Gibson’s Finest 100th Grey Cup Edition

40% alc./vol.

André 77%
Voici le genre d’embouteillage qui nous fait nous demander si les producteurs et les distributeurs goûtent au produits qui mettent sur le marché. Le genre de bouteille qui n’a que son étiquette pour prétendre être une édition « spéciale ». Voici un nez aussi ennuyant que peut l’être une partie de Canadian football… Inexpressif au nez, cassonade et caramel simpliste. Ces même pauvres arômes qui seront les seules saveurs en bouche et qui se transformeront en sirop d’érable par la suite. La surprise viendra du poivré en finale, tranchant avec les arômes et saveurs monotones et soporifiques du nez et de la bouche. On se reprendra au 125th anniversaire…

Gibson’s Finest 12 ans

40% alc./vol.

André 75%
Eau rouillée et rye mal défini. Cette odeur de fond de benne de métal rouillée ne veut pas céder sa place au rye. Arrivée fade et vide, sinon, mis à part le sucre et le rye qui sont de passage. Cette mixture est sérieusement ordinaire. On a autant hâte que la finale s’estompe que l’on a envie de voir la visite décamper au party de Noël à 4h00 du matin.

Patrick 78%
Nez aussi délicat qu’un voile de dentelle, mais sans le raffinement. Légers fruits qui semblent se marier à d’autres odeurs trop subtiles pour être identifiées. Le goût, tout aussi léger et délicat, est sucré et épicé. Difficile de parler de finale dans ces conditions… Pourrait servir de plan B lorsque vous n’avez plus de vodka pour vos cocktails.

Martin 74%
Teinte à peine ambrée et plutôt jaune pour un canadien. Nez: L’alcool est très présent pour un whisky à 40 degrés. Le blend de grain très jeune est ce qui saute le plus au nez, nappé d’un soupçon de vanille et de miel. Bouche: On reste dans le grain, la vanille et le miel, avec quelques petites épices qui tentent de sauver les meubles, mais qui frappent un mur devant sa texture incroyablement plate. Finale: Une chaleur moyenne perdure, mais un fort goût d’acétone est le seul souvenir qui reste après que les autres saveurs aient quitté le navire. Équilibre: Pas mauvais, mais comme canadian whisky de cet âge, on peut aisément trouver moins ennuyant.

RV 82%
Comme moi, pour les amateurs d’Islay, c’est un voyage en montgolfière pour un pilote de Snowbird. Beaucoup de relief, pas beaucoup de rye mais il laisse présager du passager. Bon volume, un peu épicé, et le début de finish est très doux. Manque d’aftertaste mis à par un soubresaut d’épices assez intéressant.

Gibson’s Finest 16 ans Montréal Olympic Games 1976

40% alc./vol.
Édition limitée de 1000 bouteilles ‘Olympic limited edition’, mise en baril en 1960 pendant les jeux olympiques de Rome et embouteillée en 1976 spécialement pour les jeux olympiques de Montréal. Chaque bouteille est numérotée individuellement.

André (19)76%
Seigle sucré et futile, très volatile, s’évaporant rapidement. L’arrivée est insignifiante mais elle s’installe progressivement en bouche et offre un développement inattendu sur les fruits rouges, un bon sucré de bonbons et une bonne morsure asséchée du seigle. La rétro-olfaction est par contre vraiment courte; réglisse rouge passée date dont on se lasse rapidement. Pas de médaille d’or pour celle-ci. Aussi réussi que le stade olympique qui tombe en décrépitude.

RV 77.5%
Un whisky pour collectionneur. Collectionneur pas de goût. Cuir et citrouille, tous les deux passés date, avec du Canadian Club passé date aussi. Au goût, moins pire que je pensais, mais à force de respirer, on dirait une bouteille ouverte à l’époque et retrouvée beaucoup trop tard. À voir le look de la bouteille, on ne pouvait s’attendre à beaucoup, et dans ce sens, elle ne déçoit pas outre mesure.

Patrick 60%
Nez typique d’un whisky canadien cheap, avec touche de cassonade et de seigle. Au goût, la première impression est plutôt désagréable… En fait, le genre de goût qui fait que je me demande pourquoi je continue à vouloir explorer les milles et unes versions que les céréales distillées peuvent prendre. Pfff… Goûte le renfermé moisi, mais en plus fort ce qui n’est définitivement pas une bonne chose. Au niveau de la finale, elle est heureusement courte. Vraiment dégueulasse. A garder dans la bouteille comme pièce de collection.

Gibson’s Finest 18 ans

40% alc./vol.

André 88%
Nez tout en caramel et en toffee. C’est riche et généreux tant en texture qu’en saveurs. Pacanes et amandes, lot of wood influences, céréales de seigle avec un twist poivré. De la balance, de la diversité, de la générosité. J’aime !

Patrick 84%
Malté et légèrement fruité. Au goût, les fruits (oranges?) envahissent notre espace gustatif pour rapidement disparaître au profit du caramel et d’épices telles un mélange de coriandre, cumin et autre chose plus subtil. Facile à boire, probablement tout aussi facile à mixer dans un cocktail de jus de fruits. Un bon whisky canadien, très typique au goût.

Martin 90%
Roux orangé. Nez: Belle richesse du chêne et du seigle d’entrée de jeu. Une impression de bourbon n’est pas loin derrière. Un peu de toffee peut-être, mais ce sont les céréales grillées qui sont en vedette ici. Bouche: Le doux seigle dans toute sa splendeur. On voit vraiment ici ce que 18 ans de vieillissement sont en mesure de donner. Le maïs complémente bien le reste de l’expérience. Chêne et épices. Finale: Longue, chaude, douce et épicée à la fois. Langoureuse. C’est ça que ça donne la patience. Équilibre: Un excellent dram canadien qui exemplifie bien ce qu’un long vieillissement peut accomplir. Difficile à croire que c’est un Gibson.

RV 87.5%
Une très belle vague où l’on surfe presque sans effort. Rye et fond de maïs mais pas de malt, avec crème caramel de table d’hôte du midi, préparée à 1130h et servie à 1400h. Le caramel se poursuit en bouche mais se mélange à des épices progressivement fortes, qui sont emportées en finale par le ressac de caramel et de bois.

Gibson’s Finest Sterling

40% alc./vol.

André 82%
Texture surprenante. Riche et bien fruité avec un twist de citron. L’alcool est trop fort en finale ce qui casse l’expérience. Dommage car le nez et la bouche étaient prometteurs.

Martin 81%
Assez clair, manque de ce roux typiquement canadien. Nez: On commence sur quelques épices vanillées, pour ensuite traverser un mince rideau d’alcool. De l’autre côté on est ravis de découvrir le rye et le maïs dans une confortable étreinte. Chêne, un peu de citron et de sirop de table. Bouche: Belle texture sirupeuse qui se traduit au goût par un raz-de-marrée de caramel crémeux et de sucre brun. Sirop d’érable même. Le seigle et les épices offrent une complémentarité bienvenue. Finale: Chaude et épicée, mais qui tombe rapidement en morceaux de métal, d’acétone et de fruits amers. Très désagréable. Équilibre: Assez impressionnant si on fait abstraction de sa finale horrible.

RV 84%
Seyante mais trop polie. Elle devrait sortir de ses gonds parfois. Avec peu de rye mais des oranges doucement vinaigré, ça sent le whisky d’Alberta bien fait mais pas assez spécial. La finale est toutefois un peu laiteuse avec un aftertaste chaud mais un peu décevant de whisky canadien ennuyant. Tout de même en haut de la classe moyenne.

Gibson’s Finest Bold 8 ans

46% alc./vol.

André 77%
Gummy bear, cassonnade, quelques soupirs de rye épicé à saveur de savates rouges et de fruits séchés, pelure de pomme, cire de chandelle, se noyant dans une marée de caramel, de cannelle et de poires. La bouche est étonnamment douce pour un taux d’alcool de 46%, le caramel aidant. La bouche est définitivement bold, belle consistance et texture molle et généreuse, caramel chaud, tarte aux pommes tout juste sortie du four, cassonnade. Finale sur le fût brûlé et l’astringence du fût de bois de chêne, beaucoup de caramel brûlé aussi d’où s’esclaffent des rires épicés espiègles.

Patrick 88%
Une qualité surprenante venant d’un whisky si bon marché. Un whisky qui porte d’ailleurs très bien son nom ! Nez : Parfum riche et marqué par le caramel, un discret bois fumé, de la vanille et un subtil fruité sucré. Bouche : Un bon whisky présentant un mélange d’épices, de fruits et de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

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