat noir et de vanille. Le tout porté par une superbe texture comme seuls les Raw Casks de Blackadder peuvent offrir. Finale : D’une belle longueur, plutôt sucrée.

Martin 90%
Nez: Fruits rouges, caramel et bois. Un peu de poivre, de boucane subtile et de gazon. Miel et fleurs blanches. Céréales signature d’Arran. Bouche: Belle richesse en bouche, miel, rosée, chêne, raisin et xérès. Chocolat et touche de minéralité. Superbe. Finale: Longue et chaude avec une texture soutenue et des notes de xérès, de bois, de cacao et de vanille. Équilibre: Un super whisky, ces « raw cask » de Blackadder sont tellement explosifs dans leur éventail de saveurs, bouts de bois en prime!

Blackadder Red Snake Raw Cask

60.4% alc./vol.
Cask #RN25, Bottled 02-2017, Bottle # 15 of 275.

André 88%
Certaines ressemblances avec le Glenlivet Nadurra First Fill. Pommes vertes, bananes, poires et ananas, fond d’alcool jeune, crême pâtissière, zeste de citron et abricot. Texture vraiment unique, huileuse et hyper moelleuse, supportant l’alcool de façon magistrale. Bouche sur l’influence du bourbon cask. Sucre en poudre, pommes vertes, abricot et poires, melon au miel, cantaloup. L’alcool passe pratiquement inapperçu. Finale sur les fruits tropicaux, le sucre blanc, accompagné d’une fine effervescence qui rappelle le Cream Soda. Ressemble à un Glenlivet ou un Glengoyne Cask Strength.

Bladnoch 10 ans

46.7% alc./vol.

André 84%
Fruits à chair, agrumes, ananas, poires, melon au miel, miel, vanille, une touche herbeuse. Très simple, bien construit mais hyper simple. Avec un taux d’alcool de près de 48%, je m’attendais à quelque chose de plus franc que le rendu très lisse qui est livré. Alternant entre le miel et la vanille, les fruits tropicaux et les notes de jus de citron, crème pâtissière. On a un amalgame de poires, d’oranges, d’ananas ainsi qu’une touche de coconut et d’herbe mouillée aussi. La finale est courte, une pincée de gingembre et des fruits à chair sur une conclusion de bois séché et vanillé.

Patrick 87%
Un whisky qui m’a laissé sur mon appétit la première fois que j’y ai goûté. Mais à chaque fois que j’y reviens, il semble s’améliorer. Un whisky avec lequel il faut être patient. Nez : Un beau parfum d’agrumes recouverts de sucre blanc et de gelée aux pommes. Bouche : Sucré, avec des pommes, du caramel, des épices discrètes et quelques agrumes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices, du gingembre en particulier.

Martin 81%
Nez: Agrumes, prosciutto tranché mince, miel, poires et sucre blanc granulé. Mijoté de pommes et de caramel, touche de bois sec. Bouche: Sucre blanc, pommes et poires, quelques agrumes, touche de gingembre frais. Herbe séchée et bois grillé. Finale: Épicée comme il le faut, mais la longueur nous laisse sur notre appétit. Retour du bois et du gingembre, avec quelques notes d’agrumes. Équilibre: Pas méchant, mais il y a qui plane au-dessus de tout une sorte de céréale un peu pourrie que justement pourrit tout autant le reste de l’expérience. Je ne sais pas, c’est peut-être juste moi qui accroche.

Blair Athol 23 ans 1993

58.4% alc./vol.
2017 Limited Release, Bottle #5332 of 5514. Ce single malt embouteillé au degré naturel en édition limitée, est présent pour la première fois dans la collection Special Release. Issu de la méconnue distillerie Blair Athol située à Pitlochry, Perthshire, cet embouteillage est le premier Blair Athol depuis 2003. Il a vieilli depuis 1993 en ex-fûts de Xérès, assemblés à partir de chêne européen. Seulement 5.514 flacons numérotés individuellement pour le monde entier. Ce whisky fait partie de l’édition 2017 des Special Releases de Diageo, une collection qui permet de découvrir des whiskies rares ou atypiques en provenance des meilleures distilleries d’Écosse, dont certaines sont aujourd’hui fermées.

André 91%
Cerises noires, grosses épices du gâteau aux épices, chocolat noir, oranges, raisins secs, sensation presque tannique, prunes et oranges. Belle courbe aromatique en bouche, plénitude des saveurs, intenses et qui sont certaines dans leur approche; prunes, raisins secs, cerises noires, tannins du vin rouge, gâteau aux épices, oranges. Texture vraiment superbe, collante et amoureuse menant à une finale sur les cerises noires épicées et les prunes, la pâte de fruits. Superbe whisky, une célébration du sherry cask. Divin!

Patrick 90%
De loin le meilleur Blair Athol que je n’aie jamais eu, superbement construit et totalement satisfaisant. Wow, ils avaient caché le bon stock! Nez : Parfum marqué par un vieux xérès, avec du chocolat noir, des fruits mûrs et une vanille subtile. Bouche : Wow, du vieux xérès sur du vieux chêne, avec des épices intenses, des noix et du gâteau aux fruits. Finale : D’une superbe longueur, marquée par les fruits mûrs et du caramel légèrement cramé.