Two Stars Kentucky Straight Bourbon Whiskey

43%
 alc./vol.
Produit par Clear Creek Distilling Co… Qui est une compagnie inactive depuis 1990 selon Kentucky Secretary of State – Online Business Filings et propriété de Buffalo Trace.

André 78%
Nez plutôt neuter et effacé, tant les odeurs sont douces et l’alcool en retrait. Doux mélange de caramel et de cannelle, additionné d’une pincée de clou de girofle et de miel, de vanille aussi. La bouche est relevée par quelques grains de poivre noir moulu, de cuir mouillé, réglisse et de cannelle, puis de miel et de caramel. La texture st un peu quelconque et disparate. Le bois de chêne apparait progressivement au fil des gorgées, tout comme les épices de bonne force qui étonnent un peu. Finale de pommes caramel et cannelle, très smooth. Un bourbon easy going, sans flafla et facile à boire.

Patrick 83%
Un autre superbe whisky qu’on a trop dilué à l’embouteillage. En tout cas, ça demeure un bon rapport qualité/prix. Nez : Un beau parfum de bourbon typique de Louisville (voir le propriétaire de la marque, ci-dessus), présentant un mélange agréable de sucre brun, d’épices, d’herbes séchées et de chêne. Bouche : Très porté sur le seigle et les épices, avec des herbes séchées et du chêne sec, complété par du sucre brun, une trace de cerise et une goutte de vanille. La texture est malheureusement un peu trop aqueuse pour que je lui décerne la note qu’il devrait mériter. Finale : Un peu courte, épicée et boisée.

Tyrconnell 16 ans Oloroso & Moscatel Cask Finish

46% alc./vol.

André 89%
Dans la monotonie associée aux Irish Whiskies, certaines distilleries ont misé sur les cask finish plus singulier. Un pari qui s’avère payant pour certains, la trame de saveurs généralement attribué au style étant douce et souvent céréalée, un canevas bien qui se laisse amadouer par un cask finish. Dans cette série, Tyrconnell frappe fort encore une fois suivant le Maideira cask 10 ans. Compote de bananes nappé de miel, bubblegum, abricots, poires, vanille ainsi que des céréales au miel et des cosses de pommes vertes. Un nez qui rappelle les gourmandises de mon enfance, déjà un beau voyage aromatique mais qui ne plaira pas à tout le monde par son style de présentation enfantin et peut-être même naïf. La bouche est douce et livre un superbe amalgame de fruits à chair; mangue, papaye, poires, abricots. Cette quiétude fruitée est rehaussée de notes de poivre, gingembre et d’épices qui tressaillent sur la langue, mélangée de chocolat au lait. Finale sèche et très épicée, de bonne longueur.

Patrick 59%
Un whisky chimique rappelant certains produits d’Asie du Sud-Est qui ne sont pas recommandés par Santé Canada. Nez : Parfum de nanannes qui lèvent le cœur. Avec un trait de vanille. Bouche : Des fruits trop sucrés, presque chimiques. Et un peu d’épices. Finale : Trop longue, et qui lève le cœur.

Patrick 92% (2e bouteille?)
Une belle surprise que ce Tyrconnell, où le mélange de fûts utilisé a produit un whisky superbement complexe et balancé avec brio. Je crois bien que je vais aller m’en chercher une bouteille! Nez : Oh! Unique! Un beau parfum de sucre blanc, qu’on a saupoudré sur des fraises dans le yogourt à la vanille, servis avec des biscuits à l’orge. Bouche : Les fruits sont ici plus chaleureux, mais demeurent tout de même sucrés. On goûte aussi une pointe de chêne brûlé, du caramel, de la vanille et de l’orge. Finale : D’une belle longueur, fruitée et subtilement épicée.

Martin 88%
Nez: Alcool assez puissant au nez pour un 46 degrés. Pâte de fruits rouges, caramel et bois. Miel et vanille. Quelques noix et céréales. Bouche: Abricots, crème anglaise, fruits rouges et chêne. Pommes, caramel et épices. Beaucoup plus plaisant qu’au nez, et finalement ici le taux d’alcool apporte une richesse particulière à l’expérience. Finale: Chaude, épicée sans être trop longue. Gingembre, chêne et cacao. Vanille crémeuse. Équilibre: Les Tyrconnell, quoiqu’en général bons, ne sont malheureusement pas assez connus. Celui-là en vaut la peine croyez-moi.

Uisce Beatha Irish Blended Whiskey

40% alc./vol.

André 84%
Représentatif du style, on ne fait pas dans le risqué et dans l’innovation. Nez de vanille, poires, belle vanille onctueuse, cosses d’oranges, d’ananas, salade d’agrumes. Pour sûr, ce whisky contient du grain, mais au nez, sa présence est relativement discrète sauf pour la sensation générale d’éléments sucrés et de sa texture très ronde, agréable et attirante. L’approche en bouche est délicate, bien fruitée et charnue, belles vagues de miel et de vanille, nectarines, poires et encore cette salade d’agrumes. La finale est courte et fruitée, chaleureuse mais prudente. Je suis agréablement surpris par le rendu général de ce whiskey, sa texture intéressante et sa palette de saveurs variée et gourmande. Une beau whisky pour s’initier au style Irlandais à prix compétitif.

Martin 85%
Nez: Vanille, agrumes, touche de calcaire ou d’eau du robinet d’un quartier louche. Citron un peu plus marqué, un peu de menthe. Intrigant mais je reste sur mes gardes. Bouche: Céréales sucrées, pointe de menthe et de poivre. Bois sec et poignée de fruits des champs. Une douceur inattendue referme le tout. Finale: Bien ronde et épicée. Le bois et le miel arrondissent le portrait. Équilibre: Un dram inconnu qui je l’avoue me faisait peur au début mais qui au final livre plus que la marchandise.

Usquaebach Old Rare Blended Scotch Whisky

43% alc./vol.
Mélange de 85% de single malt et de 15% de grain whisky.

André 88%
Nez agréable, porté sur les agrumes et les oranges, belles notes de miel et de vanille. On sent bien la proportion de whisky de grain qui n’envahissent pas la bouche du tout mais qui équilibre savamment le nez et la bouche. Y’a aussi une petite touche herbeuse intrigante mais pas dérangeante (car habituellement je ne suis pas fans des saveurs herbeuses et vertes). En bouche, le whisky est plus épicé (gingembre) mais l’attaque de fruits en can est vraiment agréable, les agrumes et une touche de cosses d’oranges. La finale est douce, très fruitée sur le jus de fruits en conserve, les douces épices avec une touche d’herbe coupée mouillée. Un blend consistant, avec des saveurs exquises et une approche sans prétention qui se savoure sans modération.

Martin 89%
Nez: Vieux bois ciré, fruits secs, miel sombre et soupçon de tabac. Bouche: Veloutée, sur le caramel brûlé, la figue, le gingembre confit et une nuance de chocolat noir. Finale: Longue, sèche, légèrement fumée, avec des échos d’épices douces. Équilibre: Raffiné et feutré, un dram au charme discret, parfait pour la contemplation tardive sur le quai du chalet.

RV 83.5%
Mieux conçu que la moyenne des blends, avec un prix en conséquence il mérite bien le détour. Très généraliste aux narines, à la limite herbeux et rempli de vanille, tout de même beaucoup plus présent qu’un blend normal. La bouche est très (ou trop?) claire avec une arrivée très verte, un paturage en fin mai alors que le foin commence à être long mais qu’il est encore très vert. La finale est expansive mais un peu brouillon, avec un goût approximatif de sorbet au citron. Donne un bon haleine prévisible de scotch grâce à une finale très longue pour un blend qui marque d’abord par son contenant, mais aussi un peu par son contenu.

Valinch & Mallet Ledaig 10 ans Single Cask

48.8% alc./vol.
Distilled 2008 Bourbon Hogshead #18-1001, 267 bottles.

André 87%
Y’a des whiskies qui livrent vraiment leur potentiel, les whiskies maritimes et tourbés particulièrement lorsqu’ils sont encore jeunes au niveau maturation, on dirait que cela accentue leurs saveurs maritimes et fumées. Ledaig est un des ces whiskies. Beau nez affirmé mais pas trop fort, tourbe grasse et verdâtre, terreuse aussi, genre terre mouillée mélangée d’algues séchées, mélange de vanille et miel aussi, sel de mer, poires. Un peu dilué en bouche, tout de même huileuse, sel de mer séché, tourbe avec des accents verdâtres, terre mouillée, viande fumée et feu de plage avec du bois mouillé, embruns maritimes, varech. Finale fraiche, citronnée et poivrée. Amalgame de saveurs intéressantes et singulière, belle texture et profil aromatique challengeant.

Valinch Laphroaig 13 ans

60.1% alc./vol.
Cask #5168, Bottle #409, Distilled 1999, Bottled 17/05/2013. Bourbon cask provenant du dernier étage du Warehouse #11.

André 94%
Nez très floral et tourbé. Les flaveurs de citrons sont encore une fois omniprésentes. Le nez est plus aiguisé que le Valinch précédent mais celui-ci est encore plus complexe et challengeant. Ensemble crasseux clean – ça me rappelle quand le grunge est venu à la mode pis que Simons s’est mis à vendre des guenilles style grunge à 100$ pièce – maritime à souhaits, fruits tropicaux et sel de mer. La bouche développe de fortes notes d’anis et de citron confit, de poires, pêches et ananas flambés sur le feu de plage, texture crémeuse et franche à la fois. Finale très minérale, tropicale et crasseuse, jujubes en gelée recouverts de sucre, iode et tourbe camphrée et médicinale.

Patrick 93%
Ayoye. J’applaudis. J’adore explorer l’incroyable diversité de saveurs offertes par tous les whiskys du monde, mais quand je goûte quelque chose comme ça, je me dis qu’en avoir une palette, je deviendrais un peu plus conservateur dans mes goûts ! Nez : Agrumes, fleurs, sel de mer et surtout fumée de tourbe. Je suis d’accord avec André, « crasseux clean », « guenilles style grunge à 100$ », oui, c’est ça! Bouche : Un beau gros mélange intense de sel de mer, de fumée de tourbe et de bois brûlé. J’y trouve aussi quelques fruits tropicaux et des agrumes… C’est surtout tellement bien équilibré en termes de saveurs, wow! La texture mérite aussi des applaudissements! Finale : D’une belle longueur, salée et fumée, mais aussi minérale et subtilement sucrée.

Valinch Laphroaig 14 ans

52.9% alc./vol.
Cask #637, Bottle #497, Distilled 1998, Bottled 17/05/2013. Bourbon cask provenant du dunnage warehouse #7.

André 91%
Wow, quelle complexité au nez! Vagues sucréees de confiseries, citron confit, tourbe maritime et phénolique, très douce assaisonnée d’une légère touche minérale. Texture soyeuse, très citronnée, belle touche d’anis. À la deuxième gorgée, grosses notes de parmaviolet retrouvée dans les Bowmore des années 80-90. La fumée de tourbe se développe au fil des gorgées pour s’assécher en finale de bouche. L’apport maritime rend le tout très frais et aérien. Finale cendreuse, à la fois fraiche et crasseuse, sur les fruits tropicaux, la cendre froide et les galets enrobés de sel de mer séchés.

Patrick 92%
André, ne le répète pas à personne (je vais nier l’avoir dit anyway!), mais tu as du goût finalement! Excellent choix, superbe ce Laphroaig! Nez : Un surprenant parfum floral, sucré et fumé, très phénolique et minéral. Impressionnant. Bouche : La texture en bouche est sublime, portant des saveurs salées, fumées et florales, mais aussi du miel, des agrumes, de l’anis et un peu de caramel. Finale : D’une superbe longueur, onctueuse, marquée par la fumée de tourbe, le sel, le bois flotté et les galets du bord de mer.

Van Winkle Special Reserve 12 ans Lot « B »

45.2% alc./vol.

André 89%
Cerises marasquin fraiches pateaugeant dans leur jus, framboises, pincée de poivre. Le whisky est typique dans le style mais la qualité de la présentation est exquise. Fruits sauvages, cerises et framboises, oranges, douce texture grasse, cannelle frivole et réglisse rouge, poivre concassé et bois brûlé. Finale un peu courte, pelures de pommes roulées dans la cannelle et le poivre, oranges. Superbe bourbon, pas punché par contre, juste sur l’équilibre et la présentation. Quelques points perdus en finale qui est plus edgy et où la texture s’effiloche au niveau textural, sinon il serait passé au dessus du 90%. À 100 quelques $ c’est un super achat, mais à 400-800$ sur les marchés secondaires, no way.

Patrick 91%
Un excellent bourbon, bien construit et agréable à boire. Bon, rien qui n’explique la folie autour de ce whiskey, mais je vais quand même avoir bien du fun avec! Nez: Un beau parfum fruité et sucré, avec un peu d’épices et une touche de bois vanillé. Bouche : Un beau bourbon sucré et fruité, du bois épicé, une discrète touche de vanille. Le tout porté par une belle texture et très bien équilibré. Finale : D’une belle longueur, épicée, boisée et discrètement sucrée.

Martin 88.5%
Nez: Vague chaude de maïs, de vanille, de bois et de cannelle enivrante. Ça s’annonce corsé, même s’il ne titre qu’à 45% d’alcool… Bouche: Maïs, vanille, fruits sucrés et cassonade sur une bonne planche de bois. Le taux d’alcool se prend bien et la texture est adaptée à la palette des saveurs. Finale: Bois fumé, vanille, épices et caramel chaud. Équilibre: Un bon bourbon, excellent même, mais c’est un peu surfait. Les 15 ans et plus de la même gamme valent un peu plus le détour.

VAT 69

40% alc./vol.
En 1882, William Sanderson a préparé une centaine tonneaux de whiskey mélangé et a demandé l’aide d’un groupe d’experts afin de les goûter. La 69eme « batch » a été jugé pour être le meilleur échantillon et le mélange célèbre a donné son nom au produit. En dépit du nom, le VAT69 est un mélange d’environ 40 whiskeys de malt et de grain.

André 55%
Vanille sur fond d’alcool à friction. Bois du baril. En le laissant reposer, le côté « alcool à friction » s’estompe un peu. La bouche est plus douce; biscuits au beurre et alcool neutre. Finale trop longue, parce qu’on aurait aimé l’avoir plus courte. À utiliser pour faire passer la grippe ? Mais aussi faut-il être prêt à dégueuler en contrepartie. Awful…Imaginez les premières batches de 1 à 68… Maudit viarge…

RV 58%
Shameful and awful, rolled, in two one. Herbe moisie des mauvais Speyside avec un fond de whisky un peu tourbé mélangé à un pléonastique mauvais gin. Ou en plus cru: il pue. En bouche, il est plus gentil en se montrant plus discret et ample avant qu’un mauvais pissenlit ne pousse sur les papilles. Enfin en gorge, bref passage sur un mauvais dessert de sucre caramélisé ou la pellicule de plastique de l’emballage s’est fondu sur le bonbon. Presqu’endurable a ce point la finale mi-amère mi-sucrée achève le travail de déconstruction. Même la pire des micro distillerie aurait peine a rater davantage.

Very Old Barton 6 ans

50% alc./vol.

André 85%
Plus edgy et sharp au nez. Goûtes le rye à haut taux d’alcool. Bonne richesse sans être sophistiqué. Sait montrer qu’un taux d’alcool plus relevé peut vraiment embellir un whisky qui pourrait passer pour ordinaire.

RV 84%
Une généraliste performante. Bourbon au bois profond et à la cerise bien dosée, avec retenue. En bouche, il est plus crasseux mais toujours profond, avec la cerise et le grain en second plan. La finale est multi stage avec une fin de pain de seigle. Assez bien merci.