Glenglassaugh 37 ans The Master Distillers Selection North America Exclusive

56% alc./vol.
Distillé en 1974 et embouteillée en 2011, édition limitée à 470 boiteilles.

André 92.5%
Nez puissant et rond; dattes, raisins secs et beaucoup d’épices. Le nez est légèrement agressif dû au mélange épices et taux d’alcool mais le fût de sherry apporte une dimension sculpturale ronde et féminine attrayante. La première impression en arrivée de bouche est ordinaire, la fluidité et la docilité du dit nectar est trompeuse car on a pas à attendre bien longtemps avant que les épices n’arrivent en force, suivront les raisins et les dattes du nez qui seront remplacées avant les fruits tropicaux, puis le sherry et quelques notes de cuir élimé. La transition sur le sherry est bien coordonnée et calmera le taux d’alcool un peu fougueux. Finale sèche mais avec beaucoup de caractère. Le sherry en évidence, le chocolat noir également, les fruits bien enlacés, Sherry Blossom. J’adore le style et l’assurance de ce single malt. Superbe.

Patrick 89%
Nez: Épices (hickory et bourbon) et pointe de xérès. Bouche : Bonheur! Une belle vague chaleureuse marquée par le xérès et les épices descend suavement sur ma langue le tout avec une texture plutôt envoutante. A la 2ème gorgée, s’ajoute des saveurs de chocolat noir, de cuir et de chêne. La finale est longue, chaleureuse et définitivement agréable. Balance : Les attentes étaient hautes, et elles ont été rencontrées.

Martin 89.5%
Son coloris ambré et orangé nous réconforte dans une belle promesse de régence du xérès. Nez: Sherry, bois et cerise noire. Copeaux de chêne BBQ. C’est surprenant comment on ne sent pas trop la force de l’alcool. Belles épices astringentes du xérès. Bouche: Il faut faire vite, car le taux d’alcool décoiffe avec une rapidité déconcertante. Un bel équilibre de vanille et miel, d’herbe et d’épices nous emporte dans un maelström de délicieuse intransigeance. Finale: Sherry, cerise noire et chocolat tout aussi noir pour finir sur les belles et longues épices caractéristiques des embouteillages de cette force. Équilibre: Excellent. Plutôt fort, mais assumé. Solide, sans peur et sans reproche. Remo sans arme et dangereux.

Glenglassaugh 39 ans The Master Distillers’ Selection

42.6% alc./vol.
Distilled 1972, Bottled 2012, Exclusively Selected for Kensington Wine Market, Refill Sherry Puncheon, Bottle #78 of 150.

André 91%
Un sherry cask sous le signe de la discrétion et de l’équilibre. Sherry chocolaté et bois toasted, cassonnade, oranges, cerises, gingembre. Vraiment superbe comme agencement de saveur et équilibre général. Cela me rappelle vieux Macallan comme style de sherry. Bouche douce et approchable, les épices sont plus évidentes. Vieux xérès chocolaté, mélange de cassonnade et de bois toasted. Réglisse, cerises et raisins, chocolat au lait et oranges sanguines, vieux cuir. Texture souple juste assez liquide. Belle et longue finale, un vol en parapente niveau saveurs, on se laisse emporter et envoûter par celles-ci, équilibre de l’intensité et saveurs typiques.

Glenglassaugh 5 ans The Octave Cask « Darlings Dram »

56.2% alc./vol.
Cask #SC55, Distiled 01/07/2010, bottled 09/09/2015

André 78%
Nez très fruité; raisins mauves, poivre avec finale d’épices et morsure d’alcool. Avec le temps le nez laisse supposer que le fût était tourné, de légères notes sulfureuses apparaissent, la bouche est très épicée, poivrée avec une discrète touche de sel. On devine la proximité avec la mer est l’influence prononcée du fût. Ce whisky livre une prestation dénaturée avec quelques répliques de mauvais goût aussi acerbes que les notes de sulphur tirées du fût. Pour l’exclusivité on est servi mais pour l’expérience générale, on repassera…

Glenglassaugh Blushes

50% alc./vol.

André 73%
La couleur donne le ton immédiatement, un cuivré vraiment insolite. Le nez évoque une piscine remplie de grains de céréales trempant dans le vin rosé. Définitivement infecte… Touche sucrée et fruitée avec beaucoup d’influences de copeaux de bois verts suivie d’une résurgence de raisins mauves et une pelletée de fruits secs et de poires mûres d’où ressort les grains de céréales marinés. Finale sur le grain et la compote de fruits. Pour le moins déstabilisant ce spirit…

Patrick 55%
Me rappelle un goût de vomi où se mélange bière et vin cheap.  Nez : Étrange parfum où se combinent les odeurs de new make spirit, de vin et de fruits pourris.  Bouche : Salede de fruits passée date, caramel moisi et épices du chêne.  Finale : Longue, chaleureuse et nous laisse une impression persistante de vomi dans la bouche.

Glenglassaugh Evolution

50% alc./vol.
Ex-Tennessee cask.
 
André 79%
Tarte citron et fruits tropicaux, irrémédiablement près du new make spirit, les céréales et l’alcool, la vanille et le beurre baraté, poires. Il faut définitivement aimer le style des whiskies avec peu de vieillissement, pas qu’il est de mauvaise conception mais plutôt que le style n’est pas à la portée de tous. Avec les temps, les oranges apparaissent aussi, les pommes et le toffee aussi, l’alcool est discret et bien niché au travers la palette d’arômes. La bouche est plus rêche et alcoolisée, même si filtrent à travers l’alcool les mêmes saveurs du nez (pommes, poires, citron), la vague alcoolisée surprend un peu après le nez si doux. Avec le temps, la vanille a presque complétement annihilée les autres odeurs du nez, c’est presque du chocolat blanc maintenant au nez, assez consistant d’ailleurs. Finale sur la réglisse noire et l’alcool, feeling poreux en bouche. De belle conception dans le style mais à considérer comme une exploration des variantes du whisky plutôt qu’un réel plaisir de dégustation.

Patrick 83%
Intéressant et prometteur pour le futur. Le goût en bouche est vraiment trippant, mais la finale est encore trop marquée par le « new make » à mon goût. Bref, à acheter pour la curiosité et pour patienter d’ici à ce que la distillerie puisse nous offrir un produit plus mature. Nez : Vanille, agrumes, beurre, poires et caramel. Doux et révèle un scotch assez jeune. Bouche : Beurre, pommes vertes, poivre, orge sucrée, caramel, bananes et surtout, jus de salade de fruits en cannes « Del Monte » et chocolat blanc. Le tout est complétée par une petite touche de épicée me rappelant un whisky du Tennessee. Finale : Un peu courte et dominée par des saveurs nous rappelant que le « new make » n’est pas trop loin.

Martin 79%
Regarder à travers son verre donne une teinte sépia à son univers. Nez: Assez jeune, vert et frais. Mélasse, un peu de new make sur les bords, agrumes et céréales. Bouche: Fruits tropicaux et vanille, crème, citron et mélasse. On nage encore ici dans des eaux jeunes. Finale: Ici le fût de chêne ressort avec une bonne dose d’épices lancée du haut de ses puissants 50% d’alcool. C’est alors qu’on perd heureusement son petit côté white spirit. Équilibre: Evolution comme dans « pas encore rendu à destination ». Manque vraiment de finition à mon goût. Tout de même une belle curiosité.

Kim 70%
Aurais-je le nez dans une poche de hockey? Juste à l’odeur, je n’ai pas trop envie d’y goûter. Ça sent le pied de bas, le sake et le shooter cheap. Malheureusement, ça goûte comme ça sent : fromage bleu, un peu d’herbe, vinaigre de cidre… bref bizarre. Honnêtement, sur le Tinder du whisky, je le « swipperais » à gauche automatiquement.

Glenglassaugh Revival 3 ans

46% alc./vol.
Au terme d’une longue période de sommeil, la distillerie de Glenglassaugh retrouvait en 2008 un second souffle de vie sous de nouveaux propriétaires. Voici donc le premier whisky créé depuis le redémarrage de Glenglassaugh, d’où son nom « Revival » (Renaissance) .Il est tiré d’un assemblage de fûts de premier et deuxième remplissage, qui connait ensuite un vieillissement supplémentaire dans des fûts de Xérès Oloroso de premier remplissage pendant 6 mois. Aucun filtrage à froid ni ajout de colorant.

André 85%
Superbe texture, tant au nez qu’en bouche. Se balançant entre les fruits et le grain et… la gomme Dentyne. Encore une fois la texture étonne, à la fois soyeuse et fluide, jouant la carte de l’ambiguïté entre les fruits macérés alcoolisés et le sucre blanc et la vanille. Un trip de texture plus qu’un voyage de saveurs et d’arômes. Mais quelle texture, wow!

RV 88.5%
Pas mauvais, j’aime l’odeur de grain vraiment pas subtil. Agricole, plein d’orge au gruau et une pointe de vanille. Un peu challengeant à l’entrée en bouche par la texture de slime et l’alcool qui semble fort, par contre, ça se corrige à la longue. La finale est longue et me fait un peu penser au Roughstock. Hormis la texture, c’est poussiéreusement exquis.

Patrick 80%
Un nez frais avec des touches de cerises, de vanille et de malt. En bouche, un chaleureux mélange de cerises, de céréales épicées et de vanille. La finale s’étire malheureusement sur une fausse note de soufre. Dommage. Bien bâti, ce whisky a peut être payé pour un choix de fût douteux.

Glenglassaugh Sandend

50.5% alc./vol.
Maturation en Ex-Sherry, Ex-Bourbon et Ex-Manzanilla Port casks. La distillerie est située sur la côte accidentée du nord de l’Aberdeenshire, nichée derrière le magnifique paradis des surfeurs, la Sandend Bay.

André 87%
Pommes jaunes Délicieuses, poires et ananas en ouverture, sucre naturels et fruits tropicaux dans un édredon de vanille et de miel crémeux. En bouche, petite morsure de poivre et de sel de mer, puis grosses influences du bourbon cask sur les fruits tropicaux. Je cherche l’apport du Sherry et du Port cask. Notes de sucre à glacer, vanille, miel, poires, melon au miel, abricots. Finale plus pointue où l’alcool est plus ressenti, parfumé de gingembre et de poivre se mélangeant au sucre en poudre. Faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié un Glenglassaugh.

Patrick 89%
Un très bon whisky d’une belle complexité. Oui, ma bouteille se vide assez vite, merci! Toutefois, je n’irais pas jusqu’à dire, comme le magazine « Whisky Advocate » que c’est le meilleur whisky de l’année. Nez : Un beau parfum frais ou de mélangent les fruits tropicaux, de subtils effluves de sel marin et quelques gouttes de caramel et de vanille. Alléchant, j’ai passé pas mal de temps à le humer avant d’y goûter. Bouche : Porté par une belle texture, le whisky est frais, salin, plein de fruits tropicaux (dont du pamplemousse), du caramel, de la vanille et une touche de chocolat au lait. Finale : D’une longueur moyenne, avec un mélange de sel et de biscuits.

Martin 86%
Nez: Caramel au beurre, vanille, mangue mûre et pointe de sel marin. Bouche: Explosion de fruits tropicaux, crème vanillée et chêne toasté, avec une légère touche citronnée. Finale: Moyenne, sur la mangue séchée et poivrée, le caramel salé et une fine trace de chêne. Équilibre: Un dram concentré sur des saveurs franches et sucrées, équilibrées par une discrète salinité côtière. Un whisky gourmand, porté avant tout par ses fruits riches.

Glenglassaugh Spirit Drink Fledgling XB

50% alc./vol.

André 80%
Un nez de vodka ou de spiritueux pas vieillit, influencé par de jolies notes de vanille et de grains de céréales rôties. L’esprit du new make spirit est encore très présent mais je dois dire que la douceur du nez et de la bouche sont étonnantes, surtout le savoureux fruité du nez, principalement la pomme verte. En bouche; très « grainy » et « new make style », beaucoup de vanille et de pommes vertes, un brin d’épices et une petite morsure d’alcool. Le whisky est facile à apprécier en autant qu’on aime les new make et les whiskies de jeune âge. Finale qui s’accroche en bouche, l’alcool est persistant mais les saveurs limitées. Une belle escale dans l’expérimentation de Spirit Drink et intéressant dans la démarche adoptée par la distillerie de présenter des whiskies en période de vieillissement.

Patrick 89%
Un dram d’une balance étonnante pour un si jeune âge.  Si ce n’était de la loi qui exige un vieillissement d’au moins 3 ans en fût pour avoir le droit d’appeler ça un scotch, nous pourrions dire que celui-ci serait bien supérieur à la moyenne!  Nez : Orge et fumée de tourbe, accompagné de quelques notes épicées rappelant le fût de bourbon.  Bouche : Charmante texture huileuse.  La fumée de tourbe, quoique non subtile, laisse tout de même assez de place pour s’exprimer à l’orge, la vanille, le caramel et les épices provenant du fût de bourbon.  Finale : Longue et savoureuse, marquée par la tourbe et surtout les épices.

Martin 85%
Presque blanc. Nez: L’orge est à l’avant-plan, avec un léger caramel. Mais la mélasse de sa jeunesse n’est pas loin derrière. Bouche: Texture riche et juteuse avec des notes d’orge et encore de caramel. Un léger cuir se fait rapidement éclipser par la mélasse et les épices. Finale: Les épices sont tout ce qui nous reste de l’expérience. Équilibre: Il y a une raison pourquoi on doit faire vieillir son malt. Toute cette mode de new makes et de leurs dérivés saugrenus commence à bien faire. Pourtant cette expression-ci montre un peu de caractère.

Glenglassaugh the Spirit Drink Peated

50% alc./vol.

André 82%
Typiquement new-make au nez, céréales un peu fumées et peu terreuses, souligné d’accents d’ananas. La douche surprend pas sa douceur, la fumée apparait progressivement en se mêlant à l’alcool, le feeling de terre est aussi de retour. C’est assez rectiligne comme présentation, mais je ne m’attendais pas à de grandes surprises. Mais la conception est bonne et agréable, tant et aussi longtemps que l’on garde en tête qu’on es dans la court des new-make.

Patrick 87%
Nez : Superbe vague de fumée de tourbe terreuse cachant sans peine les notes rappelant qu’il s’agit d’un new make. Bouche : Fumée de tourbe terreuse, ananas, orge et évidemment les notes alcoolisées nous rappelant qu’il s’agit d’un new make. Finale : Tourbe, terre et alcool. Balance : Pour un new make, ce dram est très doux et savoureux. Je ne suis pas fan de new make, mais je dois admettre que je m’en suis versé un second verre une fois la dégustation terminée.

Glenglassaugh the Spirit Drink that Blushes to Speak its Name

50% alc./vol.
Édition limitée, bouteille #927 de 8000.

André 75%
Définitivement un new make spirit, mais avec quelque chose de pas naturel. Au nez, c’est sucré et vanillé avec un twist d’affinage, un mélange de raisins et de céréales. À mi-chemin sur la route de devenir un single malt tant au niveau des arômes que du vieillissement. Alors faut-il le considérer comme tel. N’eut été de la draft de chlore en rétro-olfaction, suivant la finale à saveur de peppermint, j’aurais aimé.

Patrick 80%
Étrange… Sucré, touche de sève de conifère, vanille et quelque chose de bizarre que je n’ai jamais vu. En bouche, arrivée faisant penser à une boisson gazeuse, bois de cèdre et d’érable, cerises et fond d’épices. En finale, épices et planches d’érable. Très original, sans fautes, mais définitivement pas mon style.

Martin 82%
À peine orangé et rosé. Nez: Fumée et vin rosé. Difficile de masquer les puissants arômes du new make avec un si court vieillissement. Orge et mélasse. Bouche: Orge, cassonnade, mélasse et épices, chêne et vin rosé sec. Petits fruits. Finale: Épicée et puissante, le chêne et les notes de new make sont tout ce qu’il en reste. Équilibre: Expérience intéressante, mais le manque de vieillissement et le taux d’alcool élevé en font quelque chose qui manque de finesse et qui est un peu trop agressif à mon goût.

RV 82%
Une curiosité trop jeune, bonne à connaitre sans l’adopter. Débutant par une cerise bizarre très loin des single malt, l’arrivée pimentée de malt qui tombe un peu à plat est suivie d’une finale de cerise, de pacane et de nectarine assez correcte. Bizarre mais pas mauvais, j’aimerais d’avantage gouter soit à une finition en baril de bourbon plus standard, ou dans la même finition âpres des années de finitions traditionnelle.