High West Distillery Bourye – Batch 18530

46% alc./vol.
Mélange de whiskeys de plus de 10 ans

André 86%
Nez cireux, rye épicé et poivré, pomme caramel, cerises, fruits secs, vanille, herbe verte mouillée, cannelle, une touche de bois brûlé aussi. C’est toujours étonnant de voir comment le rye peut prendre de la place sur le tableau des saveurs, tout comme la tourbe dans les whiskies Écossais. La bouche livre une belle onctuosité et beaucoup de fruits secs, d’oranges et de cerises. Sensation cireuse encore présente que des épices poivrées tranchent avec force. La finale de bouche est meublée de bois de chêne brûlé et de cannelle, de rye poivré et de pelures de pommes recouvertes de cire.

Patrick 88%
Un whiskey qui a su rencontrer toutes les attentes de l’amateur de bourbon et de rye que je suis! Superbe! Je suis bien content de mon achat! Nez : Le parfum est celui qu’on est en droit de s’attendre d’un whiskey nommé « Bourye », soit un mélange d’arômes de bourbon et de rye. Bouche : Un bourbon bien épicé par le seigle, ou un rye avec le délicieux sucre du maïs typique du bourbon. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Délicieux! Finale : D’une superbe longueur, intense et savoureuse.

Martin 88%
Nez: Caramel chauffé, zeste d’orange, seigle bien poivré et une flèche de tabac aromatisé. Bouche: Texture ronde et onctueuse, sur des notes de vanille, de cannelle, de miel, de cuir et de fruits secs. Finale: Longue, boisée, légèrement mentholée et sucrée. Équilibre: Un whiskey élégant et harmonieux, alliant complexité et buvabilité avec la signature raffinée de High West. Bon, je retourne mettre une bûche dans le feu.

High West Double Rye – Batch 16FO8

46% alc./vol.

André 88%
La puissance du rye et de la réglisse rouge poivrée. Bouche puissante, le rye, clou de girofle, le gingembre, la couleur rouge, poignée de réglisses rouges, grains de poivre concassé, cerises Cherry Blossom, chocolat noir et caramel, pomme rouge cireuse. Finale poivrée, puissante et longue, très représentative du style. Un bon rye qui ne réinvente pas le style mais de conception juste et plaisant à siroter.

Patrick 80%
Presque. Mais pas tout à fait. Bug au niveau de la distillation, ou whisky trop jeune ? Tout de même bon, mais a le potentiel d’être vraiment mieux. Nez : Surprenant nez sucré et fruité, où les notes typiques du seigle sont plutôt discrètes. Bouche : Ici par conter, on retrouve une belle tonne d’épices, du chêne brûlé, de la cassonade du clou de girofle et quelques fruits subtils. Par contre, j’y trouve aussi une note métallique qui, quoique discrète, fait dérailler l’ensemble du train. Finale : D’une belle longueur et très épicée.

High West Double Rye Manhattan Finish

50.6% alc./vol.
Barrel 1805

André 85%
Très rye au nez, avec les épices et les cerises distinctives, cannelle, vanille et cire de chandelle parfumée aux fruits, poudre des paquets de gomme Bazooka, sucre. Le nez est liquoreux et la bouche confirmera cette sensation avec sa texture amoureuse et ronde, presque collante. En bouche ; cerises noires, fruits secs, cannelle et vanille. Poignée de bonbons en forme d’ourson en gélatine, cette texture moelleuse et le sucré intense avec ces saveurs de fruits intenses. Saveurs herbeuses, presque mentholées bizarre. Le taux d’alcool est plus présent en finale et avec les épices et la cannelle, cela laisse une sensation légèrement brûlante sur le bout de la langue et aux coins de la bouche. La finale est très épicée et poivrée, étouffant presque les fruits rouges et la cerise noire, très astringent. Un whisky au style intéressant mais a l’équilibre discutable.

High West Rendezvous Rye

46% alc./vol.
Batch 44. Un Straight Rye Whisky conçu par une micro distillerie de l’Utah provenant d’un mélange d’un whisky du Kentucky de 6 ans à 95% de rye et un whisky de 16 ans à 80% de rye.

André 86%
Cosse d’orange accompagné de quelque chose d’acide et d’un peu sec. En bouche c’est plus le caramel écossais et la vanille et il est aussi très fruité (purée de bananes, goyaves ?) La finale est soyeuse et est un beau retour sur les oranges. À boire rapidement car il est très changeant et s’évente facilement. N’est certainement pas l’image que l’on se fait des bourbons, mais ne manque pas de singularité et d’originalité. Un peu cher, mais pour encourager les nouvelles distilleries, on peu bien allonger quelques dollars de plus.

RV 83.5%
Ok… c’est un whisky ça, pas un gin? L’Utah, c’est vraiment vraiment loin du Kentucky. Et le rye n’est lui aussi vraiment pas loin, et surpasse la vanille qui adoucit néanmoins un peu le tout. En bouche, le rye est encore plus et même presque trop puissant, et la réglisse me donnerait presque envie d’essayer un ou deux gins. Je me répète : c’est un whisky ça? Très féminin comme boisson, mais il faut être ouvert à la nouveauté avant de l’essayer; pas le genre à ouvrir après 8 Islay de suite. J’apprécie, mais difficile à classer par contre avec ses allures de drink pré-mixé. Par contre, à 86$, trop cher même si la distillerie le vend probablement pour financer leurs whiskeys tirés de leur propre alambic.

Patrick 84%
Une batch de gin qui aurait pris le mauvais aiguillage à l’embouteillage? Ou plutôt de vodka??? Au goût, la saveur rappelant un whisky canadien nous confirme qu’il s’agit bien d’un rye. Le premier goût qui nous frappe est un peu déséquilibré, mais la succession de saveurs de vanille, poire, ananas, réglisse et autres saveurs intrigantes rendent ce whisky très intéressant.

High West Silver Western Oat

40% alc./vol.
Recette à 85% d’avoine et 15% d’orge, non âgé. Essay #13DIS, Bottle #1541

André 79%
Vite comme ça, cela a plus des ressemblances avec de la Grappa que du whiskey, à la limite, un Corn Whiskey peut-être mais faut être imaginatif. Le nez est vraiment sucré, grappe de raisins verts, céréales séchées, tarte à la lime et citron et crème fouettée, coconut séché. Le nez a quelque chose de vraiment inattendu et j’avoues que je prends beaucoup de plaisir à chercher les spectres de la palette aromatique. Malheureusement, la bouche n’aura pas le kick du nez malgré une arrivée de salade de fruits frais en approche et une grappe de raisins verts, un taux de sucre appréciable, la texture est moche et diluée et les saveurs de new make dominent l’ensemble des saveurs. La finale quant à elle a des allures de new make spirit aromatisé, jus de salade de fruits et de raisins et de corn whiskey. Tiens plus de la curiosité qu’autre chose mais serait bien drôle de voir la réaction des gens si servi dans un blind tasting.

Patrick 86%
Nez: céréales sucrées et fruitées.  Bouche: Comme mordre dans de l’ avoine mouillée.  Très sucré, et un peu fruité.  Finale:  Une belle longueur, qui s’étire sur une note d’ avoine en poudre.  Balance: Bien équilibré, simple et efficace, que j’utiliserais toutefois pour un cocktail.

RV 86%
Le penchant californien des corn whiskies? Au nez de mi-chemin entre la vodka de grain à goût très prononcé et le new make, la bouche présente de son côté du blé et du vinaigre, ainsi que de belles épices. La finale quant à elle appartient d’abord à l’orge puis au blé, le tout dans une chaleur très persistance, de longueur presqu’incroyable pour un whiskey non âgé. Mis à part son prix élevé, est tout ce que le White Owl Whisky aurait dû être: innovative, appropriée pour la mixologie, et surtout, bonne.

High West Son of Bourye

46% alc./vol.
Batch 8, bouteille 213. Créature étrange issue d’un Bourbon de 5 ans (75% maïs 20% seigle 5% orge non malté) et d’un RYE de 3 ans (95% seigle 5% orge malté).

André 87.5%
Définitivement le rye, enrobé de cire. Les éléments épicés mis entre parenthèse par les oranges et les jujubes aux fruits. Rien d’épique en bouche c’est même un peu discret et tout en sous-entendus, doux, avec beaucoup de sucre et des vanilles du bois. C’est une bataille de tranchée, au corps à corps , presque intime entre le bourbon et le rye et ça se sent, se goûte à tout les niveaux. Beaucoup de saveurs d’orange et de sucre jusqu’à la finale, toute paisible et en finesse. Un whisky innovateur, intriguant et inhabituel.

Patrick 86%
Sent le bourbon… Ou presque! On sent le whisky de maïs légèrement épicé, mais pas la cerise typique. Tout de même très agréable. En bouche, de belles épices de bourbon, du maïs, se terminant sur une finale un peu sèche. Simple et efficace.

Martin 77.5%
Nez: L’alcool prend énormément de place au début. Il faut donner la chance à cette expression de respirer et de s’ouvrir un peu. Elle nous récompense par la vanille du bourbon, lavande et savon avec une pointe de bubblegum. Bouche: Le maïs du bourbon frappe à la porte en premier, on ouvre et il nous présente ses amis vanille et petits fruits. Le seigle est excessivement timide, on lui offre un verre et il nous dit après huit fois qu’il veut juste de l’eau. Finale: Solide finale bourbonnée. Maker’s Mark en pleine gueule. Je dois lui reprocher par contre d’être aussi original que son nom. Équilibre: À souligner la présence sur l’étiquette de Jackalopes, une sorte de croisement mythique farfelu entre un lièvre et une antilope. Un animal dangereux selon les experts de la distillerie. Voyage au pays de l’étrange. Je ne serais pas surpris de me faire offrir un verre de ça dans le whisky room de David Lynch.

RV 84.5%
Lignes sobres, couleurs simples; l’esthétisme ne nécessite pas toujours la complexité. Tenant plus du bourbon que du rye, malgré tout le genièvre pur et très végétal se fait sentir. Un bon blend chaud et indéfini, autant en bouche qu’en finale il s’agit du même jeu: d’abord le bourbon poussiéreux, puis une étonnante transition au rye qui est très naturelle. Côté originalité on repassera mais ce whisky « 2 pour 1 » vaut le détour, si ce n’est que pour le construire et le déconstruire gustativement parlant.

High West Whisky American Prairie Bourbon – Batch #21L17

46% alc./vol.

André 88%
Oranges, cassonade, fruits rouges et cannelle gorgée d’épices, anis, vanille. Beau sucre résiduel qui se répètera en bouche. L’ensemble est gourmand, agréablement sucré. Les notes de cannelle et de réglisse sont bien définies, auxquelles s’ajoutent de la cassonade et du sucre de maïs. On a presque aussi des notes de miel. Très belle texture, chaude et moelleuse, très charnue aussi au fil des gorgées. Finale sensuellement fruitée, fruits secs, caramel, miel et vanille.

Highgrove Laphroaig 12 ans

46% alc./vol.
Cask #3009, Distilled 17/08/2004, Bottled 01/2017, Bottle #189. Distillé à partir d’orge organique Écossaise provenant de la région d’Inverness-Shire, vieilli en first fill bourbon cask et embouteillé spécialement pour Highgrove, la Maison officielle du Prince Charles.

André 90%
Superbe nez, calme même si maritime, camphré et tourbé remplie d’herbe verte. La tourbe est subtile et en retrait, vraiment douce, vanillée, bonbons menthol, pommes vertes, poires, camphre, réglisse noire, influence maritimes indéniables. La bouche est soyeuse, hyper belle texture crémeuse, tourbe maritime, camphre, asphalte chaud et anis, réglisse noires, sel de mer, vanille crémeuse intense. Au départ, le whisky étonne par sa douceur mais les saveurs prennent place avec beaucoup plus d’assurance au fil des lapées, la texture en devient huileuse, mouth coating, superbe. Le sel de mer pétille sur la langue en finale, la tourbe se dissout lentement sur la langue en laissant une sensation cendreuse et poudreuse inusuelle. L’effet camphré rend la bouche fraiche et on arrive même à distinguer quelques notes d’agrumes citronnées en arrière-plan et une bonne dose de sucre résiduel mélangé d’une pincée de sel de mer et de poivre noir. Ce Laphroaig est un délice à l’approche inoffensive mais qui montre ses dents (pas ses oreilles) après quelques gorgées.

Patrick 90%
Un excellent Laphroaig, dont le temps a légèrement adouci la tourbe mais pas sa qualité. Nez : Fumée de tourbe, agrumes, poivre et touche de vanille. Appétissant! Bouche : Bois brûlé, épices, fumée de tourbe, vanille, agrumes et poivre. Finale : D’une belle longueur, d’abord fumée, puis évolue vers des notes d’orge séché.

Martin 90%
Nez: Tourbe salée et iodée, caramel et herbe. Pommes vertes et raisins blancs, sel de mer. Bouche: Texture ample et chaude, tourbe, sel, citron, anis, cendre et épices. Un joli caractère. Finale: Fleur de sel et sucre en poudre. Bois et tourbe camphrée. Belle longueur. Équilibre: Bel embouteillage, un Laphroaig à la hauteur, doux et ferme à la fois.

Highland Harvest Organic Grain Blended Whisky

40% alc./vol.

André 72%
Céréales au miel, fond d’alcool. Bien sucré en bouche, toujours mielleux et démontrant une certaine onctuosité, crémeux. Presque agréable sans pour autant démontrer de la complexité et de la diversité. Ressemble plus à un alcool pour la mixologie qu’Un réel whisky, quelque chose d’aromatisé au miel, une liqueur peut-être. L’alcool est plus perceptible en finale où les divers éléments sucrés semblent partiellement s’effacer.

RV 72%
Sent le gâteau, le marshmallow blanc; très sucré. Highland Harvest – Dans le style pas original, blé comme le dessin sur la bouteille. Ca se poursuit en bouche.

Patrick 78%
Orge et céréales au nez. Au goût, le grain prends un peu trop de place. La finale disparaît rapidement. Un whisky très « céréales ». Rien de mauvais, rien de vraiment « outstanding ».

Highland Park 10 ans

40% alc./vol.

André 82%
Étonnant un Highland Park si fruité et tourbé, une tourbe florale et parfumée au miel de bruyère. En bouche, les oranges et les poires, le sel en acteur de soutien, le taux d’alcool est bien effacé pour moi et la texture en bouche en souffrira. L’apport de la vanille et des amandes est intéressant mais l’ensemble est trop doux. Finale mielleuse avec rappel maritime, touche de citron. Un whisky entre le 12 ans et le 15 ans actuel, à mi-chemin entre le cozy 12 ans et l’estival 15 ans. Mais pour 10$ de moins que l’édition phare de la distillerie de 12 ans, je n’hésite même pas une seconde. À souhaiter que Highland Park nous fasse pas le coup des no age statement tout comme Macallan.

Patrick 88%
Nez : Tourbe florale et mielleuse, le tout étant délicat et robuste à la fois. Bouche : Une belle tourbe fumée, mielleuse et florale. Pointe de citrons. Finale : Assez longue pour un 40%, fumée, épicée et avec une touche de poussière. Balance : Ne serait-ce de la finale un peu poussiéreuse, il s’agirait de l’un des meilleurs rapports qualité/prix sur le marché. L’ensemble demeure tout de même un excellent dram de tous les jours, le dram parfait à servir à la visite qui ne connait pas vraiment le whisky, mais à qui on veut servir quelque chose de différent sans se ruiner. Je recommande.

Martin 83%
Le verre affiche une pâleur digne d’un chardonnay plus que typique. Nez: Un fond timide d’agrumes et de miel est discernable, mais ce qui frappe le plus reste un vent de gras de fondue au fromage, de religieuse collée au fond du caquelon, bordé de notes de fumée et de gazon. Bouche: Douceur et équilibre emblématiques de la distillerie. Amalgame envoutant de céréales sucrées sirupeuses et de rayon de miel avec un fond de bruyère et de tourbe. Finale: On flotte doucement sur un franc et langoureux vent de tourbe citronnée et gazonnée. Équilibre: Une expression de départ pas assez solide à mon goût pour la renommée et l’héritage de Highland Park. Dans mon livre à moi, le 12 ans reste une base plus équilibrée, et pour dix dollars de plus avec un voyage en Ontario en moins, la question ne se pose même pas. Ça reste tout de même une belle occasion pour initier un néophyte aux scotchs des Orcades.

Kim 78%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Grain frais, un soupçon empyreumatique sur le caoutchouc, une touche d’eucalyptus et un bouquet garni évoquant la Provence. Bouche : Sec et goudronné, avec une finale très courte, sur le bois vert un peu sucré. Sans être mauvais, c’est un whisky de base.