Westward American Single Malt Stout Cask Finish

46% alc./vol.
Whisky single malt américain de l’Oregon, qui célèbre la riche culture brassicole de l’État ! La distillerie Westward a pour tradition de fournir des fûts aux brasseurs de la région et pour cette expression, le whisky affiné (finished) pendant un an dans des fûts de bière stout retournés à la distillerie par ces contacts astucieux.

André 83%
Nez bien chocolaté. Grains de café torréfiés trempés dans le chocolat, cerises, cannelle, oranges cireuses, compote de bananes et bois caramélisé. La bouche est souple mais solidement épicée aussi. Beaucoup de cannelle et de bois de chêne sec, oranges, chocolat au lait crémeux, pacanes nappées de sirop d’érable. Si le verre respire plus de 10 minutes, les saveurs s’affadissent rapidement, tout sent et goûte délavé et la cannelle devient de plus en plus cireuse en bouche. La finale est épicée à saveur de cannelle et de poivre, de chocolat et de sirop d’érable.

Patrick 90%
Basé sur ce whisky, la réputation de Westward est bien méritée. Délicieux, avec des saveurs bien balancées, une belle texture en bouche et surtout une petite touche d’originalité qui me confirme que la catégorie des single malts américains est présentement la plus excitante du monde du whisky. Nez : Délicieux parfum de chocolat et de moka, avec des biscuits moelleux sortant du four et un peu de céréales sucrées. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par de légères épices venant du fût de chêne, ce qui offre un délicieux contraste avec le moka et le chocolat sucré venant des fûts de stout. L’orge laisse tout de même sentir sa présence de manière agréable, subtile et sucrée. La texture en buche est onctueuse. Finale : D’une belle longueur, chocolatée, légèrement sucrée et avec une touche d’épices.

Whiskey Row Bourbon

44% alc./vol.

André 81.5%
Le maïs est à l’honneur au nez, crémeux et sucré avec une touche de poivre. Les fruits rouges et la cerise noire apparaissent après quelques temps mais ne sont pas nécessairement évidentes dès les premiers instants dans le verre. En bouche, le whisky offre une force inattendue et les épices et le poivre donnent un boost étonnant à la bouche douce et sucrée apportée par le maïs. Les saveurs sont très génériques et n’offrent pas grandes surprises (cerises, fruits sauvages, pommes rouges, poivre, épices). La finale ramène la douceur des céréales au tapis, le maïs est sucré et bien balancé avec les épices et le poivre. Légère sensation de cire sur une pomme rouge en toute finale de bouche. Cela me rappelle aussi les saveurs de tubes en cire avec du jus de fruits artificiel dedans (ne me demandez pas le nom de ça..) Rien de nouveau et d’exotique, rien de singulier, juste du bon bourbon représentatif.

Martin 84%
Nez: Maïs, poivre et gomme balloune. Bois, foin et touche de cerise. On est ici bel et bien dans le territoire du bourbon classique. Vanille aussi. Bouche: Poivre, vanille maïs et bois sec sec sec. Les épices du taux d’alcool sont assez acérées, mais ça se prend tout de même bien. Rien de trop maladroit à date. Finale: Assez douce comparé à l’expérience en bouche. Cannelle, poivre, cerise, bois, maïs et lointaine vanille. Équilibre: Comme on dit, un solide bourbon classique, mais qui s’empêche de réinventer la roue. Ceci dit, assis sur une terrasse à Austin, TX, je ne me ferais pas prier pour en savourer un dram.

Whisky-Fässle Extra Old

45.4% alc./vol.
Whisky-Fässle est un embouteilleur indépendant allemand qui se spécialise dans les single malts écossais et irlandais, ainsi que dans le blended scotch whisky. Embouteillage exclusif célébrant le 25eme anniversaire du Kensington Wine and Market de Calgary, édition limitée de 42 bouteilles.

André 90%
Savoureux sherry chaleureux et amoureux; bold comme présentation, exquis mélange d’oranges, de chocolat noir, de cerises noires, dattes, pincée de fumée de tourbe très douce, bonnes épices. L’approche est soupesée et discrète, feutrée. La texture du whisky est incroyable en bouche, à la fois soyeuse et très généreuse. Beaucoup de sherry un peu festif, noble mais sans prétention, les fruits séchés, gâteau aux fruits, œuf en chocolat fourré à l’orange, miel, bonbons jujubes en forme de nounours. Divin… La finale est ponctuée d’épices qui tressaillent langoureusement sur la langue en plus des saveurs déjà présentées en bouche. L’amalgame de saveurs est superbe, belle texture moelleuse, taux d’alcool bien caché. Comme Andrew du Kensington mentionnait, un mélange de Highland Park et de Glenrothes est possible, le backbone de saveurs de ces 2 distilleries ressemble effectivement étrangement au rendu de ce blended. Savoureux!

Patrick 89%
Un whisky très chaleureux et complexe, qui saura satisfaire les amateurs de whisky vieillis en fûts de xérès. La meilleure preuve qu’il ne faut pas se fier au look d’une bouteille pour avoir une idée de sa qualité. Nez : Appétissant parfum de xérès, très fruité et de subtil bois brûlé. Bouche : Fruits chaleureux, xérès intense, vanille, bois brûlé et quelques épices. Finale : Longue et savoureuse, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 90.5%
Nez: Chocolat au lait et raisins rouges, bois et xérès, pommes et sucre brun, avec une touche de miel pour enrober le tout. Cerise noire et poivre discret. Intrigant, c’est peu dire. Bouche: Chocolat à l’orange, épices, bois, cuir et xérès. Une jolie tourbe parvient à percer cet amalgame suave de saveurs riches et intenses. Wow! Impressionnant! Finale: Cette tourbe huileuse et mystérieuse sortie de nulle part surprend agréablement et vole la vedette, sans toutefois pleinement oublier les saveurs qui la supportent. Voile de vanille, de sherry et de bois. Équilibre: Superbe blend complexe. Tous les éléments y sont, tout qu’un beau cadeau pour le 25e du KWM!

Whistle Pig Farmstock Crop 001

43% alc./vol.
Recette provenant d’un mélange de 20% de rye whisky d’un an de la ferme Whistle Pig, 49% d’un rye whisky provenant de Alberta Distillers et de 31% de rye whiskies américains âgés de 12 et 13 ans provenant de MGP en Indiana.

André 83.5%
Nez un peu fermé et réservé, abondantes notes de vanille tirées du bois de chêne, soupirs de rye en background, caramel chaud, épices des Caraïbes, poivre, cannelle, fruits rouges, réglisse. Tout est là mais sans passion, sans rien pour vous accrocher à votre verre. La bouche a cet aspect cireux que l’on retrouve souvent dans les rye whiskies, genre crayon de cire Crayola, la terre battue séchée, une pointe d’acétone, cerises noires, pommes, oranges, réglisse, petits fruits des champs, le tout soulevé par de puissantes notes de poivre, de cannelle et d’épices. La finale est moyenne longue, sur le rye poivré et épicé. 90$us… pour le rendu final, ce whisky est vraiment trop cher payé. Si vous aimez le rye, tentez de mettre la main sur les anciennes versions originales dont le whisky provenait de Alberta Distillers, vous en aurez pas mal plus pour votre argent.

Patrick 88%
Un très bon rye, avec tout ce que j’aime dans ce type de whisky. Riche, intense et superbement équilibré. Nez : Parfum assez typique pour un Rye, avec un beau mélange de sucre, d’épices et de discrets fruits des champs. Bouche : Un superbe rye bien épicé accompagné de bois brûlé, mais tempéré par un peu de sucre, de fruits des champs et de vanille. Finale : D’une belle longueur, très épicée et légèrement boisée.

WhistlePig 10 ans Straight Rye Whisky

50% alc./vol.
Ce rye whisky est distillé au Canada puis importé dans le Vermont à la ferme WhistlePig, propriété de Raj Bhakta, un ancien participant de l’émission « The apprentice ». La distillation serait faite au Canada par (selon nos sources) Alberta Distillers. Les plans de WhistlePig sont de faire pousser eux-mêmes leur seigle afin de pouvoir produire un whisky 100% rye du Vermont dans les prochaines années. À cet effet, Bhakta a frappé un grand coup et a convaincu Dave Pickerell, ancien master distiller à Makers Mark pendant 14 ans – jusqu’en 2008 – de se joindre à lui dans ce projet. Celui-ci a passé près de 18 mois à chercher le meilleur seigle (rye) afin de s’acquitter de sa tâche… Le résultat ? Le meilleur seigle se trouve au Canada ! Ce whisky, même si distillé au Canada, n’est vendu qu’exclusivement aux États-Unis, sous l’appellation « straight rye whisky ». Ambiguïté intéressante ; au Canada, l’appellation « rye whisky » est donné à un whisky n’ayant que la typicité d’un rye whisky (saveurs-flaveurs) tandis qu’aux États-Unis, un rye whisky se doit d’être constitué d’au moins 51% de céréales de seigle et d’avoir été distillé à un maximum de 80%abv pour mériter cette appellation. Le WhistlePig est tout de même un whisky fait à partir de 100% de seigle, donc un Canadian Rye Whisky au Canada et un Straight Rye Whisky aux USA dépendant à quelle personne vous vous adressez et surtout de quel côté de la frontière vous vous adressez… en fait c’est un whisky Canadien, même si ce n’est pas spécifié sur la bouteille. Bref, un controversé whisky !

André 95%
Le rye est plutôt discret au nez, écrasé pas la puissante vague de vanille et de caramel, c’est comme une couette de plume d’oie sucrée, le taux d’alcool est relégué derrière cette barricade bien sucrée et vanillée. Je m’attendais à cette habituelle pointe d’épices du rye mais non, au départ du moins… Mais il ne lui fallait qu’un peu de temps, car en patientant un peu, il s’ouvre finalement sur une énorme livraison de rye épicé qui débarque avec force. C’est complètement inattendu comme revirement. Une mixture de rye, de cannelle et de bonbons rouges et blancs en forme de poisson, la gomme savon mauve. Wow, wow, wow… la bouche est superbe, la texture hallucinante, relevée à souhait par l’alcool, sa puissance décuplée par le côté pointu du rye et des épices (toujours cette même cannelle) et ces saveurs de bonbons en forme de poisson, et s’affuble d’un côté cireux intriguant en fin de bouche. Finale longue, presque interminable où les épices prédominent sans se départir de leur côté bonbons-poisson-rouge-et-blanc. Définitivement un des meilleurs Canadian whisky que j’ai eu la chance de déguster au long de mon parcours et que celui-ci soit fabriqué et vieilli au Canada mais vendu qu’exclusivement au États-Unis et un vrai crime… Bring the boys back home!

RV 84%
Bon départ mais une fois sur l’autoroute on semble enlever le pot d’échappement juste pour faire du bruit. Débutant de manière très tranquille, le nez se réveille après quelques minutes, avec le blé et un je-ne-sais-quoi qui me rappelle les entrepôts de barils de la campagne Kentuckyenne, au mur de bois plus que poussiéreux. En bouche, toujours miel et blé avec un soupçon de cerise fumée, mais la finale est beaucoup trop punchée (aux fruits) et j’ai l’impression d’avoir un gâteau de seigle trempé dans le sirop aux cerises. Et le deuxième verre, au lieu de calmer la donne exacerbe le feeling d’une finition en baril encore beaucoup trop mouillée. Davantage marché de niche, à défaut d’être à mon goût l’originalité ne fait doute.

Patrick 85%
Au nez, sirop de banane et nanannes « guimauves » à la banane et caramel, sur le bord de la scie industrielle chez Réno-Dépôt. En bouche, attaque smooth qui prends le clos rapidement. Épices boisées très puissantes et caramel brûlé, voir du Dr Pepper! Malheureusement, une touche amère avant la finale lui fait perdre quelques points. La finale est très longue, agréable et poivrée. Un whisky boisé comme j’en ai rarement vu, débordant d’un mélange de bois neuf et brûlé. Un beau whisky, qui pourrait facilement s’améliorer énormément. – 2eme tasting: 88% Nez: Cerises et épices, avec une touche herbeuse. Bouche: Épices, seigle, vanille et lilas. Aussi zeste d’oranges et piments. Finale: Lilas et bois vert. Balance: Une étonnante complexité. Un whisky vraiment intéressant, surtout pour l’amateur un peu blasé.

Martin 91.5%
Son apperence dorée plutôt neutre au départ devient un peu plus bronzée une fois le verre levé à la lumière. Nez: Fond de vanille-caramel. Guimauve grillée. Chocolat After-Eight. Frangipane, cidre de pommes, canne de Noël, muscade, chêne, wow… Bouche: Seigle épicé et savonneux, douce vanille, tarte aux pommes, tabac en feuilles et fruits au sirop. Finale: Cuir tanné et feuille de tabac. Légèrement fumée et sucrée. Équilibre: Complexité époustouflante pour un whisky canadien. Au titre de whisky de Noël par excellence, il déclasse le Redbreast, si seulement il était un peu plus disponible au Québec…

Whistlepig PiggyBack 100% Rye Whiskey 6 ans

48.28% alc./vol.

Distillé en Alberta, embouteillé par Whistlepig du Vermont

André 86%
Ouais, vous ne rêvez pas, j’ai donné une note plus élevée que Patrick… Seigle poivré et cannelle enduite de caramel, grosses oranges bien mûres, aspect cireux et terreux agréable. La texture est un peu pauvre en bouche, c’est dommage car les saveurs sont intenses; oranges, abricots, cassonade, poivre concassé, pomme caramel, cannelle, réglisse. Dans l’ensemble, la bouche est très soutenue, la cannelle est imposante et allie aux notes de poivre, le résultat est un whisky punché et vif. Très longue finale épicée, rouge et typiquement rye.

Patrick 85%
Un assez bon whisky, dont il faut prendre quelques gorgées pour vraiment l’apprécier à sa juste valeur. Pas assez bon pour faire de moi un fan de cette marque (qui ont tendance à charger trop cher pour leur produits), mais assez bon pour que je m’en serve une deuxième shot en finissant d’écrire cette évaluation! Nez : Un parfum dominé par des épices complexes et des herbes aromatiques, du tabac, du cuir et du poivre. Le tout est complété par une goutte de miel et de vanille. Bouche : Chaleureuse, épicée et boisée, mais avec aussi des notes de sucre brun, de caramel, de vanille, de poivre et de cuir. Meilleur de gorgée en gorgée! Finale : D’une belle longueur, épicée et boisée.

Martin 86%
Nez: Épices du seigle, branches d’épinette et cornichons marinés. Poivre, oranges et cannelle. On commence à saliver. Bouche: Cireux, chaud et épicé. Notes de rye, de sapin, de poivre rose et de chêne. Orange, cassonade et touche de vanille muette. Finale: Longue, très épicée et bien chaude. Vente de chêne, de conifères, de rye poivré et de crème. Équilibre: Un dram qui s’affirme malgré son jeune âge, qui offre des saveurs franches. Un bon achat si vous parvenez à en trouver.

WhistlePig The Boss Hog 12 ans

67%% alc./vol.

André 85%
Après avoir élu le Whistle Pig 10 ans mon « « american whisky of 2013 », mes attentes étaient très grandes pour le Boss Hog. Tout à fait rye, les fruits rouges épicés, mais nez crémeux où l’alcool est trop bien caché. Bouche sur les stéroïdes, l’alcool est puissant comme un uppercut en pleine gueule. Les fruits rouges, les épices (la cannelle particulièrement) sont omniprésentes. Le parallèle avec les embouteillages de George T Stagg est tentant… Je trouve que le taux d’alcool est trop puissant pour laisser libre court aux arômes et saveurs, la langue est anesthésiée et complétement aphasique. La finale gagne en longueur mais pas pour les bonnes raisons. Une expérience en soit mais je trouve qu’on a gâché un superbe un whisky en le noyant dans l’alcool. De plus, 150$ pour un 12 ans… Y’a pas seulement l’alcool qui reste de travers en bouche.

White Horse

40% alc./vol.

André 80%
Fruits persistants sur la pêche, fruits confits, avec quelque chose d’animal. Cela me fait penser à la chaleur de l’animal entre la selle et le cheval après une bonne course. Quelques notes de cuir aussi. L’arrivée en bouche est plaisante avec quelques soupirs fumés et chauffés un peu bizarre en arrivée, suivie d’une bonne poussée d’épices (gingembre et poivre) et une rétro-olfaction salée. Finale correcte mais qui s’essoufflera un peu trop vite. Un whisky ‘’un peu trop n’importe quoi’’ et qui tire un peu trop partout en bouche.

Patrick 83%
Nez : Pointe de fumée tourbée dans un ensemble que je décrierais comme « crémeux ». Bouche : Arrivée marquée par la fumée de tourbe, des abricots et une touche poivrée. La texture est crémeuse. Ce blend doit contenir une bonne proportion de d’alcool de grain. Finale : Moyennement longue et fumée. Balance : Bien, mais j’aurais vraiment trippé à un taux d’alcool plus élevé. A quand la version à 50%?? Un whisky idéal à apporter dans un flasque, pour un tailgate. Un très bon rapport qualité/prix.

Martin 81%
Au niveau de la couleur, on reste dans un bel ambre neutre tirant légèrement sur le cuivre foncé. Nez: On entame en douceur la chevauchée avec une vague un petit peu épicée avec de fortes notes d’agrumes et de bois. Le tout est soigneusement ficelé de fumée avec très peu d’influence de tourbe. Bouche: C’est à l’arrivée en bouche qu’on décèle un peu plus les whiskies de grain qui entrent dans sa composition. Un peu de patience nous fait du bien par contre en nous renvoyant une explosion de fruits tels abricots, pêches et nectarines. La vraie orge maltée fait surface ensuite avec cuir et épices. Finale: Un ouragan d’épices diverses fait office de finale. Sans être trop longue ou trop courte, elle nous offre cannelle, poivre et gingembre. Équilibre: Un blend tout de même extrêmement honnête, surtout pour son prix dérisoire. Un petit plaisir à boire tranquillement. Mais tant qu’à ne pas le trouver en terre québécoise, je préfère payer un peu plus et me reposer sur la base solide d’un bon vieux Johnnie Walker Black Label.

White Oak Akashi Single Malt Whisky

46% alc./vol.

André 76%
Même si le whisky offre une approche plutôt feutrée, on ressent très rapidement les épices et le chêne et surtout de très présentes notes de vanille, de miel et de céréales. Cela me rappelle certain craft whiskies américains, presque certain corn whiskies. Pas que les arômes sont désagréables mais plutôt que celles-ci ne tombent pas dans ma palette de goût personnel. La texture en bouche est vraiment agréable et d’une belle souplesse. Les arômes sucrés et doux se présentent en bouche au départ, puis quelques notes fruitées de xérès feront la transition avec la vague d’épices boisées relativement forte qui balaiera ensuite la bouche. Bien que cela n’est pas désagréable, je trouve que cela déséquilibre la bouche. La finale est puissante, fortement épicée à saveur de gingembre, on donnerait au whisky un 46 à 48% d’alcool à l’aveugle. Pas convaincu du tut par cette expression. Le résumé au dos du livre était prometteur mais on décroche dès les premières lignes de l’histoire.

Patrick 89%
Ma première expérience avec cette distillerie, et elle confirme le préjugé que j’ai envers les whiskys japonais : Ils sont tous très bons, ou simplement excellents! Nez : La mer, ses embruns et … son chêne, ses fruits et sa vanille! Bouche : Belle arrivée salée, avec une touche de charbon de bois, de tourbe, de fruits et de vanille. L’ensemble est agréablement épicé. Finale : Longue, salée et épicée.

Martin 74%
Nez: Assez direct sur la colle à timbres et la crème anglaise. Épices et chêne se cachent derrière tout ça, aidés par vanille, fruits et vin rouge. Insolite, mais pas déplaisant. Bouche: Sucré et épicé, quoique la texture laisse plutôt à désirer. Chêne et poivre ont tôt fait de prendre toute la place, avant de nous laisser dans un bain de cuivre. Finale: Très épicée, trop même. Un arrière-goût cuivré et acide prend toute la place, laissant entrevoir un tout petit peu de vanille et de bois. Équilibre: Donne vraiment plus l’impression d’une expérience artisanale plutôt que d’un fin whisky japonais. Je passe.

White Owl Whisky

40% alc./vol.
White Owl Whisky adopte une approche différente. Contrairement aux États-Unis, au Canada, un whisky se doit d’être vieilli pendant au moins trois ans dans des barils en bois pour être appelé whisky. White Owl contient des spiritueux ayant été vieillis jusqu’à une période de plus de dix ans. Ses responsables Highwood Distillers de l’Alberta filtrent leur whisky avec du charbon de bois jusqu’à ce que la couleur soie disparue. White Owl se veut une alternative aux autres alcools utilisés pour la mixologie et les cocktails tels que la Vodka ou la Red Bull. Ceux-ci demandaient souvent un alcool clair (ce qui n’est pas le cas des whiskies en général).

André 75%
75% (neat) / 85% (cocktail) Nez hyper léger, citron-lime, sucre blanc, très estival. Les grains de céréales sont bien présents, mais l’ensemble n’est pas tellement raffiné (du moins pour un amateur s’attendant à un whisky dans le sens propre du terme) et sans réelle sophistication. Bouche épurée, un peu fade où la l’influence du fût est un peu plus sentie. La bouche est tout de même agréablement douce mais sans solide charpente. En ce sens, il exécute pleinement son rôle à être prédestiné aux marché des cocktails, de part son côté funky et festif et son pourcentage d’alcool qui saura, pour sûr, agrémenter les adeptes de mixologie. L’amateur de whisky pur et dur n’y trouvera (probablement) pas de grand plaisir. Un joueur qui a besoin de son équipe pour le supporter, lire ici, meilleur en mix que neat – « on the rock ». (Essayez le Western Caesar: Un once et demie de White Owl, 3 larmes de Tabasco et 6 de sauce Worcestershire dilué dans 4 onces de Caesar Cocktail mix). Been there, done that. Not so WOW to me.

RV 80%
Pas vraiment comme grain whisky, mais une base intéressante et challengeante pour mixologistes. Estival avec ses agrumes acides, l’arrivée en bouche est beaucoup plus près de la vodka sucrée que du whisky, avec malgré tout un petit arrière-goût de grain qui vient donner une certaine particularité à l’ensemble. Toutefois, mélanger cet alcool à des ingrédients pour confectionner un nouveau cocktail ne doit pas être de tout repos pour ne pas se retrouver avec quelque chose qui a le même look et le même qu’un vodka de grain.

Patrick 80%
nez rappelant un vodka aux céréales. En bouche, un sucre et une épice typiquement « whisky canadien » nous rappelle à l’ordre. Touche de fruits. Finale marquée par une cassonade épicée. Ce whisky devrait pouvoir remplir haut la main sa mission de base de cocktail… Il est bon, mais pas au point de la boire seule.