Hellyers Road 10 ans Original Tasmanian Single Malt

46% alc./vol.

André 85%
Pommes poires, vanille, céréales au citron. En bouche la texture est intéressante, crémeuse, avec des notes d’amandes, de noix de coco et de crème vanille avec une larme de citron. Y’a par contre quelque chose en finale de bouche qui m’accroche un peu, un côté asséché qui tranche abruptement avec les douces saveurs de la bouche. Un mélange de chêne et d’épices asséchantes un peu bizarres. La finale déséquilibrée, et se terminera par le retour de la vanille, des poires et de la crème saupoudrée d’épices. Pas un mauvais whisky, mais les transitions entres les chapitres sont un peu boiteuses.

RV 87%
An upside down whisky from the land down under. Non. Non. Non, ce n’est pas un whisky, mais quelque chose de vraiment appétissant aussi. Belle profondeur olfactive qui s’envole vite, donc la hâte de goûter fait rapidement découvrir un whisky mi-orge, mi…quelque chose mystérieusement savoureux. Finale encore plus bizarre, empreinte de fusain et de cendre, qui conclue bien ce whisky challengeant mais qui récompense bien les papilles.

Henry McKenna Straight Bourbon

40% alc./vol.
Heaven Hill Distillery, Kentucky, USA.

André 81%
Pacanes et carré de miel au nez. Surprend en bouche par son évolution en crescendo et ses notes sèches qui s’accompagnent d’épice et de nougat. Finale étonnamment longue ou le taux d’alcool est plus affirmé. Kick de bonbons After Eight passé date en finale.

RV 82%
Nez tout en fumée avec une légère levure aigre le tout saupoudré d’une fine poussière cireuse de warehouse. L’arrivée en bouche est hyper sucrée, mais par contre ce sont des tons de grains beaucoup plus aigres qui tiennent la finale et l’aftertaste. On dirait presqu’un très bon produit qu’on aurait retiré trop rapidement de sa production complète. Bon rapport qualité/prix pour une curiosité étonnante sur le coup mais dont j’ai peur de rapidement oublier.

Hepburn’s Choice Auchentoshan Single Cask 11 ans 2001

46% alc./vol.
Embouteillé en 2013, 396 bouteilles.

André 88.5%
Un Auchentoshan Virgin Oak en plus docile, c’est frappant le lien qu’il y a à tirer entre les deux expressions. Poires et pêches, vanille crémeuse, fruits exotiques, citron, rehaussé d’une pincée d’épices poivrées avec parcimonie, touche boisée distinctive du fût de chêne. La bouche est un peu trop ‘’flat’’ en approche, je ne comprends toujours pas l’idée d’embouteiller un single cask à 46% d’alcool… Arrivée feutrée, belle texture huileuse, puis montée en puissance du poivre et des épices avant que le citron et les agrumes reprennent du terrain. Je dois dire que le poivre étonne étant donné la douceur du nez et du taux d’alcool. La sensation en bouche s’en retrouve décuplée, bien charpentée sans être agressive. Finale parsemée d’herbe fraichement coupée, de vanille, de citron et d’agrumes, de noix non salées, le tout recouvert de poivre et d’épices. Une belle découverte, qui a su garder la ligne directrice de la distillerie.

Patrick 77%
Presque mauvais, mais définitivement une déception. Nez : Poche de hockey après les finales. Puis, pêches crémeuses, fruits exotiques et vanille. Bouche : Arrivée sans relief, mais suivie d’une vague d’agrumes et de poivre, malheureusement démolie par le jus de la poche de hockey. Finale : Longue et poivrée, mais un peu tout croche.

Hepburn’s Choice Blair Athol 10 ans

46% alc./vol.
Single cask, distillé en 2002 et embouteiilé en 2013, 378 bouteilles.

André 78%
Porté sur la poire et la pomme poire, les céréales fraiches nappées de miel, un peu de caramel, de la crème vanille. Pas de mauvaise conception mais aussi avec rien de bien singulier. La bouche est agréable et sans prétention, les poires encore, texture crémeuse et les grains de céréales concassés. Il y a quelques saveurs qui me rappellent encore le virgin oak cask, un edge fruits tropicaux crémeux bizarre, les noix, les raisins et le caramel. Finale douce et un peu trop dilué à mon goût personnel. Bien qu’agréable, ce whisky manque de panache et est un peu chancelant. Le rapport qualité-prix laisse peut-être lui aussi un peu désirer mais n’en demeure que les éditions de Blair Athol sont fort rares sur les tablettes de la SAQ alors question d’explorer, c’est un détour fort agréable.

Patrick 81%
Un bon whisky , sans plus.  Nez : Bel orge sucré avec une subtile touche de fruits et d’agrumes.  Le tout est complété par le sucre d’orge et une note de chêne.  Bouche : Orge sucré et épicé.  Touche de poivre et de… Sable.  Finale : D’une longueur moyenne et poussiéreuse.

Martin 81%
Une autre expression de la pâleur d’un chardonnay sec. Nez: L’orge sucrée est au rendez-vous, suivie de quelques fruits dans un yaourt nature avec un filet de miel. Très facile d’approche. Bouche: Caramel, vanille, et crème anglaise sont immédiatement ce qui marque le plus au palais. Quelques fruits tropicaux avec un peu de chêne salé viennent en complément au corps principal. Finale: Épices, poussière, noix et restant de caramel nous accompagent sur cette déscente excessivement courte, quoique plaisante. Équilibre: Bien que ce soit un dram très agréable et facile d’abord, son prix et sa rareté en font une curiosité, pas plus.

Hepburn’s Choice Caol Ila 9 ans

46% alc./vol.
Sherry cask

André 91%
Une bonne pointe de fumée et de bois brûlé à la première sniff et avant l’avalanche de fruits secs et de pâte de fruits. J’ai des arômes de dattes, de raisins secs, de cerises noires, cendre de feu de foyer et d’oranges sanguines. Une fois le whisky stabilisé après quelques minutes dans le verre et l’alcool un peu évaporé, la fumée est plus ronde mais plus intense. Texture en bouche très ronde et presque huileuse, les saveurs de fumée sont encore tout aussi puissantes, franches et un peu sale dans le style, notes de caramel brûlé et de viande fumée, fruits secs et un fond de fruits tropicaux frais et de sucre aussi. Longue finale, un peu tannique, sur les fruits sechés et de bois de charcoal.

Patrick 90%
Un scotch superbe, riche et intense. La tourbe écossaise à son meilleur. Un whisky surprenant par sa complexité et sa balance. Nez : Fumée de tourbe agréable, d’une intensité moyenne, avec un peu de cendres et une bonne dose de chêne. Bouche : De la délicieuse fumée de tourbe, avec de la suie, du sucre blanc et une tonne d’épices. Finale : D’une belle longueur, avec des notes de vanille qui adoucissent la fumée de tourbe.

Martin 93.5%
Nez: Oh my la belle tourbe pleine de viande fumée et d’épices à steak! Chêne brûlé, sauce BBQ, jerky et raisins secs. Dattes et xérès. Je capote! Bouche: Belle texture ronde mais pas trop, poivre et cannelle, raisins et vanille, touche de vin rouge et de bois. Bel amalgame, même si je trouve que par moments l’alcool veut nous livrer un petit uppercut sournois. Finale: On surfe sur une vague de sherry tourbé, les pieds bien ancrés sur une douelle de chêne bien carbonisée. Équilibre: Un superbe whisky, j’aurais été curieux de le goûter s’il s’était rendu à 10, 12 ou même 15 ans. Comme quoi il ne faut pas lever le nez sur les expressions d’embouteilleurs indépendants.

Hepburn’s Choice Tamdhu Single Cask 12 ans 2001

46% alc./vol.
Embouteillé en 2013, 367 bouteilles.

André 86%
Nez herbeux et vanillé, saveurs d’oranges et de miel. Je ne m’attendais pas à être désarçonné mais j’avoue que le nez est un peu soporifique. La bouche étonne par sa force et sa stature, épicé avec conviction, beaucoup de saveurs d’herbe et de céréales, cosses d’oranges, chocolat noir et encore cette sensation de virgin oak latente qui s’exprime via des notes de citron et de liqueur Limoncello. Finale sèche et épicée, le whisky étonne définitivement malgré son jeune âge, la finale est longue et bien soutenue.

Patrick 87%
Un whisky très estival. Heureusement que j’y ai goûté en juin, car dans 6 mois il n’aurait probablement pas eu une si bonne note!! Toujours est-il que ce soir, il fait chaud et que ce whisky est donc parfait pour l’occasion! Nez : Très herbeux, avec des notes d’orange et de miel. Agréable. Bouche : Herbes et épices en premier lieu, avec des notes plus subtiles d’orange, de chocolat noir et d’agrumes. Finale : Un peu courte, mais agréable.

Hepburn’s Choice Tomintoul 10 ans

46% alc./vol.
Distillé en 2006, embouteillé en 2016. Édition limitée de 654 bouteilles, Refill Butt Cask.

André 82%
Fruits tropicaux, ananas, zeste de citron, chocolat blanc, raisins et pommes vertes, crème pâtissière, vanille et miel. Belle fraicheur au nez avec une touche d’épice et de bois séché. La bouche est un peu quelconque, la texture est un peu insipide sans être désagréable. Côté saveurs, des fruits à chair et des fruits tropicaux, céréales séchées nappées de miel et de poivre, raisins verts, citron et ananas. Finale un peu pointue, où les épices et le poivre se jumèlent aux notes de bois à la fois verdâtre et séché.

Patrick 85%
Un beau whisky savoureux et agréable. Nez : Parfum léger de fruits tropicaux, avec une touche de vanille et de bois. Bouche : Les fruits tropicaux sont ici plus marqués, ainsi que du bois épicé et un peu de vanille. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Hepp Single Malt Uberach

55% alc./vol.
Le single malt Uberach, appelé aussi WAT, pour l’expression bien française « Whisky Authentic Terroirs », provient de la distillerie HEPP située à Uberach en Alsace (France). Cuvée limitée à 350 bouteilles, élevée en barriques de vin jaune et disponible chez seulement 6 « cavistes » en Alsace. Merci à Guy (le voyageur) et Patrick (le caviste) pour cette opportunité!

André 84%
Oranges confites, poires, céréales au miel, pommes poires. Aspect licoreux au nez saupoudré d’épices. Encore plus d’oranges et de poires en bouche, la texture arrondit le taux d’alcool. Oranges et poires, agrumes, poivre, pomme poire, zeste de citron, céréales au miel, vanille, quelques notes de chêne. Style craft distillery. Finale plus effilée, poivrée et épicée.

Patrick 90%
Nez : Effluves riches et agréables marquées par des notes vineuses et sucrées, rappelant en fait des pommes jaunes bien mures. Bouche : Sucre trèèèèès intense comme j’en ai rarement vu dans un whisky. Mais n’allez pas vous attendre à un doux! Ce whisky est plutôt un poids lourd de l’intensité qui mettra KO le poids plume qui n’est pas sur ses gardes. Les pommes jaunes sont toujours présentes, avec une bonne note de chêne épicé. Finale : Interminable. Balance : Unique! Quel punch! Quelle originalité! Les producteurs de ce whisky ne sont pas des artisans, mais des artistes!

Martin 86%
Nez: Semble assez jeune et fougueux. De généreuses notes de vin ouvrent le bal, suivies de pommes et d’épices. De pain d’épice en fait. Bouche: Le sucre et les épices ne laissent pas place à trop d’interprétation. Assez intense au niveau du taux d’alcool, presque trop. Le chêne sec conclut l’expérience. Finale: Forte et longue, sur les notes susmentionnées. Équilibre: Très singulier, un whisky comme on en voit peu. Je trouve personnellement son éventail de saveurs un peu limité. Peut-être en coupant, blasphème, un ou deux degrés d’alcool?

High River Canadian Whisky

40% alc./vol.

André 78%
C’est comme ça que je m’imagine ce qu’est de passer une semaine à Saskatoon l’hiver à -40. Juste platte. Nez légèrement cireux, cerises noires, oranges et poivre broyé, caramel, cassonade et sirop d’érable, très axé sur les céréales séchées. À l’aération, note de peroxyde. En bouche, planche de cèdre rouge, cassonade et sirop d’érable, gros caramel chaud, bois d’oranger. Finale plate, sucrée et boisée.

Martin 85%
Nez: Caramel grillé, noix, bois et orange. Épices et fruits rouges. Beau mélange de grains, bel équilibre. Bouche: Fruits au sirop, miel et eau d’érable. Belle épices avec une touche d’acétone subtile. Finale: Fruits, rye et épices. On sent bien ici le combo maïs et seigle. Touche de chêne. Équilibre: Un beau blend d’entrée de gamme. Je le mesurerais sans gêne à mon bon chum le Wiser’s Deluxe.

High West « A Midwinter Night’s Dram » Act 28

49.3% alc./vol.
Acte 28, Scène 334.

André 94%
Un whisky unique, vraiment… unique. Nez qui représente tout un défi pour le dégustateur… mélange de rye, de fruits secs exubérants, de vin rouge, un blend de framboises sauvages et de cerises, de prunes et une superbe texture veloutée et crémeuse au nez. Avec un peu de patience, le rye s’adoucit encore un peu plus, les quelques épices discrètes du nez sont bercées par les soupirs du vin rouge et des fruits sauvages. Le nez pendu au bout du verre et les notes de vanille et de noix de coco apparaissent de nulle part, mais une fois en bouche, les notes de vin rouge et de fruits secs, de raisins mauves, de prunes et de pâte de fruits dans une douce tempête de rye épicé est déstabilisante… Finale sans fausses notes, les fruits encore et encore, le raisin, le caramel et le chocolat noir, une pincée de cannelle et d’épices. Superbe, de l’ouverture à la finale.

Patrick 92%
Un grand dram ideal pour les nuits d’hiver, mais aussi pour toutes les autres nuits de l’été. Une autre preuve que les ryes sont d’excellents whiskys qui ne demandent qu’à être découverts, quoiqu’en pense la SAQ. Nez : Parfum complexe faisant penser à un rye qui aurait subi un vieillissement en fûts de vin (dégustation faite à l’aveugle : en effet, il s’agit d’un rye vieillit entre autres dans des fûts de porto). Bouche : Céréales épicées, fruits mûrs, chêne brûlé et pointe subtile de vanille. Très intense et savoureux, tout aussi bien balancé! Finale : Longue et intense, marquée par les fruits mûrs et le chêne brûlé.

Kim 82%
Nez : Caramel et tabac, c’est terreux pas déplaisant. Mélasse de grenade, carvi, graines de cumin. Bouche : Oh boy, j’aime les épices mais là c’est un peu intense. Mélasse (mais pas de grenade) avec le côté ferreux. La finale est looongue, comme si les épices allaient habiter ma bouche le reste de mes jours.