George Dickel Cascade Hollow

40% alc./vol.
Old Fashioned Cascade Hollow résulte de l’assemblage de whiskeys de 3 ans minimum mélangés à des fûts plus âgés. Le style reste cependant jeune afin de respecter le profil de l’époque. George Dickel Old Fashioned Cascade Hollow Batch Recipe est la réplique du whiskey produit il y a plus de 130 ans.

André 87%
Confiture de framboise, pelures de pommes rouges, sucre blanc. La bouche est très particulière et assez déroutante; bonbons rouges et blancs en forme de poisson, pastilles casse-grippe, sauge. La finale mentholée et végétale, est passablement longue et au feeling de l’air matinal d’une froide journée d’hiver. Très intéressant cette version, déroutante et meilleure que l’édition phare de cette même distillerie.

RV 70%
Quelque chose en décomposition en amont de la cascade aurait dû être nettoyé avant d’y puiser l’eau. Terre de compost encore en décomposition et confiture rance avec un peu de sirop contre la toux au raisin passé date et un merveilleux fond de craie pour agrémenter le tout. Un peu plus tolérable en respirant, mais je me garde la coupe loin des lèvres. Au goût, le fruité est presque normal, voir passablement agréable mais la finale revient sur les fruits rances passés date. La finale est quant à elle plus anodine, ce qui dans le cas présent n’est pas une mauvaise chose. Un mauvais whiskey, tout simplement, heureusement acheté en 50ml et que j’ai pu partager entre les 3 évaluateurs (c’est chien hein?).

Patrick 78%
Nez désagréable de citrouille semi-brûlée dans la poubelle 2 semaines après l’Halloween. Avec une touche de sous-vêtements sales. Le goût, avec une touche sucrée, épicée et fumée à la fois, est légèrement plus agréable. La finale est un peu courte, mais pas désagréable. Si ce n’était de son nez désagréable (serait-ce à cause de la bouteille transparente?), il pourrait se mériter une meilleure note. Toutefois, boire un whisky se doit d’être une expérience agréable de A à Z, et ne doit pas nécessiter d’efforts.

George Dickel Rye

45% alc./vol.

André 88%
Le rye épicé à plein nez, la réglisse rouge, cire de chandelle chaude, petit fruits sauvages, oranges hyper mures, toffee. Le nez est plutôt musclé et j’avoue qu’il me plait agréablement, il est représentatif, défini, direct. Le taux d’alcool donne aussi au whisky une belle présence sans l’amener à être agressif. En bouche, le whisky offre une approche plutôt feutrée après le nez si prononcé. Les saveurs ne désarçonnent par contre pas le dégustateur, celles-ci confirmant le nez (fruits sauvages, réglisse, rye épicé, le clou de girofle et la cannelle). La pointe cireuse du nez se transpose également en bouche. La finale est prononcée, portée sur les fruits épicés et le seigle sec. Encore une fois, un bon whisky, bien construit et à un prix ridicule de 24$us… I’ll have 2 bottles sir !

Patrick 89%
Un rye comme on les aime! En fait, au pris qu’il se détaille, son seul défaut est de ne pas être disponible à la SAQ. Nez : Du beau rye épicé et marqué par le chêne, avec d’aussi beaux fruits sauvages, le tout enveloppé de cire à chandelles. Bouche : Les épices du rye comme on les aime, avec des notes de chêne brûlé et de petits fruits. La cire à chandelle semble non seulement présente au niveau du goût, mais aussi de la texture. Finale : D’une belle longueur. S’étire sur les saveurs précédemment mentionnées.

Martin 88%
Orange léger, tangerine, un peu diffus. Nez: Comme pour tous les rye whiskies, le nez ne ment jamais. Seigle, pommes et vanille, épices et petits fruits rouges. Bois de chêne. Bouche: Belle texture veloutée. Fruits des champs, pommes Granny Smith, cannelle, vanille et clou de girofle. Personne ici n’est surpris, mais on aime bien l’ensemble. Finale: Chaude, sur les épices du seigle et la planche de chêne presque poussiéreuse. Équilibre: Un excellent rye de base de la pyramide. Un scandale de ne pas avoir ça en SAQ, ne serait-ce que pour avoir un autre Tennessee Whiskey que le Jack…

George Dickel Superior Brand No 12

45% alc./vol.
C’est en 1870, en plein coeur du Tennessee à proximité des chutes d’eau Cascade Creek, que George Dickel fonda sa distillerie. Baptisé alors Cascade Whiskey, ce Tennessee whiskey fut renommé du nom de son fondateur au décès de ce dernier.

André 79%
Revivez le vol TS-236 de façon gustative. Le nez est vif et sec, marié d’un apport fruité intéressant (cerises, vanille). Un voyage de montagnes Russe gustatif une fois en bouche; de savoureuses notes fruitées vous transportent doucement et tout à coup, l’apport du fût de chêne, du bois qui semble vert et des céréales – trop fortes – vous balancent de l’autre côté et vous laissent une mauvaise impression, un pli entre les deux sourcils. La vanille (le pilote automatique) tente bien de balancer un peu le tout, mais je me sens comme si un des guitaristes d’un groupe jouait avec un instrument mal accordé. Même après avoir longtemps et lentement plané en bouche jusqu’à l’atterrissage, on ne peut pas oublier l’expérience douteuse qui vient de ponctuer les dernières minutes.

Patrick 86%
Nez floral, parfumé, légèrement épicé. Wow! Au goût, épices en arrivée, adoucit par un goût sucré d’orge. Aussi un goût de seigle prononcé plutôt rafraichissant. La finale est superbement longue, épicée et légèrement sucrée. Deviendrait une de mes bouteilles régulière s’il était disponible au Québec.

RV 77%
Trop anonyme, je ne suis pas assez vendeur d’autos usagés pour dire aux acheteurs qui ont l’air poisson qu’un Nissan Versa est cool parce qu’il est rouge quand ce n’est à peine qu’un bon utilitaire pour pussy-whipped soccer dad. Un peu du Jack Daniels, mais plus haut dans le feuilles que dans le bois du tronc, et à la limite au nez j’y détecte un peu de fruits. . En bouche, il mise sur le bois, un peu plus veiné, vers le noyer plutôt que l’érable. Finale assez égale, peu mouvementée mais avec la douceur de la soie. Par contre, un peu trop âcre, et bien que la texture peu amener un plus, ce n’est pas suffisant. Même pas une bouteille de tous les jours en ce qui me concerne.

George Remus 6 ans Highest Rye Straight Bourbon

54.5% alc./vol.
Mashbill composé de 51% maïs, 39% seigle non-malté et 10% seigle malté, ce whisky est produit par MGP en Indiana.

André 83%
Très doux et sucré. Cassonade, cerises marasquin dans leur jus, oranges sanguines, coiffé d’un manteau herbacé et mentholé. La bouche est marquée par le sucre caramélisé et poivré, le bois toasted marié des saveurs habituelles de cannelle, cerises et poivre. Le caramel habituel est plutôt remplacé par des notes de sirop d’érable. Pour un si haut pourcentage de seigle, le whisky est bien dosé et n’affiche aucune sensation cireuse souvent trouvé dans les embouteillages du style. La texture en bouche est un peu diffuse et manque de corps (quelques points en moins). La finale est plus pointue, épicée et herbacée, les tannins du bois plus en évidence également.

George T. Stagg 2012

71.4% alc./vol.
Les embouteillages Stagg produits par la distillerie Buffalo Trace sont, pour les amateurs de whiskies américain, comme étant le pinacle de la collection annuelle « Antique Collection ». Cet édition 2012 provient de barils ayant subi une maturation de plus de 15 ans et titre un impressionnant 71.4% d’alcool, un des plus haut taux d’alcool de l’industrie.

André 95%
Le nez du parfait bourbon ? Le nez est d’un calme relatif de fruits sauvages, de cerises et de rye cireux, de pommes de tire de Beauce Carnaval. La bouche est équilibrée et soyeuse, genre beef jerky sucré, oranges, gâteau aux fruits accompagné d’un twist de fût brûlé. Le rye est imposant et sec en toute finale de bouche avant la finale fruitée et longue, se mélangeant au rye épicé. Feeling de café dans le fond d’un bodum, un peu rêche. Avec ce taux d’alcool, il faudra s’assurer de bien diluer avec la salive afin de diminuer la morsure alcoolisée et d’en apprécier les nuances…

Patrick 89%
Cassonade, cerises, épices, le tout dans un équilibre éblouissant. En bouche, une belle cerise, du chêne brûlé et une belle texture huileuse. La finale est surprenante…. On a l’impression de mordre dans la planche! Bien équilibré, mais définitivement pour les experts compte tenu de son taux d’alcool! 2e tasting: 90% Nez : Superbe complexité de chêne, de caramel, de céréales et de cerise. L’intensité est « off the chart » mais demeure agréable. Bouche : Céréales, sucre, épices à steak sur l’acide et notes de chêne brûlé-toasté. Après quelques gorgées, des fruits des champs semblent émerger, donnant une couche de complexité supplémentaire. Finale : Interminable, marquée par une note de confiture aux fruits des champs. Balance : Le taux d’alcool est trop fort à mon goût mais… Je me dois de lever mon chapeau à tant de complexité équilibré de façon si exceptionnelle. Je suis ambivalent au niveau de la note… Avec celles-ci, je cherche en général à récompenser le whisky qui ne plaira pas au connaisseur, mais plutôt à l’amateur moyen. Ici, le taux d’alcool démesuré ne s’adresse pas à l’amateur moyen… Mais pour peu qu’il soit capable de l’apprivoiser, ce whiskey lui offrira une expérience exceptionnelle.

Martin 95%
D’un roux presque rouge, comme s’il tentait de nous prévenir de ce à quoi on a affaire. Nez: Bon dieu. Céréales grillées, avec le seigle qui perce à peine plus haut que le reste du mashbill, mais juste assez. Cerise, vanille et pomme de tire. Une pointe de maïs séché vient nous narguer à la toute fin. Bouche: Toffee salé, sucre brun, seigle épicé, maïs bien dosé, gingembre et cannelle. Tant de saveurs complexes et équilibrées. Il est surprenant que le massif taux d’alcool, un des plus élevés de l’industrie, prenne autant de temps à nous rattraper. Finale: Après le mur d’alcool épicé initial, tout se déroule sur une longueur et une chaleur exceptionnelles. Équilibre: Un bourbon stellaire, qui n’a rien à envier aux Pappys de ce monde. Seule ombre au tableau, un taux d’alcool qui peut nous rendre ivre-mort après 3 verres. Mais y faut ce qu’y faut.

RV 95%
Surprise multifacette pour un whiskey-bombe plus chaleureux qu’explosif. Pour un whisky à 70%, le nez est relativement doux est la recette (le mashbill) de celui-ci semble parfaitement établie. Assurément il assome en bouche, mais c’est une avalanche de grain et non d’alcool qui déferle. Beaucoup plus mature qu’on pourrait s’y attendre, la 2e gorgée est encore meilleure, et sous la belle chaleur un côté miel doux peut-être ressenti. Un whiskey beaucoup plus abordable mais aussi bon que l’image mythique que les années d’attente pour y gouter m’avaient construite.

George T. Stagg 2013

64.1% alc./vol.

André 93.5%
Cerises noires, chocolat noir, pomme caramel, réglisse-anis, raisins secs, agréable sucré des céréales de maïs qui adoucit la morsure d’alcool, caramel chaud. On cherche définitivement le taux d’alcool car le nez est doux comme de la soie. Beaucoup de corps et de texture en bouche, hallucinant… Réglisse et cerises noires, pommes caramel nappées de chocolat noir, bois carbonisé, tabac et moue de café, caramel onctueux, chocolat. Ensemble soyeux et sec à la fois, très cireux aussi, unique comme sensation. Finale sur le bois de chêne, les fruits secs, la cannelle et l’anis. Superbe whisky, franc et punché avec un taux d’alcool décoiffant. De la bombe…

Patrick 92%
Un whiskey intense, savoureux et tellement bien balancé! Un bourbon qui mérite en tout point sa réputation de whiskey de compétition. Nez : Un délicieux parfum fruité, avec des cerises noires, des pommes, des raisins secs, du caramel et un peu de maïs. Bouche: Du bois épicé et brûlé, des cerises noires, du tabac, du chocolat noir, de la cannelle et une touche de café noir. Le taux d’alcool semble bien intense, mais jamais à ce point… Ouf, c’est savoureux rare, ça! Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée

Martin 94.5%
Nez: Fraise et paille dans leur champ, cerise noire bien mêre, maïs, touche de gomme balloune, pomme de tire, raisins et réglisse en puissance. On connaît son taux d’alcool, et on le trouve sournois en s’il vous plait. Bouche: Très sucre avec une texture envoutante. MaÏs, vanille, cerise, raisins, chêne, réglisse, pommes mijotées avec un coulis de cassonade et de caramel, pour finir en beauté avec un feu d’artifice de cannelle et de poivre. Finale: Chaude, longue et langoureuse. La sécheresse de la planche de chêne sur laquelle on sert petits fruits, bâtons de cannelle et poivre rose. Équilibre: On en redemande encore et encore, un embouteillage de grande qualité, qui ne laisse pas sa place et qui n’a rien à envier aux Pappys et autres top shelf bourbons.

George T. Stagg 2019

58.45% alc./vol.
Distillé en 2004 et vieilli pendant 15 ans. Bousinage #4 pendant 55 secondes.

André 90%
Grosse bouffée d’anis et de fruits rouges séchés, cerises noires, pommes caramel. Basic et droit au but. La texture est divine, comme la plupart des GTS, grasse et collante qui nappe bien la bouche. Cerises, pommes caramel, réglisse fraiche, cannelle, bois de chêne brûlé, Coke aux cerises. Finale sur les framboises et les cerises poivrées, le Coke aux cerises et la cannelle. D’une simplicité désarmante mais d’une justesse exemplaire.

Patrick 93%
Un gros whiskey intense, savoureux, superbe. Pas au point de la folie qui entoure ce whiskey, mais assez pour dire que si vous en voyez une bouteille à un prix raisonnable, n’hésitez pas, achetez-la et buvez-la! Nez : Oh. Que. Ça. Sent. Bon. De beaux petits fruits sucrés, du chocolat noir, du fudge, du nougat, du tabac et une touche de café. Bouche : Du bois brûlé, des épices, du tabac, des dates et des petits fruits subtils. Intense. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 92%
Nez: Fumée cendreuse de bbq, chêne grillé et fruits rouges. Chocolat et caramel, réglisse et pomme de tire. Retour du caramel, grillé cette fois, avec une pointe de céréales. Bouche: Superbe texture, notes de cerise, de caramel, de miel, de poivre, de chêne et de pomme rouges bien cireuses et juteuses. Finale: Bois brûlé sur lequel repose des framboises et des dattes nappées de caramel à la fleur de sel, saupoudrées d’une bonne grosse pincée de poivre fraîchement moulu. Équilibre: Il est rare de voir un GTS sous la barre des 60 degrés d’alcool, ce qui pourrait faire peur à certains amateurs de la marque, mais faites confiance à Buffalo Trace. Simple, efficace, un bourbon d’une grande qualité qui livre les saveurs attendues et plus encore.

George T. Stagg 2023

67.5% alc./vol.
Distillé au printemps 2008 et mis en bouteille 15 ans et 3 mois plus tard à un titre en fût de 67,5 % ABV. Stagg utilise le Mashbill No 1 à faible teneur en seigle de Buffalo Trace. La version 2023 a été sélectionnée un peu partout dans les chais de la distillerie: étages 1 à 5 des entrepôts C, I, K, L et M. Après 15 ans de vieillissement, 68 % du volume du whisky d’origine a été perdu par évaporation.

André 87%
Nez de cerises parfumées de cannelle, cassonade et sirop d’érable, tarte aux pommes, belles oranges juteuses. Nez relativement franc mais étonnamment doux pour un taux d’alcool si élevé. La bouche est un uppercut d’alcool et d’épices, de fruits secs, cerises et framboises, compote de pommes, poivre et gingembre, touche herbacée, cosses d’oranges trempées dans le chocolat. Le bois de chêne est très ressenti, fortes notes de tannins, ce qui assèche grandement la bouche, cerises noires opulentes roulées dans le poivre moulu, raisins secs, bois carbonisé. Très longue finale, sèche et épicée, parfumée de fruits rouges et de sucre brun. Superbe expression, je demeure un fan de William Larue plutôt que de Stagg mais je dois avouer que ces éditions sont au-dessus du lot même si celle-ci est un peu trop dominée par le bois et offre un rendu légèrement trop franc.

George T. Stagg Kentucky Straight Bourbon Whiskey 2022 Edition

69.35% alc./vol.
Vieilli pendant 15 ans et 5 mois. Ce whisky utilise la recette de mashbill #1 de la distillerie. Les fûts utilisés proviennent des étages 1 et 3 du warehouse K. Après plus de 15 ans de maturation, 75% de l’alcool contenu à l’origine dans les fûts s’était évaporé!

André 93%
Un classique, bar none. Cassonade et sirop d’érable, cannelle, cerises marasquin, pommes, bois toasted et noix cuites au four. La bouche est riche, crissement punchée vu le taux d’alcool, tout est bold et intense. Les cerises marasquin, les prunes, le rye pointu parfumé de cannelle, le bois toasté de caramel. Heureusement les notes de cassonade et de tarte aux pacanes adoucissent un peu l’impression générale. Très longue finale, bien soutenue sur les mêmes saveurs du nez et de la bouche. Enjoy!

Gibson’s Finest 100th Grey Cup Edition

40% alc./vol.

André 77%
Voici le genre d’embouteillage qui nous fait nous demander si les producteurs et les distributeurs goûtent au produits qui mettent sur le marché. Le genre de bouteille qui n’a que son étiquette pour prétendre être une édition « spéciale ». Voici un nez aussi ennuyant que peut l’être une partie de Canadian football… Inexpressif au nez, cassonade et caramel simpliste. Ces même pauvres arômes qui seront les seules saveurs en bouche et qui se transformeront en sirop d’érable par la suite. La surprise viendra du poivré en finale, tranchant avec les arômes et saveurs monotones et soporifiques du nez et de la bouche. On se reprendra au 125th anniversaire…