Warenghem Roof Rye Double Maturation – Batch 1

43% alc/vol.
Distillerie Warenghem. Premier whisky de seigle français, ce Roof Rye est l’enfant de deux régions et de deux méthodes de vieillissement. Distillé et élevé en Bretagne, ce Rye Whisky a vieilli 9 ans en fût de sherry et sous le climat tempéré et humide de la péninsule Armoricaine. Il a ensuite vieilli deux années supplémentaires, sous le climat sec et ensoleillé de la Provence, dans des fûts neufs, pour le marquer à « l’américaine ».

André 86%
Classique rye, avec ses notes de réglisse rouge épicées, cosses d’oranges, aspect un peu cireux, les pommes toffee des fêtes foraines, céréales de rye bien en évidence, notes de caramel et de vanille. La bouche est épicée et poivrée, fruits rouges, raisins secs, cassonnade, réglisse, oranges, rye puissant, cire de chandelle, gâteau aux épices un peu terreuses. Finale moyenne longue, très épicée, fruits rouges, réglisse poivrée.

Patrick 89%
Ça c’est du très bon rye! Tout ce que j’aime dans le rye, vieilli en plus dans des fûts de xérès, je ne sais pas ce que je pourrais demander de plus! Nez : Parfum de seigle incroyable, avec une belle touche de fruits et une trace boisée. Bouche : Oh wow, de belles épices, du bois, du caramel, du seigle et une touche fruitée et sucrée. Finale : D’une belle longueur, avec de belles épices et un peu de fruits.

Martin 87%
Nez: Les notes principales du rye y sont, épices, bois frais, caramel, pommes à la tire, eau d’érable. Un petit vent de raisins secs et d’orange vient se greffer au tout pour un résultat fort plaisant. Bouche: Caramel salé grillé, poivre rose et sucre d’orge. Petite compote de fruits rouges avec une touche de réglisse et de gomme balloune. Finale: Épices et cassonade, fruits cireux, gomme de sapin. Belle chaleur. Équilibre: Bravo, un beau rye classique exécuté dans les règles de l’art. Chapeau les français!

Warenghem WB Whisky Breton

40% alc./vol.
Ce Blended whisky est distillé deux fois dans des alambics, puis vieilli durant trois années.

André 77%
Nez linéaire, axé principalement sur le miel et le caramel, où l’on aussi beaucoup de place aux céréales. En bouche, les amandes et une touche d’épices. Douces notes de céréales séchées, notes végétales aussi avec un accent terroir de craft distillery avec la vague de miel et de vanille de la finale de bouche. L’alcool prendra aussi plus de force en finale et rétro-olfaction. On peut facilement ressentir que le whisky est jeune par sa légère fougue en bouche et son manque d’équilibre maladroit. Ceci dit, il demeure un whisky qu’il est facile d’apprécier si l’on désire avoir quelque chose d’agréable et sans trop de complexité.

Patrick 79%
Un whisky pas cher, mais qui ne vaut définitivement pas cher non plus. Bref, pas une balance extraordinaire, mais si on est cassé, ça pourrait la job. Mais on pourrait aussi décider de passer quelques temps sans boire. Nez : Parfum de whisky de grain, avec du chêne, des agrumes, de la vanille, une touche de tourbe et des notes plutôt fortes d’alcool. Bouche : Agrumes, tourbe, bois brûlé et épicé et un fond intense de whisky de grain cheap. Finale : Courte et forte sur les saveurs d’alcool.

Martin 80.5%
Foin très pâle, comme un sauternes décoloré. Nez: Légère touche de céréales, couplée à une vague de miel sucré et de vanille. On termine sur quelques fleurs et épices. Honnêtement je m’attendais à bien pire. Bouche: Une pointe d’acidité nous assaille dès le départ, pour ensuite se transformer en un peu de miel et de sucre à glacer. Toujours fleurs et épices. Tout de même fade. Faible citron. Finale: Légèrement minérale, elle s’étire sur une courte piste de notes de chêne timide et de crème pâtissière. Équilibre: Peut-être que cette expression a de sérieuses lacunes au niveau personnalité, mais il faut toutefois avouer que mes attentes étaient extrêmement basses.

Warmbrechies Single Malt Whisky

40% alc./vol.
Distillerie Wambrechies, France.

André 78%
Sous-vêtements pas lavés. Pommes pourrîtes. Le nez se stabilise après une dizaine de minutes mais ne s’améliore pas vraiment., je dirais plutôt qu’il « désempire » ! La rétro-olfaction est sucrée et vanille mais c’est à peu près tout ce qu’il a à nous offrir. Un « passez GO et ne réclamez pas 200$ ».

RV 76%
Malt. C’est tout. Plus intense en bouche qu’au nez, mais toujours aussi banal. La finale, son meilleur point, donne des tons de grains à peine fumée, sans longueur réellement intéressante. Anodin, sinon inutile.

Patrick 80%
Nez de malt, goût absent, finale un peu tourbée et fumée. Le whisky que j’apporterais en cachette dans mon flasque à un match de football : il n’est pas mauvais, mais le même si je n’y goûte pas, je n’ai pas l’impression de manquer quoi que ce soit.

Wasmund’s Rye Spirit

62% alc./vol.
Distillé le 24 août 2009, moins de 30 jours d’âge. 1/3 d’orge maltée et 2/3 de seigle.

André 79.5%
Plus baveux au nez que l’édition single malt spirit. Le rye est bien présent et s’amuse à piquer les lèvres aidé par le pourcentage d’alcool. Il s’attache sur le bout de la langue mais disparait étonnamment en bouche. Fruits secs et céréales Raisin Brand. Les céréales sèches qui présentes au nez se sont effacées en bouche. L’alcool semble part contre s’affirmer avec plus de fermeté que dans le « single malt spirit » de la même collection.

RV 89%
Connaissez le rye. Nez discret mais bien pointé, avec un aspect fancy intéressant. Sur les papilles, wow, le grain de seigle est super bien mélangé à l’orge, de manière à ce que l’alcool ne se sent pas du tout. L’aftertaste est à la même saveur alors qu’on peut y gouter tous les détails du grain, ainsi qu’une légère cerise que l’on peut aussi sentir lorsque le liquide a suffisamment respiré.

Patrick 80%
Nez avec une légère épice, et un fruit encore plus léger, mais tout de même bien équilibré. En bouche, l’alcool en première approche, puis les épices, puis un fruité-fraises-framboises assez agréable. La finale est marquée par les fruits. L’ensemble est marqué par un alcool très fort, mais les saveurs demeurent bien assemblées. Définitivement, cette distillerie ne sait simplement pas comment faire vieillir son whisky!

Wasmund’s Single Malt Whisky

48% alc./vol.
Batch #6, 4 mois d’âge.

André 88%
Céréales mouillant dans le fond d’une brouette dont la peinture est écaillé donnant un léger goût de métal rouillé et ferreux. Sucré; bonbons aux arômes artificiels. L’arrivée en bouche est unique; claire et au goût des pastilles Fisherman’s friend et de Listerine. La finale quant à elle est une belle vague d’agrumes.

RV 81%
« Ne laisse personne indifférent » et « love it or hate it » sont des expressions trop souvent utilisés dans les critiques, mais cette fois-ci il faut bien l’avouer. Tabac très frais vraiment fort, quenouilles brûlées, presque (ou bien pour certain totalement) repoussant. Enlever le presque. Faut sérieusement compétition au Balblair 89 pour les pire nez de l’univers des whiskies, malgré qu’il soit à l’autre bout du dépotoir, plus prêt des matières toxiques que de l’égout. En bouche ça commence bien alors qu’il navigue sur de grosses vagues indescriptibles en arrivée, et la finale d’agrumes est très particulière et inattendue, avec un retour sur le cigare mais auquel tout ce qu’il y avait de désagréable se serait transformé en poussière. Des points en plus pour la particularité, or beaucoup en moins pour le nez (à 81%, imaginez la note s’ils pouvaient le corriger). Il ne faut pas toujours se fier à la première impression et ce n’est pas le genre de verre qu’on peut servir à l’aveugle ou à la bonne franquette quand on ne sait pas quoi ce servir.

Patrick 0%
(Surnommé affectueusement Wasmarde par Patrick) … Nez toxique qui rappelle l’odeur émanant des égouts sortant d’une usine illégale de produits chimiques. Le mot infect est faible. Imaginez un étang ultra acide au point que tout ce qui y plonge se met à faire des bouillons pour être rapidement décomposé. Selon le SIMDUT, on devrait apposer sur la bouteille un logo avec une tête de mort dans un octogone. Je n’ose pas y goûter. Cachez la bouteille pour ne pas que les enfants puissent s’en approcher. Cette bouteille provient probablement d’un entrepôt de matériel de torture de Guantanamo. En temps de guerre, la convention de Genève la prohiberait. Les fabricants devraient être poursuivis pour crimes contre l’humanité. Les stocks ne devraient pas être détruits car ils risqueraient d’endommager l’ensemble de la biosphère. Nous devrions plutôt les entreposer avec les déchets radioactifs au fond d’une mine abandonnée. Santorum? Compte tenu que je n’ai pas le droit de donner une note négative, je lui accorde généreusement zéro.

Wasmund’s Single Malt Whisky

48% alc./vol.
Batch #31.

André 78%
Radis rouges. Herbeux et quelque chose de difficilement descriptible en bouche. Pas plus agréable qu’il faut. Ça cloche du début à la fin pour cette batch. Quelle débarque après la surprise de la Batch 6 qui m’avait tant impressionné. WFT Rick !!!?

RV 84%
Encore un Wasmund’s difficile à apprivoiser, mais comme une belle petite sportive en sueur, il ne faut pas se fier et laisser altérer son jugement qu’à cette première impression olfactivement à défaut de manquer toute une bouche. Fumée de cigare un soupçon cartonné accompagné d’un brin de rhubarbe. Beaucoup de rhubarbe en bouche, puis un éclair indescriptible (même après la 3e gorgée) où la foudre touche terre. La finale est de très bonne longueur, portant sur un caramel terreux apaisant. Notablement meilleur que les plus vieilles batches, avec une inclassabilité qui lui vaut des points.

Patrick 3%
AVERTISSEMENT DE RISQUE POUR LA SANTÉ – Santé Canada avise les consommateurs de ne pas prendre de ce whisky. Ce whisky ne doit pas être consommé en raison de risques de problèmes de foie, de troubles hépatiques, de troubles rénaux, de maladie des gencives et de perte de dents qu’il peut engendrer. De plus, les gens en ayant consommé régulièrement ont été atteints de troubles mentaux sévères ayant nécessité une hospitalisation prolongée. Les consommateurs de ce produit devraient consulter leur médecin s’ils présentent des symptômes tels que nausées, vomissements, crampes abdominales, fièvre, fatigue et ictère (urine foncée, jaunissement du blanc des yeux).

Wasmund’s Single Malt Spirit

62% alc./vol.
Distillé le 22 juillet 2009, moins de 30 jours d’âge. 100% d’orge maltée à la main.

André 82%
Maïs au beurre chauffé, pommes vertes. Soyeux en bouche. Au départ, le maïs se présente mais sur fond par la suite sur le mélange de grains variés. L’alcool mène le tout jusqu’en finale où le 62% d’alcool semble s’apprivoiser sournoisement.

RV 81%
D’avantage une expérience qu’autre chose, mais assez bien pour réchauffer. Violente au nez, avec de l’orge on-ne-peut-plus-standard. En bouche on dirait que ça va s’évaporer comme s’il s’agissait d’un alcool à 75% mais le liquide reste bien là avec l’orge un tantinet terreux, sans grand aftertaste sauf le grain à la base de l’expérience.

Patrick 78%
Vapeurs assez sucrées, avec soupçon de céréales. En bouche, on découvre les avantages du vieillissement en fût : Ca goûte l’alcool, et pas grand-chose d’autre! Bon, quelques épices, un peu de céréales qui semble avoir trop trempé dans l’eau. La finale est plutôt courte, mais l’ensemble manque plutôt de finesse…

Waterford Organic Gaia Edition 1.1

50% alc./vol.
Barrel types: first fill ex-bourbon casks, virgin oak casks, premium ex french oak casks, vin doux naturel casks.

André 76%
Une tonne de vanille, tarte au citron avec crème fouettée, grains de céréales au miel. Ça sent le tonneau de bois à plein nez et l’alcool encore jeune. Je ne suis pas fan du tout. La bouche est monopolisée par l’alcool, les essences de bois sont fortes et déstabilisent l’ensemble. Encore les notes de zeste de citron et d’oranges, vanille, abricots, poires et beaucoup d’épices (gingembre, poivre), essence de bois verdâtre. Courte finale, acérée et épicée.

Patrick 89%
Un délicieux whiskey irlandais, le genre de whisky sans artifice qui tombe pile dans ma palette de goût. Complexe et raffiné, il s’agit d’un whisky qui n’est pas fait pour les masses, mais pour une poignée d’élus qui sauront l’apprécier à sa juste valeur. Nez : Un délicieux parfum regorgeant d’agrumes, mais avec aussi quelques algues, une goutte de caramel salé, du peppermint et les arômes d’un champ de céréales après la pluie. Bouche : D’abord une planche de chêne séché, puis une pointe de poivre rapidement emportée par une vague de caramel écossais. Le tout est complété par des cerises, du malt et des épices à steak Et porté par une délicieuse texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, plutôt maltée et discrètement sucrée.

Martin 79%
Nez: Céréales jeunes, crème pâtissière, pâte feuilletée, fruits tropicaux et sucre en poudre. Touche de vanille et d’herbe. Chêne et alcool. Jeune mais tout de même appétissant. Bouche: Sucre en poudre, foin, bois, alcool, poivre et fruits tropicaux. Les tannins du bois sont ultra-présents. Trop jeune et agressif, le nez a essayé de nous prévenir, mais bon. Finale: Chaude et épicée, poivre, bois, quelques fruits à chair blanche, sucre blanc, touche de vanille. Herbe et jeunesse du spiritueux. Équilibre: Quand même un effort louable, mais ces produits doivent vraiment prendre un peu de maturité pour nous surprendre.

Waterford Peated – Lagken 1.1

50% alc./vol.
Distillée à partir d’Arcadian Barley cultivée sur le domaine, l’orge a été séchée avec de la tourbe irlandaise. Fruit d’un mélange de 39% First Fill U.S. barrels, 20% Virgin U.S. barrels, 18% Premium French et 23% Vin Doux Naturel casks. Avec un taux de 57ppm il est le Irish whisky le plus tourbé jamais produit. À titre comparatif, le Connemara est tourbé à 14ppm. Édition de 8000 bouteilles.

André 84%
Grains de céréales Sugar Crisp dans le jus d’orange, poires, vanille crémeuse et sel de mer séché sur des galets au soleil. En bouche, c’est crémeux et la fumée de tourbe terreuse est bien statuée. Côté texture, ça me rappelle le Arran Bere Barley gouté voilà quelques années. Miel et vanille, grains de céréales séchés, fumée de tourbe terreuse, bois de chêne et caramel. Après 3-4 lapées, j’ai des notes de fermettes en bouche, à la limite des notes terreuses. La tourbe développe des saveurs de menthol. Finale minérale et maritime, sur les céréales séchées principalement.

Waterford Peated Ballybannon 1.1

50% alc./vol.
Produit à partir d’orge Laureat cultivée à Ballybannon Farm en 2017, le malt a été tourbé à 47 ppm et a fermenté pendant 167 heures avec de la levure Mauri. Le whisky a été élevé dans des fûts de premier remplissage d’ex-Bourbon, Virgin American, ex-French Wine et Vin Doux Naturel. La batch est composée de 39% First Fill American Barrels, 21% Virgin American oak Barrels, 21% Premium French Barrels et 19% Vin Doux Naturel Casks.

André 85%
Demandant du temps afin de s’ouvrir et s’équilibrer. Nez s’ouvrant sur les cosses d’oranges et le zeste de citron, puis tourbe végétale très singulière. Le malt demeure bien en évidence comme note de tête au nez. En bouche, le whisky affiche une texture appréciable malgré de bonnes épices. Compote de banane, zeste de citron, abricots, pommes vertes, miel, vanille, fumée de tourbe terreuse et poivrée. L’équilibre général est vraiment agréable. Finale tropicale et citronnée, remplie de fumée terreuse aux accents maritimes. C’est plutôt rectiligne comme présentation mais ça a le mérite d’être bien conçu. Pas mal mon Waterford préféré de la gamme.

Patrick 89%
Un très bon whiskey présentant une belle fraîcheur, une grande complexité et une belle balance. Nez: Un mélange étonnant de fumée de tourbe et d’herbes faisant presque penser à un gin avec une bonne dose de chêne. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus intense, mais toujours accompagnée d’herbes et d’épices me rappelant un gin, et plein de chêne cramé. Et, après quelques gorgées, j’y retrouve aussi de discrètes agrumes et des fruits tropicaux encore plus discrets. Finale : D’une belle longueur, fraîche et fumée.