W.L. Weller Special Reserve 7 ans

45% alc./vol.
Bourbon à forte teneur en blé fabriqué par Buffalo Trace.

André 87%
Un whisky posé et mature au nez. Très doux et approchable. Bouche sucrée, mielleuse et un brin chocolatée. Bon fruité qui se développe. Le tout s’entoure d’une couverture de caramel. Belle évolution en bouche s’enlassant avec la finale. Même si la finale n’apporte rien de bien plus que l’ensemble présenté au nez et en bouche, la totalité de l’expérience est très agréable, la texture et la consistance en bouche est superbe et son duo caramel-chocolat est plaisant.

RV 89%
Odeur hallucinante, bouche surprenante, finale plus que satisfaisante. À l’ouverture, canadien puis bourbon seulement, hormis un peu de fougère. Quelques minutes plus tard, tout est oublié et est remplacé par la vanille pure (l’aspect bois en moins) et le miel crémeux blanc. En bouche, l’arrivée se fait lente avec un début de sucre en bonbon de guimauve compacte en forme de banane suivie d’une pointe de fumée et finalement de vanille et de bois. La texture est très dense, et son aftertaste de miel très persistant. Peut-être par sa recette, il semble plus près de Wild Turkey mais peu importe, malgré son allure très ordinaire, c’est une excellente bouteille.

Patrick 91%
Au nez, épices rappelant le bourbon, bonbons à la framboise et miel crémeux blanc. Au goût, la première chose qui nous frappe est l’intensité du côté bonbon. On y retrouve de plus une touche de vanille et d’épices qui viennent très bien compléter le tout. Développe une agréable chaleur en bouche. La texture du whisky donne envie de la mâcher ! La finale s’étire tranquillement en sucre et en épice. Très bien équilibré, malgré la grande diversité de saveurs.

W.L. Weller Special Reserve Straight Bourbon Whiskey

45% alc./vol.

André 85%
Un bourbon de température étouffante et de taux d’humidité qui ferait friser un chauve. Nez posé et à la tendresse du pain chaud qui sort du four, saveurs typiques du style avec son avalanche de fruits rouges séchés et la réglisse rouge, cerises marasquin, pommes rouges tout juste cueillies du pommier, mélange de miel et de caramel. Aucune brusquerie en bouche, le taux d’alcool est paisible, les saveurs presque prévisibles mais l’homogénéité de l’ensemble fait du sens et est tout comme une belle marche en forêt en terrain connu. Beaucoup de réglisse rouge et de pelures de pommes, caramel, légère astringence du bois de chêne avec une touche de copeaux de bois carbonisés. Moelleux avec une touche d’épices (cannelle) un peu plus aiguisées. Finale lente et dodue, mélanges de réglisse, de fruits rouges et d’épices avec une touche de charbon de bois. Un bourbon sans prétention mais de belle conception, en plein ce que l’on a besoin par une journée où il fait 56 degrés avec 125% d’humidité quand tu sues ta vie sur la galerie à l’ombre. 35$ de pur plaisir.

Patrick 85%
Un bon bourbon, offrant une belle complexité et une balance qui l’est tout autant ! Le parfum est original, mais c’est tout de même un whiskey assez traditionnel en termes de goût. Nez : Céréales, blé en fait, pomme, caramel et un je-ne-sais-quoi me rappelant une épicerie asiatique. Etrange ! Bouche : Une belle vague de sucre fruité (cerises), un peu de bois brûlé, une bonne dose d’épices, et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, et marquée par le bois brûlé et les épices.

Wannborga 3 ans

44.3% alc./vol.
Cette distillerie produisait déjà une variété de spiritueux mais ce n’est qu’en 2007 qu’elle débuta la production de whisky. Les alambics de cette distillerie proviennent d’Allemagne et ne produisent que 150 litres. Annuellement, cette distillerie produit environ 2000 litres… Elle est présentement (2012) la plus petite distillerie Suédoise. Son whisky est vieilli dans des ex-bourbon barrels. La bouteille évaluée ici est la seule à avoir été importée en Amérique du Nord.

André 85%
Quelque chose d’agricole, du sirop de maïs peut-être ? En bouche offre un feeling poudreux, genre poussière de craie. Alcool passablement fort au nez mais étrangement, en bouche il est plus que discret portée sur une lancée de chlorophylle ou de menthe. Un whisky remplis d’ambiguïté et je dois avouer très humblement qu’il ne me laisse pas indifférent mais que je ne sais pas trop pourquoi précisément.

RV 83%
Un apprenti talentueux mais en début de carrière. Whisky très gêné avec un aspect funky bizarre, un peu trop d’ailleurs. Arrivée de gruau, posée et minutieuse mais ultimement pas la plus spéciale. Finale davantage herbeuse, très crémeuse (peut-être trop pour moi). Finale de bonne longueur, c’est un bon début hormis le nez. Bonne finale, vraiment surprenant, l’originalité y est, ne manqué plus que la balance et l’expérience.

Warenghem Breizh

42% alc./vol.
Blend composé à 50% degrain et 50% de malt, double distillation en alambics de cuivre suivi d’un vieillissement en fûts de chêne traditionnels, le tout sublimé par le climat si particulier de la Bretagne.

André 82%
Approche très réservée et on utilise des éléments qui ne sortent pas trop du spectre grand public. Céréales au miel, crème glacée à la vanille, sirop de poires et fruits à chair, fleurs blanches. On fait le tour rapidement. La bouche est onctueuse, mielleuse et vanillée, caramel frais, miel de bruyère et poires, crème à la vanille, céréales maltées, tarte aux pommes. Beau crescendo d’épices en finale de bouche qui se termine par des enbruns de sel de mer. Dommage pour la palette aromatique qui manque un peu d’audace. La texture de bouche est par contre hyper intéressante.

Patrick 80%
Un whisky simple et marqué par les céréales. Une bonne base de cocktail. Nez : Parfum dominé par les céréales, dont de l’orge et du blé. Bouche : L’alcool est bien présent, avec une bonne dose de céréales et une note fruitée très subtile. Finale : D’une longueur moyenne, avec une touche de bois sec.

Martin 78%
Nez: Céréales grillées, fruits mijotés, légère vanille. Difficile à cerner, comme un genre de blend plus ou mins bien équilibré. Bouche: Vanille, crème, grain, new make mélasseux. Bois et épices. Plus ou moins bien maîtrisé, manque d’homogénéité. Finale: Assez raide, longue et épicée, soulignée par une vague d’amertume métallique. Équilibre: Simple et plus ou moins équilibré. La dichotomie entre le malt et le grain est assez flagrante. Trop agressif.

Warenghem Roof Rye Double Maturation – Batch 1

43% alc/vol.
Distillerie Warenghem. Premier whisky de seigle français, ce Roof Rye est l’enfant de deux régions et de deux méthodes de vieillissement. Distillé et élevé en Bretagne, ce Rye Whisky a vieilli 9 ans en fût de sherry et sous le climat tempéré et humide de la péninsule Armoricaine. Il a ensuite vieilli deux années supplémentaires, sous le climat sec et ensoleillé de la Provence, dans des fûts neufs, pour le marquer à « l’américaine ».

André 86%
Classique rye, avec ses notes de réglisse rouge épicées, cosses d’oranges, aspect un peu cireux, les pommes toffee des fêtes foraines, céréales de rye bien en évidence, notes de caramel et de vanille. La bouche est épicée et poivrée, fruits rouges, raisins secs, cassonnade, réglisse, oranges, rye puissant, cire de chandelle, gâteau aux épices un peu terreuses. Finale moyenne longue, très épicée, fruits rouges, réglisse poivrée.

Patrick 89%
Ça c’est du très bon rye! Tout ce que j’aime dans le rye, vieilli en plus dans des fûts de xérès, je ne sais pas ce que je pourrais demander de plus! Nez : Parfum de seigle incroyable, avec une belle touche de fruits et une trace boisée. Bouche : Oh wow, de belles épices, du bois, du caramel, du seigle et une touche fruitée et sucrée. Finale : D’une belle longueur, avec de belles épices et un peu de fruits.

Martin 87%
Nez: Les notes principales du rye y sont, épices, bois frais, caramel, pommes à la tire, eau d’érable. Un petit vent de raisins secs et d’orange vient se greffer au tout pour un résultat fort plaisant. Bouche: Caramel salé grillé, poivre rose et sucre d’orge. Petite compote de fruits rouges avec une touche de réglisse et de gomme balloune. Finale: Épices et cassonade, fruits cireux, gomme de sapin. Belle chaleur. Équilibre: Bravo, un beau rye classique exécuté dans les règles de l’art. Chapeau les français!

Warenghem WB Whisky Breton

40% alc./vol.
Ce Blended whisky est distillé deux fois dans des alambics, puis vieilli durant trois années.

André 77%
Nez linéaire, axé principalement sur le miel et le caramel, où l’on aussi beaucoup de place aux céréales. En bouche, les amandes et une touche d’épices. Douces notes de céréales séchées, notes végétales aussi avec un accent terroir de craft distillery avec la vague de miel et de vanille de la finale de bouche. L’alcool prendra aussi plus de force en finale et rétro-olfaction. On peut facilement ressentir que le whisky est jeune par sa légère fougue en bouche et son manque d’équilibre maladroit. Ceci dit, il demeure un whisky qu’il est facile d’apprécier si l’on désire avoir quelque chose d’agréable et sans trop de complexité.

Patrick 79%
Un whisky pas cher, mais qui ne vaut définitivement pas cher non plus. Bref, pas une balance extraordinaire, mais si on est cassé, ça pourrait la job. Mais on pourrait aussi décider de passer quelques temps sans boire. Nez : Parfum de whisky de grain, avec du chêne, des agrumes, de la vanille, une touche de tourbe et des notes plutôt fortes d’alcool. Bouche : Agrumes, tourbe, bois brûlé et épicé et un fond intense de whisky de grain cheap. Finale : Courte et forte sur les saveurs d’alcool.

Martin 80.5%
Foin très pâle, comme un sauternes décoloré. Nez: Légère touche de céréales, couplée à une vague de miel sucré et de vanille. On termine sur quelques fleurs et épices. Honnêtement je m’attendais à bien pire. Bouche: Une pointe d’acidité nous assaille dès le départ, pour ensuite se transformer en un peu de miel et de sucre à glacer. Toujours fleurs et épices. Tout de même fade. Faible citron. Finale: Légèrement minérale, elle s’étire sur une courte piste de notes de chêne timide et de crème pâtissière. Équilibre: Peut-être que cette expression a de sérieuses lacunes au niveau personnalité, mais il faut toutefois avouer que mes attentes étaient extrêmement basses.

Warmbrechies Single Malt Whisky

40% alc./vol.
Distillerie Wambrechies, France.

André 78%
Sous-vêtements pas lavés. Pommes pourrîtes. Le nez se stabilise après une dizaine de minutes mais ne s’améliore pas vraiment., je dirais plutôt qu’il « désempire » ! La rétro-olfaction est sucrée et vanille mais c’est à peu près tout ce qu’il a à nous offrir. Un « passez GO et ne réclamez pas 200$ ».

RV 76%
Malt. C’est tout. Plus intense en bouche qu’au nez, mais toujours aussi banal. La finale, son meilleur point, donne des tons de grains à peine fumée, sans longueur réellement intéressante. Anodin, sinon inutile.

Patrick 80%
Nez de malt, goût absent, finale un peu tourbée et fumée. Le whisky que j’apporterais en cachette dans mon flasque à un match de football : il n’est pas mauvais, mais le même si je n’y goûte pas, je n’ai pas l’impression de manquer quoi que ce soit.

Wasmund’s Rye Spirit

62% alc./vol.
Distillé le 24 août 2009, moins de 30 jours d’âge. 1/3 d’orge maltée et 2/3 de seigle.

André 79.5%
Plus baveux au nez que l’édition single malt spirit. Le rye est bien présent et s’amuse à piquer les lèvres aidé par le pourcentage d’alcool. Il s’attache sur le bout de la langue mais disparait étonnamment en bouche. Fruits secs et céréales Raisin Brand. Les céréales sèches qui présentes au nez se sont effacées en bouche. L’alcool semble part contre s’affirmer avec plus de fermeté que dans le « single malt spirit » de la même collection.

RV 89%
Connaissez le rye. Nez discret mais bien pointé, avec un aspect fancy intéressant. Sur les papilles, wow, le grain de seigle est super bien mélangé à l’orge, de manière à ce que l’alcool ne se sent pas du tout. L’aftertaste est à la même saveur alors qu’on peut y gouter tous les détails du grain, ainsi qu’une légère cerise que l’on peut aussi sentir lorsque le liquide a suffisamment respiré.

Patrick 80%
Nez avec une légère épice, et un fruit encore plus léger, mais tout de même bien équilibré. En bouche, l’alcool en première approche, puis les épices, puis un fruité-fraises-framboises assez agréable. La finale est marquée par les fruits. L’ensemble est marqué par un alcool très fort, mais les saveurs demeurent bien assemblées. Définitivement, cette distillerie ne sait simplement pas comment faire vieillir son whisky!

Wasmund’s Single Malt Whisky

48% alc./vol.
Batch #6, 4 mois d’âge.

André 88%
Céréales mouillant dans le fond d’une brouette dont la peinture est écaillé donnant un léger goût de métal rouillé et ferreux. Sucré; bonbons aux arômes artificiels. L’arrivée en bouche est unique; claire et au goût des pastilles Fisherman’s friend et de Listerine. La finale quant à elle est une belle vague d’agrumes.

RV 81%
« Ne laisse personne indifférent » et « love it or hate it » sont des expressions trop souvent utilisés dans les critiques, mais cette fois-ci il faut bien l’avouer. Tabac très frais vraiment fort, quenouilles brûlées, presque (ou bien pour certain totalement) repoussant. Enlever le presque. Faut sérieusement compétition au Balblair 89 pour les pire nez de l’univers des whiskies, malgré qu’il soit à l’autre bout du dépotoir, plus prêt des matières toxiques que de l’égout. En bouche ça commence bien alors qu’il navigue sur de grosses vagues indescriptibles en arrivée, et la finale d’agrumes est très particulière et inattendue, avec un retour sur le cigare mais auquel tout ce qu’il y avait de désagréable se serait transformé en poussière. Des points en plus pour la particularité, or beaucoup en moins pour le nez (à 81%, imaginez la note s’ils pouvaient le corriger). Il ne faut pas toujours se fier à la première impression et ce n’est pas le genre de verre qu’on peut servir à l’aveugle ou à la bonne franquette quand on ne sait pas quoi ce servir.

Patrick 0%
(Surnommé affectueusement Wasmarde par Patrick) … Nez toxique qui rappelle l’odeur émanant des égouts sortant d’une usine illégale de produits chimiques. Le mot infect est faible. Imaginez un étang ultra acide au point que tout ce qui y plonge se met à faire des bouillons pour être rapidement décomposé. Selon le SIMDUT, on devrait apposer sur la bouteille un logo avec une tête de mort dans un octogone. Je n’ose pas y goûter. Cachez la bouteille pour ne pas que les enfants puissent s’en approcher. Cette bouteille provient probablement d’un entrepôt de matériel de torture de Guantanamo. En temps de guerre, la convention de Genève la prohiberait. Les fabricants devraient être poursuivis pour crimes contre l’humanité. Les stocks ne devraient pas être détruits car ils risqueraient d’endommager l’ensemble de la biosphère. Nous devrions plutôt les entreposer avec les déchets radioactifs au fond d’une mine abandonnée. Santorum? Compte tenu que je n’ai pas le droit de donner une note négative, je lui accorde généreusement zéro.

Wasmund’s Single Malt Whisky

48% alc./vol.
Batch #31.

André 78%
Radis rouges. Herbeux et quelque chose de difficilement descriptible en bouche. Pas plus agréable qu’il faut. Ça cloche du début à la fin pour cette batch. Quelle débarque après la surprise de la Batch 6 qui m’avait tant impressionné. WFT Rick !!!?

RV 84%
Encore un Wasmund’s difficile à apprivoiser, mais comme une belle petite sportive en sueur, il ne faut pas se fier et laisser altérer son jugement qu’à cette première impression olfactivement à défaut de manquer toute une bouche. Fumée de cigare un soupçon cartonné accompagné d’un brin de rhubarbe. Beaucoup de rhubarbe en bouche, puis un éclair indescriptible (même après la 3e gorgée) où la foudre touche terre. La finale est de très bonne longueur, portant sur un caramel terreux apaisant. Notablement meilleur que les plus vieilles batches, avec une inclassabilité qui lui vaut des points.

Patrick 3%
AVERTISSEMENT DE RISQUE POUR LA SANTÉ – Santé Canada avise les consommateurs de ne pas prendre de ce whisky. Ce whisky ne doit pas être consommé en raison de risques de problèmes de foie, de troubles hépatiques, de troubles rénaux, de maladie des gencives et de perte de dents qu’il peut engendrer. De plus, les gens en ayant consommé régulièrement ont été atteints de troubles mentaux sévères ayant nécessité une hospitalisation prolongée. Les consommateurs de ce produit devraient consulter leur médecin s’ils présentent des symptômes tels que nausées, vomissements, crampes abdominales, fièvre, fatigue et ictère (urine foncée, jaunissement du blanc des yeux).