Usquaebach Old Rare Blended Scotch Whisky

43% alc./vol.
Mélange de 85% de single malt et de 15% de grain whisky.

André 88%
Nez agréable, porté sur les agrumes et les oranges, belles notes de miel et de vanille. On sent bien la proportion de whisky de grain qui n’envahissent pas la bouche du tout mais qui équilibre savamment le nez et la bouche. Y’a aussi une petite touche herbeuse intrigante mais pas dérangeante (car habituellement je ne suis pas fans des saveurs herbeuses et vertes). En bouche, le whisky est plus épicé (gingembre) mais l’attaque de fruits en can est vraiment agréable, les agrumes et une touche de cosses d’oranges. La finale est douce, très fruitée sur le jus de fruits en conserve, les douces épices avec une touche d’herbe coupée mouillée. Un blend consistant, avec des saveurs exquises et une approche sans prétention qui se savoure sans modération.

Martin 89%
Nez: Vieux bois ciré, fruits secs, miel sombre et soupçon de tabac. Bouche: Veloutée, sur le caramel brûlé, la figue, le gingembre confit et une nuance de chocolat noir. Finale: Longue, sèche, légèrement fumée, avec des échos d’épices douces. Équilibre: Raffiné et feutré, un dram au charme discret, parfait pour la contemplation tardive sur le quai du chalet.

RV 83.5%
Mieux conçu que la moyenne des blends, avec un prix en conséquence il mérite bien le détour. Très généraliste aux narines, à la limite herbeux et rempli de vanille, tout de même beaucoup plus présent qu’un blend normal. La bouche est très (ou trop?) claire avec une arrivée très verte, un paturage en fin mai alors que le foin commence à être long mais qu’il est encore très vert. La finale est expansive mais un peu brouillon, avec un goût approximatif de sorbet au citron. Donne un bon haleine prévisible de scotch grâce à une finale très longue pour un blend qui marque d’abord par son contenant, mais aussi un peu par son contenu.

Valinch & Mallet Ledaig 10 ans Single Cask

48.8% alc./vol.
Distilled 2008 Bourbon Hogshead #18-1001, 267 bottles.

André 87%
Y’a des whiskies qui livrent vraiment leur potentiel, les whiskies maritimes et tourbés particulièrement lorsqu’ils sont encore jeunes au niveau maturation, on dirait que cela accentue leurs saveurs maritimes et fumées. Ledaig est un des ces whiskies. Beau nez affirmé mais pas trop fort, tourbe grasse et verdâtre, terreuse aussi, genre terre mouillée mélangée d’algues séchées, mélange de vanille et miel aussi, sel de mer, poires. Un peu dilué en bouche, tout de même huileuse, sel de mer séché, tourbe avec des accents verdâtres, terre mouillée, viande fumée et feu de plage avec du bois mouillé, embruns maritimes, varech. Finale fraiche, citronnée et poivrée. Amalgame de saveurs intéressantes et singulière, belle texture et profil aromatique challengeant.

Valinch Laphroaig 13 ans

60.1% alc./vol.
Cask #5168, Bottle #409, Distilled 1999, Bottled 17/05/2013. Bourbon cask provenant du dernier étage du Warehouse #11.

André 94%
Nez très floral et tourbé. Les flaveurs de citrons sont encore une fois omniprésentes. Le nez est plus aiguisé que le Valinch précédent mais celui-ci est encore plus complexe et challengeant. Ensemble crasseux clean – ça me rappelle quand le grunge est venu à la mode pis que Simons s’est mis à vendre des guenilles style grunge à 100$ pièce – maritime à souhaits, fruits tropicaux et sel de mer. La bouche développe de fortes notes d’anis et de citron confit, de poires, pêches et ananas flambés sur le feu de plage, texture crémeuse et franche à la fois. Finale très minérale, tropicale et crasseuse, jujubes en gelée recouverts de sucre, iode et tourbe camphrée et médicinale.

Patrick 93%
Ayoye. J’applaudis. J’adore explorer l’incroyable diversité de saveurs offertes par tous les whiskys du monde, mais quand je goûte quelque chose comme ça, je me dis qu’en avoir une palette, je deviendrais un peu plus conservateur dans mes goûts ! Nez : Agrumes, fleurs, sel de mer et surtout fumée de tourbe. Je suis d’accord avec André, « crasseux clean », « guenilles style grunge à 100$ », oui, c’est ça! Bouche : Un beau gros mélange intense de sel de mer, de fumée de tourbe et de bois brûlé. J’y trouve aussi quelques fruits tropicaux et des agrumes… C’est surtout tellement bien équilibré en termes de saveurs, wow! La texture mérite aussi des applaudissements! Finale : D’une belle longueur, salée et fumée, mais aussi minérale et subtilement sucrée.

Valinch Laphroaig 14 ans

52.9% alc./vol.
Cask #637, Bottle #497, Distilled 1998, Bottled 17/05/2013. Bourbon cask provenant du dunnage warehouse #7.

André 91%
Wow, quelle complexité au nez! Vagues sucréees de confiseries, citron confit, tourbe maritime et phénolique, très douce assaisonnée d’une légère touche minérale. Texture soyeuse, très citronnée, belle touche d’anis. À la deuxième gorgée, grosses notes de parmaviolet retrouvée dans les Bowmore des années 80-90. La fumée de tourbe se développe au fil des gorgées pour s’assécher en finale de bouche. L’apport maritime rend le tout très frais et aérien. Finale cendreuse, à la fois fraiche et crasseuse, sur les fruits tropicaux, la cendre froide et les galets enrobés de sel de mer séchés.

Patrick 92%
André, ne le répète pas à personne (je vais nier l’avoir dit anyway!), mais tu as du goût finalement! Excellent choix, superbe ce Laphroaig! Nez : Un surprenant parfum floral, sucré et fumé, très phénolique et minéral. Impressionnant. Bouche : La texture en bouche est sublime, portant des saveurs salées, fumées et florales, mais aussi du miel, des agrumes, de l’anis et un peu de caramel. Finale : D’une superbe longueur, onctueuse, marquée par la fumée de tourbe, le sel, le bois flotté et les galets du bord de mer.

Van Winkle Special Reserve 12 ans Lot « B »

45.2% alc./vol.

André 89%
Cerises marasquin fraiches pateaugeant dans leur jus, framboises, pincée de poivre. Le whisky est typique dans le style mais la qualité de la présentation est exquise. Fruits sauvages, cerises et framboises, oranges, douce texture grasse, cannelle frivole et réglisse rouge, poivre concassé et bois brûlé. Finale un peu courte, pelures de pommes roulées dans la cannelle et le poivre, oranges. Superbe bourbon, pas punché par contre, juste sur l’équilibre et la présentation. Quelques points perdus en finale qui est plus edgy et où la texture s’effiloche au niveau textural, sinon il serait passé au dessus du 90%. À 100 quelques $ c’est un super achat, mais à 400-800$ sur les marchés secondaires, no way.

Patrick 91%
Un excellent bourbon, bien construit et agréable à boire. Bon, rien qui n’explique la folie autour de ce whiskey, mais je vais quand même avoir bien du fun avec! Nez: Un beau parfum fruité et sucré, avec un peu d’épices et une touche de bois vanillé. Bouche : Un beau bourbon sucré et fruité, du bois épicé, une discrète touche de vanille. Le tout porté par une belle texture et très bien équilibré. Finale : D’une belle longueur, épicée, boisée et discrètement sucrée.

Martin 88.5%
Nez: Vague chaude de maïs, de vanille, de bois et de cannelle enivrante. Ça s’annonce corsé, même s’il ne titre qu’à 45% d’alcool… Bouche: Maïs, vanille, fruits sucrés et cassonade sur une bonne planche de bois. Le taux d’alcool se prend bien et la texture est adaptée à la palette des saveurs. Finale: Bois fumé, vanille, épices et caramel chaud. Équilibre: Un bon bourbon, excellent même, mais c’est un peu surfait. Les 15 ans et plus de la même gamme valent un peu plus le détour.

VAT 69

40% alc./vol.
En 1882, William Sanderson a préparé une centaine tonneaux de whiskey mélangé et a demandé l’aide d’un groupe d’experts afin de les goûter. La 69eme « batch » a été jugé pour être le meilleur échantillon et le mélange célèbre a donné son nom au produit. En dépit du nom, le VAT69 est un mélange d’environ 40 whiskeys de malt et de grain.

André 55%
Vanille sur fond d’alcool à friction. Bois du baril. En le laissant reposer, le côté « alcool à friction » s’estompe un peu. La bouche est plus douce; biscuits au beurre et alcool neutre. Finale trop longue, parce qu’on aurait aimé l’avoir plus courte. À utiliser pour faire passer la grippe ? Mais aussi faut-il être prêt à dégueuler en contrepartie. Awful…Imaginez les premières batches de 1 à 68… Maudit viarge…

RV 58%
Shameful and awful, rolled, in two one. Herbe moisie des mauvais Speyside avec un fond de whisky un peu tourbé mélangé à un pléonastique mauvais gin. Ou en plus cru: il pue. En bouche, il est plus gentil en se montrant plus discret et ample avant qu’un mauvais pissenlit ne pousse sur les papilles. Enfin en gorge, bref passage sur un mauvais dessert de sucre caramélisé ou la pellicule de plastique de l’emballage s’est fondu sur le bonbon. Presqu’endurable a ce point la finale mi-amère mi-sucrée achève le travail de déconstruction. Même la pire des micro distillerie aurait peine a rater davantage.

Very Old Barton 6 ans

50% alc./vol.

André 85%
Plus edgy et sharp au nez. Goûtes le rye à haut taux d’alcool. Bonne richesse sans être sophistiqué. Sait montrer qu’un taux d’alcool plus relevé peut vraiment embellir un whisky qui pourrait passer pour ordinaire.

RV 84%
Une généraliste performante. Bourbon au bois profond et à la cerise bien dosée, avec retenue. En bouche, il est plus crasseux mais toujours profond, avec la cerise et le grain en second plan. La finale est multi stage avec une fin de pain de seigle. Assez bien merci.

Very Rare Old Suntory Expo 1975

43% alc./vol.

André 84%
Belle douceur fruitée, un mélange de marmelade de fruits, cerises et d’ananas ainsi que de miel. Le taux de sucre est super agréable et rend le whisky invitant. Au nez; purée de cerises, chocolat au lait, ananas, sucre brun, prunes, raisins secs, réglisse éventée. La première impression à la première gorgée… peut-être un peu dilué, un peu trop de grain whisky peut-être? …mais cela se corrige rapidement à la deuxième lapée. Il y a une addition de couches de fruits qui devient presque pâteux à la longue; beaucoup de cerises, raisins secs, prunes, puis oranges, ananas nappé de vanille et de miel. Glosettes (raisins trempés dans le chocolat au lait). Finale finement épicée sur un panier de fruits frais. Gros plus pour les saveurs, un bémol sur la texture en bouche et une finale où les fruits s’époumonnent un peu trop rapidement. Pas mauvais mais pas de coup de cœur aussi.

Vic Caledonian – Macaloney’s Twa Cask – Ex-Bourbon – Benrinnes/Glenlossie

46% alc./vol.

André 77%
Céréales séchées nappées de miel chaud, poires, pommes vertes, ananas. Rien d’extraordinaire mais influences évidentes du bourbon cask. Un peu pauvre comme approche. La bouche affiche une touche florale qui rappelle la violette, la compote de fruits, le miel et la vanille, les céréales accompagnées de morceaux de pommes vertes et d’ananas en dés. Le whisky demande beaucoup de temps pour se stabiliser et se départir des ses accents prononcés de jeune whisky alcoolisé. Le bois de chêne tannique et épicé est plus présent en finale de bouche avec un retour sur les cosses d’oranges.

Patrick 75%
Définitivement pas un whisky extraordinaire, mais si on considère que celui-ci a été créé afin de servir de comparatif entre ce whisky, pour lequel on a utilisé des fûts de troisième remplissage, avec le même whisky, mais qui a subi un vieillissement additionnel en ex-fût de vin (les fameux « STR » du Docteur Swan), on peut lui pardonner : Oui, c’est l’un des whiskys les plus ennuyeux que j’aie jamais goûté, mais l’exercice de comparaison fut très instructif. Nez : Parfum dominé par l’alcool, avec des notes de céréales, de bois sec et de discrets fruits exotiques. Bouche : Toujours l’alcool à première vue, avec du malt, du bois et les discrets fruits exotiques. Finale : Plutôt courte et sans grand relief.

Martin 83%
Nez: Malt légèrement chauffé, sucre en poudre, fond de new make, pommes vertes et vanille. Acétone. Bouche: Pommes, céréales et sucre blanc. Planche de chêne. Feu roulant d’épices du cask strength, mais pas trop agressif au passage vers la finale. Finale: Cannelle, chêne et eau pétillante aromatisée aux pommes. Un brin minéral. Équilibre: Un beau vatted, un bel effort pour faire patienter les fidèles.

Vic Caledonian – Macaloney’s Twa Cask – Ex-STR Wine Cask – Benrinnes/Glenlossie

46% alc./vol.

André 78%
Accents vineux rapidement au nez, puis bois de chêne carbonisé, fruits rouges confits, pelure d’oranges et chocolat, petits fruits sauvages. La bouche est orientée sur les fruits rouges, le bois de chêne et un côté épicé un peu bizarre. Sensation d’éclisses de bois qui entrent dans la langue et un taux d’alcool qui semble supérieur jumelé d’une impression de jeune whisky pas trop mature. Finale moyenne courte sur les fruits rouges et les épices boisées. Y’a quelque chose qui cloche dans ce whisky, l’impression de se faire duper en essayant de cacher la jeunesse fougueuse du whisky avec le wine et le processus STR.

Patrick 82%
Comparativement à la version « originale », ce whisky est une grande amélioration. Ceci étant dit, compte tenu qu’on partait virtuellement de zéro, on aura beau avoir fait vieillir ce whisky quelques mois dans le meilleur fût au monde, ce n’est pas suffisant pour en faire un chef d’œuvre. Nez: Un beau parfum de vin chaleureux, de bois brûlé et de caramel extrêmement subtil. Bouche : Bois brûlé, voire carbonisé, un peu de vin et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 86.5%
Nez: Raisins juteux, vin fortifié, chêne gorgé de vin. Céréales grillées, toffee et fruits séchés. Noix. Bouche: Raisins secs et raisins rouges, cassonade, bâton de cannelle, caramel et pommes mijotées. Chêne et vin, excellent. Finale: Astringence du bois de finition, raisins et sucre brun. Équilibre: Superbe blend. Le fût au complet aurait dû subir cette finition.